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  • Accord pour la vente de 36 rafales : bien joué.

    Mauvaise analyse de Pierre Parillo et de son blogue politiquement incorrect à propos de la vente de rafales conclue par la France. Et la question n'est pas de vendre ou de ne pas vendre comme l'indique le Comptoir de la Comète mais bien plutôt de considérer à quelles conditions se fait la vente.

    Quand il a été question de vendre, initialement, 144 rafales à l'Inde, j'ai été très inquiet à la lecture du contrat. Les trois quarts des rafales allaient être fabriqués en Inde et leur acquisition s'accompagnait d'une transfert de technologie massif. 

    S'il se confirme bien que l'Inde achètera les 36 rafales, j'ai, cette fois, bien vu que cette vente ne s'accompagne d'aucun transfert, et d'ailleurs, ça râle jusqu'en Inde où il se dit que l'affaire n'est pas bonne.

    J'ai déjà écrit sur le rafale pour dire tout le bien que je pense de cet avion : il est polyvalent, et il est le seul à l'être à ce point au monde. Il peut tout faire, ce qui est rare dans l'aéronautique de chasse mondiale. 

    Je pense que les Indiens font un bon achat et les Français une belle vente.

    Hollande et Le Drian ont bien travaillé, les industries Dassault aussi, cela va de soi, et, il faut le dire, nos forces armées et nos pilotes également dont les missions ont montré l'efficacité de notre aéronef.

  • Vacuité insondable au MoDem et à l'UDI

    Je n'écris plus très souvent sur mon blogue. J'avoue que j'ai souvent la flemme de faire l'effort de rédaction et de recherche que des notes approfondies exigeraient. Mais la démotivation vient aussi de l'insondable écho de citerne vide que renvoie le centre depuis un bon moment.

    Côté MoDem, j'écoute bien sûr Bayrou ou Marielle quand ils interviennent, mais dans l'ensemble, je ne retiens depuis quelque temps de leurs interventions que des appels au consensus ou l'idée que la France ne doit pas être dirigée camp contre camp. D'accord très bien. Cette idée n'est pas fausse. Mais je l'entends en boucle depuis 2007. Nous sommes en 2015. Il y a un côté disque rayé qui devient lassant. A l'heure actuelle, j'aimerais entendre autre chose, c'est à dire des propositions et des contre-propositions pour notre pays, notamment dans le domaine économique. Il me semble qu'il y a des choses à dire, pourtant.

    Côté UDI, c'est encore moins excusable. Le MoDem fonctionne avec trois francs six sous, et on peut à la rigueur comprendre qu'il n'ait pas les moyens d'organiser l'alimentation de sa matière grise pour produire des idées. Mais l'UDI, elle dispose de moyens conséquents. Elle était censée avoir monté un contre-gouvernement. Il a fait long feu. C'est le néant intégral.

    Au passage, les deux partis ne disposent même pas d'un service de communiqués de presse digne de ce nom, ou alors, ils n'alimentent pas leurs sites respectifs avec. Pas de réaction à l'actualité, pas de prise de position forte, ils sont aux abonnés absents.

    Mais le plus saoûlant, ce sont les comptes twitters et les groupes facebook. Je vais me désinscrire, d'ailleurs. Je n'en peux plus. Je vais me faire emporter par une vague d'ennui fatale.

    On ne parle que de "nos valeurs", du "centre éternel", du Bien et du Mal, quoi, de notre tête haute et d'autres choses de ce genre toutes aussi passionnantes les unes que les autres. Super, et instructif. De temps en temps, il y a quelques remarques sur notre supériorité éternelle sur Sarkozy, ou encore quelques regrets sur l'occasion manquée de la gauche social-démocrate. Le pied, quoi.

    Je ne sais pas, on pourrait discuter de la politique de l'énergie en France, réfléchir à ce que nous ferions, évoquer la situation de la santé, parler de l'école et des réformes à la c.. des Socialistes, avoir quelques mots sur les PME, éviter de verser dans la diatribe populiste contre pèle-mêle les PDG, les banques, l'agro-alimentaire, les laboratoires pharmaceutiques, les très grosses entreprises, Total, et cetera et avoir à la place une pensée, une réflexion. Ben non. C'est bien plus passionnant de parler de "nos valeurs".

    Tiens, du coup, j'en ai tellement ma claque que je vais me désinscrire illico presto de tous ces groupes à la c... que je perds mon temps à voir passer sur ma timeline.

  • Occasion historique pour Marine Le pen et son FN

    Marine Le pen a une occasion historique de mettre son père dehors. Les derniers sondages sont sans appel, l'électorat du FN lui-même rejette les dérapages de Jean-Marie Le pen. Non pas qu'il soit forcément si indigné que cela (j'ai quelques doutes sur ce point) mais plus simplement que ce dernier est complètement à côté de la plaque. Il n'a pas compris que la Seconde Guerre Mondiale, Pétain, son électorat s'en tamponne, aujourd'hui. Cette dialectique, ces provocations sont historiquement dépassées, tout du moins, dans la sphère électorale frontiste (que je distingue de la sphère militante). Je ne crois pas Marine Le pen antisémite ni négationniste ni même raciste sur le fond. J'en suis moins convaincu pour une partie non-négligeable de son appareil militant et de ses cadres dirigeants, mais, disons que ce ne sont pas eux qui ont le vent en poupe dans l'immédiat.

    Que l'on ne s'y trompe pas, débarrassé de JMLP, le FN demeurera un parti que je combattrai avec énergie parce que les idées qu'il amène dans la sphère politique sont mortifères, mortelles, même, pour notre pays. Mais, tout comme Malek Boutih, dont je partage entièrement l'analyse, voir le FN devenir un parti de droite dure, nationaliste sans doute, mais  s'éloignant des partis fascistes et extrémistes européens, est  préférable pour notre pays.

    Cela dit, une telle évolution aura des conséquences. Si le FN continue à grimper, tout en ayant gagné en respectabilité, et que le rapport de force s'inverse avec l'UMP, qui ne tient, pour l'instant, que par son alliance avec les centristes, il pourrait y avoir une sérieuse recomposition à droite. C'est d'ailleurs à la faveur d'un éventuel chamboulement avec ses conséquences chaotiques pendant quelques années que le FN pourrait alors prendre le pouvoir.

    La stratégie de dédiabolisation de Marine Le pen commence à produire ses effets, son dernier obstacle, c'est son père...

     

  • Instabilité législative et fiscale, l'exemple de la médecine

    Il est invraisemblable que le gouvernement Valls perpétue les errements du gouvernement Ayrault sous au moins un aspect. Il ne passe pas une semaine sans que ce gouvernement, par la voix d'un de ses ministres ou par celle de son chef, annonce une nouvelle niche, ou une nouvelle obligation fiscale, au contraire, une nouvelle suppression, une nouvelle incitation et cetera.

    De ce fait, les familles et les entreprises ne savent plus à quoi s'en tenir. Toutes les conditions sont réunies, à l'heure actuelle pour qu'il y ait une reprise en France : bonne santé de nos partenaires, euro faible, énergie très peu chère et même crédit à des taux historiquement bas. 

    Mais avec ses atermoiements incessants, ce gouvernement retarde une possible reprise économique, pourtant absolument nécessaire pour retrouver le chemin de l'emploi. Une fois encore, François Bayrou dans ses programmes de 2007 et 2012 avait vu parfaitement juste en constatant que c'était là le principal mal dont souffrait et souffre encore la France. Et c'est exactement ce que m'on dit deux directeurs financiers de deux très grosses PME avec lesquels j'ai discuté très récemment.

    Et quand elle n'est pas occupée à donner le tournis aux entreprises, la gauche sabote l'éducation nationale avec en arrière-plan la même ligne idéologique depuis trente ans, ou alors se montre absolument nulle dans le domaine social.

    Partout où il serait possible de faire une réforme de bon sens, elle ne le fait pas.

    Prenons l'exemple des médecins : il y a deux options. Soit on a un système de santé de type travailliste, à l'anglaise en version années 70, avec des médecins référents nommés pour tous et des mois d'attente, bien sûr pour consulter le moindre spécialiste, soit, au contraire, on a un système de concurrence libre entre médecins, mais dans ces conditions, on fait sauter une bonne fois pour toutes le numerus clausus qui existe en université de médecine en mettant en place un examen et non un concours.

    Avec le système actuel, on combine le pire des deux systèmes. Les prix sont très élevés et en plus il faut attendre longtemps avant d'obtenir le moindre rendez-vous. 

    Qu'est-ce que ça coûterait de faire un choix clair, sachant que l'option marxiste conduirait à mon avis à une catastrophe. Pourquoi faire dix années d'études, régler les montants monumentaux des loyers parisiens pour un cabinet et en même temps se limiter à une consultation à 23 euros ?

    Les prix baisseraient bien plus sûrement sous l'effet d'une concurrence libre et non faussée, et je répète, dans ces conditions, qu'il faut remplacer le concours par un examen. Nous faisons venir des diplômés étrangers aux compétences incertaines et dans le même temps, nous laissons sur le carreau des candidats certainement de qualité simplement pare que le nombre de candidats décrétés par le gouvernement a été atteint.

    Stupide.