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  • Blocage des salaires à l'Éducation Nationale

    Châtel, il a vraiment la tête du fayot de la Sarkozie. Toujours content de lui, quand il a son nonos. C'est vraiment le roi de l'entube.

    Là, il est tout content parce qu'il vient d'annoncer qu'il va augmenter les jeunes profs. Il a juste oublié de préciser qu'il bloquait les salaires de tous les autres enseignants pendant trois ans, dans le même temps.

    Hop, un petit coup d'oeil sur le site du SNES, le puissant syndicat des enseignants du secondaire, et qu'apprend-on ?

    Le Ministère a dans ses cartons une réforme qui consiste à faire évaluer les enseignants non plus par des inspecteurs, mais par des chefs d'établissement. Au passage, réforme idiote : elle favorise les effets de cour, et surtout, prive l'État d'un corps indispensable : l'inspection. Un État qui se débarasse de ses inspecteurs est un État qui entend bien se laver les mains de ce qu'il se passe dans ses basses oeuvres. Or, partout un corps de contrôle est absolument nécessaire.

    Squizzer l'inspection pédagogique est un grand moment de la chateloconnerie. Rendons à Châtel ce qui ne lui appartient pas, c'est en projet sans doute ailleurs qu'à l'UMP.

    Non, le tour de force, c'est l'arnaque de 1ère qualité qu'a mis au point Châtel. Pour appliquer sa réforme, il a décidé de bloquer l'avancement des enseignants pendant trois ans à l'ancienneté. De 2012 à 2015.

    Or, un enseignant ne met jamais moins de trois ans à franchir un échelon de carrière. C'est même trois ans au début, mais rapidement 3.5, puis 5 ans. 

    Je ne suis pas mauvais en soustraction : 2015-2012 = 3.

    Les salaires des enseignants seront donc bloqués pendant trois ans à l'Éducation Nationale.

    Heureusement qu'il y a le SNES et l'hérétique qui veillent au grain, non ? Y'a quand même un truc qui me frappe,  c'est qu'un grand silence plane dans la presse et les appareils politiques...

    On dit quoi, sinon, au Président du pouvoir d'achat, chez les enseignants ? Merci ? Quand je pense que l'UMP veut au passage les coller 35 heures dans les établissements, tout comme les Socialistes, je pense que le recrutement n'a pas fini de s'effondrer...

  • La foudre sur Bachar ?

    Je sens Bachar el Assad de plus en plus mal, en Syrie : si le Canard dit vrai, Turquie, Angleterre et France, envisageraient de structurer une opposition armée contre le régime.

    Les Turcs proposent de mettre en place une zone d'interdiction aérienne (tiens, ça rappelle la Lybie). Il semble qu'il existe d'ores et déjà une Armée Syrienne Libre. Celle-là même qui commence à attaquer au lance-roquette des centres opérationnels voire des unités des brigades de Bachar.

    La France envisage d'ores et déjà la création de zones humanitaires, peut-être sur le modèle de ce que les Américains ont assuré aux Kurdes en Irak par le passé.

    Même si Français et Britanniques disposent de l'appui presqu'inconditionnel de la Ligue Arabe, je ne vois pas comment une opération pourrait se monter sans l'aval de la Russie. Et je ne la vois vraiment pas lâcher son allié...

    J'avoue la perplexité : en intervenant ne risque-t-on pas d'alimenter une guerre civile entre Sunnites d'un côté et Alaouites de l'autre ?

    Il y a autre chose qui m'interpelle : c'est le retour dans le jeu diplomatique de la France et de la Grande-Bretagne au Maghreb et au Proche-Orient. J'avoue que c'est tout à fait inattendu et surprenant.

    Ce qui est inattendu, en fait, c'est de les voir agir seul, sans doute, il est vrai, sous l'oeil favorable des USA, mais, in fine, de leur propre chef.

    Si une démocratie s'établissait en Syrie et que le régime Baasiste s'effondrait, nulle doute que les cartes seraient totalement rebattues au Liban.

    La France qui a pris fait et cause pour le Liban depuis fort longtemps vise peut-être ce but spécifique. Débarassé de la tutelle de son encombrant voisin, le Liban pourrait peut-être reprendre le chemin de la prospérité (ne fut-il pas la Suisse du Moyen-Orient ?) à condition, toutefois, de régler le problème du Hezbollah.

    Pour ma part, il demeure un poitn essentiel à mes yeux, c'est celui du sorts des Alaouites. L'Alaouisme représente une branche avancée et particulièrement évoluée de l'Islam

    S'il y a une représentation alaouite suffisante au sein de l'opposition, on pourrait envisager un véritable soutien, mais s'il s'agit de prendre parti dans un conflit entre Sunnites et Alaouites, je suis beaucoup plus réservé.

  • J'aurais voulu être un artisan

    Vous connaissez la chanson de la Starmania, j'aurais voulu être un artiste ? Ben moi, c'est pas un artiste que j'aurais voulu être, mais un artisan. Particulièrement en deux circonstances :

    a) quand je me tiens connement avec ma perceuse et sans doute une mèche à métal devant un mur de béton, voire en carreaux de plâtre, et que l'angoisse m'étreint à l'idée de la brèche que je risque de générer en tentant de percer (mal) un trou dans le mur.

    b) quand je règle la facture du travail mal fait de l'artisan qui vient chez moi.

    Je me suis dit un truc, d'ailleurs : les interventions des artisans coûtent de plus en plus cher, et la qualité de leur travail et leur rigueur sont de plus en plus faibles ; j'ai fait la relation avec l'école.

    On dit que le niveau moyen monte à l'école. Ça doit être le niveau très très très moyen, alors. En cherchant à démocratiser, comme on dit, l'école à tout prix, dans les années 70, et à envoyer absolument tout le monde vers un bac général, je me demande si l'on pas privé nombre de professions de candidats d'élite. Et ça s'en ressent sérieusement dans les prestations que ces professions assurent.

    Au lieu d'améliorer la qualité des formations professionelles, le choix a été fait de baisser celle des formations générales. Un choix perdant pour tout le monde.