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  • Et maintenant, l'Europe !

    Municipales terminées. Les Parisiens ont choisi de payer encore plus d'impôts, de vivre dans une ville toujours plus congestionnée, d'emprunter des transports en commun toujours aussi sales, peu efficaces, lents et en proie à l'insécurité sur plusieurs portions, c'est leur choix. Je pense qu'ils n'ont pas encore assez bavé. L'alliance des minorités et des bobos finira bien par éclater tôt ou tard parce qu'au fond, leurs valeurs et leurs aspirations sont antagonistes. Mais bon, passons à autre chose, désormais : l'Europe.

    Là, on va avoir du boulot : l'information est passé inaperçue mais sur France 2, en début de soirée, il y a eu une estimation et une première petite passe d'armes.  Nous sommes, MoDem et UDI réunis, à 8% d'intentions de vote dans un sondage Ipsos.

    Marielle de Sarnez était sur le plateau ce soir et elle a réagi au sondage et aux propos des journalistes et personnalités politiques présents : il n'y a pas une mesure à l'échelle européenne qui ne soit validée par l'autorité nationale. Ainsi, tous les politiques qui accusent l'Europe mentent comme des arracheurs de dents.

    Ce qui n'est pas satisfaisant, en revanche, c'est ce que les chefs d'État européens laissent négocier par la Commission Européenne avec d'autres institutions, telles que l'OMC, par exemple.

    De même, les accords et règles qui régissent les relations des pays européens entre eux sont à reconsidérer à plus d'un égard.

    Nous, Européens, devons en faire une liste claire et prendre des engagements transparents quant à ce que nous attendons de l'Europe.

    Ce serait une erreur de s'engager dans la campagne européenne en sautant comme des cabris au son du tocsin Europe ! Europe ! Une erreur monumentale qui nous vaudrait de prendre une claque du même acabit.

    Nous devons dire avec la plus grande clarté quelle Europe nous attendons et quelles réformes nous engagerons ou nous essaierons de promouvoir. Nous devons dire aussi ce que nous refuserons catégoriquement, au risque de briser l'accord qui lie tous les pays européens entre eux.

    Nous allons avoir les adversaires suivants :

    L'UMP et le PS qui mentent et font voter d'une main ce qu'ils dénigrent de l'autre. Leurs discours sont creux et ils portent des propositions dont ils savent qu'elles ne peuvent aboutir.

    Le Front de Gauche et les Verts qui sont encore pires car bien qu'ils soient  incapables de dire comment ils financeraient leurs projets, ils sont convaincus de leur pertinence et nous engageraient dans une voie sans retour. Un petit bémol, cependant, du côté des Verts, avec lesquels nous pouvons avoir des convergences sur la démocratie et sur l'écologie.

    Le Front National, plus redoutable encore que les autres car il va puiser sa matière dans leurs mensonges. Il faudra démonter point par point tout leur projet de démantèlement de l'Europe sans pour autant verser dans un européisme béat en mode Coué. Un exercice périlleux qui exigera d'avoir pensé et pesé tout ce que nous dirons et proposerons en ayant bien à l'esprit que l'Europe a vocation à être l'Europe de tous. L'Europe de tous, cela suppose des réponses pour tous.

     

  • L'alliance UMP-Modem a plutôt bien fonctionné à Paris

    J'ai regardé les scores de premier tour de l'élection municipale de 2008 à Paris. L'UMP faisait alors près de 28% au premier tour et le Modem un peu plus de 9%. On obtient 37% en additionnant les deux scores. Or, si l'on considère les résultats obtenus en 2014 par NKM avec près de 36% des voix, on s'y retrouve presqu'à 100%. 

    Évidemment, les transferts de voix ne sont pas aussi limpides, mais je pense que cela a été une alliance gagnante d'autant qu'entre temps le FN est passé de 3 à 6%, surplus qu'il a probablement grignoté à l'UMP pour l'essentiel.

    Dans le même temps, le PS et ses alliés ont perdu avec 41.6 contre 34.4 quand même 7 points. C'est beaucoup.

    Attendons l'issue du deuxième tour, maintenant.

  • Remanier ? Pour quoi faire ?

    Il est beaucoup question de remaniement ministériel et même de changement de premier ministre depuis quelque temps. En cause, l'impopularité du couple exécutif et les tous récents résultats du premier tour des élections municipales.

    Je n'en vois franchement pas l'intérêt. Ce que critique l'opinion, c'est la politique menée, par vraiment les figures politiques qui la conduisent. 

    Les mesures prises par Hollande et Ayrault sont jugées mauvaises, mais personne ne remet en cause leur probité personnelle et, finalement, leurs images en tant qu'individus, pas en tant qu'acteurs politiques, ne sont pas atteintes.

    Si Hollande changeait de Premier Ministre maintenant, il ferait même une erreur : les élections européennes réservent probablement au PS un échec cuisant. Si chaque claque électorale doit amener un nouveau premier ministre, nous allons finir avec un torticolis...

  • La racaille déferle une fois de plus dans le RER A

    Incroyable de voir à quel point certains événements passent complètement inaperçus des médias. 

    Vendredi dernier, de la racaille venue de Nanterre décidait d'écumer un wagon du RER A, arrachant les bijoux des femmes et n'hésitant pas à s'en prendre à des dames âgées. Je le tiens de quelqu'un qui était présent et n'était pas habitué à cette portion de ligne. Elle a eu la peur de sa vie. Fatalistes, les passagers usagers habituels de ce tronçon ont après coup laissé échapper qu'il n'y avait là qu'une scène ordinaire de la vie sur le RER A quand on va vers les cités des Hauts de Seine.

    Vous savez comment ça va finir un jour ? Comme à Lille. L'extrême-droite de l'extrême-droite va surfer sur l'insécurité et la terreur que répand la racaille et le pire, c'est que les gens ordinaires seront contents de les voir. Et si ça se gâte vraiment, cela pourrait tourner façon Aube Dorée en Grèce, avec un mouvement néo-nazi qui se livre à une véritable chasse aux migrants.

    Pour ne pas en arriver là, il faut cesser de pleurnicher  et de pousser des cris d'orfraie quand la police fait son travail et arrête la racaille.

    Il faut aussi cesser de pleurer quand la racaille se fait abattre parce qu'elle a tenté de tuer une fonctionnaire de police ou a simplement pris la fuite après un forfait. 

    Il faut cesser de virer béni-oui-oui avec les mineurs délinquants. La racaille n'a pas d'âge.

    Il faut en finir avec le tout-éducatif et passer au tout-répressif une bonne fois pour toutes, sans mélanger toutefois adultes et jeunes, grands et petits délinquants.

    Il suffit de considérer le sort de la racaille de Grigny après l'attaque du RER D il y a un an pour comprendre qu'elle n'a pas pris assez de coups de matraques ni fait assez de prison.

    Au lieu de leur installer la télévision dans leurs centres éducatifs de merde où les surveillants ont peur de leur coller une claque dans la gueule, il vaudrait mieux rétablir les maisons de correction avec une discipline de fer.

    Ne surtout faire preuve d'aucune compassion : la réserver pour les victimes. Être juste (c'est fondamental) et ne pas hésiter à punir chaque fois que nécessaire (ne pas craindre d'utiliser une camisole de force).

    Des règles simples, mais efficaces.

    EDIT 25/03/14 : renseignements supplémentaires pris, il s'agit de groupes de Roms de 12-13 ans. Les cités n'y sont pour rien. Cela ne change rien au raisonnement. Peu importent les origines, c'est bien le comportement qu'il faut sanctionner.