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  • Liberté de la presse : correction de tir urgente en Hongrie !

    Marielle de Sarnez et Nathalie Griesbeck, députés européennes du Mouvement Démocrate, ont fait part mardi 4 janvier de leur indignation face à la décision du Gouvernement Hongrois de mettre un place un "Conseil des médias" exclusivement contrôle par le parti au pouvoir. 

    D'une même voix, elles en appellent au respect de la "Charte des droits fondamentaux et des engagements pris par la Hongrie lors de son adhésion à l'Union européenne".

    La présidence hongroise de l'UE a débuté le 1er janvier 2011 dans la controverse avec au premier rang des inquiétudes une loi sur les médias tout juste entrée en vigueur. 

    Sans présumer des capacités hongroises à faire face aux multiples défis qui se posent aux Européens, nous partageons les doutes exprimés par les institutions européennes quant à la compatibilité de cette loi avec les valeurs qui fondent l'Union européenne. 

    Cette loi, sans précédent, soumet les médias hongrois à un "Conseil des médias" exclusivement contrôlé par le parti au pouvoir et prévoit des amendes pouvant aller jusqu’à 730.000 euros pour des chaînes de radio ou de télévision en cas "d’atteinte à l’intérêt public, l’ordre public et la morale " ou encore des "informations partiales", sans que pour autant ces concepts soient clairement définis. 

    Pour Marielle de Sarnez, responsable des Affaires Étrangères et de la Gouvernance Internationale au sein du Shadow Cabinet et rapporteur du Parlement européen sur la liberté de la presse dans le monde, a rappelé que "les arguties juridiques derrière lesquelles se retranchent le gouvernement hongrois ne changent rien au fond: il s'agit d'une loi liberticide et l'intention est bien de bâillonner la presse. Nous militerons au Parlement pour que la Commission reçoive tout le soutien politique pour faire respecter la Charte des droits fondamentaux et les engagements pris par la Hongrie lors de son adhésion et j'espère que le Conseil montrera la même fermeté. Il est des sujets non négociables si l'on veut que l'Europe ait un sens. La liberté de la presse en est un". 

    Pour Nathalie Griesbeck, responsable des Libertés et de la Justice au sein du Shadow Cabinet du Mouvement Démocrate, "cette loi entrave incontestablement les principes de liberté des médias. Or, la liberté de la presse, son indépendance et la pluralité des médias sont autant de principes fondamentaux sur lesquels est construite l'Union européenne. Nous attendons actuellement une réponse rapide et précise de la Hongrie ; l'Europe ne pourra, en aucun cas, fermer les yeux sur cette loi. A la Hongrie de corriger rapidement le tir !".

     

  • Clémence avec les infanticides d'handicapés ?

    Je n'ai pas du tout aimé le ton de la dépêche AFP relatant l'infanticide commis par un père sur sa fille handicapée de 6 ans.

    Ça veut dire QUOI exactement, que la justice est plus clémente quand ce sont des enfants handicapés qui sont mis à mort par leurs parents ? Que c'est moins grave, la mort d'un enfant handicapé ? Que le meurtre est plus légitime ? Aider son enfant à mourir qui souffre, s'il le demande, c'est une chose, mais, nom de D... tuer un enfant, qu'il soit malvoyant, sourd, tétraplégique ou tout ce que vous voudrez, m...., c'est un meurtre, quoi !

    Je peux concevoir que des parents désespérés ne se sentent pas capables d'assumer : qu'au pire ils confient l'enfant sous X à la DASS ! Un crime reste un crime, point à la ligne.

    La limite rouge, à mon sens, c'est quand il y a maladie dégénérative à court-terme entraînant des souffrances. Certains actes peuvent se concevoir, mais pas sans le consentement des êtres atteints, et dans un cadre légal. Ainsi, il n'y a rien de commun entre l'état de Vincent Humbert et le geste de sa mère, d'un côté, et le meurtre de cette petite fille de Boulancourt devenue sans doute trop "encombrante".

    Il ne faudrait pas laisser se développer en France une culture de l'excuse dégueulasse, une mansuétude vile autant qu'inique de la justice, une sorte d'eugénisme puant qui se masque sous les oripeaux de la compassion, dès lors qu'un handicapé meurt de la main de sa famille.

    Nom de D..., ce ne sont pas des animaux souffrants qu'on vient piquer chez le vétérinaire, m...., quoi ! Désolé des jurons, mais franchement, cette argumentation se répète, depuis quelque temps, et je sens que je commence à sortir de mes gonds.

  • Ah non ! Pas Delanoë ministre !!!

    Nom de Zeus ! Il a senti que la présidentielle, c'était grillé, du coup il se positionne pour un maroquin ministériel. Si Delanoë serait un mauvais candidat (on ne peut pas être le maire des bobos et se réclamer du peuple), il pourrait en revanche être bien utile au candidat socialiste en faveur duquel il se prononcera, surtout s'il est pressenti pour intégrer un gouvernement de gauche, en cas de victoire du PS en 2012.

    On a bien compris dans ses voeux qu'il briguait quelque chose au niveau national. Sophie de Ravinel, journaliste au Figaro a flairé aussi l'anguille sous roche, même si elle ne s'est pas faite aussi explicite que mon propos.

    Voyons : à quel poste serait-il le plus cauchemardesque ? Ministre des Transports, mon Dieu, faites que jamais la gauche ne passe à la présidentielle ! Imaginez, un type qui veut interdire Paris aux trois quarts des Franciliens équipés de véhicule, ministre des transports sur toute la France !

    On reviendrait deux siècles en arrière, au temps où il fallait un bon mois pour traverser la France du nord au sud : ben oui, entre l'interdiction de circulation des diesels sur les autoroutes et les pannes à répétition sur les voies ferrés de France, il ne resterait plus que la marche à pied.

    Bon, mis à part ça, Delanoë veut encadrer les loyers à Paris. Ah. S'il commençait par ne pas faire exploser les impôts locaux, ce serait déjà un début pour faciliter le logement.

    Quelque chose m'échappe, à ce sujet : Delanoë veut expérimenter des mesures d'encadrement des loyers à la relocation. Ah. Mais cela existe déjà, à ma connaissance !

    Oh, sur le fond, je ne suis pas hostile par principe à la mesure. Il faut simplement veiller à ne pas verser dans des mesures du type loi 48, quoi. Tout amendement devrait au minimum intégrer l'inflation comme taux minimal d'augmentation de référence, et pas seulement le montant moyen des locations dans le voisinage. J'ai vu que la député parisienne Sandrine Mazetier avait défendu un amendement en ce sens. 

    Je pense que la position de Delanoë me paraît là-dessus plus prudente, quand il parle d'expérimenter. Je demande bien sûr à voir ce qu'il escompterait faire. Pour moi, une expérimentation doit avoir une limite dans le temps. Il faudrait voir sur une période limitée, trois ans par exemple, si la mesure s'avérerait efficace ou provoquerait au contraire des pénuries supplémentaires.