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lundi, 13 février 2012

Un déni de démocratie ?

L'appel de François Bayrou afin que Marine Le pen puisse se présenter a fait couler de l'encre. Je n'ai pour ce qui me concerne aucune forme de sympathie pour la lider maximo du FN, mais force est de constater qu'elle représente un fort courant d'opinion au sein de la société française.

Dès lors, c'est tout de même gênant que quelqu'un qui représente entre 15 et 20% de l'opinion ne puisse s'exprimer. Cette règle des 500 signatures d'élus est aussi archaïque que le scrutin majoritaire à deux tours. Elle amène de facto à exclure de la sphère politique tous ceux qui ne rentrent pas dans les clous, quelle qu'en soit la raison. 

Il est donc grand temps de songer à mettre en place une procédure de substitution. Une pétition de 500 000 citoyens, par exemple.

Au passage, si les élections se faisaient au scrutin proportionnel, le problème ne se poserait sans doute pas.

lundi, 29 mars 2010

Ces grands démocrates...

Impressionnant : pour se débarrasser définitivement de toutes les voix qui pourraient gêner, trois parlementaires UMP, Christian Vanneste, Franck Reynier et Éric Ciotti, appuyés par Monsieur Copé ont eu la riche idée d'interdire les triangulaires. Ils proposent une loi en ce sens.

Digne d'une république bananière : ces messieurs n'admettent pas le verdict des urnes, alors ils veulent pouvoir gouverner en étant ultra-minoritaires. J'espère que cette proposition ne va pas aller jusqu'au vote. En tout cas, je jure d'inscrire sur un Mur de la Honte tous ceux qui joindront leur voix et leur vote à une mascarade aussi insupportable.

Je pense qu'on peut tout de même compter au moins sur la gauche pour s'y opposer, et puis les députés Nouveau centre seraient tout à fait suicidaire s'ils se privaient du seul moyen de pression qui leur reste sur la majorité, de même que ceux du Parti Radical.

Éteindre toute voix dissonante est décidément une obsession chez certains. On va bien voir ce que le groupe UMP en dit puisqu'il faut qu'il accepte de déposer la proposition : si c'est le cas, c'est que son état de déliquescence est arrivé à un point que je n'imaginais pas. J'en tirerai des conséquences pour l'avenir et mes votes futurs de second tour.

Je saurai aussi rappeler ce fait, désormais, à chaque élection où je verrai Jean-François Copé. Cela en dit long sur son sens du débat démocratique.

dimanche, 17 mai 2009

Scrutin à un tour, Bayrou dénonce l'arnaque

La plus belle arnaque politique de la décennie, c'est la proposition de Raffarin qui cherche à priver les électeurs futurs de leur choix.

Lors d’un déplacement à Belfort, François Bayrou s’est indigné des derniers propos tenus par Jean Pierre Raffarin. L’ex premier Ministre a évoqué l’intention de l’UMP de changer tous les modes de scrutin, y compris présidentiel. Raffarin aurait évoqué la possibilité d’un scrutin à un tour. « Un scrutin à un tour pour la présidentielle serait une atteinte sans précédent pour les institutions » a déclaré Mr Bayrou. "D'habitude, on prend au moins la peine d'expliquer qu'il y a des raisons d'intérêt général. Là, la seule et unique raison avancée est l'intérêt de l'UMP". "Ils disent nous serons coincés au second tour car nous n'avons pas de réserves de voix, supprimons donc le second tour. On voit jusqu'où on tombe dans l'abus du pouvoir", a protesté le député des Pyrénées-Atlantiques.

Tu m'étonnes, François : là, ce n'est même plus de l'abus de pouvoir, c'est du déni de démocratie. Si l'UMP tente cela, j'estimerai que la ligne rouge a été franchie. J'espère qu'on n'en arrivera pas là, mais ça en dit long sur les convictions démocratiques du baudet du Poitou...