Heureusement qu'il y a des blogues vigilants ; je n'avais pas pris garde précisément au discours exact de Luc Châtel, et je viens d'en apprendre une bonne via SOS éducation : Luc Châtel veut compliquer au possible les exclusions des établissements scolaires. C'est à dire qu'il va maintenir les délinquants les plus dangereux, les éléments les plus perturbateurs à l'intérieur des établissements scolaires. Le couvercle, en somme ! La politique du pire. L'exact inverse de ce qu'il faudrait faire ! L'exact inverse de ce que souhaitent les Français. Châtel, t'es vraiment minable ! Ces mecs-là nous parlent constamment de retours au fondamentaux, d'autorité, et ils ne cessent de l'affaiblir par leurs pédagogolâtries de toute sorte. Châtel, t'es vraiment nul.
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Les conditions d'appartenance à l'Europe pourraient se durcir
Intéressant édito que celui de Marielle de Sarnez dans sa dernière lettre aux Franciliens. Sans prendre parti, je le publie intégralement et le soumets à la réflexion des lecteurs. Ce qui est certain, c'est que le laxisme budgétaire commence à sérieusement énerver nos amis Allemands. D'un autre côté, il n'est pas non plus heureux d'annoncer inopportunément des mesures susceptibles de faire grimper les taux d'emprunt de la Grèce. Ce pays va avoir le plus grand mal à redresser ses finances sans graves troubles sociaux ; le devoir des pays européens, c'est d'essayer de lui créer l'environnement le plus favorable possible pour ses emprunts. Toutefois, il y a des choses, hélas douloureuses, que personne ne peut faire à la place des Grecs. Il leur faut envisager des réductions très drastiques et des coupes sombres dans leur budget. Il y aura des décisions très difficiles à prendre. J'espère que les Grecs parviendront à préserver l'essentiel. Le problème, avec notre Europe, c'est qu'il faut bien admettre qu'à un moment donné une discipline budgétaire est nécessaire, faute de quoi l'Europe cesse d'être crédible. Voilà donc l'édito :
On peut dire :
- que le comportement d'Angela Merkel depuis le début de la crise grecque, la première aussi grave affectant la zone euro, contraste singulièrement d'avec les attentes que laissaient espérer et l'histoire et la pratique de l'Allemagne en matière de politique européenne. Certes, la chancelière affronte le 9 mai une élection cruciale en Rhénanie-Westphalie, le land le plus peuplé du pays pouvant faire basculer la majorité au Bundesrat, et elle se doit de répondre à son électorat qui ne supporte plus l'idée préconçue selon laquelle « l'Allemagne paiera ». Mais, en désavouant publiquement son ministre des Finances, Wolfgang Schauble, qui s'opposait à l'intervention du FMI, et en allant même jusqu'à poser le débat de l'exclusion d'un État membre de la zone euro, Angela Merkel a surtout don-né l'impression de dilapider l'héritage européen d'Helmut Kohl.
- que l'Allemagne est parvenue à imposer ses conditions, c'est-à-dire une intervention du FMI, contre l'avis publiquement affirmé (avant le Sommet des 25 et 26 Mars) du président de la BCE et du président de l'Eurogroupe. Jean-Claude Trichet et Jean-Claude Juncker qui se sont toutefois postérieurement rallié à cette solution. La Grèce a commencé à lever 5 milliards d'euros d'emprunts obligataires. Le taux qui lui est consenti, non seulement n'a pas baissé mais même augmenté à 7% ! Cet accord (qui n'aurait été activé que si la Grèce n'avait pu lever d'argent sur le marché) n'a donc que moyennement rassuré les investisseurs : ils prêtent, mais le différentiel de taux d'intérêt (spread) grignote les efforts très lourds consentis par les Grecs pour réduire leur déficit. Autrement dit, l'austérité imposée ne sert pas entièrement à rétablir l'économie mais à payer pour partie des pénalités d'intérêt que la Grèce n'aurait pas à payer si l'Allemagne avait accepté le système de garantie proposé par Guy Verhofstadt, qui aurait permis d'émettre des euro-obligations à un meilleur taux.
- qu'Angela Merkel assorti ce plan déjà très restrictif d'une condition de long terme : le durcissement du pacte de stabilité. Le Conseil européen a ainsi appelé à un renforcement de la gouvernance et de la surveillance économique, y compris des sanctions. Celles-ci ne sont pas précisées, mais chacun garde en tête les menaces d'exclusion de certains pays de la zone euro.
- que la question de la création d'un Fonds monétaire européen est également posée. Herman Van Rompuy devant remettre un rapport d'ici la fin de l'année, qui examinera « toutes les options juridiques possibles ». En filigrane, c'est peut-être la réouverture des traités qui s'annonce.
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Formation, le mot magique...
Tiens, encore un truc qui m'agace : j'ai remarqué, dès que l'on aborde un sujet qui fâche, à l'école ou dans la police, on invoque toujours la formation. Par exemple, Châtel explique que face à la violence, il suffit de mieux former les profs. En fait, c'est simple : on va leur apprendre à ne pas énerver les professeurs en ne répondant pas quand ils sont insultés, en s'exerçant à éviter les jets d'objets et cetera...Encore du flan et du bla bla. Châtel se moque doublement du monde : il parle de formation alors que son ministère vient de la sabrer en profondeur en envoyant des mômes complètement débutants devant des classes déchaînées (dans certains endroits). Il ferait mieux de proposer une distribution d'anti-dépresseurs, tiens...
Même mécanisme dans la police : au moindre incident, on reparle de formation, jamais des effectifs. Ce que je comprends des propositions de Luc Châtel, c'est qu'il est surtout fermement décidé à ne rien faire. Quant à ses équipes mobiles de sécurité, elles me font rire : je ne vois pas ce qu'elles apportent en plus ou en moins à la sécurité des établissements scolaires. Ce n'est pas d'opérations coupde poing, chères à l'omniprésident qu'a besoin l'école, mais d'une présence continue et de choix sur la durée, tout l'inverse de la pratique du pouvoir.
Le privilégié a eu la flemme d'écrire un billet sur le sujet, mais il signale tout de même une tribune du Monde. Intéressante, évidemment, mais elle se limite à un constat assez largement répandu désormais.
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Comment font-ils ?
Il y a des choses de la vie ordinaire qui paraissent toutes simples, mais qui personnellement, m'ont toujours impressionné. La première, c'est la dextérité des conducteurs de bus parisiens. Les mecs (ou les nanas), c'est la folie : ils vous démarrent à 1 cm d'une automobile qu'ils vont frôler au quart de tour et vous prennent des angles impossibles à croire qu'on va se prendre un muret, et pourtant, non, leur bus tourne, fût-il un bus accordéon. Cela me laisse sur le cul à chaque fois.
Ensuite, ce qui me fascine, ce sont les bouchers : les gars, ils vous tranchent en cinq coup de cuiller à pot n'importe quel morceau de viande en lamelle fine, tout en se rasant le doigt. Si je devais faire la même chose, je serais multi-amputé, à l'heure actuelle, et quelqu'un aurait retrouvé un ou plusieurs doigts dans une entrecôte.
Mais le plus fort, c'est l'architecte du Parthénon, et là, vous allez être soufflés. J'ai trouvé l'explication sur le site d'un professeur d'histoire de collège passionné de sa discipline.

Regardez bien sa page thématique sur le Parthénon, les amis, et le schéma que j'affiche de son site.
En 1, c'est le Parthénon tel qu'il vous apparaît.
En 2, c'est le Parthénon tel qu'il nous apparaîtrait s'il était construit avec des lignes droites.
Et en 3, c'est le Parthénon tel qu'il est vraiment construit.
Une sacrée illusion d'optique ! ce machin-là est courbe de partout, mais comme l'esprit et les sens humains (la vue en fait) déforment la réalité, les concepteurs de l'édifice ont anticipé la déformation sensorielle. Fortiche de fortiche.
Les Grecs se sont construits ça en 15 ans alors que ça fait 30 ans qu'on essaie de le restaurer, et cela se passait il y a 2500 ans environ. Une pure merveille de la technologie et du savoir-faire antique.
Tout ce que je sais c'est que toutes les proportions sont fixées par le Nombre d'Or, une valeur magique, omniprésente, tant dans la nature que dans les réalisations humaines les plus fameuses.