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  • Arabie Saoudite, la honte de l'Islam

    Les lois en vigueur, en Arabie Saoudite, représentent, je le crois, une régression sans précédent en terre d'Islam. J'irais même plus loin : parler de régression est inexact. Jamais l'Islam, par le passé, n'a été à ce point brutal, incohérent et injuste dans un pays musulman. L'Islam, par le passé, pouvait avoir des lois sévères, mais les juges qui appliquaient les lois étaient capables de montrer de la souplesse.

    En Arabie Saoudite, on fouette à coups de fouet une femme de 75 ans et une jeune femme enceinte, victime d'un viol collectif (on lui a bien sûr refusé l'avortement, et pour les criminels, il semble que ce soit le dernier souci des autorités saoudiennes que de les rechercher et les punir).

    Le mieux est encore de laisser la parole à un musulman indigné :

    Je suis muslman et je trouve ces pratiques abjectes et indignes du pays censé représenter le monde musulman et l’islam de nos ancêtres. Jamais le prophète Mohammed (que la paix soit sur lui) n’aurait traité une femme de la sorte (ni un homme d’ailleurs). Il aimait trop les femmes pour ça. Il était l’Homme et les saoudiens sont les animaux de l’Islam. Des sauvages à qui il faut retirer le privilège de La Mecque… Si la France avait le courage de ses opinions, il ne ferait plus commerce avec eux… Mais tout n’est qu’hypocrisie.

    C'est magnifiquement bien dit. J'ajoute qu'aucune condamnation ne vient de l'Islam aussi parce que l'Arabie Saoudite tient les cordons de la bourse de nombre d'universités religieuses dans le monde musulman.

    Ce n'est pas tout : en Arabie Saoudite, un homme est condamné à mort pour sorcellerie ! Il faut remonter à l'Ancien Régime, en France, pour trouver trace d'une condamnation semblable, et encore.

    Je doute que l'Arabie Saoudite et ses princes aient très bonne presse au sein du peuple de l'Islam. Il n'y a que Nicolas Sarkozy pour venir y faire des discours sur la laïcité positive. Pendant que l'on brutalise vicieusement une vieille nourrice (un des hommes qu'elle a un jour allaité était simplement venu lui apporter à manger), que l'on accroît le malheur d'une jeune femme violée, les princes saoudiens mènent grande vie, sablent le champagne dans les clubs privés occidentaux et payent cash des escort-girls.

    Finalement, j'en viens à me demander si en 1991, l'Occident n'aurait pas mieux fait de laisser l'Irak envahir l'Arabie Saoudite et mettre fin à ce régime de pantins sanguinaires et intolérants... On faisait l'échange : l'Irak lâchait le Koweit, relativement libéral, pour la région, et on laissait les Irakiens occuper l'Arabie Saoudite.

  • Programme du MoDem et libéralisme

    En contre-point de mon billet UDF versus MoDem, j'ai trouvé les réflexions de Nicolas007 d'Humeurs de vaches, intéressantes et argumentées. Aussi, pour pondérer ce que j'ai pu écrire, j'ai décidé d'en faire un billet ici-même.

    Ces préoccupations rejoignent en partie les miennes même si je ne suis pas certain qu’il y ait réellement un problème avec le programme du MoDem.

    Dans son discours de clôture Bayrou à été plusieurs fois très explicite sur ses attaches libérales, en rappelant par exemple :
    « Nous sommes, dans ce texte, du côté de la liberté de création, c'est-à-dire la liberté de l'entreprise et la liberté de la recherche. Nous sommes pour la liberté d'entreprise. » ou « Nous, nous pensons qu'il n'y a création économique que s'il y a liberté, que c'est là que l'on trouvera l'innovation, que l'on trouvera l'initiative qui va faire naître des idées, des progrès, des processus et, si vous me poussez dans mes retranchements, je ne fais pas de différence entre la création d'entreprise, la création dans le domaine de la recherche et la création artistique, le sommet de l'être humain. » ou encore « Nous savons qu'il n'y a création que s'il y a liberté et que, si l'on se met à multiplier les normes, multiplier les contraintes, multiplier les contrôles, en réalité on stérilise, et c'est vrai dans tous les domaines. » !

    A cet égard j’aime bien sa formule d’une : « société organisée et vivante » (cf. son entretien dans Les Echos) dans laquelle on retrouve assez bien exprimée cette dualité entre les nécessaires contraintes qu’impose l’organisation d’une société et la liberté indispensable à l’épanouissement de chacun de ses membres !

    Certes il n’a jamais parlé de libéralisme mais, en France, on sait bien que le mot libéral est tabou et la crise actuelle, même si le libéralisme n’est pas vraiment en cause, n’a pas arrangé les choses. Mais après tout est-ce si important tant que les principes fondamentaux qui le sous-tendent sont rappelés !


    « je ne demande pas aux États de réguler, mais de s'assurer de l'équité des procédures. »
    Il me semble que c’est jouer un peu sur les mots. Réguler c’est notamment s’assurer de l’équité des procédures ou plus précisément fixer des règles et s’assurer qu’elles sont respectées. Après, tout est dans la mesure car il ne faut pas que ces règles soient castratrices et liberticides. 

    « J'aime mieux l'État protecteur des libertés économiques que le chasseur de koulaks déterminé à taxer jusqu'à la moelle et à poursuivre ces râclures de banquiers capitalistes... »

    Bien entendu, mais présenter les choses comme cela est (volontairement) caricatural, si on laisse ce coté les exigences excessives de certains, les 2 sont ils incompatibles ?
    A partir du moment où on peut considérer que le système financier est tenu par un oligopole qui, tel qu’il est organisé, bénéficie d’une rente financière considérable et fait peser un risque systémique sur l’économie mondiale non financière pour lequel ils ne payent pas « d’assurance », il ne me semble pas scandaleux que l’Etat impose des limites et réajuste une situation qui est tout sauf normale même au sens ou le libéralisme l’entend !

    Plus globalement, le libéralisme se heurte nécessairement à des considérations de solidarité et de sécurité collective. C’est ce qui fait la différence essentielle entre les libéraux purs et durs et les sociaux-libéraux ou les sociaux-démocrates qui fondamentalement sont des libéraux mais qui ont conscience de ces limites et qui considèrent que l’Etat est le mieux à même d’assurer un certain niveau de solidarité et de sécurité du système global.
    Toute la différence entre un « socialiste », « social-libéral » et un « libéral » est dans le positionnement du curseur sur une ligne qui va du collectivisme à libéralisme complet (tout à fait théorique). Il est certain qu’au sein du MoDem tout le monde ne positionne pas le curseur au même endroit mais je ne suis pas persuadé que l’écart type de ce positionnement soit très élevé. Je l’ai déjà dit maintes fois mais cette diversité c’est aussi ce qui fait la richesse du MoDem et qui permet de véritables débats. D’autant plus que je suis persuadé que tous sommes très proches quand à la Société que nous voulons contribuer à créer et que ce sont surtout sur les moyens pour y arriver qu’il existe des divergences. 

    Pour conclure je dirais que pour ma part je ne m’attacherai pas à l’excès à des concepts trop théoriques. Typiquement « l’idéal libéral » je ne sais pas ce que cela veut dire ou en tous cas je subodore que chacun y accolera sa propre définition…et c’est probablement pour cela que L’UDF n’a jamais vraiment séduit les Français faute d’un message suffisamment clair !