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  • Humeurs de Vache participe à une pub pour Microsoft

    Je ne peux qu'approuver le propos du blogueur Humeurs de Vache à propos de la publicité polonaise controversée de Microsoft. Toutefois, j'ai l'étrange sensation que l'argumentation est biaisée et qu'il y a un conflit d'intérêt. La preuve en images ci-dessous...

    vaches-microsoft-publicite-pologne-.jpg

     

  • Aspirateurs de m...

    aspirateur.jpgBon, après les autocuiseurs, les casseroles et les poêles, j'ai encore un autre grief contre un appareil électro-ménager : ce sont ces saloperies de m... de p.... d'aspirateurs. Je ne comprends pas : soit je suis maudit, première hypothèse, soit je suis semi-débile (seconde hypothèse que je refuse d'envisager) soit les aspirateurs que l'on fabrique aujourd'hui sont de la merde en barre (hypothèse la plus plausible).

    J'ai beau changer les sacs et les filtres moteur de ces satanés appareils, passé une lune de miel qui dure un à deux mois au mieux, le moteur semble perdre de la puissance et ils aspirent de moins en moins bien. Je précise que j'en suis à mon quatrième aspirateur en 10 ans (il n'y a qu'avec les automobiles que j'ai fait pire : la première s'est enflammée sur l'autoroute de Normandie en pleine accélération, la seconde a coulé une bielle, j'ai réussi à revendre la troisième et j'ai eu un accident fatal avec la quatrième. La cinquième se porte bien.).

    Pour revenir à ces merdes d'aspirateur, j'ai tout essayé. Pour certains, j'ai découvert qu'il n'y avait pas un mais deux filtres moteur. Mon dernier aspirateur est un sans sac (un Samsung, pas un Dyson) avec un filtre lavable. Maintenant, je suis contraint de laver le filtre moteur tous les 15 jours, car très vite il s'obstrue et quand le moteur chauffe, l'aspi s'arrête.

    Quand je songe à tout le cinéma et le blabla que m'ont fait les vendeurs, à chaque fois, je vous jure, je leur collerai l'aspirateur dans la tronche, filtre inclus si c'était encore possible.

    Il doit y avoir un truc avec le moteur ; avec mon second, j'avais tout de même rendu une petite visite à un réparateur. Je me souviens plus trop ce qu'il avait traffiqué, mais l'appareil était à peu près reparti, et il m'avait précisé que c'était un truc à nettoyer dans le moteur.

    Mais bon, je ne le sens pas de démonter le Samsung. Mon blog pour un aspirateur qui marche ! C'est tout de même vexant de devoir passer un coup de balai avant chaque utilisation de l'aspirateur, et encore : vous avez essayé le coup de balai sur le tapis, vous ? C'est très galère. J'aurais peut-être du prendre un Dyson, finalement, en dépit des assurances données par la vendeuse, à l'époque. Le problème, c'est le prix : j'ai eu le Samsung à deux cent euros, je crois, peut-être un peu plus, alors que le Dyson était au double.

    Autre problème des aspirateurs avec sac, c'est qu'au bout d'un moment, on ne trouve plus ni les filtres ni les sacs, et il y a toujours un sale menteur de revendeur mahonnête et exploiteur du peuple pour vous assurer que les pièces détachées et les consommables n'existent plus et qu'il faut donc acheter un nouveau modèle. Quant à la répération, n'y pensez pas : avec le prix que vous paierez, vous pourrez vous payer des aspirateurs pendant trois ans, et de toutes façons, votre modèle retombera en panne trois semaines après...

    Mon blog pour un aspirateur, je vous dis...

  • Aubry dit "oui, mais..." à Bayrou

    Sage et intéressante réaction que celle de Martine Aubry aux mains tendues de Marielle de Sarnez et François Bayrou : comme elle l'observe, ce n'est pas l'anti-sarkozysme qui peut fédérer une alliance, mais un projet économique, social et écologique. C'est aussi mon avis. Et très franchement, ce qui me gêne, au PS, ce ne sont généralement pas les personnes, à quelques exceptions près, mais le projet économique et social. Je conserve notamment un souvenir exaspéré de la législature socialiste de 1997 à 2002.

    Je ne suis ni obtu, ni fanatique, et pour montrer ma bonne volonté, je suis prêt à chercher les convergences avant d'aborder les sujets qui fâchent (encore que ce soit très tentant de commencer par les seconds).

    J'ai commence à rédiger des synthèses des positions programmatiques exprimées par le MoDem. Les leaders discuteront certainement, mais nous pouvons déjà commencer entre militants et blogueurs des deux partis. Je ferais très volontiers la même proposition à l'Alliance Centriste, de Jean Arthuis, avec laquelle nous conservons, au MoDem, beaucoup de proximité, et puis bien sûr, à tous ceux, à droite, qui oseront franchir le Rubicon (et Dieu sait si certains doivent être tentés de le faire).

    J'ai observé avec intérêt le virage des Socialistes sur la dette : s'ils sont prêts à s'ateler à ce très grave problème, menace la plus lourde, à mon avis, pour la France, nous pouvons commencer à échanger. Nul doute que l'Alliance Centriste qui en fait un de ses thèmes de prédilection, ne soit intéressée. La logique voudrait même que certains membres du Nouveau Centre et quelques centristes de l'UMP dressent les oreilles.

    Sur les libertés civiles et la liberté d'expression, je pense que nous ne devrions pas avoir de divergences notables.

    Non, là où à mon avis cela va commencer à coincer, c'est sur les thèmes suivants : l'immigration, la fiscalité, l'Europe, la sécurité, les libertés économiques, la culture et l'Éducation. Sur tous ces points, je sais que nous n'avons pas le même programme. Sur l'Éducation, le seul point d'accord, c'est la nécessité de la sanctuariser budgétairement.

    Même en terme de projet de société, nous aurons du mal à accorder parfois nos violons : il y a des libéraux au MoDem et quasiment aucun étatiste...Or, on entend très souvent dans les discours socialiste un rejet maladif du libéralisme. Rien de tel au MoDem où nous estimons que libéralisme et régulations sont compatibles si les secondes ne sont pas excessives.

    Il y a du travail, mais, si des blogueurs de gauche ne considérant pas le MoDem comme le Diable sont prêts à discuter, je suis partant pour lancer des billets communs et contradictoires : les bonnes vieilles controverses de la rhétorique antique, en somme.

    Je conclus en rendant hommage à Martine Aubry. J'ai des désaccords avec elle, mais c'est une femme pour laquelle j'ai toujours eu de l'estime, en dépit des 35 heures (idée pas idiote au départ mais à l'application absurde).

  • Le plan risqué du MoDem pour relancer l'industrie

    J'ai déjà traité dans un article récent les mesures immédiates que prendrait le MoDem pour relancer l'emploi et donc lutter contre le chômage. Mais, le MoDem a un autre plan, plus audacieux et plus risqué. Corinne Lepage en développe les grandes lignes dans son livre Vivre autrement. Évidemment, un tel plan, à forte coloration verte et écologique, s'inscrit sur le long-terme.

    Ce plan repose sur un changement de "logiciel" dans le calcul des coûts de production. Jusqu'ici, pour établir un coût, l'entreprise n'intègre pas les externalités que sont les conséquence sociales et environnementales de sa production et de son mode de production. Comprenons-nous bien : il ne s'agit pas de faire ici de gauchisme dégoûlinant, mais bien de parler de gros sous. Or, un sou est un sou, et donc, le sou que je vais payer dans dix ans n'est pas différent du sou que je paye aujourd'hui, à la différence que je ne me rends pas forcément compte que ce sou à payer m'attend dans dix ans. Il en va, de ce point de vue, de la dette comme de l'écologie. Plus inquiétant, je peux ne pas me rendre compte que le sou que je paie aujourd'hui va se voir adjoindre un coût additionnel de cinq ou six sous dans dix ans.

    Dans ce cas, on ne peut plus dire qu'un sou est un sou, mais, bien souvent qu'un sou est cinq ou six sous...voilà le système économique dans lequel nous vivons.

    Ce que propose donc Corinne Lepage, c'est d'intégrer les exernalités dans les coûts des biens de consommation afin de rétablir la vérité des prix.

    Ce choix est bien sûr très risqué et très audacieux économiquement. Mais, à l'évidence, il entraînerait immédiatement une véritable tempête industrielle, un véritable ouragan capitaliste, pour reprendre les termes mêmes de la théorie de la destruction créatrice de Schumpeter.

    Cette reconversion industrielle réorienterait considérablement l'emploi vers les éco-industries et notre tissu industriel s'en trouverait retourné et bouleversé en profondeur. On imagine l'impact d'un tel retournement s'il était appliqué au niveau européen.

    Mais, comme dans tout processus d'innovation, nul doute qu'il entraînerait la destruction massive des emplois de l'ancien monde industriel dans lequel nous avons vécu. Les nouveaux emplois ne seraient pas immédiatement opérationnels, et il faudrait presqu'une décennie pour que la mutation de notre appareil productif soit complètement achevée.

    Ce qui s'applique à l'industrie aurait vocation à valoir pour la finance : si une opération financière entraîne de la destruction de capital, à l'heure actuelle, on la considère comme nocive. Que l'on intègre les externalités environnementales dans le calcul du capital, et les circuits financiers seront à leur tour bouleversés.

    Corinne Lepage pense que les entreprises ne peuvent pas gérer une telle mutation et que seul les États ont le pouvoir de colmater les brèches ainsi occasionnées dans le tissu économique.

    Une politique de grands travaux afin d'adapter les infra-structures à ce nouveau mode de production pourrait permettre le réemploi massif des chômeurs issus de l'ancienne industrie. Elle pourrait s'accompagner de formations techniques pour s'adapter à la nouvelle économie.

    Dans ce scénario, ce ne serait pas tout l'emploi qui serait touché, mais surtout celui de l'industrie. La prise en compte des externalités aboutirait vraisemblablement à des relocalisations en France.

    Jean Peyrelevade jugeait dans son livre, l'erreur historique de Nicolas Sarkozy, que l'un des principaux enjeux en France, était de réindustrialiser la France. En effet, seule l'industrie dégage de fortes valeurs ajoutées et permet donc des investissements importants. François Bayrou, dans son programme présidentiel, faisait de l'industrie la pierre angulaire de l'emploi. Le MoDem a repris par la suite cette proposition, mais aucune synthèse n'a encore été réalisée des analyses et propositions de ces trois leaders du MoDem. C'est donc un essai auquel je me livre ainsi, passant sous silence d'autres aspects de leur raisonnement parce que l'on ne peut pas tout dire.

    Ce qu'il faut désormais, c'est le courage politique d'aller jusqu'au bout, et de cesser de parler de taxes dès lors que l'État demande par anticipation aux entreprises de régler la part de capital qu'elles endommagent (je pense à la taxe carbonne, qui n'est pas un impôt mais simplement un remboursement, à mes yeux).