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  • France 3, Dionis, l'audiovisuel et l'impôt

    La réforme de l'audiovisuel est une tartufferie dont on a atteint le point d'orgue aujourd'hui. D'un côté, le gouvernement envisage de supprimer le journal régional de France 3 pour faire des économies. De l'autre, deux députés UMP sont favorables à la suppression du journal national de France 3 en prétextant qu'il faut mettre le "paquet" sur le journal régional. Bilan ? Supprimer France 3 , non ?

    La parisianisme m'insupporte par essence, mais la disparition des éditions régionales, c'est le retour à la centralisation la plus pernicieuse qui soit et un coup terrible porté aux Régions. Il ne faut pas l'accepter. France 3 est une chaîne qui fait encore des choses de qualité, et dont le journal national, globalement objectif, est de grande qualité. Il ne fait pas double emploi avec celui de France 2 et s'adresse à un autre public. J'ajoute que France 2 a largement montré son absence à peu près totale d'indépendance en matière d'informations, ce qui fait que je ne pleurerai pas sur cette chaîne.

    Peu importe, in fine, avec de surcroît l'interdiction de la moindre forme d'auto-financement, on en vient à un véritable retour à l'âge de pierre de l'information télévisée.

    François Bayrou a bien raison de demander le dépôt d'une motion de censure. Je constate que le Nouveau Centre se réveille enfin : François Sauvadet et Jean Dionis du Séjour ont fait savoir qu'ils voulaient un report de la suppression de la publicité à 2012 et que si cet amendement n'était pas accepté, ils ne voteraient pas la loi. Copé, le patron de l'UMP a refusé tout net toute forme de concession. Le Nouveau Centre aura-t-il le cran d'aller jusqu'au bout ? Comme l'a noté très justement Dionis du Séjour, enlever la pub en pleine crise économique est  « une gigantesque erreur de calendrier ». Tu m'étonnes, mon  Jean. Pas gigantesque : monumentale, même ! Alors assume, et va jusqu'au bout : ne t'abstiens pas, vote contre !

    Cela dit, mon Jean, il faudrait savoir ce que tu veux ; tu déclares il y a deux jours : «Il n'y a aucune justification pour remplacer 800 millions d'euros de recettes privées gagnées par la régie de France Télévisions par de l'impôt, que cela soit la redevance ou les deux taxes imaginées».

    Or, que vois-je sur un amendement que tu as proposé, tu suggères ni plus ni moins de racketter tous les internautes !!! C'est ça ne pas remplacer des recettes privées par de l'impôt ? Tu te prends pour un gauchiste ou quoi ? Ce n'est pas parce que tu nous a fait un coming out socialo sur ton blog qu'il faut en rajouter une couche à l'assemblée... Ou alors, ce ne serait pas plutôt que tu as finalement décidé de te rendre à la voix de ton maître ? Prémonitoire le lapsus d'Arrêt sur Images qui te qualifie de député UMP dans un article sur ce sujet ?...

  • Coeur de boeuf, sur les marchés ? A d'autres !

    cdb.jpgC'est marrant, je fais partie de ces gens assez communs au demeurant qui détestent être pris pour des c...Notamment, s'il y a un truc qui m'énerve, c'est les espèces de poches à eau avec une couleur rouge que l'on essaie de me vendre sur les marchés, chez les primeurs et a fortiori dans les grandes surfaces sous le doux vocable de "Coeur-de-boeuf". Il se trouve que je suis un amateur de tomates invétéré, visiteur occasionnel de la fête de la tomate, et que je sais très bien quel goût (doux, onctueux, presque crémeux et légèrement relevé) a la VRAIE coeur de boeuf. En fait, les poches à eau rouges que l'on voit sur les marchés, ce sont des hybrides appelées Verona cultivées hors sol de surcroît. Rien à voir avec les bonnes vieilles Coeur-de-Boeuf, qui ne poussent tout de même pas n'importe quand ni n'importe où et ne se conservent pas longtemps. Pour la petite histoire, à l'origine de ce sachet à eau rouge insipide, on trouve le semencier Savéol.

    Je ne dirais pas que la poche à eau à couleur rouge est infecte, puisqu'elle n'a aucun goût. En revanche, elle a un coût, pour le compte, et pas du tout justifié...

    De manière générale, les marchands de légumes ne savent pas ce qu'ils vendent. On leur demande la variété d'un légume, ils vous répondent par un nom de légume. Tiens, je vais faire pousser une tomate en Arctique, comme ça, je pourrai vendre des "Arctiques", moi. Cela aurait de la gueule, non, sur un marché ? Pas grave si ça a l'aspect et la saveur (c'est à dire pas de saveur) d'une verona. Arctique, ça fait bien et bio...

  • Industrie : on recrute !

    En dépit de la crise, l'emploi résiste dans l'industrie, et même bien ! 100 000 emplois en attente dans ce secteur, particulièrement dans la métallurgie. L'UIMM (Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie) a ouvert un portail de recrutement. Les emplois recherchés vont de l'ouvrier qualifié à l'ingénieur. On trouve, au passage, beaucoup d'offres d'emploi sur ce même portail. A lire, l'instructif article du Figaro sur ce sujet.

    Cela dit, je suis très inquiet tout de même pour l'industrie en France. J'ai le sentiment que c'est un secteur mal-aimé et victime de préjugés alors qu'il regorge d'opportunités.

    Dans le livre de Jean Peyrelevade, Sarkozy, l'erreur historique, il y a de nombreuses réflexions sur l'état de l'industrie en France, particulièrement à partir de la page 183 dans le chapitre les voies du redressement. Il y relève que l'industrie est le secteur décisif pour la compétitivité de la France et dénonce le discours "post-industriel" qui vante les mérites de l'économie immatérielle et des services au détriment de l'industrie, bien évidemment.

    On aurait pu s'attendre à ce que les pouvoirs publics accordent une attention particulière à l'industrie : absolument pas ! c'est le secteur le plus taxé, celui sur lequel les pélèvements fiscaux et sociaux sont les plus lourds ! Les prélèvements totaux sont de 35% sur l'industrie quand ils n'atteignent que 27% sur les services.

    François Bayrou a fait valoir, lors des présidentielles, combien il convenait de faciliter la vie des PME. Mais, je crois qu'il faut affiner ce discours, et viser spécifiquement les PMI. L'industrie ne représente plus que 20% de notre PIB (29% en Allemagne, et 22% en Grande-Bretagne, dont on dit pourtant qu'elle est en voie de désindustrialisation !!!).

    Il y a donc un véritable effort à faire en faveur de l'industrie, et, tant qu'à faire, en particulier pour le développement de l'industrie verte, quasi-inexistante en France.

    Savez-vous ce qui me frappe ? C'est que lorsqu'on visite le site du Ministère de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi, on y trouve qu'une seule fois le mot "industrie" et très peu d'informations sur ce sujet. L'industrie est le parent pauvre des priorités politiques, et c'est pourtant un secteur-clef pour nous. Éspérons que les pouvoirs publics finiront par le comprendre et lui prêter l'attention qu'il mérite !

     

  • Une pastille rouge pour le social, verte pour l'environnement !

    Je reviens de chez Quitterie dont j'ai lu le billet sur l'économie sociale et solidaire. Ce qui m'a particulièrement intéressé, c'est cette remarque de Quitterie dans le sens de laquelle j'abonde :

    « Nous avons besoin de l'application de la loi NRE, des bilans RSE des entreprises, nous avons besoin d'indicateurs sociaux et environnementaux pour pourvoir différenciers les entreprises de chacun de nos actes d'achat. Sur chaque produit, j'ai besoin de 2 notes : une pastille rouge pour la note sociale, une verte pour l'environnementale. Chaque consommateur doit pourvoir choisir en conscience.»

    C'est exactement, à mon avis, ce que je souhaite voir s'établir, sachant qu'il faudra des organismes de certification indépendant. Je juge l'inertie des pouvoirs publics en la matière déplorable. Qu'est-ce que cela coûte de demander à la grande distribution d'acheter des pastilles auto-collantes et de les accoler sur ses paquets selon une liste par exemple établie par le Ministère du Développement durable ? Cela ne coûte rien ou presque au regard des enjeux.

    Les citoyens sont très mal informés (parfois, c'est même pire, nous frisons la désinformation voire le mensonge) sur ce qu'ils achètent, et souvent ce n'est que grâce à l'action d'associations désintéressées ou encore d'une presse libre (Que choisir, le Canard Enchaîné, Marianne, de particulier à particulier) que nous parvenons à obtenir plus ou moins des bribes d'information.

    C'est, je crois, sur ce secteur éminemment stratégique, celui de l'information, que nous devons en effet faire pression. Nous avons vocation, le MoDem en tête, à interpeler nos élus, députés, sénateurs et euro-députés, afin de pouvoir accéder à ce droit le plus élémentaire. Les pastilles de couleur me paraissent claires. Faisons-en un slogan  pour les obtenir !