Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Humeurs noires...

    Melclalex m'invite à être optimiste ou pessimiste, à mon choix, en trois aphorismes. Bon, je vais lui répondre. Sans surprise, d'abord par le pessimisme.

    1.Je suis convaincu que la crise des États se rapproche à grand pas. J'ai la quasi-certitude que je vais y perdre en pouvoir d'achat : salaire bloqué, hausse d'impôt, hausse des cotisations, je n'échapperai pas aux trois. Et puis je sais que mon temps de cotisation pour la retraite sera plus long. J'ai la crainte de ne pouvoir cotiser jusqu'au bout et je devrais me barrer avant d'avoir fait toutes mes annuités. Du coup, ma retraite sera très en deçà de mes derniers revenus de travailleur.

    2. J'ai la sale sensation que le pouvoir politique qui se mettra en place en 2012 ne sera pas celui pour lequel j'aurai voté au premier tour.

    3. Je vois des pans entiers du monde que j'ai aimé s'écrouler. Ce gouvernement détruit l'école et la culture avec la complicité active de toutes les forces politiques françaises à la notable exception de quelques individus isolés (dont Bayrou). Il ne trouve de solutions et n'a d'idées ni pour l'emploi, ni pour l'industrie.

    1.En fait, je ne trouve pas de raison d'être optimiste. Je vieillis et j'ai de plus en plus de mal à me secouer. Le temps passe de plus en plus vite, les années se succèdent et j'ai de moins en moins d'énergie pour me changer moi-même.

    2. Enfer et damnation, avec les changements successifs d'algorythmes de wikio, je peux dire adieu à cette forfaiture que constitue le statut de blogueur z'influent.

    3. Pas envie de parler du reste...

    Reste plus qu'à taguer d'autres blogueurs, histoire d'éprouver leur sentiment sur leur avenir. Tiens, par exemple, Mirabelle, Didier Goux, Aymeric Pontier, le coucou et la gauche de combat, s'il me suit encore. Observez mon œcuménisme ! Il y a tout de même une vraie diversité politique dans mon choix, non ?

  • Le cas Boutin me laisse perplexe

    Le salaire que touchait Christine Boutin pour sa mission sur la mondialisation a fait grand bruit. Plus exactement, ce qui a buzzé, c'est le fait qu'elle cumule sa retraite de parlementaire et le dit salaire. Et puis on a jugé çà et là que le salaire était trop élevé. C'est bien possible, mais je ne comprends pas pourquoi la Toile est tombée à bras raccourcis sur Christine Boutin.

    Est-ce que cela signifie que l'on ne peut plus cumuler une retraite et un salaire ? Ce n'est pas un très bon signal : au contraire, il faut favoriser l'adjonction de l'un avec l'autre. Non, le seul angle d'attaque cohérent, me semble-t-il, c'est contre son employeur. En ces temps de disette budgétaire, alors que l'État regorge de hauts fonctionnaires compétents, quel besoin était-il d'engager de manière surnuméraire une parlementaire à la retraite ?

    Christine Boutin a tort de renoncer à son salaire tout en poursuivant sa mission. Cette mission est un travail, et tout travail mérite salaire. Il valait mieux, comme l'a souligné le Faucon, jeter l'éponge.

    En tout cas, j'espère bien que la jurisprudence va s'appliquer, au point où l'on en est : des missions, confiées à tous les échelons de la vie politique, elles sont légions en France. J'aimerais simplement que l'on s'appuie sur un argument de bon sens, du type Rasoir d'Ockam : supprimons tout ce qui n'est pas nécessaire. Ce serait un premier pas pour réapprendre à dépenser au sein des pouvoirs publics français.

    Évidemment, si l'on pense que ce sont des missions de complaisance, alors il faut aller jusqu'au bout et poursuivre en pénal, puisqu'il ne s'agit plus d'une dépense surnuméraire mais de trafic d'influence...

    Pour conclure, je plussoie la proposition de Valérie Pécresse. On devrait faire de même, d'ailleurs, dans les municipalités, les conseils généraux et les conseils régionaux...

  • Crise des États, on y est...

    Les crises qui secouent successivement notre vieux monde ont ceci de paradoxales qu'elles ne présentent aucun caractère imprévu. Le Japon fait savoir qu'il pourrait faire défaut de paiement sans une réduction drastique de ses déficits. Grèce, Espagne, Portugal, Irlande, Islande, Grande-Bretagne, la liste s'allonge au fil du temps. Et pourtant, la crise de la dette des États, elle a été évoquée dès les premiers plans d'aide et de relance de l'hiver 2009. En France, je le rappelle une fois de plus, Bayrou avait fait de la dette son cheval de bataille. Cameron, Clegg au Royaume-Uni présentaient des programmes chiffrés pour réduire la leur. Le FDP en Allemagne en faisait aussi l'un des axes majeurs de sa campagne électorale.

    Peut-on s'imaginer un seul instant qu'on nous refasse le coup du nuage radio-actif de Tchernobyl ? Les autorités françaises avaient assuré sans vergogne que tel Moïse écartant les eaux du cataclysme, la France s'était vue épargnée par le nuage éruptif provoqué par l'explosion de la centrale nucléaire ukrainienne.

    Nous n'échapperons pas à nos dettes. Nos déficits sont fantastiques. Je m'étonne qu'aucun parti ne fasse ce que les Lib-Dems ont fait en Angleterre, un programme complet qui précise où et comment vont être réalisées les économies.