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jeudi, 10 décembre 2009

UDF versus MoDem

Laurent de Boissieu a écrit, il y a quelques jours, un billet pour examiner l'évolution programmatique du MoDem, autrefois UDF. J'avais fait moi-même quelques observations il y a quelques jours. Si je salue tout à fait le travail extraordinaire réalisé par les commissions (et je dois être honnête, je ne pensais pas qu'elles seraient capables de produire un programme, et je fais donc un mea culpa), il n'en reste pas moins que plus d'un aspect du nouveau programme me chiffonne. François Bayrou, Marielle, Alain Dolium, ont beau clamer leur appartenance au Centre, ce programme n'est pas un programme centriste, désolé.

Il y a des retraits par rapport au programme de l'UDF de 2007 qui me dérangent à plus d'un égard. Le programme du MoDem ne jure plus que par le régulation. A vrai dire, la régulation, qui est dans toutes les bouches, elle me sort par les trous de yeux, pour tout dire, et le dire brutalement. Moi, je ne demande pas aux États de réguler, mais de s'assurer de l'équité des procédures. Ainsi, le programme du MoDem, s'il salue la dimension créative de l'entrepreneur, le réduit en même temps à une dimension philosophique sinon sociale, et son entreprise avec. Finalement, la manière de dire les choses, les mots ont un sens, est plus que tout révélatrice du fil conducteur d'un programme. J'aurais préféré que l'on écrive dans notre programme que le MoDem souhaitait et voulait que chaque individu puisse entreprendre sans devoir affronter des ententes illicites (oligopoles, collusions entre l'État et certaines entreprises). J'aime mieux l'État protecteur des libertés économiques que le chasseur de koulaks déterminé à taxer jusqu'à la moëlle et à poursuivre ces râclures de banquiers capitalistes...

A côté de cela, il y avait dans le programme de Bayrou quelque chose qui me plaisait, en 2007  : une référence explicite au mérite à et à l'excellence. L'UDF faisait alors valoir clairement qu'elle tenait à ce que figure dans tous les établissements scolaires de France une voie de l'excellence au même titre que celle de la remédiation. Il n'en reste plus rien dans le programme éducatif du MoDem. On y évoque vaguement des parcours diversifiés au collège, et c'est tout. En somme, tout ce qui renvoie à la responsabilité et au mérite personnel a disparu.

J'ose espérer que le programme du MoDem n'est pas un programme fermé et qu'il aura la possibilité de s'amender d'ici les présidentielles de 2012. Pour ma part, je n'ai pas rejoint un jour l'UDF pour finir dans un PRG bis. Des proches de François Bayrou lui enjoignent de prendre garde à ce centre-droit, qui existe et qu'il néglige. Il y a des voix, au sein du MoDem, pour défendre un libéralisme modéré, comme celles de Gilles Artigues ou Sylvie Goulard.

Le projet du MoDem annonce en introduction haut et fort sa méthode : le réformisme. Je suis désolé, mais le réformisme, c'est une référence de gauche politiquement. Or, finalement, le projet du MoDem, c'est finalement un honnête projet social-démocrate plus ou moins édulcoré pour lui donner une tonalité centriste. En règle générale, je m'intéresse aux réformistes, et j'ai une certaine proximité avec, mais ce n'est pas mon courant politique. Je suis un peu plus proche des sociaux-libéraux, bien que plus à droite. Je pense, d'ailleurs, que le programme du MoDem peut convenir sans difficulté aux sociaux-libéraux, et on retrouve un grand nombre d'idées de ce courant politique dans le programme du MoDem. Mais, à certains égards, je me demande si l'on peut encore compter les sociaux-libéraux au sein de la famille libérale.

In fine, il n'y a désormais, en France, plus aucun parti qui défende un tant soi peu l'idéal libéral. L'UDF aura été le dernier, le MoDem lui tourne définitivement le dos.

 

Commentaires

Tout à fait d'accord avec cette analyse (sauf la phrase de conclusion). Et que penser des socialistes qui voient dans le projet du Modem un projet "de droite" (cf les discussions en cours chez les "leftblogs") ?

En ce qui me concerne, l'ironie de cette situation c'est que le Modem m'a incité à quitter une position proche de la tendance social-democrate du parti socialiste et maintenant je le vois prendre position à l'endroit d'où je suis parti !

Écrit par : Oaz | vendredi, 11 décembre 2009

Pas faux du tout cette analyse du projet humaniste, cher Hérétique.

Le programme de 2007 était suffisamment mesuré pour satisfaire sans aucun problème chacun d'entre nous (et pourtant vous connaissez la largeur du spectre constitué par nos membres...) Ce projet -ci fait toussoter les libéraux.

Votre formulation serait sans doute meilleure en ce qu'elle donnerait le rôle à l'Etat de s'assurer de l'équité des procédures plutôt que de réguler.

Par contre (mais c'est un détail sémantique) les réformistes et le réformisme ne sont pas forcément des références à la gauche. Il y eu même un ancètre de l'UDF qui était le M.R.P. (dont les membres s'intitulaient eux-mêmes plus réformistes que simplement réformateurs) n'est-ce pas?

Écrit par : Alcibiade | vendredi, 11 décembre 2009

Le livre "Projet d'espoir" est toujours là. C'est lui qu'il faut sortir et lire.

Écrit par : Fanal Safran | vendredi, 11 décembre 2009

L'analyse de Boissieu est tronquée car elle est faite avec le doc de préparation et non le résultat final.

Si l'Hérétique n'est pas satisfait, il n'a qu' à le dire en commission et y participer

De toute façon le projet n'est pas gravé dans le marbre, l'élection principale est dans un peu de 2 ans.

D'ailleurs après une période de repos bien méritée RR indiquera si j'ai bien compris une nouvelle feuille de route pour les travaux en commission...

C'est un peu soulant d'entendre des critiques a longueur de temps, est-il possible de positiver de temps en temps?

Il est bien évident que le projet( et non programme, saisir la nuance!) ne peut satisfaire a 100% tout le monde...

Écrit par : europium | vendredi, 11 décembre 2009

En gros le modem (FB) te (nous)demande de sortir et de laisser entrer Peillon...This is the end?

Écrit par : zapataz | vendredi, 11 décembre 2009

Ce qui est terrible sur ton site, c'est qu'au lieu de PARTICIPER aux commissions où tu n'as jamais brillé par tes propositions, tu viennes te répandre après coup sur ce qui a été fortement résumé...
Si tu savais quelles batailles ont été livrées pour formuler les propostions...
Participe, engage-toi autrement que par le bla-bla sur ton site, et tu contribueras à ce que le projet ait une autre image...
C'est tout simple.
Je ne suis pas non plus d'accord avec ce qui a été mis sur papier dans les domaines de l'Education et de la Recherche, mais je sais que les propositions et les débats étaient riches et que le débat se poursuit pour parvenir à une position plus détaillée.
Alors, on attend de t'y voir avec tes propositions, ailleurs que sur ton blog.

Écrit par : Danièle Douet | vendredi, 11 décembre 2009

Je n'ai pas eu le temps de lire le "Petit Livre Orange", je ne pourrai donc pas me prononcer sur le gros de votre analyse. Mais sur la fin vous vous trompez: il y a un parti politique en France qui est l'héritier de l'UDF, c'est le Nouveau Centre. Si vous prenez la peine d'aller au-delà des anathèmes et des poncifs habituellement déversés à notre égard, vous réviseriez votre jugement.

Écrit par : Vincent Perrier-Trudov | vendredi, 11 décembre 2009

Je n'ai pas eu le temps de lire le "Petit Livre Orange", je ne pourrai donc pas me prononcer sur le gros de votre analyse. Mais sur la fin vous vous trompez: il y a un parti politique en France qui est l'héritier de l'UDF, c'est le Nouveau Centre. Si vous prenez la peine d'aller au-delà des anathèmes et des poncifs habituellement déversés à notre égard, vous réviseriez votre jugement.

Écrit par : Vincent Perrier-Trudov | vendredi, 11 décembre 2009

Je n'ai pas eu le temps de lire le "Petit Livre Orange", je ne pourrai donc pas me prononcer sur le gros de votre analyse. Mais sur la fin vous vous trompez: il y a un parti politique en France qui est l'héritier de l'UDF, c'est le Nouveau Centre. Si vous prenez la peine d'aller au-delà des anathèmes et des poncifs habituellement déversés à notre égard, vous réviseriez votre jugement.

Écrit par : Vincent Perrier-Trudov | vendredi, 11 décembre 2009

Europium l'a déjà dit mais le répéter n'est pas de trop.

Par les mots de FB (et RR), il ne s'agit pas d'un "programme" (oui, les mots ont un sens).

Il y a une chose qui me chiffonne toujours : si l'udf était si formidable, pourquoi avoir créé le modem ? si le "Centre" était si exceptionnel, pourquoi n'a-t-il jamais gagné une élection en France (giscard et le centre, c'est de la bonne blague)

Pour mon intellect étriqué, le "centre" c'est, au mieux, trois glorieuses défaites : lecanuet, barre et bayrou.

j'ai tendance à croire aussi que ce projet n'est pas abouti et que, parfois, il va dans le mauvais sens. Je le relirai avec attention pendant les vacances.

Mais je comprends qu'il s'agit d'une étape nécessaire dans la structuration du nouvel espace politique (qui n'est ni de droite, ni de gauche, ni du centre d'ailleurs)

Écrit par : Claudio Pirrone | vendredi, 11 décembre 2009

Le NC héritier de l'UDF, n'importe quoi!

Le NC est incapable d'aller seul à une élection, ce que l'UDF faisait! Pourquoi ne le fait-il pas ? Parce que sans soutien de l'UMP le NC ne pèse qu'entre 1 et 3 % donc en dessous de la barre fatidique( sur le plan financier) des 5%.... en 2007 il n'a même pas réussi a avoir un financement publique sans bidouiller....

Le NC ne fait que négocier des places éligibles pour tenter de continuer de survivre .Le NC est à la politique ce que certains candidats sont à KHO LANTA : Prêt a toutes les manigances et les trahisons pour espérer uniquement être dans les finalistes...même pas une tête de vainqueur!

le NC n'a même pas de projet alternatif a celui du gouvernement qu'il cautionne sans broncher...même pas de leader naturel!!!!!

Écrit par : europium | vendredi, 11 décembre 2009

Que le Projet Humaniste du Mouvement Démocrate reste ouvert, c'est positif, et était inévitable vu le délai très bref durant lequel il a été formalisé.

Pour avoir modestement participé aux commissions, j'ai été témoin de la difficulté de synthétiser rapidement positions programmatiques à visées de long terme et et sélectionner des propositions concrètes pour illustrer le chemin proposé, si possible en cohérence avec les valeurs unissant les contributeurs dans la diversité.

Je vous rejoins sur un constat que le document version Arras peut sembler moins équilibré que ce à quoi je m'attendais entre "défense du faible" et "préservations des forces vives" : qui d'autres qu'elles rembourseront la dette qui creuse inexorablement le gouffre du déclin de la France et de notre société?

J'ai applaudi avec ferveur (pour ne pas dire soulagement) le préambule de R Rochefort samedi, lorsqu'il a insisté sur la cohérence, et cité comme première des 4 lignes le social nécessaire à la reconstruction du pays tout en "mett[ant] en avant la dimension irréductible de la création de richesse". J'ai vu en écho de cette position le rappel par F Bayrou que "nous sommes du coté de la liberté de création, la liberté d'entreprise et de recherche. (...) A multiplier les normes, les contraintes, les contrôles, on stérilise". Si la culture de l'amendement n'est pas encore également utilisée par toutes les composantes de notre Mouvement, ce qui peut avoir des conséquences sur la version actuelle du projet, le thème fondateur d'un libéralisme modéré et responsable n'était pas pour autant totalement absent d'Arras.

Cette dimension, à mes yeux indispensable à l'équilibre de "l'arc central", prendra-t-elle une place plus importante lorsqu'il sera question de passer de l'idéalisme du projet au réalisme du programme? C'est une des questions avec lesquelles je suis revenu d'Arras...

Écrit par : Nicolas Mauduit | vendredi, 11 décembre 2009

@ europium
eh bien maintenant qu'un premier jet existe, je n'exclus pas, en effet, de participer à certaines commissions.
@ Vincent Perrier-Trudov
Qu'il le prouve. Jamais l'UDF n'a dépendu du RPR pour une élection. Ce n'est pas le cas du Nouveau Centre.
@ Claudio
heureusement, il reste encore du temps pour proposer des amendements. Du temps de l'UDF, on pouvait proposer des contributions sur le site. Espérons pouvoir en faire autant avec le MoDem.
@ zapataz
J'espère qu'on n'en est pas encore là.

Écrit par : l'hérétique | vendredi, 11 décembre 2009

@ Alcibiade

On disait du MRP qu'il avait des militants de gauche et des électeurs de droite. De là sans doute son côté centriste.

@ l'Hérétique

Moi qui ai été adhérent de l'UDF (via d'abord le CDS) presque depuis l'origine (1981), je peux te dire qu'il n'y a rien à regretter.

Après l'échec de Giscard, ce que l'UDF a fait de mieux, c'était Barre, qui a gagné la bataille de certaines idées libérales, mais qui ... n'a jamais été membre de l'UDF.

C'est vrai que le MoDem n'est plus un parti libéral. Mais il faut dire que la crise de société suscitée par les dévoiements du libéralisme au profit des consortiums planétaires est telle que ce dont on a le plus besoin, en ce moment, c'est de consolider les états (ou de faire la révolution, mais ce n'est pas sans danger).

Si j'en ai le temps, je ferai la biographie non autorisée de l'UDF, et ça décapera, depuis Poniatowski le fingueur jusqu'à Millon ou Blanc alliés du FN, on va rigoler sur la France qui veut être gouvernée au chentre, comme dit Gichcard. Toc.

Écrit par : Hervé Torchet | vendredi, 11 décembre 2009

"""""e suis un peu plus proche des sociaux-libéraux, bien que plus à droite.""""""""""


Mais pourquoi diable vous dire plus à droite ? Il faut être honnête la droite n'a rien de libéral, et ne l'a jamais eu. On peut presque dire que le PS de par son dernier bilan gouvernementale a été plus libérales que l'UMP ( enfin ce n'est pas dure). Je penses que quelques part vous vous flageller en associer droite et libéral, comme si vous aviez quelques part honte. Même si je suis moins libéral que vous, jamais je n'irais dire que je penche à droite ou je ne sais quoi, je suis un centriste pure et dure !

Écrit par : Un démocrate | vendredi, 11 décembre 2009

@ Vincent Perrier-Trudov

Le centre ne court, ni après la droite, ni après la gauche, c'est tout autre chose. Tant que le NC n'aura pas les coui*** d'envoyer paitre l'UMP ou d'au moins contester la politique déplorable mené par ceux-ci, ils n'auront pour ma part que mon mépris.

Écrit par : Un démocrate | vendredi, 11 décembre 2009

@Hervé
"Si j'en ai le temps, je ferai la biographie non autorisée de l'UDF, et ça décapera, depuis Poniatowski le fingueur jusqu'à Millon ou Blanc alliés du FN, on va rigoler sur la France qui veut être gouvernée au chentre, comme dit Gichcard. Toc"

Plutôt que d'écrire sur un blog, tu devrais écrire un bouquin là-dessus.

Écrit par : Géraldine | vendredi, 11 décembre 2009

@ Hervé
l'UDF de Giscard n'est en rien ma tasse de thé. Giscard est un type que j'ai du mal à encadrer.
Mes références, c'est Mendès, Chaban, le CDS et la Nouvelle UDF.
Même Barre ne trouve pas grâce à mes yeux (à cause de son antisémitisme)

Écrit par : l'hérétique | vendredi, 11 décembre 2009

Ces préoccupations rejoignent en partie les miennes même si je ne suis pas certain qu’il y ait réellement un problème avec le programme du MoDem.

Dans son discours de clôture Bayrou à été plusieurs fois très explicite sur ses attaches libérales, en rappelant par exemple :
« Nous sommes, dans ce texte, du côté de la liberté de création, c'est-à-dire la liberté de l'entreprise et la liberté de la recherche. Nous sommes pour la liberté d'entreprise. » ou « Nous, nous pensons qu'il n'y a création économique que s'il y a liberté, que c'est là que l'on trouvera l'innovation, que l'on trouvera l'initiative qui va faire naître des idées, des progrès, des processus et, si vous me poussez dans mes retranchements, je ne fais pas de différence entre la création d'entreprise, la création dans le domaine de la recherche et la création artistique, le sommet de l'être humain. » ou encore « Nous savons qu'il n'y a création que s'il y a liberté et que, si l'on se met à multiplier les normes, multiplier les contraintes, multiplier les contrôles, en réalité on stérilise, et c'est vrai dans tous les domaines. » !

A cet égard j’aime bien sa formule d’une : « société organisée et vivante » (cf. son entretien dans Les Echos) dans laquelle on retrouve assez bien exprimée cette dualité entre les nécessaires contraintes qu’impose l’organisation d’une société et la liberté indispensable à l’épanouissement de chacun de ses membres !

Certes il n’a jamais parlé de libéralisme mais, en France, on sait bien que le mot libéral est tabou et la crise actuelle, même si le libéralisme n’est pas vraiment en cause, n’a pas arrangé les choses. Mais après tout est-ce si important tant que les principes fondamentaux qui le sous-tendent sont rappelés !


« je ne demande pas aux États de réguler, mais de s'assurer de l'équité des procédures. »
Il me semble que c’est jouer un peu sur les mots. Réguler c’est notamment s’assurer de l’équité des procédures ou plus précisément fixer des règles et s’assurer qu’elles sont respectées. Après, tout est dans la mesure car il ne faut pas que ces règles soient castratrices et liberticides.

« J'aime mieux l'État protecteur des libertés économiques que le chasseur de koulaks déterminé à taxer jusqu'à la moelle et à poursuivre ces râclures de banquiers capitalistes... »

Bien entendu, mais présenter les choses comme cela est (volontairement) caricatural, si on laisse ce coté les exigences excessives de certains, les 2 sont ils incompatibles ?
A partir du moment où on peut considérer que le système financier est tenu par un oligopole qui, tel qu’il est organisé, bénéficie d’une rente financière considérable et fait peser un risque systémique sur l’économie mondiale non financière pour lequel ils ne payent pas « d’assurance », il ne me semble pas scandaleux que l’Etat impose des limites et réajuste une situation qui est tout sauf normale même au sens ou le libéralisme l’entend !

Plus globalement, le libéralisme se heurte nécessairement à des considérations de solidarité et de sécurité collective. C’est ce qui fait la différence essentielle entre les libéraux purs et durs et les sociaux-libéraux ou les sociaux-démocrates qui fondamentalement sont des libéraux mais qui ont conscience de ces limites et qui considèrent que l’Etat est le mieux à même d’assurer un certain niveau de solidarité et de sécurité du système global.
Toute la différence entre un « socialiste », « social-libéral » et un « libéral » est dans le positionnement du curseur sur une ligne qui va du collectivisme à libéralisme complet (tout à fait théorique). Il est certain qu’au sein du MoDem tout le monde ne positionne pas le curseur au même endroit mais je ne suis pas persuadé que l’écart type de ce positionnement soit très élevé. Je l’ai déjà dit maintes fois mais cette diversité c’est aussi ce qui fait la richesse du MoDem et qui permet de véritables débats. D’autant plus que je suis persuadé que tous sommes très proches quand à la Société que nous voulons contribuer à créer et que ce sont surtout sur les moyens pour y arriver qu’il existe des divergences.

Pour conclure je dirais que pour ma part je ne m’attacherai pas à l’excès à des concepts trop théoriques. Typiquement « l’idéal libéral » je ne sais pas ce que cela veut dire ou en tous cas je subodore que chacun y accolera sa propre définition…et c’est probablement pour cela que L’UDF n’a jamais vraiment séduit les Français faute d’un message suffisamment clair !

Ps: nous avons les même références auxquelles je rajouterai pourtant Barre (malgré des propos malheureux), Michel Jobert ou encore Bernard Stasi

Écrit par : Nicolas007bis | vendredi, 11 décembre 2009

bonjour Nicolas

Heureusement, tout n'est pas encore perdu, et puis je suis sans doute contaminé par ce que j'entends et lis sur la Toile du MoDem...

Écrit par : l'hérétique | vendredi, 11 décembre 2009

J'ai été censurée l'Hérétique ? Si c'est le cas je ne comprends pas car mon commentaire ne faisait que rejoindre celui d'Europium et de Danièle relativement à ta non-participation aux commissions pour y apporter ton expertsie, et reprendre égalementles propose de RR. J'espère qu'il ne s'agit que d'un bug informatique...Chantal

Écrit par : force_hyeres | vendredi, 11 décembre 2009

je me rappelle qu'au début,lors de la création du MoDem, Il n'était question ni d'être de droite, ni d'être de gauche ni même d'être centriste puisque cela nous positionne sur l'échiquier gauche droite habituel.
Nous devions être démocrates et à mon sens c'est ce que nous devrions continuer à professer: Puisque nous sommes un courant de pensée original avec des propositions qui rejettent le dogmatisme droite/gauche, nous devons nous astreindre à nous définir de façon originale.

Donc démocrates nous sommes , démocrates nous devons rester...

Écrit par : serge92 | vendredi, 11 décembre 2009

@Chantal

Ca doit être un bug car ce n'est pas le genre de l'Hérétique de censurer...

Pour en revenir au libéralisme, à mon humble avis le problème n'est la car un candidat peut-être libéral ou pas, je dirais que plutôt que son programme peut théoriquement l'être ou pas.

Une fois l'élection gagné le vainqueur doit prendre en compte les réalités de la situation économique et y adapter ses chimères électorales.

le vainqueur doit plus être pragmatique que dogmatique!

si on prend le cas de sarko, il a voulu commencer a développer un libéralisme a l'américaine et a mis en place sa fameuse TEPA.

Mais la crise l'a rattrapé et sarko depuis ne fait plus que gérer les affaires courantes en ayant un mauvaise gouvernance social-démocrate.... tout le monde lui dit de revenir sur la TEPA, mais son dogmatisme l'y contraint...

Écrit par : europium | vendredi, 11 décembre 2009

@europium,
TEPA et libéralisme, c'est quand même un peu antinomyque si l'on considère que cette loi TEPA n'est qu'un paquet de niches fiscales pour avantager les uns aux détriment des autres...

Écrit par : Oaz | vendredi, 11 décembre 2009

@OAZ

ben non puisque que la loi TEPA comporte plusieurs volets concernant entre autre le bouclier fiscal, les heures sup, etc...

Écrit par : europium | vendredi, 11 décembre 2009

Bayrou, comme pdt de l'UDF, a enjoint le NC de ne plus utiliser le sigle UDF.

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-L-association-UDF-met-en-demeure-le-NC-de-ne-plus-utiliser-son-sigle_-1188537_actu.Htm

@ l'Hérétique

Il se trouve que les meilleures victoires politiques de l'UDF ont été obtenues grâce à Barre, notamment sur la vertu budgétaire et les lois sur le financement des partis, c'est à son actif, c'est son poids dans la campagne de 1988 qui les a imposés.

Barre a peut-être été un antisémite "instinctif". Comme Mitterrand dans ses derniers jours, il a dénoncé le "lobby juif", outre les propos que chacun connaît et contre lesquels j'ai défilé à la République en 1980.

L'individu Barre d'un côté, sa politique de l'autre, eh bien c'est peut-être fâcheux à dire, mais sa politique a été la meilleure et les lois de vertu politique, et le sérieux budgétaire sont à mon avis plus importants, même si tu as raison de blâmer l'homme Barre.

Écrit par : Hervé Torchet | vendredi, 11 décembre 2009

@europium,
On peut le tourner dans tous les sens mais, en fin de compte, le bouclier fiscal, les heures sup et tous les autres machins du même acabit ça reste de la modification de taux de prélèvements obligatoires au profit d'une partie de la population et au détriment d'une autre.

Écrit par : Oaz | samedi, 12 décembre 2009

Bonjour l'hérétique !
Si vous regrettez le Centre Droit vous pouvez aller le chercher ailleurs : il se trouve beaucoup d'autres âmes en peine comme la votre qui semblent le regretter et vouloir le recréer!
Le Modem est né dans la foulée de l'élection présidentielle de 2007. Je ne fréquentais pas l'U.D.F avant et je ne recherche pas un environnement politique semblable !
J'essaye de vivre avec notre temps, qui change très vite...
Et des hommes comme François Bayrou, dans notre période agitée, me semblent susceptibles d'être entendus et suivis.
Face à Nicolas Sarkozy il faut penser à une autre stratégie.

Écrit par : Epic.22 | samedi, 12 décembre 2009

Eh bien L'hérétique, je découvre avec stupeur que Raymond Barre était antisémite d'après toi ?! N'était-ce pas tout simplement parce qu'il dénonçait chez certaines familles influentes la pratique de "capture du pouvoir" par l'argent et que ces familles se trouvaient être juives, mais sans généraliser pour autant à toute une communauté ?!

Écrit par : Françoise Boulanger | samedi, 12 décembre 2009

Ne voyant pas de réponse à mon dernier commentaire, L’hérétique, je vais donner une précision à ma réflexion, de peur que cela soit mal interprété.
Bien sûr que je ne suis pas antisémite. J’ai des amis -de grandes amitiés pour certains- dans plusieurs religions du monde.
Mais j’ai remarqué que les personnes de religion juive savent culturellement pratiquer la solidarité familiale ! Bien mieux que celles de religion chrétienne qui ont une méfiance naturelle envers l’argent et qui même, pour certaines, n’osent pas en parler de peur de se salir les mains à cette seule évocation… Or parler d’argent est sain et la solidarité, la coopération entre proches d’abord, est la condition élémentaire à la survie de toute communauté humaine.
Les personnes de culture juive l’ont bien compris : c’est la meilleure efficacité possible.

Le problème (et à mon avis c’est ce que Barre dénonçait, de manière certes maladroite en parlant de personnes «innocentes» mais il l’a fait de la même façon où l’on distingue les civils et les militaires lors d’un conflit armé ! Devrait-on, en toute logique, parler un seul instant de culpabilité chez des soldats pourtant enrôlés de force et d’innocence chez des civils se trouvant eux par hasard de l’autre côté de la barrière ?! Bien sûr que non…), le problème donc, est que dans ces familles juives intelligemment solidaires, il y a statistiquement le même nombre d’escrocs que dans toutes autres communauté et forcément ce sont celles-là qui jettent le discrédit sur tous les juifs. En utilisant cette coopération familiale à des fins personnelles au lieu d’en faire profiter toute la société. De façon pyramidale plutôt qu’horizontale !
Il faut faire le même parallèle avec certains extrémistes musulmans qui font passer toute la communauté arabe pour anarchiste, ce qui est complètement faux naturellement…
Ou avec des conservateurs chrétiens, rigides, bigots et profondément intolérants qui font le plus grand tort aux personnes sincèrement croyantes elles et cependant laïques tout en même temps. François Bayrou l’a souvent expliqué. Gilles Artigues également.

Lorsque nous aurons cessé d’assimiler un comportement déviant à toute une communauté, quelle qu’elle soit, alors nous irons vers un peu plus de liberté. C’est cela il me semble qu’il faut expliquer et faire comprendre. Le respect oui, l’intolérance non. Et (oui j’ose le dire), la tolérance doit être refusée de la même façon : personne, aucune religion n’est meilleure qu’une autre. Et si nous nous définissons «tolérants» c’est que nous nous croyons au-dessus du lot. C’est faux, nous ne serions hélas que vaniteux ! ;-)
Soyons juste respectueux.

Écrit par : Françoise Boulanger | samedi, 12 décembre 2009

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