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  • 10 kilos de moins pour les cartables

    Tiens, je me suis fait une réflexion, tout récemment, à l'occasion de la rentrée scolaire (dont tout le monde se contrefiche, apparemment...). Le poids des cartables est souvent considéré, à raison, comme un point noir dans les collèges (et même dès l'école primaire).

    J'ai la solution ! Il suffit de remplacer tout le matériel scolaire par un netbook (ultra-portable) ! Simple : le netbook coûte aux alentours de 200-250 euros, soit bien moins que toutes les dépenses scolaires d'une année, et en plus, on peut le conserver d'une année sur l'autre. Sa puissance est bien suffisante pour son utilisation et il est généralement robuste (surtout les ASUS et les Samsung).

    Les éditeurs des livres scolaires n'ont plus qu'à s'adapter en prévoyant des ouvrages tléchargeables, que les collèges pourraient acheter sous forme d'une licence pour un nombre X d'exemplaires. On met tout ça sur un clef USB et le tour est joué.

    Le netbook pèse un kilo et quelques et a beaucoup d'autonomie. Il est facilement transportable en bandoulière en raison de ses dimensions réduites. Quand on songe que les cartables pèsent de 7 à 10 kilos en moyenne...

    Et, à la rigueur, s'il faut le recharger, on peut adapter les classes avec des prises multiples. Et puis finies les photocopies et le gaspillage de papier, du coup ! Sans compter le bénéfice pour le dos de nos enfants !

    Astucieux, non ?

  • Législative en couleurs dans les Yvelines

    aicha&aziz0065-mini.jpgIl y a une élection législative partielle dans la 12ème circonscription des Yvelines, les 11 et 18 octobre prochain. Le MoDem présente un candidat. Je l'ai trouvé fort atypique : Richard Bertrand, loin des CSP++ dont on nous rebat les oreilles, est un autodidacte, un homme du peuple qui s'est fait tout seul. Il a eu quelques idées fort originales, dans son parcours professionnel, et notamment, dès 1989, l'idée d'utiliser les objets de la vie courante pour la publicité. C'est ainsi qu'est née son entreprise, Sept International.

    Et il connaît bien ses dossiers locaux, Richard Bertrand : une des grandes affaires locales, c'est le bouclage définitif de la Francilienne, cette autoroute qui fait presque, mais pas tout à fait, le tour de la proche banlieue de Paris. Apparemment, il y a eu 5 tracés proposés, aux noms colorés ( Vert, rouge, violet, bleu et noir). Notre candidat prend les choses très au sérieux puisqu'il met à disposition de ses lecteurs, sur son site, un dossier complet.

    Ce que j'ai compris, c'est qu'il était favorable au tracé bleu, mais propose désormais,  un nouveau tracé, le tracé blanc, que plusieurs maires ont apparemment co-signé. Actuellement, c'est le tracé vert qui a le vent en poupe.

    Il est inquiet en particulier de l'impact sur les riverains d'Orgeval du plus grand noeud autoroutier d'Europe à venir et souhaite que l'on remette à plat sa conception.

    On demande souvent quel est le programme du MoDem, mais il existe ! La preuve, il est disponible sur la page de Richard Bertrand !

    J'aime bien la citation de Kipling sur la page de son profil. Il a aussi écrit un livre qu'il diffuse gratuitement au format électronique. J'ai bien l'intention de le lire.

    Ah, au fait, si vous vous demandez pourquoi il y a une législative dans cette circonscription, l'explication est ici...

  • J'aime bien Balzac

    Je commençais à fatiguer, à force, de de cantonner mes lectures aux sphères économique et politique. J'ai donc ouvert un roman, et j'ai choisi (pas tout à fait au pif), Eugénie Grandet de Balzac. Eh bien quel malin, ce père Grandet (et moi qui voulait en finir avec la finance et l'économie...) ! A un moment, son frère de Paris fait faillite (enfin, plus exactement, est ruiné et peut donc être déclaré en faillite si un de ses créanciers l'assigne en justice). Le Père Grandet qui ne veut pas rater l'occasion de se moquer du Parigot (c'est un provincial qui vit à Saumur) et de faire un bon coup, envoie un de ses amis banquiers ( des Grassins) afin de convaincre les créanciers de nommer un liquidateur sans que son frère ne soit déclaré en faillite, ce qui serait une tâche insupportable sur le nom des Grandet. A vrai dire, Grandet se fiche, sur le fond, de la tâche et de son frère (qui s'est de toutes façons suicidé) mais il ne veut pas rater l'affaire. Et, pour donner du poids à sa demande, il rachète lui-même quelques créances de son frère (les subprimes de l'époque, en somme). Or, Grandet est un malin et immensément riche : il a une réputation de grippe-sou avéré, spécialiste des coups fumants. Et il est patient. Mis en confiance, les créanciers s'imaginent que leurs créances valent quelque chose et qu'elles vont rapporter. Et Grandet attend...un an, deux ans, trois ans, plusieurs années de suite, tout en proposant aux créanciers de leur racheter leurs créances, mais, à un prix bien inférieur à ce qu'elles sont censées représenter. Au fil du temps, certains créanciers abandonnent, et d'autres, désespérant d'en tirer quelque chose, acceptent finalement de les revendre.

    Il faut préciser que le malin Père Grandet, avait utilisé les fonds produits par la liquidation de la succession pour verser 47% à tous les créanciers, de quoi les mettre en appétit. Le temps passant, certains renoncèrent, oublièrent leurs créances ou finirent par accepter de les solder à 10%, à peine, de leur montant...

    Je trouve toutefois que la fin fait un flop, dans ce récit, avec cette pauvre Eugénie promise à une canonisation...Je sentais bien que le Charles, élevé comme un prince, verserait tôt ou tard dans un égoïsme et un cynisme purs et durs, et que son mariage avec une aristocrate ne se ferait pas...

    J'avais lu, plus jeune, quelques ouvrages de Balzac : le lys dans la vallée, César Biroteau, le Père Goriot et la peau de chagrin. Je rapproche souvent le Père Goriot du Roi Lear. Deux filles ingrates, dans les deux cas. Mais je me souviens que plus jeune, Balzac m'ennuyait souvent. Aujourd'hui, plus âgé, je prends plaisir à lire ses longues descriptions et ses raisonnements. J'ai fini Eugénie Grandet, et je commence les Paysans. Les premières lignes sont une lettre décrivant un château de province magnifique. En les lisant, je me vois bien installé dedans :-)