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  • Au nom de la démocratie

    S'il y a une chose que je supporte de moins en moins dans l'Europe que nous formons avec d'autres nations, c'est qu'une commission obscure décide pour mon pays et pour moi ce que contient ou pas mon assiette ainsi que les informations auxquelles j'ai droit ou non quand j'achète les aliments de la dite assiette.

    Il y a une verticalité dans le fonctionnement de l'Union européenne qui devient insupportable.

    Ce devraient être les euro-députés qui fixent les règles qui régissent nos échanges, après qu'il y eût un débat que les opinions en soient saisies.

    Ce n'est nullement le cas. Le ramassis de crétins que sont les commissaires, pour reprendre l'expression fleurie d'un de mes commentateurs (il se retrouvera), se comportent en valets idiots mais utiles des oligarchies et groupes d'intérêt de tout calibre.

    Dans Mouvement Démocrate, il y a démocrate. J'aimerais que mon parti, par ailleurs profondément européen, prenne la tête d'une fronde sans concessions. Bayrou invitait à étiqueter nos produits alimentaires sans prendre l'avis de Bruxelles, tout récemment ; je suggère de ne plus demander son avis à cette commission quand il y va de notre santé et de notre bien-être.

    Il n'existe aucune forme de transparence dans les directives aussi obscures que technocratiques qui redescendent de l'indigeste ventre mou administratif qui sert d'organe central à notre Europe. Pas de transparence, pas de vote, pas de démocratie. Pourquoi devrions-nous lui obéir ?

    Je propose pour ma part que nous nous engagions désormais à ne respecter que les décisions qui émanent directement d'un vote du Parlement européen, seule autorité légitime pour décider de notre destin commun, nous autres Européens.

    Cet engagement révolutionnaire, véritable coup de force démocratique, pourrait figurer dans le programme du MoDem pour 2014. 

    Je pense profondément qu'on n'obtiendra rien sans véritable épreuve de force avec les technostructures nationales et européennes. La transparence a un prix et ce prix sera l'objet d'une lutte sans merci.

  • Et les impôts locaux ?

    Anne Hidalgo et NKM trustent les apparitions médiatiques dans la bataille municipale qui se prépare à Paris en 2014. En son temps, un certain Bourdieu avait sans nul doute fait de la question de l'héritage un enjeu au moins autant politique que sociologique, mais, pour l'heure j'ai le sentiment que les Parisiens vont avoir des préoccupations nettement plus prosaïques.

    En évoquant ce que Marielle de Sarnez pouvait apporter à Paris, j'ai énuméré des thématiques qui me paraissaient majeures avec le logement, les transports et la santé. Mais il y en a une autre qui va bien finir par s'imposer en dépit de l'aisance dans laquelle semblent baigner les Parisiens.

    Je me suis étonné de la facilité dérisoire avec laquelle Delanoë avait fait exploser les impôts locaux à Paris et notamment la taxe d'habitation (+51%). Peut-être que les Parisiens se sont-ils sentis riches de leur présence dans la ville la plus chère du monde mais je doute qu'ils encaissent la prochaine hausse avec la même constance.

    Si j'étais Marielle de Sarnez, je sommerais Anne Hidalgo, NKM et Rama Yade, si elle va au combat électoral, de se prononcer sur les finances de la ville : le marché immobilier s'effondre à Paris ce qui signifie que la ville, privée de droits de mutation, va voir son budget subir une chute sévère de ses ressources. Or, Delanoë a bâti son développement somptuaire sur ces taxes-là.

    Anne Hidalgo se montrant décidée à poursuivre la voie empruntée par son mentor va devoir trouver de nouvelles ressources. J'ai bien compris qu'elle compte d'ores et déjà sur le triplement des PV (il ne faut pas avoir peur de taxer le clampin jusqu'à la moëlle après tout) pour améliorer l'ordinaire, mais, il ne fait pas doute que la solution facile, l'accroissement faramineux des impôts locaux, sera une option privilégiée pour elle.

    Je ne la vois pas se lançant dans une réduction du train de vie somptuaire de la capitale.

    Je ne sais pas ce qui va être annoncé pour ces élections, mais je souhaite que l'on se penche très sérieusement sur la question des coûts et de leur financement.

    Trêve de chateaux en Espagne et de folie des grandeurs, il va bien falloir redescendre sur terre : comprenons-nous, nous vivons une crise sévère avec un chômage galopant et des restrictions de pouvoirs d'achat. Les Parisiens sont sans doute des bobos à l'abri du besoin, mais, à trop tirer sur la corde, on la casse, et ils pourraient bien se lasser de payer, payer et payer toujours plus. Serres d'Auteuil, Réfection des Halles, application des rythmes scolaires, travaux de voirie sur les berges vont coûter des centaines de millions d'euros si ce n'est plus encore. Qui paiera ? Les Parisiens !

    Devrons-nous alors faire l'économie d'une réflexion sur les dépenses ? Discriminer enfin superplu et accessoire ?