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  • Halte au dépeçage du Palais de la Découverte !

    palaisdécouverte.jpgS'il est bien un lieu magique qui a bercé mon enfance et qui fait aujourd'hui le bonheur de ma descendance, c'est bien le Palais de la Découverte. Je m'y rends d'ailleurs toujours avec autant de plaisir. Je continue à rire en voyant les cheveux des participants se dresser sur leur tête au sens propre dans la salle d'électro-statique ou bien un morceau de caoutchouc passer du rigide au flexible selon son exposition ou non à de l'air liquide, dans la salle du même nom. Les jeunes chercheurs qui viennent là pour se confronter au public remportent de francs succès ; le public jeune et moins jeune suit avec la plus grande attention les explications scientifiques de leur maître de conférences improvisé et rit aux éclats à leurs facéties.

    Le Palais de la Découverte est au coeur même de la capitale, appuyé contre le Grand Palais et à moins de 100 mètres du rond-point des Champs-Élysées. En face du Grand Palais, on trouve le Petit Palais avec son bassin intérieur, ses canards, et sa magnifique collection d'antiquités gréco-romaines et orientales au rez-de-chaussée. Si l'on traverse le Pont Alexandre III, on discerne aisément, de l'autre côté de la Seine, le toit doré des Invalides et les canons noirs de la cour d'honneur. Face aux Invalides, à la gauche du musée, on peut s'engager dans une petite rue pour rejoindre le Musée Rodin et son impressionnante et ébène Porte de l'Enfer.

    C'est cette zone enchanteresse qui mélange l'ancien et le moderne, l'artistique et le scientifique qu'il s'agit de préserver. Le Palais de la Découverte en est l'un des principaux fleurons. Or, sa fusion administrative et financière avec la Cité des Sciences en menace l'intégrité physique et géographique.

    J'ai pris connaissance avec colère d'une information qui m'avait échappé, mais que le Monde du 10 avril 2009 a reprise. Il s'agit d'un fait ancien : en janvier 2008, le Palais de la Découverte a perdu les 1500 m2 du Salon d'Honneur. A l'heure actuelle, il est question de lui enlever le Hall d'Antin. Je ne partage pas l'optimisme de l'AFIS.

    Je crois, sur le fond, que cette histoire de fusion, sous prétexte de rationnalisation administrative et financière n'est qu'un sale coup porté au Palais, avec l'intention, à terme, d'en récupérer les locaux, fût-ce morceau par morceau, et je vois que cela a déjà commencé !

    Il vient se greffer à ces mauvaises intentions un mépris : celui des élites techno-administratives qui n'admettent pas que les gens du commun fréquentent les lieux prestigieux. Les portes de Paris sont bien suffisantes pour les gueux ! Ils rêvent de récupérer ces lieux pour leur usage exclusif et d'en bouter définitivement le manant.

    Soutenons ceux qui récusent l'inéluctable. La mort du Palis n'est pas une fatalité. Pour ma part, j'ai signé la pétition qui se trouve ici :

    http://www.sauvonslepalaisdeladecouverte.fr/

    J'ajoute un autre aspect très inquiétant : si le Palais de la Découverte devient un établissement à caractère industriel et commercial, les étudiants inscrits en thèse ne pourront plus y réaliser leur stage. Il y a là un contact permanent avec le monde de la recherche qui pourrait disparaître.

    J'avais entendu dire qu'Albanel souhaitait supprimer les doublons en termes d'équipement. Par exmple, le Planetarium ? Il y en a aussi à la Cité des Sciences. Je m'y suis rendu il y moins d'un mois, et justement, l'une des lampes ne fonctionnait plus, ce qui gênait une partie de l'exposé. Touche pas à mon planétarium ni à mon palais, Albanel.

    Claudie Haignere m'inspire plutôt confiance, comme individu, mais je note qu'elle n'a donné aucune assurance claire sur le futur du Palais. J'aimerais bien une initiative du MoDem et des élus MoDem à ce sujet, tant au Conseil de Paris qu'à l"Assemblée Nationale.

    Ce qui me fait bondir, c'est la déclaration de ce genre de hauts fonctionnaires dont je dénonçais l'action plus haut. Je cite son intervention dans le magazine Connaissance des Arts le 06 avril dernier :

    Dans un souci de rationalisation des moyens, les missions du Palais de la Découverte doivent être en cohérence avec celles de la Cité des sciences et de l’industrie et non plus en concurrence. Aussi j’avais proposé que les missions de chacun des établissements soient redéfinies, idée que j’ai défendue jusqu’à mon départ en 2004. Pour la Cité des sciences: formation et enseignement des sciences. Pour le Palais de la Découverte: la vitrine de la recherche actuelle (innovations, vie des laboratoires). Pour la Cité des sciences, il s’agit donc d’accueillir des jeunes, des scolaires et des familles; quant au Palais de la Découverte, un public averti, de professionnels. Bien sûr, l’emprise du Palais de la Découverte devrait, dans ce schéma, être revue à la baisse et se recentrer sur le Palais d’Antin tout en laissant la libre circulation est-ouest (vers la grande nef). Le hall d’honneur, dans cette redistribution des espaces, devrait être réaffecté à la grande nef, comme les accès le suggèrent.

    Illustration exacte de ce que je disais plus haut ! Ras le bol de voir des incapables à la tête d'établissements prestigieux et utiles ? t'as vu le nombre de signatures d'enfants sur les banderoles de sauvegarde du palais, Dugenou ? Moi j'y suis allé encore hier avec ma petite famille et ma nièce. Elle était enchantée et se voit chimiste dans l'avenir. T'en connais, toi, des lieux comme celui-là qui donnent le goût de la science ? Elle a été particulièrement séduite par les exposés des jeunes chercheurs dans les ateliers.

    Au pilori, le Bernard Gérard, c'est tout ce qu'il mérite. Au piquet avec un bonnet d'âne pour sa "riche" idée !

    Il faut dire que ce même magazine Connaissance des Arts aura remporté la palme de l'idée la plus c.... de tous les temps pour relancer la science. Simple, ils  vantent d'avoir lancé le débat ces c...

    Qui aura le courage de bouter le palais de la Découverte hors les murs, puisque la Cité des sciences joue très bien son rôle de vulgarisateur des recherches scientifiques ?

    Serez-vous surpris, chers lecteurs, d'apprendre que Connaissance des Arts appartient au groupe LVMH depuis 2000. Et c'est qui LVMH ? C'est Bernard Arnault, grand copain et témoin de mariage de...Nicolas Sarkozy ! Faut pas chercher loin, hein ?...

  • Orelsan, Bayrou s'est vraiment planté en beauté !

    C'est rare, mais là, je suis vraiment furieux envers François Bayrou. Comment peut-on donner la caution d'écrivains comme Lautréamont ou Sade à ce bouffon de rapeur homophobe et sexiste ? Comment peut-on donner sa propre caution d'homme politique respectable et cultivé à ce crétin ?

    Il s'est exprimé au sujet de la polémique autour du rapeur Orelsan : "Je suis toujours mal à l'aise quand les pouvoirs publics disent: S'il est là, je ne paie pas".

    François Bayrou a déclaré "il est vrai que les paroles de cette chanson sont choquantes. Mais je ne l'ai pas ressentie comme une apologie de la violence, plutôt comme une dérive passionnelle. Des dérives, dans la littérature, il y en a beaucoup, par exemple chez Sade, Lautréamont ou Céline. Cela ne veut pas nécessairement dire qu'il y ait une apologie des actes décrits".

    C'est tout de même incroyable de ne pas être fichu de comprendre à qui il a affaire. Ah bon, tu ne ressens pas ces paroles comme une apologie de la violence faite aux femmes ? Tu l'as lu, ce texte, au moins, François ? Et les autres d'Orelsan ? Ensuite, il est plus que maladroit de donner en exemple Céline alors que les dérives de l'individu ont bien fini par cautionner  Vichy, l'anti-sémitisme et toutes ses horreurs.

    Quant à Lautréamont, il y a en effet dans un chant, un passage de tortures assez épouvantable sur une fillette avec l'ancêtre de l'opinel d'Orelsan et des actes de zoophilie par un chien (qui viole la fillette). Mais ce n'est pas le fait d'un humain, mais celui d'un démon, c'est à dire Maldoror lui-même. Ensuite, l'ouvrage est clairement onirique et surnaturel, écrit de surcroît à une autre époque et répond à un projet littéraire et psychologique tout entier dans la transgression et l'apologie de la haine en soi. In fine, c'est un choix esthétique privilégiant le mal et le satanisme comme vecteur du beau  plutôt qu'un appel à la violence

    Quant à Sade...Cet auteur m'a toujours agacé et la reconnaissance dont il fait continuellement l'objet m'énerve. Il a d'ailleurs fait de la prison pour ses écrits. Étant donné les moeurs débridés et les débauches hypocrites de l'Ancien Régime finissant, je ne le perçois pas comme le novateur que les beaux esprits ont voulu en faire. Bref, il ne m'intéresse pas.

    Dans tous les cas, donner une telle reconnaissance à cet abruti de rappeur avec sa "culture" de taliban de banlieue de merde, j'en suis vert de rage. Bayrou aurait mieux fait de se taire, ce jour-là.

  • La bombe nucléaire ne doit pas tomber entre les mains des Talibans !

    La situation au Pakistan est très préoccupante.Les Talibans qui ont toujours su utiliser la poreuse frontière entre Pakistan et Afghanistan ont réalisé que le Pakistan était en fait militairement très faible. Ils n'ont donc pas tardé à mettre à profit l'absence de décision et de résolution à Islamabad et se sont enfoncés dans la vallée du Swat.
    La réflexion stratégique occidentale a longtemps vécu avec l'impression que la supériorité technologique suffisait, même dans une guerre conventionnelle, pour venir à bout de l'adversaire. Or, rien n'est moins sûr : en Afghanistan et au Pakistan, la guerre que mène les Talibans n'est pas seulement une guerre de guérilla, comme on aimerait le croire, mais par moments, une vraie guerre conventionnelle. Les Français qui ont perdu 10 soldats il y a peu dans un épisode de guerre classique ont vocation à être les premiers à y réfléchir. A Dien Bien phû, à sa grande suprises, l'armée régulière française s'est fait battre à plat de couture dans une bataille tout à fait conventionnelle.
    Avec un armement suffisant, même s'il n'est pas technologiquement avancé, il se pourrait bien que les forces talibanes soient capables de battre l'OTAN dans le cadre d'une guerre conventionnelle.

    Nous ne devrions pas écarter d'un oeil dédaigneux une telle hypothèse, mais la prendre très au sérieux. Au Pakistan, la bombe nucléaire a tenu en respect l'Inde pendant des années, mais elle est sans effet face aux Talibans.

    Le silence de l'armée pakistanaise est extrêmement surprenant : les Talibans sont à 100 kilomètres au plus du centre de commandement militaire du Pakistan, et pourtant, le gouvernement se contente d'un improbable cessez-le-feu !

    Le monde civilisé ne peut pas prendre le risque d'attendre que les Talibans s'emparent des armes nucléaires du Pakistan. Il ne le peut à aucun prix. Je ne sais pas si les Américains ou les Européens ont prévu un plan B, mais ils feraient bien de s'interroger très vite.

    Hilary Clinton va devoir user de tous ses talents de diplomate pour oeuvrer à restaurer la sécurité de la région. Zardari, sans surprise, et le PPP sont le manifeste même de l'incompétence, de la corruption et du népotisme. On a présenté le Parti du Peuple Pakistanais comme une force de progrès. J'ai eu l'occasion de dire ce que je pensais de Benazir Buttho et de son clan sur ce blog. Une famille qui maintient le servage dans son fief ne saurait constituer une force de progrès.

    La situation est très grave. Je ne suis ni stratège ni tacticien, ni militaire de carrière, mais il y a au Pakistan les ingrédients d'un cocktail explosif et nucléaire. Le programme iranien, à côté, c'est du pipi de chat.

    L'armée pakistanaise a les yeux rivés vers l'Inde, sans prendre garde que le scorpion que ses services secrets ont nourri s'apprête à la piquer. Étrange paradoxe que le sort de ces malheureux pakistanais : les dernières élections ont montré que l'islamisme fanatique reculait là-bas. Les attentats incessants des suppôts des Talibans ont retourné l'opinion publique Pakistanaise contre l'Islam radical et terroriste. Mais les Pakistanais sont tétanisés et attendent en silence, comme hypnotisés par un cobra, leur mort.

    Si le terrorisme islamique s'empare des armes nucléaires, il les utilisera. Nous ne pouvons courir ce risque. Ne faut-il pas se préparer d'ores et déjà pour la première fois depuis 60 ans à une véritable guerre ? Non une guerre de guérilla, non une guerre coloniale ou néo-coloniale, mais à une vraie guerre ?

    Post scriptum : en farfouillant à droite et à gauche, j'ai trouvé dans un magazine israélien qu'il y aurait un plan se secours : déménager l'arsenal nucléaire en lieu sûr !