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  • L'argent des autres, c'est génial !

    Il est en forme, h16, en ce moment : je recommande vivement la lecture de son dernier billet et en donne un avant-goût en avant-première...

    Encore une fois, on retombe dans le schéma typiquement et paradoxalement gauchiste où l’argent, qui est haineusement méprisé par ces intellectuels de foire, est utilisé cependant par paquets dodus dès qu’il s’agit de régler un problème. Les hôpitaux sont désorganisés ? Filons-leur de l’argent ! Pas d’intégration, problème dans les cités, misère des populations immigrées ? Cramez des milliards (et / ou des voitures) ! Contre le chômage ? Des thunes, plein ! Les gamins ne savent ni lire ni écrire ? Allez, zou, des moyens, de la maille et des hausses de salaire ! Ils ne viennent plus en cours ? De la cagnotte, de la fraîche, vite !

    Bref : le capitalisme pour les socialauds, c’est l’argent pour les nuls. L’argent, c’est mal. Mais l’argent des autres, c’est génial : il suffit d’aller le chercher de force (impôts, taxes, accises, ponctions, amendes), et pouf, on le jette par ici, et on le crame par là. Facile.

    J'aime bien, c'est clair, net et précis.

  • Audience et influence des blogs (septembre)

    Quelques blogs ont à nouveau répondu précent afin de me permettre de continuer mon étude sur l'audience et l'influence des blogs. Afin de disposer d'un référent commun, et en dépit de ses imperfections, j'ai choisi de ne traiter que les données Google Analytics.

    Mathieu : 4 333 visites. Gaël : 4562 visites. Olympe : 16 216 visites . Les trois bills : 2 455 visites . Partageons mon avis : 20 040 visites. l'hérétique : 18 575.

    Très difficile de traiter ces nouveaux résultats, car je disposais de bien plus de données pour le mois d'août (1 et 2). Ce que je constate, c'est que Partageons mon avis oscille dans une moyenne stable à peu près toute l'année, c'est à dire en 15 000 et 20 000 visites par mois. En revanche, Olympe, les privilégiés et moi-même avons été très sensibles aun retour de l'actualité et aux rythmes scolaires puisque nous doublons tous nos totaux de visites. Mais le nombre de nos billets a également été sérieusement augmenté. Pour ce qui me concerne, la variation en nombre de lecteurs par billet en temps de vacances est en fait moins importante que ne pourraient le laisser penser les chiffres bruts. De l'ordre de 30% environ, pas plus.

    J'observe tout de même un élément qui me semble avoir un fort impact en termes de visites : Partageons mon avis, Olympe et moi-même disposons d'un page rank google à 5. Cela s'en ressent en termes de visites. Et pour ce que je peux avoir d'échos et de fuites, il semble bien que les blogs politiques qui disposent d'un page rank similaire ou supérieur ont une proportion de visites similaire ou supérieure. Il y a là, a priori, un élément très important, sinon déterminant. Bien plus que le classement de wikio, en tout cas. Les accès directs (abonnements, réputation) jouent certainement un rôle important. Pour ma part, ils représentent 38% des visites.

    Je ne peux pas dire grand chose de plus dans l'immédiat. Si jamais un blog avec un page rank de 4 a de très nombreuses visites, son témoignage m'intéresse. D'une certaine manière, cela signifierait que passé les habitués, c'est tout de même le moteur de recherche qui fait la requête et donc la visite...

  • La privatisation de la Poste et les promesses de Sarkozy

    Soyons clair : en soi, je ne trouve pas que le projet apparent du gouvernement casse trois pattes à un canard, et, si j'avais la certitude qu'il ne recelait aucune malhonnêteté à venir, je ne verrais aucun inconvénient à ce que les salariés de la Poste puisse détenir une part du capital de leur entreprise. Au contraire, je trouve cela bien.

    Je n'aime d'ailleurs pas que certains journaux nous fassent croire que ce serait une directive européenne qui imposerait à la France ce changement de cap. L'Europe a simplement prévenu qu'en 2011, les services postaux seraient ouverts à la concurrence. Elle n'a pas interdit aux états de conserver une entreprise publique de services postaux. De plus, le traité de Lisbonne prévoit toute une série d'exceptions à la directive. Bref, que l'on ne casse pas encore du sucre sur le dos de l'Europe svp.

    En revanche, j'ai souvenir d'un certain ministre Sarkozy qui s'était laissé aller à quelques promesses concernant GDF. Or, les mots ont un sens, ce n'est pas à Gaël que je vais l'apprendre : puisque les images valent mieux que les mots...

    On comprend donc la méfiance des actuels acteurs de la Poste. Le gouvernement ferait mieux de jouer carte sur table, ce serait bien plus sain pour tout le monde. Évidemment, les deux millions de personnes qui sont venues voter étaient motivées : le résultat final n'a pas force de loi, mais il donne tout de même une tendance. Clairement, pourquoi les Français souhaiteraient que la Poste soit privatisée alors qu'ils sont globalement contents du service qu'elle offre ?

    Il faut toutefois ne pas occulter une vraie question : la Poste est endettée jusqu'à la moëlle, et si Nicolas Sarkozy n'a décidé de l'ouvrir qu'aux capitaux publics, c'est peut-être bien faute de trouver des investisseurs privés... Compte-tenu de l'état des comptes de la Poste, j'ai du mal à croire que l'État ne cherchera pas, au moment crucial, dans l'urgence, à attirer des capitaux privés pour financer son développement.

    La Poste, jusqu'à 2006, réduisait régulièrement son endettement, grâce à ses bénéfices (un bon exemple à suivre pour l'État). Mais l'État a opéré alors une sévère ponction sur cette entreprise pour financer des retraites et a de ce fait doublé son endettement (près de 6 milliards d'euros). En dépit de ce lourd handicap, la Poste a recommencé à réduire son endettement.

    Pour finir, la Poste, en France, c'est une institution. Dans les villages de France, il y avait autrefois les instituteurs, les curés et les postiers. Les curés ont disparu, on ferme des écoles, j'aimerais bien que l'on conserve au moins les postiers...

    Je dois ajouter que je suis très sceptique sur la qualité des services postaux privés : j'en ai eu un avant-goût avec la libéralisation des colis express, et à vrai dire, je ne peux pas dire que cela m'enthousiasme.

    Plus généralement, la libéralisation n'a de valeur que si elle s'accompagne d'une protection grandissante des consommateurs. Or, bien loin d'être le cas, c'est exactement l'inverse qui s'est produit en France...