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  • Chaîne de l'inculture

    Tiens, une chaîne de blogs rigolote et atypique, pour une fois. Il faut cette fois d'étaler son inculture, et c'est Rubin Sfadj qui m'a tagué...

    Il s'agit de mettre en évidence ses lacunes dans les domaines suivants : Cinéma, Livres, Géographie, Mathématiques, Cuisine.

    Pour le cinéma, cela ne va pas être difficile, je suis d'une ignorance crasse : je ne retiens quasiment aucun nom de réalisateurs ni d'acteurs, ou, tout du moins, avec peine, même pour les films les plus célèbres. Bon, je sais tout de même que Bourvil et de Funès jouent dans la Grande Vadrouille. Mais, par exemple, pour Autant en emporte le vent, je ne suis même pas sûr de pouvoir citer le réalisateur. Je n'ose d'ailleurs aucune hypothèse de peur de me couvrir de ridicule. J'ai le vague souvenir de Claude Autant-Lara mais je me plante sans doute. Je sais aussi qu'il y a di Caprio dans Titanic, mais je ne me souviens d'aucun des noms des acteurs ni de Star Wars ni du Seigneur des Anneaux, deux films culte à l'exception d'Harrison Ford pour les épisodes 4,5 et 6 du premier. Je sais que l'acteur qui joue Légolas joue aussi dans Troie, mais pas moyen de me souvenir de son nom.

    Pour les livres, j'avoue que je suis très peu voire pas du tout la littérature moderne. Je suis incapable de citer ne serait-ce qu'un seul Goncourt passé ou présent. Quand je tente d'ailleurs d'ouvrir une page de ce qui s'écrit aujourd'hui dans le roman, la poésie ou le théâtre, les trois quarts du temps, je réprime avec peine un long baillement...J'exclus en revanche de ce champ les essais politiques et économiques, sauf quand ils sont marxistes (waaaââh, oulah, je baille, moi, il faut que j'aille me coucher).

    En géographie, j'ai une assez bonne culture générale. Donc pas de lacunes flagrantes dans l'ensemble, sauf si l'on commence à me demander de situer les différents bassins industriels au Japon ou si l'on me demande d'évoquer la production industrielle du temps de l'URSS.

    En mathématiques, c'est assez facile de me coincer. Je n'ai jamais compris les satanés saloperies de bordell de merde de putains de chiasses de suites. Je ne parle même pas de la géométrie dans l'espace : la plus sûre manière pour quelqu'un de retrouver son chemin, c'est de prendre la direction inverse de celle que j'indique. Sens de l'orientation proche du zéro absolu...

    En cuisine, la dernière fois que j'ai tenté de faire un gâteau, on a cru chez moi que j'avais acheté une éponge de couleur : la chose avait gonflé démesurément (moi et les mesures...) et, posée sur un liquide, l'absorbait comme un pachyderme qui n'aurait pas bu pendant trois jours... Maintenant, s'il ne s'agit que de déposer un délicieux filet d'huile d'olive sur un accomodement de légumes frais, accompagnés d'un zeste de citron et de quelques pincées de sel, tout va bien...

    Maintenant, il faut que je trouve quelques individus à taguer...Bon, je vais prendre des pointures :

    1.Quindi

    2.Démocratie sans frontières

    3. Marianne République

    4. Bob

    Cela va être intéressant de mélanger cette chaîne au coeur de deux réseaux, le réseau LHC auprès duquel ma candidature toute récente a été acceptée, et la blogosphère MoDem dont je fais aussi partie. J'ai collé dans le tas le plus fameux des blogs néocentristes à l'heure actuelle. Je n'ai pas osé ajouter de blogs LHC, j'y suis encore bien trop nouveau pour me permettre d'interpeler des blogs que je découvre (j'en suivais toutefois déjà quelques uns depuis quelques temps).

  • La belle Rama n'est plus en grâce...

    RamaYade.jpgLa belle Rama n'est plus en grâce, et c'est fort regrettable, car pour ma part, je trouve que c'est l'une des rares voix fortes et honnêtes en Sarkozie. Quand je pense que le French Doctor s'est construit une image sur une réputation d'intégrité et de défenseur des faibles...et le voilà qui attaque le Secrétariat aux droits de l'homme le jour même de leur déclaration universelle. Bernard Kouchner est décidément tombé bien bas...

    Rama Yade est honnête : elle ne souhaite pas s'investir sur une liste aux Européennes parce qu'elle n'est pas motivée pour le faire. La voilà punie par le Grand Ordonnateur : Nicolas Sarkozy laisse son ministre faire une sortie inacceptable contre elle, renonce à lui proposer le poste de Jouyet et la désigne comme tête de liste sur les sièges éjectables lors du remaniement de janvier. Ce n'est pas facile d'être intègre en politique et de résister quand on est sincèrement attaché à la défense des droits humains. J'ai trouvé bien, d'ailleurs, l'intervention de Copé qui a immédiatement contredit Kouchner et a estimé que Rama Yade avait fait son travail lorsque sa voix était divergente.

    Cela dit, au-delà de l'affaire, il y a une rélle problématique qu'il n'est pas aisé de résoudre. La nature de la diplomatie, c'est d'arrondir les angles, alors que la défense des droits humains c'est au contraire de les conserver aussi carrés que possible. Je trouve la déclaration de Kouchner mpal venue, mais je lui accorde tout de même le crédit d'avoir eu surtout cette problématique en vue quand il s'est exprimé. Je crois que ce n'est pas simple de trouver la voie moyenne entre l'efficacité et le principe. Ainsi, vaut-il mieux un tyran réintégré dans la communauté mondiale avec son cortège de crimes, mais, diplomatiquement assagi, ou bien un tyran mis au ban de la communauté mondiale mais bien déterminé à encourager la terreur sous toutes ses formes ? Peut-on s'essuyer sur l'éthique, et jusqu'à quel point ? Et quand je pose cette question, il n'y a pas d'ironie de ma part. Je suis très sérieux et ne prétends pas apporter par avance une réponse convenue. Dans les premiers temps, Sarkozy a semblé s'orienter vers une politique d'efficacité (à ne pas confondre avec la real-politik dont le moteur est le cynisme), notamment avec les otages en Afghanistan, au tout début de son mandat, puis en Lybie, avec les infirmières bulgares. Jusque là, on pouvait discuter de la méhode et de sa pertinence. Dès lors qu'il s'est vu en VRP des usines d'armement (ou autres) et non en Président de la République Française, il a modifié la nature de son action diplomatique.

    Je pouvais comprendre son désir d'efficacité en Lybie et en Afghanistan. Mais, quand ils 'agit de signer des contrats commerciaux,  il n'est pas nécessaire d'abandonner le droit et la morale : il y a d'autres moyens de pression. La France est une puissance commerciale. L'Europe aussi. Nous n'avons pas vocation à nous incliner devant les tyrans parce qu'ils ont des liquidités et des matières premières. Leurs matières premières, il faut qu'ils les vendent. Or, et l'Europe et la France ont, en réalité, avec de la volonté, les moyens de trouver des produits de synthèse. Donc, on peut très bien utiliser l'arme commerciale pour faire pression sur les dictatures sans pour autant dérouler le tapis rouge à leurs chefs.

    Nicolas Sarkozy n'a pas fait ce choix, sans doute parce qu'il est plus subtil et plus complexe à mettre en place, et je le lui reproche. Si Rama Yade est évincée aujourd'hui, c'est la conséquence de ce renoncement.

  • Réforme du lycée : classe de seconde

    La réforme de Xavier Darcos fait beaucoup de bruit, mais le fait est qu'il est difficile de trouver des explications claires sur les changements qui vont s'opérer en seconde. J'ai trouvé une page du Ministère de l'Éducation qui présente plutôt clairement les choses avec couleurs et organigrammes.

    Moi, la question que je me pose, c'est quasiment la même que celle de lods-lenczer sur le forum ministériel consacré à la réforme de la classe de seconde : quid des options facultatives ? et par ailleurs, il n'y a pas moyen de savoir s'il est possible ou non de poursuivre le même module d'un semestre sur l'autre. Par exemple, imaginons que le russe et le grec ancien m'intéresse : est-ce que je peux faire deux semestres de russe et deux semestres de grec ancien ? Peut-on aussi choisir deux enseignements dans le même module à chaque semestre ? Dans la négative, cela signifie que l'on ne peut plus du tout, par exemple, suivre simultanément un enseignement de grec et de latin.

    Il y a tout de même un point qui m'a fait percuter : si l'on veut prendre un module renforcé pour le tronc commun, fatalement, tous les autres modules se retrouveront en concurrence, et, par exemple, il ne sera plus possible de cumuler sciences et humanités. De mon point de vue, c'est tout l'inverse de l'idéal d'homme universel auquel j'aspire et qui me vient de la Renaissance.

    J'ai trouvé une autre explication de la réforme, beaucoup plus claire, celle du Recteur de Gaudemar, de l'Académie d'Aix-Marseille : un routier des cabinets ministériels, puisqu'il a été présent au plus haut niveau aussi bien sous Lang que Ferry. Son explication m'a plutôt l'air convaincante, mais je me méfie de la duplicité inhérente, voir même consubstantielle à la technostructure de l'Éducation Nationale, ministres inclus.

    J'avoue que je suis dans l'expectative. Comme souvent dans l'Éducation Nationale, tout dépend de la manière dont se met en place cette réforme, à la base pas idiote, et des circulaires secrètes que les pauvres abrutis que nous sommes ne verrons sans doute jamais, qui circulent entre le Ministère et les Rectorats, masquant souvent les véritables objectifs des réformes.

    Les Proviseurs des lycées sont souvent avant tout des gestionnaires, et je suis très méfiant sur leurs choix finaux. Est-ce que véritablement, les élèves de seconde pourront choisir les modules qui les intéressent et les poursuivre d'un trimestre sur l'autre, associer deux modules de sciences ou deux modules d'humanités ou encore de technologie s'ils le veulent ? J'attends de le voir pour le croire. Ce n'est pas en tout cas ce que semble penser cette association ainsi que le SNES.