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  • L'énigme des baskets de Liliane Bettencourt ? [Résolu]

    J'ai la solution à la nouvelle énigme d'Éric Mainville : il se demande, dans sa dernière note, pourquoi Liliane Bettencourt porte des baskets lors de son entretien avec Claire Chazal, sur TF1.

    La cause en est à mon avis très simple : elles sont autrement plus confortables que des chaussures de ville. C'est d'ailleurs la voie sur laquelle s'avance Éric Mainville commentant l'image.

    J'ai un témoignage précieux à apporter : les espèces de godasses en cuir à plus de 2 000 euros que vous voyez dans les magasins de luxe, c'est de la vraie m... tantôt ça vous scie les tendons, tantôt ça vous incarne un ongle.

    J'ai une théorie que je voulais exposer de longue date ici (peut-être l'ai-je déjà écrit, d'ailleurs ) ; concernant les chaussures, seuls les équipementiers sportifs font de la recherche. Les autres croient qu'avec de la matière noble et mille heures de travail artisanal, on va faire une chaussure de qualité. Il n'en est rien. Comme les équipementiers mènent de vraies recherches, ils travaillent avec des orthopédistes, des kinés, des pédicures et cetera, et, du coup, ils ont mis au point des chaussures confortables pour le pied.

    Liliane Bettencourt a réagi comme moi (sans prétention) : au Diable l'élégance, parce que mon pied le vaut bien, je vais le chausser convenablement.

    Accessoirement, si Éric Mainville s'avise d'acheter une paire de basket de la qualité la meilleure, il va voir que le prix n'en a rien de frugal...

  • iphone versus Sony Erikson W300i

    Qu'est-ce qu'on nous en a rebattu les oreilles de l'iphone. En fait, l'iphone, c'est l'archétype du produit de consommation pour bobo : il ne fonctionne véritablement que dans les villes, mais il en jette un maximum avec ses applications urbaines. Pensez-donc : on peut localiser le velib avec et détecter la dernière exposition consacrée à Andy Warhol sur alerte : Yesss ! giga, super, top génial. Trop fun.

    Non, parce qu'on n'imagine pas une application qui vous localiserait les vaches à traire perdues dans le pré ou encore les oisons partis farfouiller dans les fourrés, par exemple.

    Oh, pour être clair, en zone vraiment rurale, deux fois sur trois, ça ne marche pas. Même quand j'appelle un iphone au bureau, ça ne répond pas, alors dans un champ, je ne vous raconte pas l'exploit.

    Moi, j'ai un bon vieux Sony Ericsson qui a quelques années : un W300i. Une petite merveille de robustesse (enfin presque). Où que je sois (mais j'ai un abonnement orange), j'ai la connexion et le réseau. Oh, bien sûr, écrire avec les touches numériques, je ne suis pas assez performant pour cela, mais je peux tout de même consulter la presse et même mon blogue (avec de la patience pour passer de page en page) avec, et surtout, je me paie le luxe d'écoeurer les possesseurs de smartphones et autres innovations technologiques avoisinant.

    Pratique pour appeler le médecin, les renseignements, consulter la météo (encore qu'il me suffit de lever les yeux au ciel...) quand je suis perdu en pleine cambrousse...

    Bref, l'iphone 4 buzze en raison de ses déficiences en matière de réception, mais cela n'a rien de nouveau. Pour ma part, au lieu de forfait 2 heures sms illimités à 60 euros, j'ai un forfait aujourd'hui disparu mais contractuellement toujours valide d'Orange, 4 heures par mois pour 45 euros, ajustables à 8 heures si je dépasse le temps imparti. Et pour 5 euros, j'ai l'internet illimité. Le croirez-vous ? Même avec quelques excès (sms, consultation d'internet au forfait et non par abonnement etc...) je n'atteins jamais 60 euros.

    Quand j'ai acheté ce portable, je l'ai choisi parce que l'on m'a dit qu'il avait une grande autonomie, avec en revanche une qualité moindre de réception. Résultats des courses, je peux le laisser plusieurs jours sans le rebrancher, même si j'ai blablaté au téléphone, et il capte partout où les autres téléphones ne captent pas.

    Seuls défauts : il supporte très mal l'eau, même si ce n'est que de la pluie, et son emplacement de carte SIM n'aime pas du tout les chocs.

    Bref, il est très bien ce téléphone, et je n'ai pas l'humeur du geek dont le budget nouveautés électroniques explose chaque année. Probablement le même que l'on entend vitupérer cette société de consommation injuste et individualiste...

  • La faillite de la politique de sécurité de Nicolas Sarkozy

    Les accrochages (Grenoble, Saint-Aignan, Gentilly) qui se multiplient partout dans les banlieues et villages de France rendent compte de la faillite complète de la politique de sécurité de Nicolas Sarkozy.

    Ni comme Ministre de l'Intérieur, ni comme Président de la République, Nicolas Sarkozy n'aura compris que la sécurité n'est pas une accumulation d'opérations coup de poing destinées à épater la galerie, qu'il ne suffit pas de bomber le torse, mais qu'il s'agit au contraire de penser une répression juste et réfléchie, avec une politique de longue haleine.

    Il n'y a pas de réflexion sur la répression en France : d'un côté une gauche de la gauche qui excuse systématiquement les diverses formes de violence par des causes sociologiques, de l'autre une droite qui croit que montrer ses muscles et parler fort suffit pour bâtir une sécurité digne de ce nom.

    Si je reconnais que j'en appelle souvent au coup de matraque ici, surtout par exaspération, à vrai dire, je sais très bien que la matraque ne saurait constituer l'alpha ni l'oméga d'une politique de répression.

    En réalité, s'il est bien un domaine de la justice qui nécessite la plus grande finesse et dans lequel il faut procéder aux ajustement les plus subtils, c'est bien celui-là. Disposer du pouvoir de réprimer, c'est être conduit presque inéluctablement à pouvoir en abuser ou à en faire usage à tort et à travers (automobilistes ou collégiens menottés pendant que des hordes paradent dans les quartiers difficiles par exemple).

    Notre police ne sera jamais autant respectée qu'à partir du moment où elle sera réputée juste. Or, les directives idiotes de Messieurs Besson puis Hortefeux récompensant les fonctionnaires de police au chiffre, leurs déclarations à l'emporte-pièce conduisent exactement à l'inverse.

    Jean-Pierre Chevènement avait eu une bonne idée avec sa police de proximité (dont on crédite souvent à tort Lionel Jospin), qui correspondait parfaitement avec l'idée que l'homme se faisait du rôle de la République au coeur de tous ses territoires.

    Les Brigades Anti-Criminalité ont un rôle évident, on ne peut le nier, pour assurer l'ordre, mais elles ne devraient en aucun cas se substituer aux forces de police régulières ! Or, c'est exactement le tournant que leur fait prendre Nicolas Sarkozy depuis plusieurs années. Au fil du temps, une police d'intervention a remplacé la police de proximité. Contrairement au sociologue Laurent Bonelli, je n'oppose pas ces deux types de police, mais elles ont vocation à se compléter l'une l'autre pas à assumer le rôle l'une de l'autre !

    Il y a un autre point sur lequel il me faut revenir : l'immigration et son rôle dans l'insécurité. Tout comme Socrate dans sa République admettant que la dialectique et la logique de ses thèses conduisent inéluctablement à faire aux femmes une place égale à celle des hommes dans sa Cité, j'ai le sentiment qu'une justice et une répression justes devraient être les mêmes pour tous.

    Il ne devrait donc pas y avoir de différences de traitement entre un immigré et un national tous deux délinquants ; c'est en tout cas ce qu'induit la raison. Toutefois, la cité de Platon était idéale, la justice et la répression auxquelles je pense sans doute aussi. Il n'en reste pas moins que c'est un objectif cohérent dès lors qu'une justice et une police dignes de nom fonctionnent dans notre pays.

    Je pronostique malheureusement un retour en force du thème de la sécurité lors des prochaines élections, parce que Nicolas Sarkozy et son gouvernement mènent la politique inverse de celle qu'ils devraient mener et réduisent drastiquement les moyens budgétaires de la police.

    In fine, la tolérance-zéro, et Bayrou l'avait bien compris en 2007, ce n'est pas le car de CRS quand il est déjà trop tard mais une réaction immédiate et adaptée à chaque infraction. Or, pour offrir une réaction adaptée, il faut avoir une connaissance du maillage social, un contact avec tous les acteurs locaux, dont une police d'intervention ne peut absolument pas disposer. Voilà pourquoi le rétablissement d'une véritable politique de proximité devrait être le premier acte d'une reconquête de notre territoire.