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  • Les privilèges des femmes salariées

    Il m'a fait rigoler, le père Némo, dans son dernier billet : il répond à à une note d'Olympe sur les différences de salaires. Olympe renvoie à une revue de sciences humaines qui consacre un article synthétique et factuel à la question.

    Némo, sans contester l'existence d'écarts de salaire, tente d'apporter des éléments de réponse, et conclut de ces derniers que ces disparités ne rentrent pas forcément dans le champ de la discrimination à l'égard des femmes.

    Je me suis arrêté sur son argument principal :

    2. Les salariés prisonniers des mêmes réflexes: une proportion extrêmement importante de femmes a tendance à privilégier la vie privée au détriment de leur évolution professionnelle.

    Alors, je décrypte pour les dilettantes ce que c'est, privilélégier la vie privée pour une femme : en rentrant, faire les courses, préparer à manger pour monsieur et le cas échéant la petite famille, débarasser, torcher les chiards pas encore en âge de le faire eux-mêmes, laver la vaisselle, coucher les charmants bambins. Étendre le linge, le cas échéant ramasser et repasser celui qui serait déjà sec. Sympa, non, la vie privée ? Et je ne fais aucune caricature. Il y a deux ou trois ans, une étude était parue pour comparer le temps de travail domestique des hommes et des femmes. Il s'avérait que depuis 1968 l'année de la "grande révolution des moeurs", rien ou presque n'avait changé. En fait, avec le grand chambardement, les hommes ont  gagné le droit de pouvoir batifoler où bon leur semblait, et les femmes celui de cumuler deux emplois : celui qui leur permet de gagner leur pain, et celui qui leur permet de le manger. Cool, le privilège, non ?

    Alors, il est vrai qu'il y a d'autres causes, quasi-endogènes : je crois que les femmes sont en moyenne moins attirées par les jeux de pouvoir et le pouvoir lui-même que les hommes. Elles trustent donc moins facilement les postes de direction, surtout en France où les bisbilles florentines sont monnaie courante.

    Et pour les célibataires, l'opinion commune se méfie d'elles. Mais ce peut être le cas aussi des hommes célibataires.

    En tout cas, pour moi, je ne saurais rejoindre Némo quand il finit en envisageant que les inégalités salariales en fonction du sexe puissent être la conséquence d'un choix. Non, c'est en règle générale la tradition (la mauvaise, celle que nous avons hérité du XIXème siècle) qui perdure contre vents et marées. Et puis, ne nous leurrons pas : quand un employeur pressent qu'une femme est susceptible de tomber enceinte, elle peut tirer une croix sur tout poste de responsabilité dans un avenir immédiat.

    J'ai mis un peu plus que deux heures à répondre à Némo, mais je pense qu'après cette volée de bois vert, il a va certainement réagir :-)

  • Autolib, je suis sceptique...

    Je suis avec intérêt le dossier autolib depuis son lancement. L'idée de la mairie de Paris est de promouvoir un système d'utilisation d'automobiles électriques sur  le modèle de Velib. J'avoue que j'ai quelques préventions par rapport à ce projet, certaines que j'ai déjà exprimées par le passé, au demeurant.

    Je trouve que la dépense est très importante pour un nombre d'usagers vraisemblablement limité. Ensuite, le dispositif va supprimer encore des places dans Paris et contribuer à l'asphyxie grandissante du trafic. Enfin, si les usagers parisiens doivent se montrer aussi respectueux des autolib qu'ils le sont des velib, la facture va être salée.

    J'aimerais avoir la certitude que les automobiles concernées sont vraiment écologiques, mais, pour ce que j'ai pu lire jusqu'à ce jour, les lourdes batteries électriques au lithium sont à terme une véritable catastrophe écologique si elles se généralisent.

    J'enregistre en revanche avec satisfaction l'effort fait par la Mairie de Paris pour rendre un service compatible avec la proche banlieue puisque plusieurs communes de la ceinture ont été consultées et participent à l'opération.

    Puisqu'on me lit à l'Hôtel de Ville, je le sais, je réitère la proposition que j'avais faite il y a un an et demi : je crois que cela ne serait pas inintéressant d'étudier la Tribryd, le véhicule mis au point par Bruno Causse, qui m'a l'air léger et peu gourmand en énergie. A 'époque, Bruni Causse proposait son véhicule pour 4000 euros/unité. 4000 tribryds, cela ferait donc 16 millions d'euros plus tout le coût de la logistique. Observons que le tribryd était proposé à 4000 euros pour une livraison unitaire. En série nul doute que le coût serait moindre.

  • Musée en Herbe, communiqué du MoDem de Paris

    En avant-première chez l'hérétique, ou presque, le communiqué du MoDem à l'AFP et au Parisien, après les malheurs du Musée en Herbe.

    Le Mouvement Démocrate de Paris exprime son incompréhension et sa réprobation de la décision de la part de la Ville de Paris de ne pas reconduire de subvention au Musée en Herbe. Après la suppression d'un espace de 11 000 m2 au Jardin d'Acclimatation en 2008, c'est un nouveau coup porté aux loisirs et à la culture pour l'enfance à Paris. En effet, sans subvention de la mairie de Paris, la mort programmée du Musée en Herbe est assurée à très court terme, c'est à dire d'ici la fin du mois de juillet. C'est ainsi faire peu cas d'une expérience pédagogique unique (il n'existe aucune autre sorte de musée consacré ainsi spécifiquement aux enfants en île de France) et de toute son équipe qui se retrouvera du jour au lendemain au chômage.
    Le Mouvement Démocrate s'étonne des reproches adressés à la direction du musée par les services culturels de la mairie de Paris : Laurence Engel, Christophe Girard et Bertand Delanoë reprochent au Musée en Herbe d'accueillir un public scolaire de banlieue trop important ! Dans l'optique du Grand Paris, la municipalité devrait se réjouir de ce rayonnement de bon augure qui montre que le Musée en Herbe contribue à l'attractivité de Paris.
    Le Mouvement Démocrate rappelle à Bertrand Delanoë, le maire de Paris, que la municipalité ne peut décider unilatéralement de revenir sur une subvention accordée sans en avoir avisé le Conseil de Paris. Les élus démocrates demandent donc au Maire de surseoir à sa décision et de placer la question de la survie du Musée en Herbe à l'ordre du jour du prochain Conseil de Paris.