Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Le MoDem à 8% aux Européennes ?

    Je ne sais pas d'où Christophe Barbier, journaliste à l'Express tient exactement son information, mais le fait est qu'il la tient : d'après des sondages que Nicolas Sarkozy aurait montré à Hervé Morin pour le dissuader de créer des listes Nouveau Centre aux Européennes, le MoDem serait aux alentours de 8% dans les intentions de vote, et le Nouveau Centre à 2-3% environ. En fait, en additionnant les deux, on retrouve la base électorale de l'UDF aux européennes précédentes, soit environ 12%.

    8%, c'est le score auquel nous semblons désespérément scotchés, au MoDem. Il nous faudra donc faire un gros effort pour convaincre plus largement, au-delà de notre base électorale.

    L'addition de ces deux scores me fait à nouveau regretter la funeste scission de l'UDF. Si ce parti n'avait pas éclaté en blocs distincts, et était parvenu à conserver son autonomie, de quel poids ne jouirait-il pas aujourd'hui !

    Le défi des démocrates, désormais, sera de populariser les problématiques qu'ils veulent amener dans la campagne et convaincre le grand public du bien-fondé des réponses qu'il leur apporte.

    A vrai dire, de source très bien informée, je sais que d'imminents évènement se préparent au MoDem sur le thème de l'Europe, et que la réflexion y est déjà bien avancé, mais...chhhhttt : je laisse le secret en suspens jusqu'à très bientôt...

  • Blogs politiques sur hautetfort

    Je consulte assez souvent les classements qu'hautetfort établit sur sa page d'accueil, et notamment celui des blogs les plus lus. S'il y a bien un constat qui me mortifie, c'est de réaliser que le blog politique le plus lu d'hautetfort est celui d'Yves Daoudal. Il figure constamment dans les dix premiers. Je ne viens qu'en second. Je remarque que nous sommes en fait très peu nombreux à disposer d'un certain lectorat. On me retrouve généralement dans les vingt blogs les plus lus, et dans les trente à quarante les blogs respectifs de Quitterie Delmas et d'Hervé Torchet, tous deux militants MoDem. Après, c'est le grand désert, et il faut aller jusqu'à la 100ème place environ, pour trouver le blog de Corine Lepage et celui de Pierre Catelan. Si l'on s'aventure jusqu'à la 300ème place, on trouve un certain nombre de blogs MoDem, quelques blogs PS, comme celui d'Elizabeth Guigou, deux ou trois blogs Nouveau Centre, et quelques blogs FN. L'UMP semble inexistante sur hautetfort.

    Au final, je dirais que la présence MoDem globale est plus forte sur hautetfort que celle des autres forces politques, mais, globalement, hautetfort ne semble pas vraiment être utilisé comme porte-voix par les militants, ou alors, ils ne parviennent pas à quitter le registre du blog relativement confidentiel.

  • Marielle de Sarnez exprime son avis sur le budget de Delanoë

    Sarnez.jpgConseil de Paris, débat sur les orientations budgétaires - Intervention de Marielle de Sarnez - Lundi 20 octobre 2008

    Merci Monsieur le Maire,
    Notre débat intervient dans un contexte de crise que tout le monde connaît : crise financière aujourd'hui et inévitablement crise économique et sociale demain. Absence de croissance, dégradation du pouvoir d'achat, PME en difficulté, augmentation du chômage : le prochain budget est-il à la hauteur de ces enjeux ? Voilà la seule question qui est posée.

    Vous nous proposez de soutenir l'effort d'investissement pour les transports, l'innovation et le logement. Tant mieux, cela va dans la bonne direction. Je veux m'arrêter une seconde sur la question du logement. Évidemment, nous devons soutenir l'objectif d'atteindre les 20 % de logements sociaux à horizon 2014. Mais dans le même temps, il serait bien que le gouvernement cesse de vouloir modifier l'esprit de la loi SRU.

    Mais je pense aussi que la Ville serait bien inspirée de construire davantage. Nous avons besoin de plus de constructions de logements sociaux pour soutenir un secteur d'activité qui en aura beaucoup besoin. Et au passage, je regrette que la Ville n'ait pas mieux anticipé en investissant davantage lorsque la croissance était là, et que les droits de mutation étaient importants. C'est dans ces moments-là qu'il faut investir massivement, me semble-t-il, pour mieux préparer l'avenir.

    Et enfin, je veux vous faire part de deux inquiétudes. Nous ne sommes pas dans des temps où l'on peut laisser filer sans risque les dépenses de fonctionnement, alors même que nos recettes – je pense notamment aux droits de mutation – vont diminuer considérablement. Et nous sommes encore moins dans des temps où les particuliers, les TPE et les PME, peuvent faire face à une hausse lourde de la fiscalité. Alors même que nos concitoyens connaissent des difficultés de plus en plus grandes et que les carnets de commande de nos entreprises se vident, ce n'est pas juste, ce n'est pas opportun et surtout ce n'est pas, me semble-t-il, la bonne réponse à la crise.

    Je forme le vœu que vous prendrez en compte ces inquiétudes.
    Je vous remercie de votre attention.

  • Les journalistes parlementaires invitent Bayrou

    bayrou-media-petit.jpgInvité par l'Association des journalistes parlementaires, François Bayrou a dénoncé "une régression sans précédent" à propos de la réforme de l'audiovisuel.
    Abordant ensuite le thème de l'éducation, il s'est dit "en désaccord fondamental avec la réforme de la classe de seconde" dénonçant une "logique du zapping".
    A propos de la gestion de la crise financière, François Bayrou a jugé que Nicolas Sarkozy "avait été assez juste dans la manière dont il a conduit les débats européens".. (Lire la suite)

    Réforme de l'audiovisuel: "une régression sans précédent"

    Répondant aux questions des journalistes parlementaires, ce mercredi 22 octobre 2008, sur  le projet de loi sur la réforme de l'audiovisuel, qui entérine notamment la suppression de la publicité à France Télévisions et qui devrait être voté en novembre, François Bayrou a estimé que la réforme de l'audiovisuel constituait une "régression sans précédent" et dénoncé "le cadeau aux chaînes privées" avec l'interdiction de la publicité sur les chaînes publiques. Il a déclaré : "La séparation des pouvoirs est durement atteinte par la réforme de l'audiovisuel" car "il n'est pas acceptable que le pouvoir considère qu'il a le droit de nommer le président de l'audiovisuel". "C'est une régression sans précédent, non seulement la nomination mais, pire la révocation" du président de France-Télévision", a-t-il ajouté. "Dans toutes les démocraties, le pouvoir appartient aux citoyens qui payent la redevance. Dans toutes les démocraties du monde, il existe un sas entre le pouvoir et l'audiovisuel public", a-t-il insisté. "Cette régression incroyable est accentuée par la décision" d'interdire la publicité sur les chaînes publiques, a-t-il dit. Cette décision est "un cadeau pour les chaînes privées" et met "les chaînes publiques sous la menace d'un garrot".

    Interrogé sur la déclaration du porte-parole de l'UMP Frédéric Lefevbre, selon lequel il est "évidemment nécessaire qu'il y ait un certain nombre de gens qui partent" de France Télévisions après la réforme, François Bayrou a répondu: "Il y a des gens de pouvoir qui ont choisi de démolir l'audiovisuel public" mais "ce n'est pas au parti au pouvoir de décider d'un plan social".

    Réforme de la classe de seconde : contre "la logique du zapping"

    Au cours de cette interview, François Bayrou, s'est dit  "en désaccord fondamental avec la réforme de la classe de seconde" dénonçant une "logique du zapping".
    "Transformer en modules et semestrialiser la classe de seconde au lieu d'avoir une construction du savoir dans le long terme, couper le savoir en tranches et le faire selon la logique du zapping, c'est une catastrophe", a-t-il déclaré devant la presse parlementaire.
    "Cette logique du zapping, qui est une logique consumériste, paraît séduisante, mais est anti-pédagogique", a poursuivi François Bayrou, à propos de la réforme de Xavier Darcos, qui fut son directeur de cabinet quand lui-même était ministre de l'éducation.

    Crise financière : Sarkozy "assez juste" dans sa conduite des débats européens

    François Bayrou a jugé enfin que Nicolas Sarkozy "avait été assez juste dans la manière dont il a conduit les débats européens", sur la crise financière.
    "Je lui ai donné acte d'avoir été présent et actif", a-t-il indiqué. "Dans la période récente, il a été assez juste dans la manière dont il a conduit les débats européens, mais il y a des tas de choses qu'il n'a pas faites", a-t-il dit en citant la régulation, les paradis fiscaux et une "action concertée et commune sur les secteurs pouvant être l'objet d'un soutien public".
    François Bayrou a par ailleurs répété que dans un contexte de crise financière, "le budget 2009 ne sera pas respecté" et que le "déficit filerait parce que les choix du gouvernement sont des choix qui nourrissent le déficit et ne le corrigent pas". "Il y a autant de chance d'avoir un déficit zéro en 2012 que de me voir entrer au couvent en 2012", a-t-il ironisé.