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  • Échelle européenne : Marielle de Sarnez propulse le made in France

    L'idée de procéder à un marquage d'origine des produits vendus en Europe existe au Parlement Européen depuis 2010 mais elle figurait déjà dans le programme de l'ADLE, le groupe du MoDem, pour la période 2009-2014. François Bayrou en a finalement développé une version locale pendant la campagne présidentielle puisque sa proposition ne reposait pas sur des barrières protectionnistes mais sur l'information et l'action des consommateurs.

    581821186.2.jpgMarielle de Sarnez, eurodéputée du MoDem, agitait de son côté des idées similaires depuis longtemps d'autant que de 2004 à 2009 elle intervenait dans la commission Commerce International de l'ADLE.

    Le MoDem, de son côté va plus loin que la proposition originelle de l'ADLE puis du Parlement. Il ne s'agit plus de marquer seulement les produits de terroir mais tous les produits sans exception. C'est une idée qui fait son chemin au sein du Parlement européen.

    Dès 2010, le Parlement européen a appelé à la mise en œuvre rapide d’un instrument de marquage de l’origine des produits importés des pays tiers. Mais la proposition de règlement est inexplicablement bloquée au Conseil depuis deux ans et la Commission, organisme bureaucratique sans aucune légitimité élective, a pris la décision de retirer de sa propre initiative le projet existant et de bloquer la procédure législative.

    Marielle a donc pris la tête d'une fronde à Strasbourg : elle est à l'origine d'une résolution exigeant donc de la Commission qu'elle revienne sur sa décision.

    Coup d'éclat réussi : la résolution a été adoptée à une très large majorité par le Parlement réuni en session plénière il y a quelques jours.

    Comme l'exprime très justement Marielle « Il n’est pas admissible que la Commission retire sans justification son projet de règlement sur l’indication du pays d’origine de certains produits importés de pays tiers sans remettre sur la table une proposition alternative conforme aux règles de l’OMC. La Commission comme le Conseil doivent comprendre que l’Union européenne ne peut pas se permettre d’être frileuse en matière de marquage d’origine alors même que d’autres puissances commerciales comme les États-Unis, le Canada, le Brésil ou encore la Chine disposent déjà de cet instrument efficace. Cette avancée est nécessaire pour l’Europe, pour améliorer la compétitivité de nos entreprises, assurer enfin une concurrence loyale et garantir la protection de nos consommateurs ».

    Voilà, bien agi et bien dit...

  • Quelle stratégie pour le MoDem à Paris aux municipales de 2014 ?

    Les derniers sondages tombés indiquent qu'une liste MoDem feraient 6,5 à 7 % aux prochaines municipales à condition d'être conduite par Marielle de Sarnez.

    Je pense que Marielle est notre leader naturel pour ces échéances. Tous ceux qui ont rêvé d'un leadership dans la capitale en prenant sa place sont sortis sans même passer par les portes de la petite histoire. En politique, il ne suffit pas d'une agitation médiatique éphémère, de surcroît sur la Toile, pour percer. Il faut de la durée, de l'expérience et de la profondeur de champ.

    La principale difficulté, en fait, cela va être de la convaincre d'y aller...

    Je crois aussi qu'il faut que nous nous affranchissions d'un rêve : je ne doute pas que nous trouverions aisément des convergences avec Chantal Jouano de l'UDI, créditée du même score que nous, mais il faut bien comprendre que l'UDI ne veut pas d'une alliance avec le MoDem.

    C'est tout simple : nous ne sommes pas assez forts pour les intéresser et de surcroît, rien ne dit que nos deux électorats ne s'additionnent.

    S'allier avec les Socialistes à Paris, j'ai les cheveux qui se hérissent rien que d'y penser. Bien sûr, tout leur bilan n'est pas à jeter, mais il y reste tant de scories que je ne me vois pas soutenir une telle majorité. Le dernier épisode des municipales a montré d'ailleurs que les Socialistes ne voulaient pas du MoDem. Anne Hidalgo qui se souvient avoir ainsi perdu le 15ème pourrait considérer les choses d'un autre oeil mais cela suppose des accords en amont, et, au final, juste quelques strapontins pour nous.

    Oh, je ne doute pas que certains d'entre nous sont très pressés de les accepter et de disparaître dans la bonne humeur au sein de la gauche plurielle locale...

    Pour rejoindre l'UDI, il faut accepter de s'allier aussi avec l'UMP et passer des accords dès le premier tour, je le suppose. Il y a un inconvénient à cela : si la canditature d'un Fillon pourrait avoir certainement notre aval il y a un certain nombre de candidats ou de maires d'arrondissement à droite que beaucoup d'électeurs et de militants du MoDem ne se voient pas propulser. Suivez mon regard pour en avoir un échantillon bien représentatif ===> par exemple...

    Si nous voulons imposer des accords, nous sommes condamnés à percer et nous n'avons pas d'autres choix. Un MoDem a plus de 10%, par exemple, aurait bien plus de facilités à amener l'UDI à des accords qu'un MoDem à 7.

    Percer, c'est possible, mais cela suppose une vraie valeur ajoutée aux yeux des Parisiens des deux bords. S'aligner sur le programme de la gauche avec quelques vagues propositions sur le Grand Paris en sus, c'est la plantade assurée. Le Grand Paris, on en discute beaucoup dans quelques milieux éclairés, mais il faut bien comprendre que 90% des Parisiens n'en ont rien à f... pour parler vrai.

    C'est donc sur des propositions très concrètes qu'on peut espérer convaincre : le logement, l'accueil des tout-petits, les impôts locaux, les équipements sportifs, la politique de circulation, la pollution atmosphérique, la réimplantation d'emplois dans Paris même, les horaires et les jours d'ouverture dans les écoles et bien d'autres sujets encore que nous devons travailler.

    La gauche parisienne occupe constamment l'espace médiatique et pour cause : les journalistes sont presque tous à gauche et habitent pour l'essentiel Paris. Ils offrent en permanence une vitrine des mieux achalandées aux regards et, sur la Toile, la municipalité dispose également de puissants relais.

    Percer dans ces conditions serait un authentique exploit d'autant qu'il ne faut pas se voiler la face : nos effectifs ont fondu et ce n'est pas certain que nous parvenions à compléter les listes partout.

    Toutefois, le succès engendre le succès et la réussite attire : si nous parvenons à proposer quelque chose de subversif et en même temps efficace, des jours meilleurs ne nous sont pas interdits.

  • L'Algérie a fait du mieux qu'elle a pu

    L'issue, prévisible, de la prise d'otages en Algérie a été dramatique tant les djhadistes n'ont pas hésité à massacrer leurs otages quand ils le pouvaient. Pourtant, compte-tenu de l'assaut mené par les forces algériennes, le bilan aurait pu être infiniment plus lourd.

    De toutes façons, que pouvait-elle faire d'autre en dehors de mener l'assaut ? La vermine intégriste qui avait essaimé dans toute la base pouvait la piéger entièrement et provoquer un holocauste.

    A défaut, elle s'apprêtait à tenter de déménager la totalité des otages après les avoir bardés d'explosifs.

    Il  n'y avait pas beaucoup de possibilités et Fabius a bien fait de prendre la défense des Algériens. Il reste à espérer qu'Algériens et Français réussiront à construire le partenariat nécessaire à l'éradication définitive des djihadistes.