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jeudi, 04 février 2010

Peillon/Descoings, même combat !

Tiens, Brighelli va pouvoir écrire la suite de la Fabrique du Crétin. Je dénonce, ici,  depuis un moment la collusion entre la droite moderniste et la gauche réformiste sur les questions d'éducation. A preuve la dernière tribune de Peillon qui veut déglinguer les grandes écoles. Quand je lis ça, je suis exaspéré : c'est la gauche, avec la complicité de la droite, qui a foutu en l'air l'école républicaine. Et maintenant, avec leurs réformes égalitaristes de merde, ils s'en prennent à ce qui fait le sel de notre enseignement. La reproduction sociale, ce n'est pas la faute des grandes écoles. C'est l'école, les collèges et les lycées qui ne parviennent plus à offrir des alternatives de qualité aux enfants des classes populaires.

Et je n'entends pas une voix, pas une seule au MoDem, pour condamner ces attaques ridicules contre l'excellence. On participe à des colloques avec cette gauche réformiste - soit ! - et on ne fait entendre aucun son de cloche différent ?! Non,  on opine du chef aux déclarations des Cohn-Bendit et Peillon, bien d'accord, sur le fond, avec le sieur Descoings.

Oui, Monsieur Peillon, il y a eu trahison, comme vous dites, mais elle est le fait de vos amis politiques. Dire que beaucoup sont allés faire fortune dans le privé pour évoquer cette trahison, c'est se moquer du monde. Le seul dévoiement, c'est celui de vos bataillons qui ont gangrené l'Éducation Nationale à tous les étages de sa technostructure et ont contaminé de longue date la droite.

En réalité, en France, l'unique différence qui existe entre gauche et droite est celle des moyens qu'il convient d'allouer ou non à l'école. Pour le reste, il n'y a même plus l'épaisseur d'une feuille de papier entre idéologues de droite (Ferry, Descoings et compagnie) et idéologues de gauche.

Et les rodomontades d'un Sarkozy ou d'un Ferry contre mai 68 ne font en aucun cas illusion. Je viens d'une famille de paysans, et dans cette famille, un des enfants de mon grand-père qui était un petit exploitant agricole (deux vaches, un vieux canasson, un poulailler, quelques hectares, trois clapiers et une étable à cochons - j'oubliais le jardin potager) a fait science-po. Il était boursier et a du marner et se priver de tout, faire tous les petits boulots pour y arriver. Il a échoué à l'oral de l'ENA parce qu'on lui a posé une question à l'oral sur les Impressionnistes et qu'il n'avait jamais eu le temps ni les moyens de se rendre dans un musée.

Et regardez notre école de merde et ses baskets citoyennes à la con, ses préventions sida, obésité, ratp, incivilité, connerie, marche sur la crotte des chiens, éternuements, son éducation civique à la noix et ses droits à la connerie. De la merde en barre. Tout le monde il est égal. Tout le monde il est content maintenant. Et comme tout le monde il va rater les concours des Grandes écoles, eh ben on va supprimer les grandes écoles, comme ça, tout le monde il va être content et encore plus égal. Giga, non ?

Putain, jamais je ne voterai plus à gauche. Mais, en fait, sans doute pas à droite non plus. Et au centre ? Ben s'ils continuent à faire risette à la gauche réformiste, jamais plus je ne voterai tout court.

13:01 Publié dans Education | Lien permanent | Commentaires (35) | Tags : droite, gauche, école, peillon, centre |  Facebook | | |

Commentaires

"jamais plus je ne voterai tout court."
On y vient, on y vient :)

Écrit par : h16 | jeudi, 04 février 2010

@h16
ben, il me reste tout de même un espoir : je demeure proche des idées de Bayrou. Mais sont-elles celles du MoDem..? Voilà la question.

Écrit par : l'hérétique | jeudi, 04 février 2010

Malheureuseument de + en + de votre avis !

Écrit par : Interaction | jeudi, 04 février 2010

Idem

Écrit par : vincent15 | jeudi, 04 février 2010

Très en phase avec vous sur l'esprit général, mais à la lecture complète de l'itw de Peillon, sur ce point précis des GE, je me demande si les choses ne sont pas un tout petit peu plus compliquées, je vais y réfléchir...

Écrit par : florent | jeudi, 04 février 2010

Bah, je ne pense pas trop vous surprendre,
en ce qui concerne l' éducation proche de Francois B mais aussi de Jean L . ;)

Écrit par : Martine | jeudi, 04 février 2010

Chez moi aussi les gens du PS râlent contre l'école qui ne favorise que la "reproduction sociale" des plus riches et compagnie. Bizarrement, ils mettent eux mêmes leurs enfants dans les écoles privées. Sans doute n'apprécient ils pas ce qu'ils ont crées ?

Écrit par : Démocrate | jeudi, 04 février 2010

Et sur la question du vote, H16 déteindrez ils sur vous ?

Écrit par : Démocrate | jeudi, 04 février 2010

Vous parlez de "l'excellence" des grandes écoles, mais que veut dire ce terme, à priori seul les français trouvent ces écoles excellentes, ce qui paraît dans un monde de plus en plus mondialisé ou le doctorat est la référence un incongruité.

Écrit par : Frédéric | jeudi, 04 février 2010

@Démocrate
exactement ! ils sont d'une hypocrisie, en plus !!!
@Démocrate
Non, centriste j'étais, centriste je reste, et Bayrou demeure une référence pour moi.
@Frédéric
Faux !!! HEC est la première référence dans le domaine des études commerciales en Europe, de l'avis de la plupart des enseignants européens.
Ce qui est mal vu à l'étranger, ce sont plutôt les grandes écoles publiques.

Écrit par : l'hérétique | jeudi, 04 février 2010

Pour information HEC est classé 1er sur le master in management (et sur un classement de rang discutable) et 25ème pour le MBA (classement 2010 avec l'essec classé vers la 90ème place), pour information , le master est encore un diplôme franco-français, en effet les anglais (LBS ; LSE ; Oxford...) lancent à peine cette formation idem pour l'Espagne (Esade ; IE...) et l'Allemagne et pour le plupart des pays européens.

Pour information hors du territoire français le MBA est le diplôme phare pour des postes l'encadrement, ce qui est vrai sur notre territoire ne l'ai pas forcement ailleurs.
Mais effectivement Hec reste une très bonne formation européenne notamment avec le TRIUM MBA. (cohabilité avec la Stern de NY ; LBS ; Hec)

Écrit par : frederic | jeudi, 04 février 2010

Belles réponses des "ingénieurs" en commentaire de l'article de Libé.

J'enrage de voir comment en France la médiocratie s'installe. Nous assistons à un tir croisé, de tous côtés, droite, gauche, écolos, contre tout ce qui est la filière d'excellence scientifique et technologique. Tout cela pour masquer l'échec du système scolaire. La pression est forte de tout côté pour nous imposer un système à l'"américaine". Mais je me souviens de ce jeune américain expliquant que les familles des classes moyennes américaines n'avaient pas plus de deux enfants car les études revenaient trop cher.

Les chercheurs du "public" sont méprisés. Dans le "privé", les débouchés sur les métiers de recherche-développement se tarissent. Les carrières des "scientifiques et techniques", "Grandes Ecoles" ou non, se précarisent (SII par exemple).
On nous joue avec les mots, au niveau du MEDEF par exemple, pour parler "innovation" (qui recouvre du marketing, de la finance, de l'acquisition de systèmes, etc) à la place de "recherche et développement", concernant les produits de l'entreprise (matériels et immatériels).

Écrit par : Mia | vendredi, 05 février 2010

Je partage l'avis de Mia, on va vers un pays qui s'appauvrit intellectuellement.

C'est même très grave.
Pour lutter contre le chômage, soit on est les meilleurs, soit on est les moins chers.

Etre les meilleurs implique une recherche.
Ce n'est pas le cas.
La France est comdamnée à devenir le moins cher:C'est à dire une chine.

Du coup, notre système de solidarité, faute de financement est comdamné.
Est-ce au bout de 10 ans, 20 ans, 50 ans?
J'en sais rien.

Mais la France va dans le mur, et je suis pessimiste.

Écrit par : Phil | vendredi, 05 février 2010

Culturellement de droite, socialement de gauche, ayant raté Sciences-Po, je trouve comme M.Brighelli que ce consensus puant est une honte à l'esprit aux valeurs les plus élementaires de la République. Avant pour servir la collectivité, dépasser sa condition,il fallait s'élever au delà des atatvismes sociaux, culturels, maintenant il faut stagner. "Reste comme tu es , ne change pas", facile à dire quand celui qui le dit est déja fils d'énarque et a déja les réseaux de cooptation nécessaire..Senghor, Césaire, Ferry et d'autres doivent se retourner dans leurs tombes.On a inventé une nouvelle arithmétie socio-politique en France, l'ascenseur social commence à marché au 16e étage.Honteux!

Écrit par : Eric | vendredi, 05 février 2010

Culturellement de droite, socialement de gauche, ayant raté Sciences-Po, je trouve comme M.Brighelli que ce consensus puant est une honte à l'esprit aux valeurs les plus élementaires de la République. Avant pour servir la collectivité, dépasser sa condition,il fallait s'élever au delà des atatvismes sociaux, culturels, maintenant il faut stagner. "Reste comme tu es , ne change pas", facile à dire quand celui qui le dit est déja fils d'énarque et a déja les réseaux de cooptation nécessaire..Senghor, Césaire, Ferry et d'autres doivent se retourner dans leurs tombes.On a inventé une nouvelle arithmétie socio-politique en France, l'ascenseur social commence à marché au 16e étage.Honteux!

Écrit par : Eric | vendredi, 05 février 2010

Désolée Fréderic mais le LMD est la norme européenne. 3-5-8.. es grandes écoles américaines sont connues du fait de leur excellence à un certain niveau et en partie grace à l'universalité de la langue américaine. D'aillleurs bien des doctorats en France se font en anglais ( économie, finance, stratégie etc..)Pour les diplomes univesitaires purs, l'ENS est bien placée comme Cambridge, Oxford et d'autres mais tout cela dépend aussi à ce niveau de la personnalité et des qualités intellectuelles des individus quelle que soit leur nationalité.

Écrit par : Interaction | vendredi, 05 février 2010

Désolée Fréderic mais le LMD est la norme européenne. 3-5-8.. es grandes écoles américaines sont connues du fait de leur excellence à un certain niveau et en partie grace à l'universalité de la langue américaine. D'aillleurs bien des doctorats en France se font en anglais ( économie, finance, stratégie etc..)Pour les diplomes univesitaires purs, l'ENS est bien placée comme Cambridge, Oxford et d'autres mais tout cela dépend aussi à ce niveau de la personnalité et des qualités intellectuelles des individus quelle que soit leur nationalité.

Écrit par : Interaction | vendredi, 05 février 2010

Et bien : grosse colère l'Hérétique ???

Ça faisait longtemps que je n'étais pas retourné sur ce site.

"Tout le monde il est égal. Tout le monde il est content maintenant. Et comme tout le monde il va rater les concours des Grandes écoles, eh ben on va supprimer les grandes écoles, comme ça, tout le monde il va être content et encore plus égal."

C'est un peu plus compliqué que cela : le problème est que tout le monde n'est pas égal justement selon sa localisation, ses origines sociales, et son aptitude à se concentrer. L'Éducation Nationale n'a en rien atteint l'égalitarisme absolu tant décrié par NS (mais si, vous savez qui, Notre Seigneur). Et si je suis d'accord avec vous sur un point, c'est que la seule différence entre la gauche réformiste et la droite, c'est la question des moyens à allouer à l'EN. Mais dans un cas comme dans l'autre, on vise le nivellement par le bas, l'égalité "moins-disante". C'est un vrai problème que de revenir à une logique de l'excellence du primaire jusqu'à l'enseignement supérieur.

Malheureusement, vous le savez certainement, la droite a gouverné sans partage depuis bientôt 37 ans contre 15 pour la gauche réformiste.
Vous n'aimez pas le clivage droite/gauche et aspirez à une réelle force du centre, mais admettez pour la clarté du propos que l'UDF était plutôt un courant de droite (centre-droit. Ou alors je complexifie un peu, mais bon...).

Le fond du problème comme vous le soulignez justement est l'EN. Celui des grandes écoles en est un autre : par exemple, l'Etat dépense près de 14 000 par an pour un étudiant d'une desdites grandes écoles ; et entre 7000 et 8000 pour un étudiant des universités. Ça c'est un vrai problème qui contredit la thèse selon laquelle l'égalité régnerait en maître absolu dans notre société française.

Je pense que, loin des petits stratagèmes politiques instillés par M. Peillon mais également par la quasi-totalité des autres dirigeants (centristes inclus :), ces questions sur l'EN puis l'enseignement supérieur (ainsi que la recherche bien sûr) valent la peine de trouver un consensus trans-clivage. Qu'en pensez-vous ?

À vous lire

Écrit par : Denis75 | vendredi, 05 février 2010

Il y a 20, j'ai fais une grande école de commerce. A l'époque, il y a avait 30% d'élèves issus de milieux populaires. Aujourd'hui, dans la meme école, ou j'ensigne, il ne sont plus que 3% !!!
Le pb vient de l'école de la république : collèges et lycées qui ne joue plus leur rôle d'ascenseur social.
Tout cela avec la complicité de la Gauche et de tous les syndicats de l'EN qui ne pense plus qu'a protéger leurs petits avantages au détriment des enfants. Une honte...
En attendant, la droite se marre car on finira avec un système privé...

Écrit par : Antoine | samedi, 06 février 2010

Il y a 20, j'ai fais une grande école de commerce. A l'époque, il y a avait 30% d'élèves issus de milieux populaires. Aujourd'hui, dans la meme école, ou j'ensigne, il ne sont plus que 3% !!!
Le pb vient de l'école de la république : collèges et lycées qui ne joue plus leur rôle d'ascenseur social.
Tout cela avec la complicité de la Gauche et de tous les syndicats de l'EN qui ne pense plus qu'a protéger leurs petits avantages au détriment des enfants. Une honte...
En attendant, la droite se marre car on finira avec un système privé...

Écrit par : Antoine | samedi, 06 février 2010

@Antoine
ô non, elle ne se marre pas : elle participe à la mise à plat de l'école.

Écrit par : l'hérétique | samedi, 06 février 2010

@Antoine,
"Le pb vient de l'école de la république (...) qui ne joue plus leur rôle d'ascenseur social.
Tout cela avec la complicité de la Gauche et de tous les syndicats de l'EN qui ne pense plus qu'a protéger leurs petits avantages au détriment des enfants."

D'accord sur les conséquences mais pas sur la cause. Pourquoi tout mettre systématiquement sur le dos de "la Gauche" ?

Je rappelle que les gouvernements furent de droite pendant 37 ans sur 52 ans d'existence de la Vè République. C'est un peu facile ! Elle a bon dos la gauche dans ce pays qui s'auto-proclame pays des droits de l'homme mais dans lequel il n'y a qu'un parti qui gouverne pendant 5 ans (ce fut presque toujours le cas : 5 ans).

Tout mettre sur le dos des syndicats ou des collectivités territoriales est un comportement inconscient car dans un pays centralisé comme la France, c'est le gouvernement national qui gère toutes les affaires. Les contre-pouvoirs, syndicats, associations proposent, le gouvernement-président (= le droit) dispose.

Écrit par : Denis75 | samedi, 06 février 2010

Le rôle de l'école est nous former à la connaissance du monde dans lequel nous vivrons. Le premier hiatus est que les professeurs ne connaissent pas le monde, il n'y ont jamais travaillé, alors voici une proposition simple : un professeur ne devrait être recruté que s'il a travaillé pendant 5 ou 10 ans dans la branche qu'il doit enseigner. Un prof de français qui aurait été journaliste (j'ai eu ça), quel pied. Et un prof de math qui ose dire que les maths ne servent à rien (j'ai connu aussi), ne pourrait plus exister. Et quelle meilleure façon de trouver des exemples parlants (soit une fonction de la forme..., ça y est je suis mort, dans la vie les problèmes ne se posent JAMAIS de cette façon là). Au plaisir de vous voir développer la suite.

Écrit par : Dominique | samedi, 06 février 2010

Si l'on se demandait ce que cela veut dire de réussir sa vie une fois la cinquantaine passée, on se rendrait compte qu'un ingénieur n'est pas forcémént heureux et qu'un artisan peut l'être.Je crois que la dictature des chemins de la réussite par les grandes écoles est vraiment un problème et je ne vois pas en quoi, il est moins méritant de faire son parcours scolaire via l'université ou via une voie professionnelle .De plus, pour être enseignante dans des secturs réputés difficiles, il n'est pas faux de dire que dés l'arrivée en maternelle, le décalage entre enfants est déjà énorme et que malgré nos efforts, notre rage , notre investissement et notre militantisme, l'école devant des déterminismes sociaux et environnementaux ne peut pas tout. Maintenant et évidemment, entndons nous bien, je serai évidemment contente d'apprendre qu'un de mes anciens élèves a été admis dans une grande école mais ausi admirative d'apprendre que mon neveu de Neuilly s'est finalenet consacré à sa passion: "la cuisine "!!!Il faut peut-être apprendre à changer notre regard mais arrêtons de fusiller l école et ses acteurs; c'est bien plus complexe que ça . En ce moment, il y a une politique du réultat qui se dessine, qui va sans conteste aggraver les écarts car évidemment, il est moins difficile d'avoir des résultats dans une école ne concntrant pas de difficultés que dans une école au coeur de la cité les concentrant. Et puis, notre école n'est plus le sanctuaire qu'elle était (à tord ou à raison) car pour me souvenir de celle dans laquelle je suis allée quand j'étais petite, celle-ci n'était pas tendre avec ceux qui ne pouvait pas d'après elle prétendre aux voies nobles.Maintnant, dernier petit trembloti devant tant de déclamations intempestives et radicales, les CM2 de l'école où j'enseigne ont eu de meilleurs résultats aux évaluations nationales que dans le secteur favorisé.Ce n'est pas pour autant une victoire pérenne car on sait que tout cela est très fragile; simplement, il faut introduire de la nuance pour éviter de tomber dans l'écueil de l'idéologie et de l'IDEOLOGIE, il y en a et elle est très fort proclamée par notre gouvernement actuel.Maintenant, regardons les problèmes en face. Le problème des enfants dans notre école est la langue, la conceptualisation, la mise en lien, la compréhension, le manque de soif d'apprendre et l'attitude qu'il faut donc adopter pour se mettre en situation d'apprenant. Rien ne servira de brûler les étapes, il faut apprendre à aprendre et le gavage ne servira à rien pour ceux qui ne sont pas munis ( et attention, ils ne sont pas moins intelligents!)pour organiser, retenir et comprendre les connaissances. Il faut donc dans des contextes motivants et exigeants une approche individualisée faire avancer tout le monde par rapport aux constats de départ.Les parents snt grosso modo dans nos secteurs très sensibilisés à la réussite de leurs enfants et font confiance mais je peux vous dire que le problème des garçons dans une famille fragilisée (mère seule ou parents au chômage...)dans un environnement qui n'est pas porteur peut être catastrophique.A la marge, il existe aussi des familles dont le comportement entrave l'adaptation scolaire.

Écrit par : lepinte véronique | samedi, 06 février 2010

@Dominique,
Vous tenez là des propos qui ne devraient pas déplaire à certains membres du gouvernement.
" Le monde dans lequel nous vivrons..."
Bah, s'il faut demander aux profs d'etre devins en plus, 'nous ne sommes pas sortis de l'auberge!!'

Écrit par : Martine | samedi, 06 février 2010

A mon tour de dire qu'est que c'est que cette critique de "merde"lamentable!!! irresponsable !!!!
Un fan de Brighelli?

Écrit par : madeleine | lundi, 08 février 2010

@madeleine

oui oui oui : fan presqu'inconditionnel : ça vous va ?

Écrit par : l'hérétique | lundi, 08 février 2010

Pitié, pas la rengaine sur les budgets "par étudiant", ça n'a RIEN à voir :-(((

Écrit par : florent | lundi, 08 février 2010

Bah si !
Autant il faut réinvestir massivement dans l'EN, mais il faudrait en parallèle rééquilibrer les subsides entre grandes écoles et universités. Sinon, réformer l'EN ne servira à rien. Strictement à rien : je vous laisse cheminer intellectuellement sur cette assertion.

Écrit par : Denis75 | lundi, 08 février 2010

ASSEZ de cet égalitarisme comptable au ras des pâquerettes, niveleur et totalitaire !
Pas besoin d'être Einstein pour comprendre que des étudiants en IUT ou classes prépas ont besoin de plus d'heures de cours et d'enseignants (car groupes à petits effectifs) que des étudiants académiques "classiques" (qq heures d'amphis, le reste pour développer l'autonomie et non ce stupide et dangereux tutorat qui s'installe avec la secondarisation de l'université) ; ou encore que des étudiants en physique et en biologie ont besoin de bien plus de matériel technique coûteux pour les travaux pratiques, que des historiens ou des littéraires... et on pourrait continuer la liste longtemps.
(Ce qui, CERTES, ne signifie pas que les besoins des enseignements universitaires sont actuellement couverts ; mais le point fondamental, c'est l'ADEQUATION aux besoins et non les montants réels!)

Écrit par : florent | lundi, 08 février 2010

"c'est l'ADEQUATION aux besoins et non les montants réels!"

J'en ai marre de cette violence prégnante dans tous les discours de droite comme de gauche en passant par le centre.

Votre phrase finale est significative : je suis entièrement d'accord, d'où un rééquilibrage des dépenses au niveau de l'enseignement supérieur. Sinon, c'est l'élitisme pour le plus petit nombre qui sera atteint. Et ça, ce n'est pas le modèle français (de mon point de vue en tout cas).

Qu'est-ce que vous entendez par "tutorat" ? Les TD et TP sont indispensables de mon point de vue.

Écrit par : Denis75 | lundi, 08 février 2010

Extrait d'un article de Pierre Tapie (Directeur Général d'Essec Business School), dans une revue de GE (pas de lien direct à fournir, donc je recopie l'argumentaire):
"Avec un coût de 13 000 euros par étudiant et par an, contre 8000 pour l’université (8 500 depuis le budget 2009), les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) seraient-elles trop richement dotées ? Si l’on considère non pas tous les étudiants
de l’université, mais ceux qui n’y ont pas échoué (soit 60 %, puisque 40% s’y égarent pour terminer sans aucun diplôme), le coût des étudiants réellement formés est identique (8 000/0,6 = 13 300 ).
À titre de comparaison dans les grandes universités anglo-saxonnes, les premiers cycles d’élite coûtent 100000 à 150 000 dollars."

Autre point:
"Sélection sociale
On sait que « 50% des étudiants des CPGE et des grandes écoles sont enfants de cadres supérieurs ou profession libérale, contre 30% environ à l’université ». Il est faux d’en déduire que les écoles sont des lieux de sélection sociale, par opposition à l’université. En effet cette proportion est identique à l’université, si l’on considère les diplômés au niveau master de l’université (seul chiffre comparable puisque dans la filière CPGE-GE la sélection a lieu à l’entrée) ; de même ce taux est de 50% parmi le stock des étudiants en filières scientifiques (juin 2008).
Ces faits signifient que les enfants d’origine modeste ne s’orientent pas vers des études difficiles, mais non qu’une filière particulière, CPGE-GE, présenterait des biais spécifiques de sélectivité sociale."

C'est à se demander si les polémiques actuelles n'ont pas pour objectif la promotion d'un système "à l'Américaine" (cf: http://abonnes.lemonde.fr/societe/chat/2010/02/02/universite-faudra-t-il-payer-plus-cher-le-droit-d-entree_1300225_3224.html#ens_id=1088072)

Écrit par : Mia | mardi, 09 février 2010

"J'en ai marre de cette violence prégnante dans tous les discours de droite comme de gauche en passant par le centre."

Vous faites référence aux majuscules ? C'est simplement un moyen de mettre en évidence un terme dans un commentaire vu qu'on ne peut pas souligner ou mettre en gras...

Je ne comprends pas votre notion de ré-équilibrage des dépenses si vous dites acquiescer à la notion d'adéquation aux besoins, qui n'implique pas du tout ça, mais simplement de "remplir le contrat" pour chaque filière, *indépendamment* de ce qui se passe dans les autres puisque cela n'a aucune importance... Le seul commentaire poli que je peux faire, c'est que vous sous-entendez qu'il y a un déficit de moyens dans la filière universitaire "académique" et qu'il faut le combler ; mais ça n'a rien à voir avec ce qui se passe en classes préparatoires et il serait plus simple de l'exprimer clairement... Par ailleurs, ceci n'a rien à voir non plus avec l'élitisme : il n'est dit nulle part que le nombre de places est réduit en prépa ou qu'aucune aide n'est prévue pour ceux qui en auraient besoin... Enfin, même sans cela, je ne vois pas ce qui poserait problème avec la notion d'élitisme : former des jeunes à très haut niveau est indispensable à la société ; pour autant, faire cela pour une très grande partie de la jeunesse n'a aucun sens, ce n'est pas nécessaire et c'est même dangereux (car il y a besoin de postes à tous les niveaux dans les entreprises, qui va occuper les autres s'il n'y a que des ingénieurs?) : là encore tout est simplement question d'adéquation aux besoins...

Les TD et les TP font partie intégrante de la formation, ce n'est pas le tutorat qui lui est un accompagnement des étudiants, avec une sorte "d'aide aux devoirs" et ce genre de choses : l'opposé de ce qui fait la spécificité des études universitaires "académiques", à savoir l'apprentissage de l'autonomie (même si bien sûr il ne s'agit pas non plus de livrer à eux-mêmes des ex-lycéens dès le premier jour de la première année, sans leur donner un minimum d'indications sur le fonctionnement des études qu'ils viennent de commencer...).

Écrit par : florent | mardi, 09 février 2010

@ Florent,
Oui, les majuscules servent à appuyer (c'est sans importance), mais une rédaction lapidaire et sévère révèle un manque d'objectivité et une absence totale de consensualisme (pour rester poli).

Le seul point sur lequel nous resterons en désaccord, c'est lorsque vous affirmez :
"Enfin, même sans cela, je ne vois pas ce qui poserait problème avec la notion d'élitisme : former des jeunes à très haut niveau est indispensable à la société".

Sinon, "il y a un déficit de moyens dans la filière universitaire" : oui (personnels, locaux et outils pédagogiques pour faire simple et complet), et il faut le combler. Je précise néanmoins que je suis contre la suppression des GE (simplement partisan d'un rééquilibrage au sein de l'enseignement supérieur). Quand on équilibre, on peut soit niveler vers le bas, soit réévaluer les deux plateaux de la balance (je vous laisse deviner quelle est ma position).

@ Mia,
Deux petites précisions :
-Le DG de l'ESSEC est certainement une personnalité très respectable mais il faut se méfier de certains chiffres parfois.
-Il est facile de cracher sur le système anglo-saxon qui a tout de même des mérites.

Une fois énoncé ces deux banalités, je reste attaché au système français, bien plus équitable pour l'accès à l'enseignement supérieur (quand bien même on aurait besoin de maçons, plombiers et autres postes peu qualifiés comme le rappelle Florent, je demeure persuadé que la généralisation des études supérieures dans nos sociétés améliorerait la qualité de vie de tous les citoyens (ça, c'est un objectif idéologique).

Le temps manque, je dois filer. Bonne journée @ tous

Écrit par : Denis75 | mardi, 09 février 2010

En réaction avec l'article du Monde que j'ai cité plus haut:
http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2010/02/07/inegalites-scolaires-les-abus-du-monde.html

C'est vrai que même Alternatives Economiques avait tordu le cou au mantra "les pauvres paient les études des riches"

Écrit par : Mia | mardi, 09 février 2010

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