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  • Un palais dans un studio ?

    Dans une époque où la place est chère, dans les grandes villes, j'ai découvert une innovation intéressante, signalée par le twittonaute Bounfr ; un jeune architecte chinois de Hong-Kong, Gary Chang, a mis au point un appartement modulable en utilisant un système de panneaux coulissants divers. Le résultat est assez étonnant...Un amateur de jeux de rôles spécialisé dans la gamme Dungeons and Dragons jurera reconnaître cette espèce de dé magique capable de se transformer au choix, sur un claquement de doigts, en cabane, en maison ou en manoir. Les connaisseurs d'Harry Potter penseront certainement à la tente d'apparence aussi modeste qu'étroite dans laquelle entrent Harry et ses amis dans le cinquième volume de la saga. Gary Chang a réussi avec ses panneaux, à générer 24 pièces différentes là où la surface n'est que de 30 m2. Concept intéressant qui permet à un individu seul de se changer les idées en changeant de décor et de pièce, mais pas de fournir une pièce différente à plusieurs individus... Par ailleurs, l'autre inconvénient, c'est que les panneaux coulissants, aussi ergonomiques soient-ils, consomment pas mal de surface. Il y a bien 24 pièces, mais elles ont toutes en commun d'être fort resserrées... Autre inconvénient : s'il devient possible de changer de pièce, il est du coup quasi-inconcevable de modifier un mobilier prévu sur mesure pour ce labyrinthe d'un nouveau genre. L'une des caractéristiques du labyrinthe de Cnossos, celui dans lequel s'engagea Thésée le jour venu, c'est qu'il changeait de disposition très régulièrement, ses cloisons s'avérant mouvantes. C'était là le pari de Dédale pour assurer Minos d'y perdre ses captifs. L'épreuve mythique est devenu l'idéal de l'architecte d'intérieur moderne, enjeu de taille, mais risqué à tenter de gagner. L'embûche guette nos Dédale modernes, bien capables de se perdre dans les méandres de leurs propres réalisations...

  • Dette, Bayrou, 1999,2001,2006,2007,2008,2009,2010 ...

    La dette commence à faire vraiment peur aux Français : ils sont 75%, désormais, à penser que ce qui se produit en Grèce pourrait bien nous arriver. Nous vivons une époque injuste : qui a mis en garde, dit et répété à maintes reprises combien les dettes des États représentaient un danger mortel pour ces derniers ? Bayrou. Je mets au défi n'importe qui de me trouver un responsable politique de cette envergure qui a averti et prévenu du danger avec autant de constance depuis de nombreuses années...

    Bayrou, février 2010

    «La Cours des Comptes est dans son rôle, et surtout les citoyens devraient être dans leur rôle en disant qu'on est devant une dérive impossible à maitriser à l'heure actuelle. On a choisi de ne plus maitriser la dérive. Comme vous le savez, cela fait des années que j'ai sur ce sujet averti, annoncé, alerté. C'est un sujet qui concerne tous les citoyens et pas uniquement les magistrats de la cour des comptes. Vous avez lu le rapport. Que dit-il ? Que le déficit est emballé parce que désormais l'intérêt de la dette va être si lourd qu'il va enfoncer toutes les digues. Aujourd'hui, l'intérêt de la dette représente 40 milliards d'euros environs, c'est-à-dire la totalité de l'impôt sur le revenu des Français. Tout l'impôt sur le revenu que chacun de nous assume correspond à la totalité de la dette. Il dit que dans les 2 ou 3 ans qui viennent cet intérêt va représenter 90 milliards. Il faudra plus de 2 fois plus que l'impôt sur le revenu des Français ce qui veut dire que la boule de neige est lancée et qu'on va se retrouver dans une situation critique. Il n'y a pas de différence de nature dans les problèmes qui se passent en Grèce, en Espagne ou dans des pays comme le nôtre

    Bayrou, mars 2009

    «Qu’est-ce que j’ai défendu tout au long de ma vie : j’ai dit ne faites pas de déficit quand tout va bien pour pouvoir agir quand ça va mal. L’affirmation selon laquelle il faut une politique des finances publiques sérieuse, quand on est en croissance, il ne faut pas faire de déficit, c’est comme je l’ai toujours dit et écrit, c’est le seul moyen d’agir puissamment quand on est en récession. Economisez la lumière quand il fait jour et vous pourrez utiliser cette lampe quand il fait nuit

    Bayrou, avril 2008 :

    «il suffirait que les agences de notation (financière, ndlr) internationale dégradent un peu la note de la France pour qu'on se retrouve dans une situation explosive» [...]  «la dette demeure "au-dessus de la tête du pays comme une épée de Damoclès».

    Bayrou, juillet 2007 :

    «Le sujet est d'autant plus brûlant - M. le rapporteur général y fait allusion dans son rapport - que, derrière la dette financière, il en existe une autre, moins apparente, mais encore plus inéluctable : je veux parler de la dette démographique. L'augmentation du nombre des personnes âgées, des retraités, le fait que la génération du baby-boom va atteindre l'âge de la retraite dans les années à venir, tout cela constitue une menace de très grands déséquilibres pour la société française, y compris financier. »

    Bayrou, septembre 2006

    «Quatrième pilier : une politique intransigeante, sérieuse, avec un échéancier, de retour à l’équilibre de nos finances publiques. 

    Si l’on rapporte la dette de la nation à chaque foyer français, à une famille de cinq personnes, deux parents, deux enfants, une personne âgée, on voit que cette famille est endettée pour 100 000 € ! par l'Etat ! Chacune de vos familles va devoir assumer le remboursement de 100 000 € ! chaque famille qui travaille, quelque chose comme 150 000 € ! voilà ce que c'est, la dette de la France ! 

    Beaucoup de gens pensent que ça n'a pas beaucoup d'importance. C’est qu’ils sont les héritiers d’un système de pensée d’avant l’euro ! Autrefois, quand la dette pesait, on faisait deux, trois dévaluations… On effaçait la dette avec une gomme. Aujourd’hui, nous avons une monnaie sérieuse. Nous ne disposons plus de cette facilité. 

    Voilà pourquoi le laxisme en matière de finances publiques est la préparation méthodique de l’asphyxie de la société française dans cinq ans, dans dix ans… 

    Ce plan comporte un préalable. C’est de dire clairement qu’on ne peut pas continuer, dans cette période, à faire semblant de baisser les impôts, à multiplier les avantages fiscaux, de toute nature, avant qu'on ne baisse la dépense publique. »

    Bayrou 2001 dans "Relève" (2001), pp. 96-99.

    "La France est le plus mauvais élève de l'Europe pour la gestion de sa dépense publique. Sur les 15 pays européens, nous sommes les champions du déficit. …

    En 1981, lorsque Giscard et Barre quittent le pouvoir, la France a le plus faible déficit budgétaire de toute l'Europe …

    Aujourd'hui la dette publique de l'État représente … 730 milliards d'euros … Mais on doit ajouter à ce chiffre le montant des dettes des entreprises publiques (…), la charge déjà engagée des retraites du secteur public …, la dette véritable atteint la somme astronomique de … plus de 1200 milliards d'euros.

    … Non seulement astronomique mais aussi extrêmement malsaine … nous empruntons pour payer nos frais de fonctionnement courant ! Et nous sommes le seul pays à le faire, … La France est promise à une asphyxie budgétaire.

    Le poids de cette dette et les défauts de notre gestion vont coûter très cher aux plus jeunes d'entre nous. Les impôts de demain (seront) plus lourds que (chez) nos voisins à services publics équivalents, (ce qui) signifie que les entreprises et les emplois iront s'installer chez nos concurrents moins imposés !"

    P.S Bayrou, juin 1999

    Tout le monde dans cette affaire ment : quand Nicolas Sarkozy dit à nous les baisses d'impôts, tu parles : quand nous étions au pouvoir nous les avons augmenté de 120% [...] Ce jeu simpliste qui consiste à l'avance à faire de grandes promesses puis au bout du compte à trahir la confiance que les électeurs mettent, c'est de cela que les électeurs ne peuvent plus supporter l'idée : est-ce qu'on peut en sortir ?

  • 64% pour un candidat MoDem au second tour !

    Hauts les coeurs ! ne jamais désespérer ! Christian Lasvigne, vice-président du Mouvement Démocrate de l'Aube s'est présenté à l'élection cantonale d'Arcis sur Aube et l'a remportée très haut la main avec 64.11% des suffrages exprimées !!! Alors lui, on aimerait connaître sa recette ! Il faut tout de même préciser qu'il avait obtenu  35.66% des suffrages au premier tour contre un UMP à 23.42% et un PS à ... 5.62% !!! J'adore la manière dont il s'est présenté (à vrai dire, il n'a pas revendiqué l'étiquette MoDem, mais il figurait sur la liste régionale du MoDem aux dernières élections) :

    Christian Lasvigne, maire adjoint à Voué

    Par nécessité de consultation, Christian Lasvigne est peut-être l’un des candidats les plus connus dans ce canton. Marié et père de cinq enfants, il est en effet médecin généraliste à Arcis-sur-Aube depuis 32 ans. Lui aussi a franchi le cap de la vie publique en étant devenu, voilà deux ans, adjoint au maire de Voué. Il est par ailleurs délégué à la communauté de communes d’Arcis-sur-Aube. Candidat indépendant, de sensibilité centriste, Christian Lasvigne se présente avec deux perspectives : la défense de la ruralité et la démocratie. Défense de la ruralité avec la promotion de l’activité agricole et agroalimentaire, « une agriculture menacée par la politique des prix et les ayatollahs de l’écologie ». Démocratie parce qu’il parle d’un candidat, en l’espèce Serge Lardin, « qui se comporte de manière autocratique ». Et de regretter, par exemple, « le peu de concertation menée sur le projet de la piscine à Arcis ».

    J'adore, j'adore, j'adore. Rien de plus plaisant que de voir les Khmers verts, où qu'ils soient, se prendre une râclée monumentale (2.79% au premier tour : ça fera peut-être réfléchir ceux qui bêlent en sautant comme des cabris : Europe-écologie ! Europe écologie !). On peut découvrir le personnage dans plusieurs entretiens donnés pour le blog Auboisement Correct. C'est peut-être ça l'avenir, finalement, pour la sphère démocrate et centriste : soutenir de manière discrète les indépendants qui se retrouvent dans les valeurs du MoDem sans leur imposer pour autant notre étiquette.