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dimanche, 20 décembre 2009

Marielle de Sarnez déplore le gâchis de Copenhague

 

581821186.6.jpg"Après de longues années de travail préparatoire, l'échec de Copenhague est un immense gâchis. 

Sans engagements contraignants pour les pays industrialisés, sans garanties de ces mêmes pays à l'égard des pays les plus pauvres qui sont ceux qui subissent en première ligne le réchauffement climatique, et sans système fiable de mesure des efforts entrepris, le texte adopté par certains à Copenhague apparaît plus que jamais comme un accord a minima, largement insuffisant, et de surcroît non légitime et non consensuel. 

Les ONG ont été laissées de côté, ignorées. Or, rien ne peut se faire de durable sans mobilisation citoyenne.

 

Et l’Europe apparaît comme plus marginalisée que jamais. L’absence totale de l’Union européenne dans la dernière ligne droite, laissant en tête à tête la Chine et les Etats-Unis, aura pesé lourd. Les chefs d’États et de gouvernement européens ont dans cet échec une part de responsabilité. A force de jouer chacun pour soi, au lieu de jouer collectif, l’Europe a été dramatiquement absente, incapable de s’exprimer d’une seule voix, de peser, et donc de changer le cours des choses.

Malgré toutes les bonnes intentions affichées, malgré toutes les mesures que peut prendre l’Union, et j’espère qu’en tout état de cause  elle s’engagera clairement pour une réduction de ses émissions de gaz à effets de serre de 30% et non de 20% comme elle l’avait prématurément indiqué, politiquement l’Europe ne s’est pas révélé un acteur majeur.

Je forme le vœu que de cet échec surgisse enfin une volonté européenne, seule à même de faire contrepoids dans l’avenir aux deux grandes puissances que sont les USA et la Chine, et seule à même, je l’espère, de se montrer exigeante et exemplaire quand l’avenir des générations futures est en jeu."

 

16:50 Publié dans écologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : copenhague, modem, sarnez |  Facebook | | |

vendredi, 18 décembre 2009

Mars et la Terre se réchauffent

Mars.jpgIl est curieux que cette information soit si peu relayée dans la presse et même sur la Toile : je l'ai découverte, pour ma part, dans le dernier Itinérant, il y a eu quelques articles sur le sujet en 2007, et puis sinon, quasiment plus rien.

Sur la Terre comme sur Mars, il semble que la fonte des calottes glaciaires soient à l'origine du réchauffement, et, sur Mars, bien plus rapidement encore que sur la Terre, le processus s'accélère. Fautes de glaces suffisamment importantes pour le réfléchir, le rayonnement solaire serait davantage absorbé sur les deux planètes, provoquant de ce fait un réchauffement général. En plein sommet de Copenhague, ce ne serait pas inintéressant de se pencher sur le phénomène, puisqu'on incrimine les rejets industriels, la plupart du temps, pour expliquer ce phénomène.

Habibullo Abdussamatov, le directeur de l’Observatoire Astronomique de St. Petersburg Pulkovo en Russie, estimait que ces phénomènes étaient dus à une modification dans l'activité du soleil. Eigil Friis-Christensen du Centre Spatial Danois, était à l'époque du même avis : les Danois auraient pu l'entendre, au sommet de Copenhague, son avis ne serait pas inintéressant, je pense. Et ce n'est pas tout : c'était aussi l'avis de Lauri Fenton, un chercheur qui travaille à la NASA. Il est fort étrange, notre Soleil : en principe, il connaît un cycle régulier d'explosions solaires, mais, depuis quelques temps, 4E le signale, il ne redémarre pas et fait le mort. Cela fout même la trouille à Unhuman.

Ce ne serait pas inutile, comme le suggère le Candide sur come4news, d'étudier de près la climatologie des autres planètes du système solaire.

Je ne rejoins pas les soupçons qui pèsent actuellement sur l'écologie et les tenants du réchauffement climatique ; en fait, je n'ai pas de certitudes sur les causes du réchauffement climatique. En revanche, au nom du principe de précaution, et, bien plus prosaïquement parce qu'ils sont désastreux pour notre santé, je suis favorable à une réduction de nos émissions et rejets industriels.

En matière de climat, en réalité, nous ne possédons que bien peu de données. Les mesures existent depuis moins d'un demi-siècle. Il y a eu des périodes froides, d'autres moins, au cours des siècles. Nous connaissons actuellement un réchauffement, mais nous ne savons pas dans quel cycle il s'inscrit, et nous soupçonnons nos rejets industriels au minimum d'y contribuer. Voilà, je le crois, où nous en sommes.

En revanche, nous savons que nos rejets industriels, et cela c'est établi par des études fiables, en revanche, sont néfastes pour notre santé. ET puis, bien plus simplement encore, nous allons droit vers un épuisement totale d'une part conséquente des ressources que nous utilisons...

samedi, 14 novembre 2009

Sommet de Copenhague

François Bayrou participera à une réunion organisée par Europe-écologie sur le sommet de Copenhague, le 21 novembre prochain. Il y a retrouvera notamment Daniel Cohn-Bendit.

Ce sommet sera difficile et pourrait aboutir à des résolutions minimalistes et peu contraignantes. Il est donc important que les forces politiques trouvent un consensus. Je crois que c'est notamment la réflexion personnelle de François Bayrou et Daniel Cohn-Bendit, ni l'un ni l'autre ne souhaitant faire de ce sommet un enjeu politicien.

L'une des principales difficultés sera notamment de rallier les USA et la Chine à un accord sur le changement climatique. A ce sujet, je voulais préciser une chose : les experts, particulièrement les climatologues, ne s'accordent pas sur l'origine du réchauffement, mais constatent néanmoins que la tendance existe. Il est donc hautement préférable que l'activité humaine n'accélère pas le phénomène.

Le Ministère des Affaires étrangères écrit ainsi :

Aujourd’hui, les émissions anthropiques de CO2 sont réglementées par le Protocole de Kyoto. L’année 2009 marque la date limite pour que les pays du monde entier concluent un nouvel accord qui puisse entrer en vigueur avant l’expiration du Protocole de Kyoto. Un accord mondial sur le changement climatique est nécessaire pour nous permettre de limiter les effets anthropiques négatifs sur notre système climatique pour les générations futures. Les changements climatiques ont toujours existé sur notre planète. Celle-ci a traversé des périodes glaciaires et d’autres plus chaudes. Le forage de carottes glaciaires a montré la manière dont les températures et les émissions de gaz à effet de serre ont varié au cours des 650 000 dernières années. Les gaz à effet de serre présents dans l’atmosphère n’ont pas été le facteur décisif pour ces fluctuations de températures, mais ils ont contribué à les intensifier. Les changements climatiques en eux-mêmes n’ont rien de neuf. La nouveauté est que les émissions anthropiques ont provoqué une énorme augmentation du volume de gaz à effet de serre présent dans l’atmosphère, et que le réchauffement climatique se produit à un rythme beaucoup plus rapide qu’auparavant.