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vendredi, 18 décembre 2009

Mars et la Terre se réchauffent

Mars.jpgIl est curieux que cette information soit si peu relayée dans la presse et même sur la Toile : je l'ai découverte, pour ma part, dans le dernier Itinérant, il y a eu quelques articles sur le sujet en 2007, et puis sinon, quasiment plus rien.

Sur la Terre comme sur Mars, il semble que la fonte des calottes glaciaires soient à l'origine du réchauffement, et, sur Mars, bien plus rapidement encore que sur la Terre, le processus s'accélère. Fautes de glaces suffisamment importantes pour le réfléchir, le rayonnement solaire serait davantage absorbé sur les deux planètes, provoquant de ce fait un réchauffement général. En plein sommet de Copenhague, ce ne serait pas inintéressant de se pencher sur le phénomène, puisqu'on incrimine les rejets industriels, la plupart du temps, pour expliquer ce phénomène.

Habibullo Abdussamatov, le directeur de l’Observatoire Astronomique de St. Petersburg Pulkovo en Russie, estimait que ces phénomènes étaient dus à une modification dans l'activité du soleil. Eigil Friis-Christensen du Centre Spatial Danois, était à l'époque du même avis : les Danois auraient pu l'entendre, au sommet de Copenhague, son avis ne serait pas inintéressant, je pense. Et ce n'est pas tout : c'était aussi l'avis de Lauri Fenton, un chercheur qui travaille à la NASA. Il est fort étrange, notre Soleil : en principe, il connaît un cycle régulier d'explosions solaires, mais, depuis quelques temps, 4E le signale, il ne redémarre pas et fait le mort. Cela fout même la trouille à Unhuman.

Ce ne serait pas inutile, comme le suggère le Candide sur come4news, d'étudier de près la climatologie des autres planètes du système solaire.

Je ne rejoins pas les soupçons qui pèsent actuellement sur l'écologie et les tenants du réchauffement climatique ; en fait, je n'ai pas de certitudes sur les causes du réchauffement climatique. En revanche, au nom du principe de précaution, et, bien plus prosaïquement parce qu'ils sont désastreux pour notre santé, je suis favorable à une réduction de nos émissions et rejets industriels.

En matière de climat, en réalité, nous ne possédons que bien peu de données. Les mesures existent depuis moins d'un demi-siècle. Il y a eu des périodes froides, d'autres moins, au cours des siècles. Nous connaissons actuellement un réchauffement, mais nous ne savons pas dans quel cycle il s'inscrit, et nous soupçonnons nos rejets industriels au minimum d'y contribuer. Voilà, je le crois, où nous en sommes.

En revanche, nous savons que nos rejets industriels, et cela c'est établi par des études fiables, en revanche, sont néfastes pour notre santé. ET puis, bien plus simplement encore, nous allons droit vers un épuisement totale d'une part conséquente des ressources que nous utilisons...

Commentaires

voir aussi : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Science-Sante/2007/04/04/005-mars-rayons.shtml

Écrit par : dominic | vendredi, 18 décembre 2009

Comme vous l'indiquez le Soleil est dans un minimum d'activité. En conclure que les calottes fondent à cause de l'activité Solaire est donc un non sens ! On connait bien peu le climat et sa variabilité sur Mars, tirer une quelconque conclusion à ce sujet est un peu rapide.
En revanche celui de la Terre est déjà un peu plus étudié. On sait que la concentration en CO2 dans l'atmosphère a augmenté d'environ 40% depuis l'ère pré-industrielle. On a observé, depuis l'espace, une diminution des rayons infrarouges (la chaleur) dans les longueurs d'ondes absorbées par le CO2 et le CH4. C'est-à-dire qu'on observe une augmentation de l'effet de serre dû à ces deux gaz. C'est si compliqué que ça d'en déduire que l'augmentation de l'effet de serre (actuelle et à venir) nous incombe et cause un réchaufffement ?

Écrit par : kelux | vendredi, 18 décembre 2009

En France, nous avons aussi quelques bons spécialistes de la question comme Vincent Courtillot, président de l'Institut de physique du globe. Je recommande d'ailleurs son dernier bouquin "Nouveau voyage au centre de la Terre" ainsi que quelques vidéos signalées sur mon blog :

http://exigencedemocratique.blogspot.com/2009/11/lurgence-climatique-est-elle-soluble.html

http://exigencedemocratique.blogspot.com/2009/11/copenhague-oui-au-debat-democratique.html

http://exigencedemocratique.blogspot.com/2009/09/le-climat-mondial-pourrait-se-refroidir.html

http://exigencedemocratique.blogspot.com/2009/04/enfin-les-gaz-effet-de-serre-nuisent-la.html

Écrit par : pierre | vendredi, 18 décembre 2009

Les mesures de CO2 dans l'atmosphère sont très récentes.
Affirmer que l'ère industrielle est la cause de 40% des émissions actuelles me paraît un tantinet léger.

Écrit par : l'hérétique | vendredi, 18 décembre 2009

On mesure l'évolution du CO2 dans la haute atmosphère depuis plusieurs décennies et son augmentation n'est contestée par personne. Mais le CO2 n'est qu'une petite partie de l'ensemble des gaz à effet de serre, dont le principal n'est même pas carboné : la vapeur d'eau. Ce qui est discuté par les "sceptiques", ce n'est pas tant l'augmentation du CO2 d'origine anthropique dans l'ensemble des gaz à effet de serre, mais plutôt la grande imprécisions des modèles qui établissent les prévisions. Ainsi, la modélisation du cycle de l'eau est très imparfaite (formation des nuages) alors qu'elle a une importance cruciale sur les prévisions. Autre chose troublante : le géologie nous apprend (cf livre de Courtillot) que l'augmentation du CO2 dans l'atmosphère peut avoir bien d'autres causes que l'activité industrielle et qu'en l'occurrence, cette augmentation pourrait être la conséquence du réchauffement et non la cause !

Écrit par : pierre | vendredi, 18 décembre 2009

Afin de lutter contre les dégâts du capitalisme aussi bien humains, matérielles qu'environnementaux, il est absolument nécessaire d'instaurer une politique protectionniste afin de résoudre les problèmes du réchauffement climatique entres autres. On ne peut pas croire que faire voyager des produits 3 fois autour de la terre, profitant des dumping sociaux, fiscaux et écologiques cela peut être sain. Mais cela les ultra-néolibéraux comme vous sont bien trop dogmatiques pour l'admettre

Écrit par : Jeremy | vendredi, 18 décembre 2009

Ah ah ah j'adore le couplet "luttons contre le capitalisme qui est très méchant, tout comme la pluie qui provoque la sécheresse partout où elle ne tombe pas".

Car tout le monde sait que si la terre se réchauffe, c'est à cause du capitalisme, voyons. Et le fait que l'article tente d'évoquer le soleil n'y fera rien : on doit bien arriver à raccrocher tout ça à une lutte contre les ultraneolibéraux mangeurs d'enfants, hein !

D'ailleurs, je les soupçonne d'aller faire pipi sur le soleil en douce pour l'éteindre.

Quel bande de fumiers, ces giganéolibéraux !

Écrit par : h16 | vendredi, 18 décembre 2009

Il est certains qu'en temps qu'ultra-néolibéral vous défendez les intérêts de votre catégorie d'individus. Vous n'allez pas cracher sur les financiers, ni les les lobbies pétroliers qui vous financent surement abondamment pour répandre leurs bonnes paroles.

Écrit par : Jeremy | vendredi, 18 décembre 2009

@l'hérétique « Affirmer que l'ère industrielle est la cause de 40% des émissions actuelles me paraît un tantinet léger. »
Ce n'est pas exactement ce que j'ai dit mais passons. L'activité industrielle ne serait pas responsable de cette rapide augmentation, jamais vue dans le dernier million d'années ? Vous pouvez lire ceci http://www.manicore.com/documentation/serre/anthropique.html dans la partie sur les différentes isotopes de l'atome de carbone et qui permet de déterminer l'origine du CO2 dans l'atmosphère.

La mesure atmosphérique n'est qu'une partie des données, la teneur en CO2 peut également être mesurée grâce aux bulles d'air piégées dans la glace : http://cdiac.ornl.gov/ftp/trends/co2/lawdome.smoothed.yr20
Et si on remonte à 800 000 ans en arrière, on ne retrouve pas non plus de concentration aussi importante que maintenant.

@pierre : « cette augmentation pourrait être la conséquence du réchauffement et non la cause »
Ça ne tient doublement pas la route :
- l'augmentation de la concentration en CO2 a commencé avant que les températures commencent franchement à grimper ;
- les observations sur les 800 000 dernières années montrent effectivement que la concentration en CO2 suit l'augmentation en température, mais le décalage est de plusieurs centaines d'années !

Écrit par : kelux | vendredi, 18 décembre 2009

@ pierre
C'est bien ce que je dis : cela fait peu de temps qu'on prend cette mesure.
@ kelux
Je n'ai pas dit que l'activité industrielle n'est pas en cause : je dis que ce n'est pas si simple à déterminer.

Écrit par : l'hérétique | vendredi, 18 décembre 2009

Et les activités volcaniques?

Écrit par : Martine | vendredi, 18 décembre 2009

@l'hérétique
Pas si simple que quoi ? Il y a pour le moins une conjonction d'éléments relativement convaincante. La concentration en CO2 n'a pas dépassé 280ppm depuis 1 million d'années, hormis depuis qu'on se met à brûler du charbon, du pétrole et du gaz. La concentration en CO2 évolue à la hausse... comme le PIB mondial. Les analyses isotopiques montrent qu'il y a de plus en plus de « vieux carbone » dans l'atmosphère (comme celui du gaz, charbon, pétrole).
http://www.skepticalscience.com/Are-humans-too-insignificant-to-affect-global-climate.htm

@Martine : L'activité volcanique croît de plus en plus depuis 1750 ? Elle atteindrait un niveau sans précédent depuis 1 million d'années ? Y a-t-il des éléments montrant cela ?

Écrit par : kelux | vendredi, 18 décembre 2009

Deux irruptions majeures me semble-t-il, une en Indonésie 1991, une autre en Polynésie plus récente.
Il y a je crois difficulté à mesurer exactement les émanations en CO2 mais aussi en vapeur d'eau.
Donc à en mesurer l'impact réel, mais suite carottage polaire, et analyses il semblerait qu'influence sur le climat cela peut avoir, selon certains experts.

Écrit par : Martine | vendredi, 18 décembre 2009

http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=7223
http://www.insu.cnrs.fr/a3265,role-essentiel-volcans-refroidissement-terre-debut-xixe-siecle.html
J'ai toujours dit que je trouvais le débat pour Copenhague et mal orienté et réducteur, surtout réducteur! Meme si je suis convaincue qu'il faut changer certaines choses dans notre mode de vie.
ps: je corrige éruptions pfff ces doigts !

Écrit par : Martine | vendredi, 18 décembre 2009

@Martine : Oui les éruptions ont un rôle dans un effet de refroidissement (avec l'albédo dû aux particules émises). Il y a eu des éruptions importantes ces dernières années mais elles n'ont pas eu un effet significatif de refroidissement sur la température globale.
En revanche ce ne sont pas les éruptions qui peuvent, continuellement et de façon croissante, alimenter l'atmosphère en CO2.

Écrit par : kelux | vendredi, 18 décembre 2009

@Kelux,
Je suis d'accord avec le fait que nous devons réduire certaines nuisances, ne serait-ce que pour la santé et notre environnement.
Pour le reste, désolée un peu comme St Thomas, j'attends des preuves à vos affirmations, il serait souhaitable qu'elles ne prennent pas la voix de quelques publicitaires ou entreprises que ce soient.

Écrit par : Martine | vendredi, 18 décembre 2009

@Martine
Vous pouvez aller sur ce site : http://www.skepticalscience.com, il y a plein d'informations très intéressantes. Elles contiennent souvent beaucoup de liens vers les publications d'origine. Ces publications sont écrites, dans la très grande majorité, par des fonds publics (y compris aux USA malgré le fait que Bush niait le réchauffement).

J'espère que vous n'assimilez pas mes propos à des campagnes publicitaires « green-washing » que certaines entreprises peuvent faire !

Écrit par : kelux | vendredi, 18 décembre 2009

brbbbrrrbbbbr j'ai peur

Écrit par : disparitus | vendredi, 18 décembre 2009

@kelux,
J'irai lire, mais si un truc "citoyen" sachant que ce thème est très infiltré par certaines entreprises et idéologies, commercialement parlant...

Écrit par : Martine | vendredi, 18 décembre 2009

Je partage le point de vue de Kelux.

@ L'Hérétique,
Je rectifie ton propos quand tu écris :
"En matière de climat, en réalité, nous ne possédons que bien peu de données."
Je t'indique par exemple que dans "l'Histoire humaine et comparée des Climats" de Le Roy Ladurie, on trouve une série continue des dates des baux des vendanges en Bourgogne depuis 1370. Ce qui permet d'avoir une idée des cycles de la véraison de la vigne sur une très longue période.
La dendrochronologie (étude des cercles de croissance des arbres) permet également de reconstituer des séries.
Certes ces données n'ont pas un caractère absolu mais elles permettent de se faire une idée à peu près fidèle de ce que purent être les cycles des saisons.

S'agissant des carottages de glace, j'ai un de mes profs qui en réalisa. Il nous indiqua par exemple qu'avait pu être trouvée dans la glace la trace de l'explosion du Krakatoa. L'éruption de ce volcan eut un effet ponctuel sur les températures moyennes du globe cette année-là (1883).
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ruption_du_Krakatoa_en_1883
En cela Martine a raison d'évoquer ce phénomène du volcanisme, il est certes marginal et irrégulier, mais a un certain impact quand il intervient.

S'agissant, de l'origine anthropique des rejets gazeux, l'examen des isotopes du carbone permet effectivement d'établir une corrélation entre activité humaine (depuis les débuts de l'ère industrielle) et augmentation des taux de gaz.

Enfin, s'agissant de toutes les contre-vérités colportées par les climato-sceptiques (par omission ou par troncature des sources et des données), attachons-nous à observer qui s'en fait l'écho. Pour la plupart, ce sont souvent les tenants d'un libéralisme échevelé. En soi, cet ultra-libéralisme est une théorie fort estimable mais il vaut mieux qu'elle reste dans une éprouvette (!) quand elle s'attache à évoquer le climat, car nier certaines évidences est une attitude irresponsable face aux enjeux liés aux dérèglements climatiques.

Nous n'avons pas de modèles parfaits pour établir l'avenir du climat. Il convient donc d'agir en conséquence, c'est à dire avec précaution.
De toute manière, les ressources fossiles n'étant pas inépuisables, il faudra tôt ou tard songer à décarboner l'économie. Et sur ce point au moins "climato-sceptiques" et "réchauffistes" sont d'accord.

Écrit par : Thierry P. | samedi, 19 décembre 2009

(pour m'abonner)

Écrit par : florent | lundi, 21 décembre 2009

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