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  • Marielle de Sarnez et Philippe Morillon

    Marielle de Sarnez et Philippe Morillon font condamner fermement le Hezbollah, au nom de l'ADLE, au sein du Parlement Européen.

    J'avoue que je suis fier que la proposition vienne de Marielle et de Philippe Morillon. Nos euro-députés MoDem ne se tournent pas les pouces, c'est le moins que l'on puisse dire.

    Je copie ici la résolution qui a été adoptée par le Parlement Européen :

    déposée à la suite de déclarations du Conseil et de la Commission conformément à l'article 103, paragraphe 2, du règlement
    par Philippe Morillon, Elizabeth Lynne et Marielle De Sarnez au nom du groupe ALDE sur la situation au Liban

    Le Parlement européen,

    –  vu ses résolutions antérieures sur le Moyen-Orient, en particulier celles du 16 janvier 2003 sur la conclusion d'un accord d'association avec la République libanaise, du 10 mars 2005 sur la situation au Liban, du 7 septembre 2006 sur la situation au Proche-Orient, du 12 juillet 2007 sur le Proche-Orient, et du 29 novembre 2007 sur la proposition de décision du Conseil portant attribution d'une aide macrofinancière de la Communauté au Liban,

    –  vu les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies 1559 (2004), 1636 (2005), 1680 (2006), 1701 (2006) et 1757 (2007),

    –  vu l'accord d'association euro-méditerranéen établissant une association entre la Communauté européenne et ses États membres, d'une part, et la République libanaise, d'autre part,

    –  vu la décision du Conseil 2007/860/CE du 10 décembre 2007 portant attribution d'une aide macrofinancière de la Communauté au Liban,

    –  vu la déclaration de la Présidence, au nom de l'Union européenne, sur le Moyen-Orient, du 14 mars 2008,

    –  vu la déclaration du Haut Représentant pour la PESC du 15 mai 2008,

    –  vu l'article 103, paragraphe 2, de son règlement,

    A.  considérant que l'établissement d'un Liban stable, pleinement souverain, uni et démocratique revêt une importance cruciale pour la stabilité et le développement pacifique de l'ensemble du Moyen-Orient,

    B.   considérant que le Liban se trouve depuis longtemps dans une impasse politique qui paralyse le fonctionnement correct des institutions fragiles du pays,

    C.   considérant que, le 6 mai 2008, le gouvernement libanais a décidé de mettre hors la loi le vaste réseau de télécommunications du Hezbollah, considéré par ce groupe comme faisant partie intégrante de ses mesures de défense contre Israël, et de licencier le chef de sécurité de l'aéroport présumé lié au Hezbollah,

    D.   considérant que des affrontements violents ont éclaté dans certaines parties du pays et, en particulier, dans la capitale, où des milices du Hezbollah ont érigé des barricades, bloqué l'aéroport et pris le contrôle de Beyrouth-Ouest,

    E.   considérant que les combats se sont étendus à la région du Chouf et au Nord, causant au total la mort d'au moins 80 personnes; considérant que l'armée libanaise a décidé de ne pas intervenir et, après qu'une trêve eut été conclue et que les milices du Hezbollah se furent retirées, a repris progressivement le contrôle de la situation et tenté de rétablir l'ordre; considérant que ces combats ont été les pires qui se soient produits depuis la fin de la guerre civile de 1975 à 1990,

    F.   considérant que le 15 mai 2008, une délégation de la Ligue arabe, sous la direction du Qatar, est arrivée à un accord avec les dirigeants libanais pour mettre fin à la crise,

    G.   considérant que la résolution 1757(2007) du Conseil de sécurité des Nations unies met en place un tribunal international chargé de juger les responsables de l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais Rafic Hariri et d'autres assassinats politiques au Liban,

    H.  considérant que l'article 2 de l'accord euro-méditerranéen établissant une association entre la Communauté européenne et ses États membres, d'une part, et la République libanaise, d'autre part, stipule que les relations entre les parties, ainsi que toutes les autres dispositions de l'accord, sont fondées sur le respect des principes démocratiques et des droits fondamentaux de l'homme inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l'homme, respect qui inspire leur politique intérieure et internationale et constitue un élément essentiel dudit accord,

    I.   considérant que, suite au conflit armé de juillet-août 2006, le Liban se trouve toujours confronté à des défis financiers et économiques considérables; considérant que les autorités du Liban ont adopté, le 4 janvier 2007, un vaste programme de réformes socio-économiques; considérant que l'Union européenne a proposé l'octroi d'une assistance macrofinancière d'un montant de 80 million d'euros, pour soutenir les efforts réalisés par le Liban à l'échelon national pour assurer la reconstruction après la guerre et opérer un redressement économique durable, et alléger ainsi les contraintes financières qui pèsent sur la mise en œuvre du programme économique du gouvernement,

    L.   considérant que plus de 300 000 réfugiés palestiniens vivent toujours dans des conditions misérables au Liban; considérant que les explosions de violences et les combats avec l'armée qui ont eu lieu dans certains camps de réfugiés palestiniens ont contribué à aggraver la situation dans le pays,

    M.   considérant que la situation des fermes de Chebaa et l'établissement de frontières bien définies entre le Liban et Israël restent des questions en suspens,

    N.   considérant que, depuis le retrait de ses troupes en 2005, la Syrie n'a pas cessé de faire de l'obstruction et de s'immiscer dans les affaires intérieures libanaises,

    1.   se dit profondément préoccupé par les graves conséquences que pourraient avoir la crise politique actuelle et la détérioration de la situation sécuritaire au Liban; souligne l'importance de la stabilité, de la souveraineté, de l'indépendance, de l'unité et de l'intégrité territoriale du Liban et souligne que la stabilité politique au Liban ne peut reposer que sur la restauration d'un climat de confiance entre toutes les parties et sur le rejet de toute ingérence extérieure;

    2.   condamne fermement la conduite du Hezbollah, qui utilise la force ou menace de le faire pour atteindre ses objectifs politiques supérieurs;

    3.   déplore qu'en dépit de l'accord conclu par les diverses factions libanaises en vue de mettre un terme au conflit armé, de nouvelles confrontations aient encore eu lieu dans la soirée du 15 mai à Baalbek, dans l'est du pays, entre des milices de différentes factions; selon les services de sécurité, une personne a été tuée et une autre a été blessée à cette occasion;

    4.   souligne que l'attitude du Hezbollah, qui se comporte comme un État dans l'État, est incompatible avec un système démocratique; invite dès lors la direction du Hezbollah à prendre clairement parti et, conformément à la résolution 1559 du Conseil de sécurité de l'ONU, à démanteler et à désarmer ses milices, à renoncer à la violence, à accepter sans réserve les règles de la démocratie et à reconnaître toutes les autorités et institutions de l'État démocratiquement élues, quelle que soit leur appartenance ou origine ethnique, religieuse ou politique;

    5.   déplore le fait que la session du parlement libanais au cours de laquelle devait être élu le président de la république ait été reportée sine die et invite instamment toutes les parties à conclure un accord de manière à ce que les élections puissent avoir lieu dans les meilleurs délais;

    6.   soutient tous les efforts visant à trouver une solution constitutionnelle et démocratique à l'impasse politique actuelle; souligne qu'aucune solution durable ne pourra être trouvée sans que les parties impliquées d'une manière directe ou indirecte ne fassent la preuve d'une réelle volonté politique de s'attaquer aux causes profondes de la crise;

    7.   presse le président du parlement libanais de tout mettre en oeuvre pour restaurer le fonctionnement de l'institution, qui est une condition essentielle de la démocratie, pour contribuer à un dialogue de réconciliation nationale et pour trouver une solution de compromis à l'impasse politique actuelle;

    8.   se félicite de l'accord auquel sont parvenues les parties sous la médiation du Qatar et soutient vivement les efforts en cours de la Ligue arabe, et en particulier du premier ministre du Qatar, pour résoudre la crise politique actuelle afin d'arriver à un accord large et approfondi;

    9.   décide, sous réserve, d'inviter tous les chefs des groupes parlementaires libanais à Bruxelles, en coordination avec la Ligue arabe, de manière à apaiser la crise institutionnelle, reconstruire la confiance et faciliter le dialogue en vue d'obtenir un compromis durable;

    10.  demande à nouveau à toutes les parties concernées de faciliter les travaux du tribunal international chargé de juger les personnes responsables de l'assassinat de l'ancien premier ministre Rafik Hariri et d'autres assassinats commis pour des raisons politiques au Liban et invite instamment la Syrie à coopérer sans réserve avec ce tribunal;

    11.  presse le gouvernement libanais de s'employer sans relâche à mettre fin à toute discrimination à l'encontre des réfugiés palestiniens et appelle à nouveau la communauté internationale à accroître son assistance pour arriver à un règlement durable;

    12.  appelle au désarmement progressif de toutes les milices et de tous les groupes paramilitaires et estime qu'il est vital que toutes les armes importées au Liban soient destinées uniquement à l'armée officielle libanaise; invite à nouveau le gouvernement libanais à exercer, en coopération avec la FINUL, sa pleine souveraineté et un contrôle effectif sur les frontières et sur le territoire du pays à cet égard;

    13.  invite la Syrie à s'abstenir de toute ingérence susceptible de nuire aux affaires intérieures libanaises et à jouer un rôle constructif pour mettre en place une paix et une stabilité durable dans le pays;

    14.  répète qu'il approuve la détermination de l'Union européenne à aider le Liban dans sa restructuration économique; invite le Conseil et la Commission à persévérer dans leurs efforts pour soutenir la reconstruction et le redressement économique du Liban ainsi que pour établir une coopération plus étroite avec la société civile dans le pays, de manière à y promouvoir une plus grande démocratisation;

    15.  charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, au haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune, aux gouvernements et aux parlements des États membres, au Secrétaire général des Nations unies, au secrétaire général de la Ligue arabe, à l'envoyé spécial du Quatuor au Moyen-Orient, au président de l'Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne, au gouvernement et au parlement du Liban ainsi qu'au Président et au gouvernement de la Syrie.

     

  • Ευρωπαϊκο Κόμμα, le MoDem chypriote

    1955707663.jpgHop, je poursuis à la mesure de mes moyens ma petite tournée des partis du PDE ou de l'ADLE. Et là, je me suis intéressé au Ευρωπαϊκο Κόμμα à Chypre. D'ailleurs, je rigole à l'idée de voir ce que vont produire les caractères grecs dans la widget box (mais peut-être à tort, on verra bien).

    Un aveu, tout d'abord : ma maîtrise du grec moderne (ou ancien) est bien trop insuffisante pour avoir pu lire rapidement leur programme. J'ai donc triché et utilisé massivement systran en rétablissant ensuite la cohérence grammaticale et en rectifiant quelques erreurs de vocabulaire çà et là.

    Un truc marrant, tant que j'y suis, sur l'évolution des mots en grec. ἐπιχειρῶ signifie entreprendre en grec ancien. Eh bien en grec moderne, paf, les entreprises, c'est  επιχειρεεις...

    Il y a un truc tout de même qui me frappe, dans leur programme, c'est la référence redondante aux problèmes de corruption et à la gabegie de l'état. C'est presqu'autant un programme éthique que politique. S'ajoutent quelques références littéraires plaisantes, mais pas franchement libérales : introduire le texte par un extrait de la République de Platon, précisément celle qui traite de la corruption dans les affaires de la cité (livre VII, si je ne m'abuse), j'imagine que cela frappe les esprits hellènes, mais Platon, c'est l'anti-libéralisme, de mon point de vue, et même, sous certains aspects, l'anti-démocratie. Personnellement, j'aurais préféré voir Aristote à la place de Platon.

    J'ai trouvé, après l'exposé de leurs principes, une référence précise au destin de Corinthe. Est-ce qu'il s'agit du rôle de Corinthe au sein de la Ligue Achéenne? Je ne le sais pas. Probablement, puisqu'ils évoquent une lutte contre les Romains :

    ".... οι "συνετοί Έλληνες" της παρακμής με τη δημαγωγία και την ακρισία, θυσίασαν την Ελλάδα για να σωθούν οι ίδιοι. Η σύγχυση, οι διαιρέσεις, η άκρατη ηδονολατρεία αλλά και η ψυχοπνευματική απονεύρωση των Ελλήνων, είχαν επιβάλει τη "βολική" εκτίμηση ότι κάθε αντίσταση στο ρωμαϊκό επεκτατισμό είναι άσκοπη και μάταιη...."

    Il n'y a pas d'évocation précise de la politique à mener, mais plutôt des déclarations d'intention : la volonté de rendre l'état plus efficace, de développer l'esprit d'entreprise, et de fournir une protection sociale digne de ce nom.

    A noter qu'ils font un chapitre commun de l'économie, les entreprises, et l'industrie, ce que je trouve sensé.

    Ils croient dur comme fer à l'Europe, et exposent tout un argumentaire pour montrer les bienfaits économiques d'une adhésion à l'Europe et à l'euro :

    Πέραν του ότι οι επιχειρηματίες μας θα μπορούν να αξιοποιούν καλύτερα τις ευκαιρίες της ενιαίας αγοράς με την υιοθέτηση του Ευρώ, η σύγκλιση των κυπριακών επιτοκίων με αυτά της ευρωζώνης θα μειώσει το κόστος δανεισμού, ενώ η ευκολότερη πρόσβαση στις κεφαλαιαγορές της Ευρώπης θα διευρύνει της επιλογές των επενδυτών και επιχειρήσεων, ενώ η μεγαλύτερη διαφάνεια στις τιμές θα ενισχύσει τις συνθήκες ανταγωνισμού, και θα επιφέρει θετικές επιπτώσεις, ιδιαίτερα για τους καταναλωτές. Επίσης η εξουδετέρωση του συναλλαγματικού κινδύνου σε συναλλαγές σε Ευρώ θα μειώσει το κόστος συναλλαγών με ευνοϊκές επιδράσεις γενικά.

    En gros, il ressort de cela, que les taux européens et chypriotes vont converger ce qui va favoriser des emprunts à des coûts plus bas pour les entrepreneurs : de plus, les entrepreneurs auront un choix plus large, du fait de l'accès aux marchés européens. Et puis la transparence ainsi obtenue facilitera la qualité des transactions. Enfin, la saine concurrence profitera aussi aux consommateurs.

    Ce que j'ai trouvé très fort, en revanche, c'est leur volonté de promouvoir l'esprit d'entreprise et le sens économique à tous les niveaux de la société. Jusque dans...(ça va rappeler quelques récents souvenirs à certains) l'éducation !

    Οι Κύπριοι διαθέτουν επιχειρηματικό πνεύμα και επιχειρηματική σκέψη, αλλά χρειάζονται «εκπαίδευση» ώστε να μπορέσουν να διοχετεύσουν την ενέργειά τους εκτός Κύπρου και να ανταγωνιστούν τις ξένες εταιρείες που δραστηριοποιούνται στην Κύπρο. Η ανάπτυξη των επιχειρηματικών γνώσεων και δεξιοτήτων πρέπει να καλλιεργείται σε όλα τα επίπεδα της παιδείας μέσα από ειδικά προγράμματα.

    c'est la phrase en gras où le parti européen propose de développer les connaissances entrepreneuriales dans l'éducation via des programmes spéciaux. Imaginez le tollé en France ! j'en rigole rien que d'y penser. Quand je songe aux réactions lorsque Rocard a rendu public ce qu'il pensait de la façon d'enseigner l'économie en France...

    En tout cas, c'est un parti qui se préoccupe des entrepreneurs assurément. Il y a autre chose que j'ai trouvé juste, comme préambule à toute proposition économique, c'est ceci :

    Η Κύπρος μόνο με ισχυρή οικονομία μπορεί να στηρίξει την κοινωνική της συνοχή και να κατανέμει δίκαια σε όλους το κοινωνικό μέρισμα από την ανάπτυξη. H αξιοποίηση της συμμετοχή μας στην Ε.Ε. και η οικονομική και κοινωνική σύγκλιση μας με τις χώρες μέλη, απαιτεί μεγαλύτερο άνοιγμα της οικονομίας μας και νέες αντιλήψεις για την κρατική δραστηριότητα.

    En résumé, ce que dit le programme, c'est que Chypre doit avoir une économie puissante pour assurer sa cohésion sociale et espérer répartir équitablement les fruits de la croissance. C'est exactement ainsi que Christian Blanc introduit la Croissance et le Chaos, et, on trouve une réflexion similaire chez Schumpeter. De même, c'est une idée qui était présente dans les propositions de Bayrou, et que j'espère retrouver dans le programme économique du MoDem à l'avenir.

    Enfin, ils ont une catégorie EDP (PDE, pour ceux qui n'auraient pas compris) et bien sûr, ils y relèvent les positions du Partid Démocratique Européen sur la partie turque de l'île.

    1894520763.jpgEt puis bien sûr, ils ont une petite page sympa sur l'histoire de l'Europe puis sur celle de l'intégration progressive de Chypre à l'UE. J'aime beaucop leur icône. Observez, au passage, les couleurs des logo de ce parti : ça ne vous rappelle pas quelque chose ?

    Je reviendrai sans doute plus tard sur ce parti membre du PDE, mais à vrai dire, si leurs propositions sont sympathiques, elles relèvent davantage d'une pré-analyse et de grands axes que d'un projet politique complètement abouti. Je n'en relève pas moins de nombreuses convergences, dans la manière de penser, avec le MoDem et les Lib-Dems.

    Prochain billet de ce type sur nos amis belges du Mouvement des Citoyens pour le Changement.

    Au fait, tant que j'y suis : j'ai capté un truc : l'ADLE, c'est l'addition du PDE et de l'EDLR qui ont décidé den juillet 2004 d'unir leurs forces !!!

     

  • Energie Démocrate passe à l'action !

    J'ai bien aimé le dernier billet de Pierre Braun sur le blog Energies démocrates (j'aime bien le nom aussi, d'ailleurs) : enfin un billet qui annonce vouloir recadrer les vrais fondamentaux du débat parmi les différents courants des Jeunes Démocrates.

    Il s'agit de débattre sur le fond, des grandes questions qui agitent notre hexagone, et notamment sur celles qui vont concerner directement les jeunes Français.

    MAIS

    J'ai relevé notamment ce passage :

    - la hiérarchisation des réformes à mettre en place en France. Si nous sommes d’accord sur un corpus d’idées, jeunes et “ainés” ne sont pas forcément d’accord avec la définition des objectifs prioritaires. Les étudiants issus de familles aux revenus peu élevés ne peuvent plus attendre pour vivre dans une résidence universitaire décente. Les jeunes couples ne peuvent plus attendre pour trouver un logement à un prix accessible. Les jeunes des banlieues ne peuvent plus attendre pour qu’on trouve des solutions à leur mal être plutôt que de les stigmatiser…

    Attention aux "ne peuvent plus" : ils sonnent comme des "yakafaukon". Concrètement, qu'est-ce qu'Energies Démocrates propose ? Voilà la question à laquelle il faut répondre. De manière générale, quand je lis le billet, je mets en garde contre un travers qui gagne petit à petit de nombreuses strates du MoDem : attention à ne pas se cantonner au social, à l'environnemental et à l'humanitaire ! L'économie, l'entreprise, la finance, sont systématiquement ignorés, et pourtant, à Paris, par exemple, ce sont pas moins de 400 000 emplois dans le secteur bancaire qui vont être amenés à être créés ou remplacés. On peut évidemment toujours parler des systèmes de santé, de la justice sociale, et cetera, mais quid de l'inseretion dans la vie professionnelle ? Je constate, pour l'instant, que les Jeunes Centristes sont bien plus percutants que les Jeunes Démocrates sur tous ces sujets. J'attends donc des intiatives fortes au sein du MoDem et espère ne pas voir sa jeunesse se transformer en un ersatz de MJS bis à la sauce bisounourse.

    Bref, des déclarations d'intention auxquelles je souscris (celles de vouloir parler du fond)  mais attendons de voir la suite, maintenant.