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écologie - Page 3

  • la Karma, automobile éco-chic

    Eco-chic, c'est un nouveau concept pour les automobiles de luxe : je mets une fortune dans ma bagnole, ça, cela ne change pas, mais désormais, j'évite d'enfumer la planète au passage.

    C'est Henri Fisker, qui travaille aussi pour la célébrissime marque Aston-martin, qui l'a mise au point. Un petit bijou :

    0a4b5c909bc8cd2a951fc60c55ba03dd.jpg

    Fisker se définit comme le premier constructeur vert américain et pour cela il a mis les moyens. Son association avec Quantum Technologies a permis la création d'un système de propulsion hybride inédit, le Q DRIVE. Ce système comprend un petit moteur thermique qui fait tourner un générateur, lui-même chargeant une batterie au lithium- ion. Cette batterie actionne un moteur électrique qui fournit la puissance aux roues arrière. Ainsi équipée, la Karma serait capable d'abattre le 0 à 100 km/h en 6 secondes  et pourrait atteindre les 200 km/h. De plus le constructeur assure zéro émission polluante jusqu'à 80 km/h. Concept 100% écologique, son toit constitué de panneaux solaires alimente la climatisation.

    Pas mal, non ? 


    Pour le reste, la Karma combine tous les équipements de confort qu'on est en droit d'attendre d'une voiture de luxe. Mais, la belle a un petit défaut : il faut débourser pas moins de 80 000 euros pour rouler dedans...!

     Les premiers exemplaires de la Karma devraient être livrés fin 2009 et au total Fisker espère en produire 15 000.

  • Moteur à hydrogène...et vivent les Bretons !!!

    Le Moteur Kenderv est un moteur à hydrogène désormais opérationnel. C'est un breton du nom de Jean Cousin qui a réalisé cette petite merveille. Il existe d'ailleurs un exposé scientifique avec pleins de formules (auxquelles je n'ai strictement rien compris) sur le portail Ekopedia.

    A la base, au milieu des années 80, Jean Cousin travaille sur un moteur au sodium, mais comme il s'agit d'un moteur thermique qui fonctionne à haute pression, l'air se liquéfie quand on stoppe les cylindres. Les aléas de l'existence font que cet inventeur abandonne son projet pendant 20 ans. Mais, parvenu à l'âge de la retraite, en 2005, il reprend le projet en l'état et le finalise. « Avec ce système, un groupe électrogène de 50 cm³ suffit à alimenter une maison en énergie » déclare-t-il récemment. « Il peut aussi faire avancer une voiture, sans contrainte d'autonomie, mais il nous reste à étudier l'usure des pièces, les technologies utilisées étant très particulières » ajoute-t-il. Jean Cousin a laissé ses coordonnées à plusieurs journalistes dans l'espoir de prendre contact avec des industriels prêts à tenter l'aventure en finançant la commercialisation de son prototype : Kenderv@free.fr

    Ah, au fait, Kenderv signifie cousin en breton... 

  • Avis des sénateurs MoDem et centristes sur l'éco-pastille

    da047f70779f8d59853395ed12085927.jpgDenis Badré, Sénateur UDF-MoDem, a pris la parole, au nom de l'Union Centriste, pour exposer ce que son groupe pensait de l'écopastille :

    Concernant l'écopastille automobile, que le Gouvernement a proposé lors de la lecture du texte à l'Assemblée nationale, un peu in extremis donc, je ferai une remarque de forme et quelques observations.

    Monsieur le secrétaire d'État, il est toujours hasardeux d'introduire une mesure nouvelle dont l'essence, si j'ose dire, est d'une telle portée.

    Au cours même du débat, chacun, qu'il s'agisse des parlementaires, des partenaires concernés comme d'ailleurs de vous-même, monsieur le secrétaire d'État ou du Gouvernement tout entier, chacun donc a besoin de temps pour étudier de tels textes, pour les calibrer, pour mesurer leur impact, les préciser dans leurs modalités, bref, pour leur donner toute leur lisibilité, leur efficacité et leur portée budgétaire, économique, écologique, donc politique.

    Cela est particulièrement important lorsqu'il s'agit de mesures qui peuvent très vite prendre un caractère emblématique compte tenu de leur nature.

    C'est vrai, le dialogue, ou tout au moins un dialogue assez spectaculaire et approfondi, a eu lieu lors du Grenelle de l'environnement. Dans ces conditions, pourquoi ne pas avoir fait figurer cette mesure dans le texte initial du projet de loi de finances rectificative ? Vous auriez ainsi pu prendre en compte nos préoccupations de principe concernant la méthode, préoccupations de principe qui touchent tout de même au rôle et à l'engagement du Parlement sur de telles dispositions.

    Sur le fond, il reste que l'écopastille automobile est une mesure de bon sens, qui s'inscrit complètement dans la ligne du développement durable.

    Le groupe UC-UDF la soutiendra donc, même si sa présentation un peu rapide fait que la disposition souffre encore de quelques imperfections ; j'espère que le débat permettra de les réduire.

    Ainsi, pourriez-vous nous indiquer où en est votre réflexion quant à la prise en compte de la nécessité pour les familles nombreuses d'utiliser des véhicules dont le bilan écologique peut, certes, laisser à désirer, mais qu'elles ne peuvent à l'évidence pas remplacer ? J'espère que vous pourrez, sur ce point, prendre en compte notre préoccupation.

    Toujours sur l'écopastille, mon groupe a déposé des amendements permettant de réajuster le montant du bonus-malus pour les véhicules qui auraient été manifestement mal catégorisés, je pense à des automobiles roulant au super éthanol ou aux véhicules dits flex-fuel. En effet, paradoxalement, ces voitures non polluantes seraient moins aidées qu'elles ne l'étaient jusqu'ici !

     

    Source : Sénat 

  • Baupin veut punir les automobilistes à Paris

    Fidèle à son habitude, une nouvelle idée de "génie" pour l'ayatollah vert de l'hôtel de ville : estimant que les automobilistes parisiens ne sont pas assez punis par les mesures prises par l'équipe Delanoë sous la dernière mandature, il suggère désormais de leur faire payer le périphérique et toutes les autoroutes franciliennes.

    Baupin n'ignore pourtant pas qu'aucun moyen de transport collectif n'est pour l'instant capable d'être aussi rapide que l'automobile en île de France. Son but n'est nullement de les améliorer, mais au contraire de rendre l'automobile plus lente que les transports collectifs, et autant que faire se peut, le plus cher possible pour tous les Parisiens et les Franciliens.

    Plutôt que de partir d'une réalité économique et de chercher à s'adapter à cette réalité, Baupin et sa clique de khmers verts tapent une fois de plus sur ceux qui ont le plus besoin de pouvoir se déplacer. L'intelligence eût été de promouvoir des automobiles vertes, par exemple, mais Baupin préfère par dessus tout taper à coups redoublés sur les automobilistes.

    Baupin confond systématiquement écologie et idéologie, et est le premier comptable avec ses madrasas vertes  qui se veulent écolo des difficultés de circulation à Paris.

    L'écologie, oui, mais pas comme ça. 

  • Grenelle de l'environnement : les vérités de Jean Lassalle

    a522552ce80f73b3619e76f07e81f877.jpgCe que j'aime bien avec Jean Lassalle (député UDF-MoDem), c'est qu'il n'y va pas par quatre chemins quand il a quelque chose à dire, et qu'il aime bien secouer les idées reçues. Sur l'écologie, le WWF et Nicolas Hulot en ont pris pour leur grade... Ce message vient bien après cet événement, mais parfois, mieux vaut publier avec du recul les choses.

    Je copie ici une large partie de son intervention . 

     
     Monsieur le ministre d’État, madame et monsieur les secrétaires d’État, le dossier de l’écologie me passionne comme vous tous, du moins ceux qui sont présent dans cet hémicycle, car nous ne sommes, hélas, pas très nombreux cet après-midi, eu égard à l’importance du sujet.

    Cela dit, je me réjouis d’avoir devant moi des ministres avec lesquels je puisse parler, raisonnablement, ce qui n’a pas toujours été le cas de vos prédécesseurs. Je me félicite qu’ils aient eu le courage de s’attaquer à ce dossier et d’ouvrir ce très grand chantier qu’on disait impossible. Je suis également très satisfait de la documentation qui est mise à notre disposition, et qui permet de mieux cerner tout ce qui peut avoir un impact en termes de protection de la nature, sur des sujets divers et variés.

    Vous avez beaucoup de mérite, monsieur le ministre, madame la secrétaire d’État, d’avoir réussi à sortir quelque chose de ce Grenelle, et, surtout, d’avoir réussi à sortir vivants de ce poulailler !

    beaucoup de coqs ! (Sourires sur tous les bancs.) Et pour connaître certain d’entre eux, je dois dire que vous n’avez que plus de mérite, et que vous avez largement dépassé mes espérances. Je tiens à saluer votre savoir-faire exceptionnel !

    Je ne suis pas au fait de tous les détails, mais je pense que vous avez réussi à ouvrir un chemin durable, pour que nous trouvions, ensemble, les remèdes à un certain nombre de maux qui minent notre société.

    Mais je suis beaucoup plus sceptique sur les grandes philosophies stratosphériques sur lesquelles vous avez pu tomber d’accord, et je pense que, là, vous n’êtes pas sortis de l’auberge, mais on verra bien ! Si je parle ainsi, c’est parce que je connais quelques-uns des partenaires du Grenelle de l’environnement que vous avez rencontrés : le WWF, par exemple, ou Nicolas Hulot.

    M. Yves Cochet. Excellent !

    M. Jean Lassalle. Le trésorier de WWF a été pendant quarante ans le plus grand marchand de cigarettes du monde, son groupe contrôlant 80 % de la production de cigarettes. Alors, quand on sait le nombre de morts liés à la consommation de cigarettes…

    M. Yves Cochet. Oh !

    M. Jean Lassalle. Mais il est vrai qu’il ne s’agit que de vies humaines ! Je vous rappelle qu’il a perdu un procès face à des associations de consommateurs américains et qu’il a été condamné à payer des milliards de dollars, dont il ne s’est même jamais acquitté, pour avoir rajouté quelques adjuvants qui incrustent mieux la nicotine dans les poumons de nos jeunes enfants.

    M. Yves Cochet. On s’éloigne du sujet !

    M. Jean Lassalle. Quant à Nicolas Hulot, son palmarès se passe de commentaires. Il s’auto-alimente plutôt bien en recevant, tout comme le WWF, de très larges prébendes des plus grands pollueurs de la planète ! Comme ils ont intérêt à continuer à polluer, vous n’avez pas fini de les avoir sur le dos !

    J’espère qu’avec le bon sens qui vous caractérise, monsieur le ministre d’État, madame la secrétaire d’État, vous renouerez le dialogue dans des territoires déshérités, qui, eux, polluent peu et produisent peu de carbone. L’espèce la plus menacée, dans ces régions, c’est l’homme ! M. Bussereau, aujourd’hui ministre des transports, mais qui fut, il n’y a pas si longtemps, en charge de l’agriculture, connaît bien ces territoires et peut témoigner de leur déshérence. L’on ne peut plus faire ni routes, ni voies ferrées.

  • Marielle de Sarnez versus Delanoë (transports)

    Ah! Enfin un blog de candidat qui tient compte des réactions des bloggueurs, qui les commente et qui les synthétise ! Alors là, je dis chapeau, et ce n'est pas par solidarité partisane.Merci Marielle de Sarnez ! Voilà qui me change de l'auto-congratulation permanente qui caractérise le blog de Bertand Delanoë. Il faut dire que la certitude d'être réélue rend l'équipe socialiste plus arrogante que jamais.

    Sur le site de Françoise de Panafieu, c'est encore pire, on ne peut même pas dialoguer : tout juste laisser une suggestion dont rien ne dit qu'elle ne se perdra pas dans les méandres électroniques de la Toile. 

    Dans ces conditions, la première synthèse des 125 réactions du blog de Marielle de Sarnez, qui n'a oublié personne est raffraîchissante, d'autant qu'elle a pris la peine de les classer par thèmes. 

    Il y a notamment, pour les transports, des pistes intéressantes pour soulager la fameuse ligne 13 de sinistre mémoire : prolonger le RER E entre Montparnasse et Saint-Lazarre, mais aussi relier la Gare Montparnasse à la ligne 14

    La plupart des interlocuteurs s'accordent à penser que la surface doit être réservée aux piétons et cyclistes, mais ils sont quelques uns à penser que cela ne se fera pas sans la création de parkings souterrrains pour l'automobile.

    J'ajouterai un point supplémentaire sur le bilan de la mairie de Paris en matière de pollution de l'air : je ne vois pas comment je peux polluer moins dans mon quartier en tournant trois fois plus longtemps avec mon véhicule qu'il y a 5 ans.

    En revanche, il est vrai que celui que j'ai, dispose désormais d'un moteur bien plus performant (consommation bien moindre, meilleur filtrage) que les premiers.
    Alors je tends à penser que la communication de l'équipe Delanoë est de l'intoxication. Par ailleurs, en 5 ans, aucune avancée sur le métrophérique alors que manifestement ce sont les automobiles venues de la banlieue qui engorgent Paris.
    J'ajoute que je suis d'accord pour ne pas circuler dans certaines zones du centre de Paris, à condition de pouvoir garer mon véhicule.

    Les traquenards tendus par la Mairie de Paris afin de me contraindre à l'amende m'ont amené, pour ma part, en 5 ans, à grever mon budget de plus de 1500 euros de dépenses supplémentaires.

    Merci Bertrand Delnaoë, d'autant que je suis pas un cacique vert ou socialiste qui dispose de ses entrées, moi...

    Puisse Paris porter à sa tête une équipe modérée (UDF/MoDem) assistée d'écologistes intelligents (Cap21, verts modérés) et pas d'ayatollah locaux fous furieux férus uniquement d'idéologie.

  • Velcan Energy, le petit EDF vert

    Bonne nouvelle pour la planète et pour la France : petit EDF vert deviendra gros ! Velcan Energy, un producteur français d'électricité verte, s'implante toujours plus au Brésil où il possède de plus en plus d'unités de production hydro-électriques.

    En Inde, cette société récupère des déchets et débris agricoles qu'elle achète à la population locale afin de nourrir ses centrales. Les autres fonctionnent à l'hydro-électricité. Il aparaît qu'un procédé similaire serait employé, à Mimizan, dans les Landes, par cette même société, toujours pour produire de l'électricité, mais pour une valeur de 6MW seulement.

    Par ailleurs, pour info, la société est basée à Paris et emploie 150 personnes au total, répartis entre ses différents bureaux dans plusieurs grandes villes du monde.

    Ils ont l'air d'avoir acquis de sacrées compétences techniques en matière d'électricité verte. Cela pourrait être une idée de leur demander leur avis sur Paris, et s'ils imaginent des solutions viables et propres pour la Capitale, non ?

    J'ai jeté un oeil sur leur site, et j'ai trouvé quelque chose d'original : ils précisent dans le paragraphe "our strength" (notre force) :

    • A highly entrepreneurial strategic management team
    • Superior local technical knowledge and talent
    • Innovative use of finance including equity, project finance and ‘sukuk’ Islamic, profit sharing, financial vehicles

    «Sukuk, tiens, qu'est-ce que c'est que ce truc-là», je me suis demandé. Eh bien j'ai trouvé la définition :

    Sukuk

    «Terme de finance islamique. Le Sukuk est un produit obligataire islamique qui est à la finance islamique ce que les Asset Backed Securities (ABS) sont à la finance conventionnelle. Il a une échéance fixée d'avance et est adossé à un actif permettant de rémunérer le placement en contournant le principe de l'intérêt. Sans surprise, les Sukuk sont structurés de telle sorte que leurs détenteurs courent un risque de crédit et reçoivent une part de profit et non un intérêt fixe et commun à l’avance comme dans un ABS.
    Les produits sous-jacents des Sukuk peuvent être représentés par des contrats tels l’Ijara, la Musharaka ou la Mudharaba.»

    Merci au site Verminnen pour l'info, au demeurant. On comprend mieux pourquoi ils parlent de Sukkuk quand on sait qu'ils ont une filiale à Dubaï.

    Ce qui est casse-pied, en revanche, c'est que leur site est rédigé exclusivement en anglais. Apparemment, c'est le Crédit Agricole qui est l'un des principaux investisseurs dans ce projet.

    Le concept de Velcan Energy est en fait assez original : ils sont producteurs de crédit Carbone. Dans le cadre du protocole de Kyoto,  les pays occidentaux signataires doivent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et donc leurs émissions de CO2. Ils le font soit en réduisant leur consommation d'énergie, ce qui est très difficile, soit en aidant les pays en voie de développement à installer des usines d'énergie renouvelable : les économies d'émission de gaz à effet de serre peuvent être alors ramenées dans les pays occidentaux et vendues pour permettre à ces derniers de parvenir à leurs quota d'émission. 

    Donc, Velcan fabrique des installations non-polluantes qui valent une valeur x de production de carbone, et cette valeur x est convertie en crédits. Autant dire que le jour où le protocole deviendra totalement contraignant, ces crédits auront une très grande valeur pour les industriels... 

    Bref, une histoire à suivre. Je vais peut-être acheter quelques actions, moi... 

     

  • Les sols se meurent

    L'agronome Claude Bourguignon dans le documentaire Alter Babylone met en garde contre la mort des sols :

    « nous ne faisons plus de culture en Europe, nous gérons de la pathologie végétale »

     

     


    ALERTE
    envoyé par tinou1225

     Transcription :

    Effets d'une agriculture intensive

    Nous ne faisons plus de culture en Europe, nous gérons de la pathologie végétale. Nous essayons de maintenir vivantes des plantes qui ne demandent qu’à mourir tellement elles sont malades. Cela n’a plus rien à voir avec l’agriculture.

    L’agriculture ce n’est pas ça, normalement c’est cultiver des plantes saines. On ne mettait pas un pesticide en 1950 sur les blés en Europe. Il n’y avait pas un traitement fongique qui était appliqué. Maintenant c’est au moins trois ou quatre, sinon le blé est pourri avant d’arriver dans le silo. Donc il y a quand même une énorme différence, mais cela ne se voit pas, parceque comme on a balancé des produits, le blé tient, il est bien.

    Sauf qu’il se casse la figure, parce que l’on met trop d’azote il tombe - vous avez du voir dans les champs le blé qui tombe - alors on met des hormones pour raccourcir la tige, c’est pour cela que les blés sont bien plus bas qu’autrefois.

    Autrefois on avait des blés qui faisaient 1,5 mètres maintenant il font 75 cm, parcequ’on les raccourcit avec des hormones, qui font avorter les arbres qui sont autour. On fait disparaitre toute la flore, parce que cela gène la reproduction des dycotilédones.

    C’est un monde complétement étrange.

    Mais les gens ne le savent pas. Autrefois les champs c’était plein de coquelicots, il y avait d’autres espèces, de la diversité. Un pays comme la hollande a déjà perdu 75% de toute sa flore. C’est une des flores les plus pauvres de la planète, la Hollande. C’est intensifié au niveau agricole de façon incroyable.

    ---

    Nous avons quitté l’INRA, on s’est mis à notre compte. Quand on a commencé à montrer que les sols mouraient biologiquement, on nous a demandé de nous taire. (...)

    On estimait que notre devoir de scientifiques c’était quand même d’alerter le monde agricole que la voie qui était choisie n’était pas la bonne, ne permettrait pas de faire une agriculture pérenne. Il ne peut y avoir d’agriculture pérenne que si l’est sur des sols vivants.

    Le sol abrite 80% de la biomasse vivante, donc si vous tuez - on a en tué 90% - c’est qu’on est en train de tuer tout ce qui est à la source de la vie. C’est quand même les microbes qui nourrissent nos plantes, et qui font que nos plantes sont saines, sont nutritives pour nous. Alors que maintenant...

    Alimentation et durée de vie

    Nous sommes quand même dans la société la plus confortable de l’histoire de l’humanité, et nos dépenses de sécurité sociale augmentent de 6% par an. Il y a quand même des questions à se poser. Est-ce que les gens sont aussi bien nourris que cela pour être aussi malades ?

    L’argumentation c’est « ont vit de plus en plus longtemps ». Bien sûr, les gens qui en ce moment ont 80 ans n’ont pas connu l’agriculture chimique avant l’âge de 50 ans, puisque c’est apparu dans les années 70. Il y a cinquante ans, ils ont mangé [autre chose]. Moi je me souviens, gamin, du lait de vache qui avait encore le goût du lait de vache, pas comme le lait de maintenant.

    C’est tellement récent dans l’histoire de l’humanité que l’on ne connaîtra les résultas réels que [plus tard] et l’on s’inquiète. Prenez par exemple la population d’enfants en Europe, 17% d’enfants sont obèses, donc on est en droit de se poser des questions sur cette qualité alimentaire.

    Détérioration des sols

    Le sol c’est une vraie éponge. Donc si on le gère mal, il est compact, il est serré, il se referme. Si on laisse la faune le retravailler il va se souffler. C’est pour cela que quand vous marchez en forêt, vous sentez le coté moelleux d’un sol forestier, parce qu’il est aéré par la faune. Alors que le sol qui a été labouré, maltraité, il est complètement compacté, resserré.

    Quand il va pleuvoir sur un sol resserré, l’eau ne va pas pouvoir rentrer, et c’est l’érosion. Mais il est plus facile d’accuser la pluie d’être responsable de l’érosion, des inondations, que de dire que c’est un système agricole qui l’a provoqué.

    Nous avons des inondations en ce moment, depuis 20 ans. Nous traversons les années les plus sèches depuis 3000 ans dans l’histoire de l’Europe, et nous n’avons jamais en autant d’inondations. C’est à dire que l’on a inventé avec l’agriculture intensive les inondations en période sèche, ce qui est très fort.

    Une catastrophe majeure ?

    Les écologistes commencent à ce demander à quel moment c’est l’humanité qui va commencer à s’écrouler. Pour le moment on a détruit 90% de notre biodiversité, en Europe. Les écologistes se demandent si c’est à 95% que le système va lâcher.

    La catastrophe du Crétacé est ridicule en comparaison de ce qui se passe en ce moment. Ca meurt, ça meurt, et peut-être qu’un jour on va voir que cela va lâcher.