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  • UDI/MoDem comment capitaliser sur leur popularité ?

    Les cotes de popularité du MoDem et de l'UDI affichent une forme insolente dans le dernier sondage BVA du mois d'avril. 51% de bonnes opinions pour l'UDI, 48 pour le MoDem. L'UMP est loin derrière à 39% et toutes les autres formations en-dessous de 29%. De surcroît, les deux partis centristes ont une cote positive, c'est à dire moins de mauvaises opinions que de bonnes : 51 contre 43 pour l'UDI, 48 contre 47 pour le MoDem. Depuis leur association, leurs deux courbes sont devenues jumelles, se suivant à la trace. Et ce n'est pas tout : les deux principales têtes centristes, Bayrou et Borloo, caracolent aux premiers rangs des courbes d'influence et d'avenir.

    De ce côté-là, les indicateurs sont au beau fixe. 

    La difficulté est de parvenir à capitaliser toutes ces bonnes opinions aux élections européennes. Les centristes souffrent d'un handicap : si les Français connaissent tous Bayrou et Borloo, ils peinent à mettre un nom sur la plupart des autres figures centristes. A cela s'ajoute le cap traditionnel des centristes, toujours en faveur de l'Europe au moment où cette dernière n'a pas vraiment bonne presse, c'est le moins que l'on puisse dire.

    Le camp centriste a le mérite de toujours avoir proposé comme candidats des européens sincères, des bosseurs souvent experts, intéressés par les questions européennes. A côté de cela, UMP et PS recasent sans vergogne les défaits et les inaptes de leur propre camp à quelques exceptions près.

    La foi européenne des centristes parviendra-t-elle à bousculer des montagnes ? Je l'espère. Une chose dont je suis certain, et que je partage avec mes amis centristes, c'est que la France a tout à perdre, compte-tenu de son état, à affronter seule la mondialisation qui affecte toutes les économies du monde. Il est très difficile d'imposer ses règles tout seul, pour un pays moyen, mais à plusieurs on le peut. Et s'il se trouve que les partenaires que l'on choisit partagent à peu près vos préoccupations (n'est-ce pas le cas des autres Européens plus que tout autre ?) c'est plus facile.

    Analysons la situation de la France : de quels maux serait responsable l'Europe ? En réalité, aucun. Tout ce dont nous souffrons vient de chez nous.

    L'Alternative, c'est à dire le MoDem et l'UDI, porte l'idée européenne plus que tout autre. Il faudra lui donner les moyens de peser en votant pour elle afin de réformer l'institution européenne qui a bien besoin d'efficacité, de solidarité et de transparence.

  • Mutualiser les dettes : une arnaque ?

    Même si officiellement, l'idées d'eurobonds a le vent en poupe au sein de l'Alternative, ou, au moins du MoDem, je me montre de plus en plus sceptique.

    Il y a un problème de fond : nous demandons aux autres peuples européens d'être solidaires des excès des plus dépensiers, et ce alors qu'ils continuent à emprunter pour dépenser toujours plus. Et quand je dis ça, je compte la France dans le lot.

    L'euro, c'est bien sympa, mais il finira par succomber à l'inconséquence des paniers percés. Il faut remettre les choses à leur place : c'est assez insupportable de voir accusés les pays du nord ou l'Allemagne de manquer de solidarité simplement parce qu'ils ont une gestion plus rigoureuse que l'Espagne, la Grèce, l'Italie ou la France.

    Ces pays ont fait déjà beaucoup d'efforts pour des problèmes qui ne sont pas les leurs. Trop facile de dépenser et de demander ensuite la couverture de pays plus sérieux pour pouvoir continuer à dépenser plus que ce que l'on gagne.

    Que l'on réfléchisse un peu : que se passerait-il à votre avis, dans une famille, si un cousin ou même un frère ou une soeur se comportait ainsi ? Cela se passerait mal et même les parents les plus proches finiraient par cesser de prêter au plus prodigue, d'autant plus généreux que l'argent ne serait pas le sien.

    Les eurobonds, c'est se donner une nouvelle facilité pour continuer à dépenser encore plus l'argent que l'on n'a pas. Si on ne veut pas avoir de soucis avec les taux d'emprunt, c'est très simple, il suffit de présenter un budget en équilibre et le problème est réglé.

    C'est à chaque pays de réfléchir à ses dépenses. Le principe général qui consiste à faire toujours payer à certains les dépenses des autres commence à bien faire, et ce que je dis pour les États vaut aussi pour les individus et les impôts.

    Tenez, par exemple : il paraît que la fonction publique territoriale a trouvé moyen d'embaucher 31 000 fonctionnaires supplémentaires ces dernières années. Nous en avons les moyens ? Ou même seulement la nécessité ?

    J'ai une idée simple : finie la redistribution via l'État. Que chaque commune finance ses dépenses avec ses seuls revenus, c'est à dire les impôts qu'elle perçoit et, tant qu'à faire, l'interdiction de contracter la moindre dette. Plus de dotation de l'État. L'impôt au plus proche, rien de mieux que la proximité.

    Je suis certain que nombre d'édiles commenceraient à y réfléchir à deux fois avant de préparer de nouvelles et somptuaires dépenses.