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  • Hénin-Beaumont, face au FN, le MoDem...

    Comme l'a observé avec beaucoup de justesse le Chafouin, à Hénin-Beaumont, le PS s'est défintivement torpillé et ouvre un boulevard au Front National, désormais. Je renvoie à son excellente analyse car je n'ai pas grand chose à ajouter de mieux. Toutefois, il existe à Hénin-Beaumont, une alternative : le MoDem.

    Il faut dire que le MoDem là-bas, n'avait pas attendu le Chafouin pour se faire une idée claire de la situation politique (je cite un extrait d'un billet du 10 avril) et s'opposer férocement au système Dalongeville, il suffit de lire leurs billets depuis un an pour en prendre conscience...

    Quant à l'équipe majoritaire, son attitude est absolument ... surréaliste. Tels des mollusques accrochés à un rocher en espérant que la marée haute ne soit pas un tsunami, ceux-ci soutiennent leur maire envers et contre tout, en dépit du bonsens, surtout du sens de l'honneur.

    La comparaison avec des mollusques tentant de résister au Tsunami m'a en tout cas bien fait rigoler. Alter-Écho, l'autre nom du MoDem à Hénin-Beaumont (en fait, c'est plus large que le seul MoDem) s'est créé le 09 avril 2008 justement pour dénoncer les dérives financières et claniques de l'actuelle majorité muncipale mais aussi pour offrir une alternative démocratique à cette même majorité et faire ainsi échec au Front National là-bas. Apparemment, la presse n'a pas jugé utile de relever le communiqué de presse de Christine Coget au nom du MoDem. Eh bien l'hérétique va se charger de le relayer... Je recommande fortement la lecture du blog Alter Echo, car, comme je le dis souvent, c'est au plus près des acteurs du terrain que l'on peut se faire l'idée la plus claire d'une situation donnée...

    Les procédures judiciaires apportent un éclairage important sur les dérives que nous avions dénoncées, même si les faits reprochés à Gérard Dalongeville dépassent ce que l'on pouvait imaginer. Malgré sa mise en examen, celui-ci persiste à ne rien reconnaître.

    Ces procédures offrent aussi, malheureusement, une occasion rêvée à Marine Le Pen de parader sur la scène médiatique. La leader du FN, qui autrefois s’en allait reprocher à Gérard Dalongeville son habitude à rabâcher le passé, se comporte de manière fort comparable. Madame Le Pen se suffit à rester sur le bilan dalongevilien, et s’épargne ainsi toute confrontation avec d’autres opposants à qui elle ne peut faire le reproche d’une quelconque responsabilité dans cette situation catastrophique. Ceci est tellement vrai que madame Le Pen pavoise et aime à marteler à qui veut l’entendre ou non qu’une autoroute se présente désormais devant elle ! Ce recours à la méthode Couet témoigne en fait de son inquiétude.

    Pour autant, il est juste de reconnaître que la population s’interroge sur qui sera en capacité de relever la situation héninoise mais aussi de s’opposer au FN. Nous le savons et nombre d’habitants viennent chaque jour nous témoigner de leur crainte.

    C’est fort de ce contexte et de ces constats que le MoDem entend dès aujourd’hui s’engager clairement vis à vis des Héninois : le MoDem affiche sa détermination sans faille de lutter contre le Front National mais aussi de répondre aux attentes d’une population qui en a assez de subir. C’est un contrat moral pour lequel j’en appelle à une implication de tous les démocrates et républicains, intègres, loyaux et préoccupés de l’intérêt général. C’est sur la base de valeurs d’honnêteté que le MoDem se présentera devant l’ensemble des Héninois et des Beaumontois si, comme nous le désirons, nous devions repartir aux urnes
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  • La concurrence libre et non faussée nous protège

    Je ne me lasse pas de parcourir le site de Gilles Artigues, candidat Modem à l'euro-députation, tant ce que j'y lis provoque chez moi un contentement béat :-) Par exemple, aux apôtres du NPA et à leurs délires d'un autre âge sur la concurrence libre et non-faussée, voici sa réponse, et les arguments des néo-troskos ne font pas un pli devant :

    L’Union européenne a tout particulièrement investi le domaine de la consommation dans le sens où elle s’est toujours efforcée de rééquilibrer un rapport de force privilégiant systématiquement les producteurs et fournisseurs au détriment des utilisateurs. Aussi son action vise-t-elle à protéger tout particulièrement le consommateur en termes de choix, de transparence, de sécurité, de qualité, etc.

    Le principe de concurrence libre et non faussée va notamment dans ce sens. En effet, la libéralisation des marchés permet à des entreprises sans cesse plus nombreuses de proposer leurs produits et services aux particuliers comme aux professionnels. Ces clients profitent ainsi d’un éventail de prix comme de qualité de plus en plus étoffé, ce qui accroît d’autant leurs chances de débusquer et mettre à profit l’offre la plus adaptée à leur budget et leurs besoins. Il en résulte une volatilité contraignant les producteurs et fournisseurs à augmenter leurs efforts pour proposer des produits et services innovants et améliorer leur rapport qualité-prix. Bien évidemment, cette émulation porte ses fruits à la seule condition d’une concurrence loyale, ce qui suppose l’interdiction d’ententes entre concurrents d’un même secteur (raison pour laquelle la Commission européenne a récemment condamné les opérateurs de téléphonie mobile suite à la révélation d’accords secrets visant à maintenir des prix élevés en plein développement du secteur) mais aussi d’aides étatiques à une catégorie professionnelle nationale spécifique (dans ce cas, les catégories similaires des autres pays seraient défavorisées, ce qui ne manquerait pas de les conduire à perdre des clients, réduire leurs profits et arrêter leurs embauches, voire pire…).

    Concurrence libre et non faussée

    Les Marxistes-Léninistes rescapés du désastre des expériences communistes ne cessent de clamer que le concept de concurrence libre et non faussée ne vise pas le seul intérêt des grandes sociétés et de leurs actionnaires. Je m’inscris en faux car il les empêche, tout au contraire, de s’emparer du contrôle d’un secteur, directement (achats et fusions) ou non (ententes et filiales), pour y imposer leur loi, c’est à dire leurs prix, leurs conditions de vente et leurs gammes de produits. Ainsi bénéficie-t-il avant tout aux petites et moyennes entreprises (PME), principale source d’emplois, dans la mesure où il leur réserve une place sur leur marché de prédilection et les y protège des prédateurs les plus féroces. Il profite aussi au consommateur puisque la gamme étendue de l’offre lui garantit une véritable liberté de choix et lui permet par la même occasion d’orienter les prix à la baisse. L’exemple de Microsoft, multinationale américaine, est à ce titre édifiant : la Commission européenne lui a non seulement infligé une amende conséquente pour violation du droit communautaire mais l’a aussi obligé à modifier ses pratiques de vente (elle refusait le droit à ses clients de se doter de logiciels concurrents, notamment européens, en leur imposant ses propres produits dans le cadre d’un paquet indivisible). Au vu de ses avantages pour les PME comme pour les consommateurs sur l’espace communautaire, je suis bien sûr favorable à la concurrence libre et non faussée. Je pense toutefois que le principe ne doit pas être une fin en soi mais un moyen parmi d’autres de défendre les plus faibles. Le Traité de Lisbonne est justement le premier des textes fondamentaux européens à ne pas l’ériger en objectif mais en instrument. Son application constituerait une solide base de travail pour poursuivre et accentuer l’effort de développement économique raisonné et équitable. J’espère dès lors une validation rapide et définitive...

    Moi, c'est vraiment le genre de choses que j'aime lire...