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samedi, 10 mars 2012

IKEA, c'est terminé pour moi aussi.

J'invite tout à fait à lire le témoignage de Philippe sur ses déboires avec IKEA. J'ai eu exactement les mêmes chaque fois que j'ai demandé une livraison chez eux. Ils sous-traitent et se moquent comme d'une guigne du suivi. Non pas que leeurs employés ne soient pas charmants, au contraire, mais plutôt que le système qu'ils ont choisi pour assurer les livraisons n'est pas sérieux.

Quand on fait appel à un prestataire, on s'assure un minimum de sa qualité. Au passage, cela tend à devenir général dans le paysage des meubles. J'ai eu les pires difficultés avec un meuble commandé par vente-privee.com, arrivé endommagé, et pour lequel il a fallu entamer 1000 démarches pour parvenir à revenir dans ses fonds.

Et en plus, comme le dit Philippe, IKEA flique ses employés !

Pour ce qui me concerne, la Maison de Valérie a toujours été correcte.

Cela dit, les productions made in ailleurs et particulièrement "China", j'en ai ma claque. Plus ça va, et plus je constate à la pratique qu'au fond, Bayrou a fondamentalement raison : se fournir en production locale, c'est tout de même une garantie supérieure de qualité. Et puis au moins, si on a besoin de beugler comme un veau parce qu'on n'est pas content, on n'est pas contraint d'appeler un service clientèle délocalisé au Maroc.

Tiens, pour les meubles, j'ai repéré Gautier, qui a trois sites de production en France (c'est une entreprise vendéenne). Si l'on en croit les retours sur la Toile, les meubles coûtent un certains prix, mais leurs acheteurs en sont vraiment contents et leur service de communication prend la peine de répondre directement sur les forums.

Elle dispose de son propre réseau de vente, mais on peut aussi trouver des meubles Gautier chez But et Conforama ou encore Monsieur Meuble. Au niveau des normes ( environnementales, sécurité) ils sont au top, pour les informations que j'ai. Ça tombe bien, je dois prochainement racheter un lit pour mon aîné. J'ai repéré des choses intéressantes chez eux. Je tiens au courant le blogue une fois que j'aurais fait mon choix (ce qui va prendre plusieurs mois sans doute car l'achat du meuble est corrélé à des travaux d'intérieur).

jeudi, 01 juillet 2010

Rien à faire, je suis catholique

Rien à faire : c'est désespérant. Quelle que soit la direction dans laquelle je me tourne, je réalise que mes valeurs sont profondément catholiques. En fait, il ne me manque que la foi. Je sais, c'est ennuyeux de ne pas croire pour un catholique. En fait, je ne revendique pas le cahtolicisme, mais je le constate chaque fois que l'on m'interroge sur mes valeurs.

Jésus de Nazareth représente pour moi un idéal de perfection humaine. Interrogé sur l'existence du Bien et du Mal, je vois dans le Mal avant tout une perversion du Bien.

C'est toujours ainsi que j'ai compris la Morte Amoureuse de Théophile Gautier. Clarimonde est une tentation absolue pour Romuald : celle de remplacer l'amour universel, καθολικός, par un amour non moins absolu parce que passionnel, celui d'une femme. Une femme qui a besoin de sang pour survivre, et qui s'avère donc aux yeux de Séraphin, le conseiller spirituel de Romuald, une créature démoniaque aux ordres du Malin, venue pour faire chuter le jeune prêtre. Mais quelle ambiguïté terrible dans la relation qui unit le prêtre et cette femme-vampire : qui interdit que l'amour de la belle pour le jeune homme ne soit sincère ? Sincère ? Oui, mais véritable ou non, toute passion, éphémère qu'elle est, n'est-elle pas la trahison d'un idéal supérieur ? N'est-ce pas, finalement, un désir d'anéantissement plutôt qu'une élévation ? Et pourtant, comme il est tentant, presqu'irrésistible, ce désir ! j'ai beau revendiquer ma communauté de valeurs avec le catholicisme, j'aurais choisi Clarimonde.

Tous les prêtres devraient lire cette nouvelle de Théophile Gautier, le jour de leur ordination, pour éprouver leur foi.

Et si l'on me demande ce qu'est le Bien, à mes yeux, c'est l'amour inconditionnel de tous, sans préférences, sans condition, y compris du dernier des criminels fût-il le plus odieux et le plus sadique.

Ainsi, je comprends la chasteté du prêtre ou d'un chevalier en quête du Graal par la nécessité de ne pas donner son amour à un seul individu mais à tous. Tomber amoureux, fatalement, c'est verser dans un amour exclusif. Un prêtre ne peut donc vivre avec une femme sans entamer la substance de son action.

Comme beaucoup de catholiques de droite, je regarde d'un oeil fasciné et tenté le Mal. Non le démon odieux, la Bête, mais plutôt le mélange. La force du Diable, c'est la perversion, c'est de parvenir à mélanger Mal et Bien, puis, au fil du temps, progressivement modifier les proportions de l'un et de l'autre.

Non, une fois encore, ce qui cloche (sans jeu de mot), c'est qu'en dépit de la proximité des mes convictions avec les Catholiques (particulièrement les Catholiques de droite, les cathos de gauche m'énervent à vouloir faire des leçons au reste du monde), j'ai un gros problème : pas de foi. La conviction intime qu'il n'existe aucune forme d'être supérieur, ni paradis ni enfer ni même d'âme, mais de la matière et encore de la matière. Tout juste puis-je admettre des atomes subtils à la manière d'un Lucrèce pour expliquer les phénomènes psychiques. Et encore...

Bref, je suis à la croisée de chemins antinomiques : la matérialisme épicurien d'un côté, la spiritualité catholique de l'autre. Et j'essaie d'avancer en combinant ces tiraillements...