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vendredi, 25 juin 2010

La gifle de trop au journaliste de France 3

Comme la plupart de ceux qui suivent l'actualité, je suis au courant du sort échu au journaliste de France 3 qui a voulu filmer l'arrestation d'un individu venu insulter le Président de la République.

Une chose est certaine : la méthode est inacceptable. Elle est inacceptable, parce qu'elle ouvre la porte à des abus qui pourraient être graves par la suite.

Seulement voilà, il y a autre chose qui ne me paraît guère valoir mieux, c'est le traitement de l'information par la presse télévisée.

A ce que j'ai cru comprendre, Nicolas Sarkozy n'a pas spécialement été mal reçu à Saint-Denis. Les habitants qui l'ont vu ont surtout été étonnés de sa présence.

Or, qu'a cherché à faire le journaliste ? A filmer l'incident avec l'intention d'en faire un scoop. On aurait alors eu comme gros titres au journal des principales chaînes deux choses :

a) que Nicolas Sarkozy a été mal accueilli à Saint-Denis, sur la foi des insultes d'un individu mal embouché.

b) compte-tenu de l'aspect de l'individu (en sang, mais il semble qu'il se soit rebellé) qu'il y avait des violences policières, y compris au moment où Nicolas Sarkozy se rendait dans la ville.

C'eût été une information tronquée et mensongère, car l'opinion n'aurait retenu de la visite présidentielle que l'incident, qui aurait alors pris une proportion sans mesure avec la réalité de la visite du Président.

Par ailleurs, je ne porte pas vraiment Nicolas Sarkozy dans mon coeur, mais c'est le Président de MON pays, et donc MON président, en dépit de tout le mal que je pense de lui. Je n'accepte pas qu'un péquin vienne l'insulter de cette manière, a fortiori quand il s'agit d'un individu plusieurs fois signalé à la police.

Son interpellation ne me choque pas plus que cela. Au final, il n'est même pas condamné pour ses insultes mais seulement pour outrage et entrave à agent de la force publique dans l'exercice de ses fonctions.

L'Algérie devrait à mon avis émettre une mise au point officielle pour faire valoir que ceux qui se servent de son drapeau pour provoquer les pouvoirs publics français contribuent à la discréditer et qu'elle ne leur reconnaît aucune forme d'autorité morale, bien au contraire. Il paraît que le voyou portait un drapeau de l'Algérie. Pauvre Algérie : comme si elle avait besoin de ce genre d'abrutis. Bref, qu'ils lui foutent la paix à l'Algérie, elle ne leur a rien demandé, à ceux-là.

La gifle, en revanche, est intolérable. La dignité, le droit, c'eût été, de la part de Nicolas Sarkozy d'exiger un droit de réponse sur la chaîne s'il estimait qu'elle faisait de la désinformation par la suite. Où vont s'arrêter les gifles ? On peut aller très loin de cette manière. Nicolas Sarkozy doit désavouer le service de sécurité et limoger le coupable s'il a agi de son propre chef. Si quelqu'un a donné des consignes, il doit démissionner.

mardi, 25 novembre 2008

France 3, Dionis, l'audiovisuel et l'impôt

La réforme de l'audiovisuel est une tartufferie dont on a atteint le point d'orgue aujourd'hui. D'un côté, le gouvernement envisage de supprimer le journal régional de France 3 pour faire des économies. De l'autre, deux députés UMP sont favorables à la suppression du journal national de France 3 en prétextant qu'il faut mettre le "paquet" sur le journal régional. Bilan ? Supprimer France 3 , non ?

La parisianisme m'insupporte par essence, mais la disparition des éditions régionales, c'est le retour à la centralisation la plus pernicieuse qui soit et un coup terrible porté aux Régions. Il ne faut pas l'accepter. France 3 est une chaîne qui fait encore des choses de qualité, et dont le journal national, globalement objectif, est de grande qualité. Il ne fait pas double emploi avec celui de France 2 et s'adresse à un autre public. J'ajoute que France 2 a largement montré son absence à peu près totale d'indépendance en matière d'informations, ce qui fait que je ne pleurerai pas sur cette chaîne.

Peu importe, in fine, avec de surcroît l'interdiction de la moindre forme d'auto-financement, on en vient à un véritable retour à l'âge de pierre de l'information télévisée.

François Bayrou a bien raison de demander le dépôt d'une motion de censure. Je constate que le Nouveau Centre se réveille enfin : François Sauvadet et Jean Dionis du Séjour ont fait savoir qu'ils voulaient un report de la suppression de la publicité à 2012 et que si cet amendement n'était pas accepté, ils ne voteraient pas la loi. Copé, le patron de l'UMP a refusé tout net toute forme de concession. Le Nouveau Centre aura-t-il le cran d'aller jusqu'au bout ? Comme l'a noté très justement Dionis du Séjour, enlever la pub en pleine crise économique est  « une gigantesque erreur de calendrier ». Tu m'étonnes, mon  Jean. Pas gigantesque : monumentale, même ! Alors assume, et va jusqu'au bout : ne t'abstiens pas, vote contre !

Cela dit, mon Jean, il faudrait savoir ce que tu veux ; tu déclares il y a deux jours : «Il n'y a aucune justification pour remplacer 800 millions d'euros de recettes privées gagnées par la régie de France Télévisions par de l'impôt, que cela soit la redevance ou les deux taxes imaginées».

Or, que vois-je sur un amendement que tu as proposé, tu suggères ni plus ni moins de racketter tous les internautes !!! C'est ça ne pas remplacer des recettes privées par de l'impôt ? Tu te prends pour un gauchiste ou quoi ? Ce n'est pas parce que tu nous a fait un coming out socialo sur ton blog qu'il faut en rajouter une couche à l'assemblée... Ou alors, ce ne serait pas plutôt que tu as finalement décidé de te rendre à la voix de ton maître ? Prémonitoire le lapsus d'Arrêt sur Images qui te qualifie de député UMP dans un article sur ce sujet ?...