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  • Marine Le pen s'inquiète de l'influence du Qatar ? Mais quelle incompétente !

    Elle est vraiment nulle à ch..., la Marine. Désolé d'être aussi brutal, mais larmoyer sur le développement du fondamentalisme en France tout en pointant du doigt le Qatar, faut vraiment être nullasse en géostratégie. 

    Le Qatar est l'un des pays du Golfe les plus libéraux sinon le plus libéral. A ma connaissance, c'est le seul où une femme a le droit de s'habiller comme bon lui semble et peut conduire si ça lui chante sans autorisation de son mari.

    Le Qatar a une ambition diplomatique forte qui passe notamment par l'exercice d'un soft power particulièrement malin et astucieux (à preuve l'influence de la chaîne Al-Jazeera) mais on ne peut vraiment pas dire qu'il finance le salafisme. Et encore moins le salafisme d'obédience révolutionnaire (celui qui commet des attentats et dont se réclame Al Qaeda).

    Les pays qui alimentent particulièrement salafisme et terrorisme, on les connaît : Arabie Saoudite, Pakistan et Afghanistan. Les premiers fournissent l'idéologie et des financements privés, les seconds l'enseignement et des terrains d'entraînement.

    Elle a peur de quoi, Marine Le pen ? Que les joueurs du PSG se laissent pousser la barbe et mangent hallal ? 

    Là, je crois qu'elle a vraiment touché le fond du ridicule. 

    Quant aux investissements qataris dans les banlieues françaises, ils s'apparentent plutôt à une opération de ressources humaines que d'évangélisation islamiste.

    Quant on prétend vouloir représenter un jour la France, on essaie de maîtriser un minimum les fondamentaux de la diplomatie. 

    Quelle nullasse !

  • Iran-Israël : un peu de douceur et de paix dans un monde de brutes !

    Voilà une initiative qui mérite d'être connue : effaré par la rhétorique guerrière à laquelle se livrent les dirigeants politiques des deux pays un professeur d'arts plastiques a eu l'idée particulièrement censée de s'adresser directement aux Iraniens eux-mêmes et pas à leurs chefs.

    Il a réalisé une photographie disant en substance que les citoyens israéliens ordinaires n'avaient absolument rien contre les Iraniens, que les deux peuples ne s'étaient jamais porté de tort l'un à l'autre et que donc, les Israéliens ne bombarderaient jamais leur pays et qu'ils aimaient les Iraniens.

    Iaranians-Israel.jpg

    En fait, Ronny et Tamar, son épouse, se sont tout simplement dits que chaque population était peut-être induite en erreur si elle n'avait comme seul témoignage que les rotomondades de leurs dirigeants respectifs.

    Surprise, des Iraniens d'abord timides se sont enhardis à répondre, à leur tour, qu'ils n'avaient rien non plus contre les Israéliens.

    Les messages se sont multipliés sur son mur facebook et le jeune couple escompte désormais passer à la vitesse supérieure pour gagner toute l'opinion iranienne.

    Beau mec et adorable petite fille, beau message, c'est une respiration dans le marasme ambiant.

    Ce n'est pas tout : dans les réponses iraniennes, il y a les paroles rapportées (est-ce vrai ?) de Esfandiar Rahim Mashaei, l'un des plus proches conseillers d'Ahmadinejad : 

    No nation in the world is our enemy, Iran is a friend of the nation in the United States and in Israel, and this is an honor. We view the American nation as one with the greatest nations of the world.

    L'inconvénient, c'est qu'elles datent de 2009. Y'a encore du boulot pour convaincre son chef, mais enfin, on peut se laisser le droit de rêver encore...

  • Terroriste ou héros, il faut choisir

    Ainsi, l'auteur des épouvantables meurtres perpétrés contre des militaires puis des enfants est un djidahiste. Du moins, c'est ce qu'il essaie de faire croire.

    On lisant sur une page du Figaro ce que l'on savait désormais de son parcours, j'ai pensé aux Mémoires du Général de Gaule pour la période 1944-1946 : il y évoque le sort des collaborateurs et particulièrement celui des miliciens qui se sont jetés à corps perdu du côté des nazis dans le conflit. Notamment, il aborde le cas de Joseph Darnand, à côté duquel notre prétendu Djihadiste ferait office d'enfant de choeur tant ce qu'il a fait est horrible. De Gaulle aurait pu conchier à juste titre l'un des plus sinistres individus de la Collaboration. Et pourtant, il choisit de déplorer la perte de tant d'énergies qui à tout moment auraient pu basculer dans la Résistance plutôt que dans la Collaboration.

    Mohammed Merah a voulu entrer dans la Légion étrangère en 2010. Il a été recalé au bout d'une journée. Le mobile psychologique dans les crimes perpétrés contre les militaires français apparaît ainsi bien plus évident que la guerre en Afghanistan.

    C'était un homme à la recherche d'une identité. Il l'a trouvé en Afghanistan et au Pakistan. Chez les barbus.

    Si l'on pose l'équation en ces termes pour comprendre ses motivations, je pense que l'on a parcouru la moitié du chemin.

    La défense de la cause palestinienne, c'est évidemment du pipo : ce ne sont pas ses motivations, et à vrai dire l'OLP a condamné immédiatement une attaque aussi vile.

    Au fond, Bayrou ne se trompe pas de débat en ramenant la question de l'identité et de la cohésion sur le terrain où l'on devrait les trouver. Qu'est-ce qui fait qu'un jeune homme, né en France, ne se sent plus français aujourd'hui ? Et là, ce n'est même pas un individu lambda, c'est quelqu'un qui se montrait prêt à s'engager dans l'une des unités militaires les plus emblématiques de notre drapeau !

    La désolation exprimée par le Général de Gaule dans ses mémoires répond comme un écho à ce sourd questionnement.

    Il y a après un problème diplomatique : quasiment 100% des terroristes qui se livrent aux crimes les plus atroces ont fait un stage en Afghanistan et au Pakistan. Nous avons un problème avec ces deux pays-là, et ce n'est pas la première fois que je le dis ici.

    Marine Le pen a tout faux de réduire les faits épouvantables qui nous sont connus aux actions d'un salaud ou à de la faiblesse contre l'islamisme. La preuve que la France ne se montre pas faible contre l'islamisme radical, c'est qu'en s'engageant en Afghanistan, elle a eu la volonté d'en arracher les racines, même si c'est raté, au final. En ce sens, Bayrou ne s'était pas trompé en estimant que notre présence en Afghanistan était un impératif moral, car là-bas, nous luttions contre les forces qui nous sapent ici. Mais ces forces ne prospèrent sur notre sol que parce qu'elles y trouvent un terreau propice. C'est bien en ce sens que j'interprète le discours de Grenoble de Bayrou.

    Ainsi, la boucle est bouclée.