Lors du passage de la flamme olympique à Paris lundi 7 avril, les policiers ont arraché les fanions Reporter Sans Frontière brandis par un groupe de militants du Mouvement Démocrate. Marielle de Sarnez ne s'est pas laissée faire et a conservé son drapeau en mains. "Dans quel pays sommes nous pour qu'on confisque un drapeau dans une manifestation pacifique", a-t-elle demandé, affirmant que "la France s'honorerait à parler plus fermement du Tibet". Un peu plus loin, des Tibétains ont été refoulés par la police tandis que des manifestants pro-chinois agitaient des drapeaux de la République populaire de Chine.
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Lendemain de beuverie au MoDem
Je publie ce commentaire d'une des lectrices de mon blog, Fotini Sidéris, parce que je la trouve fort pertinente. Elle fait l'état des lieux des départs récents et analyse leurs causes...
« Je crois que nous devons vraiment distinguer les adhérents & sympathisants des personnalités politiquement reconnues et installées. Le positionnement des uns et des autres n'est pas le même, les contraintes et la nature de leur impatience ou mécontentement ne sont pas les mêmes non plus.
Je veux revenir à deux constats prosaïques :
1) nous n'existons que depuis un an et nous avons la rude tâche de faire émerger une culture commune qui pour l'instant a été essentiellement le fait d'un enthousiasme collectif pour les uns. Pour les autres ce qui a prévalu est l'attentisme, pour le cas où ce cheval s'avèrerait tout de même gagnant ou par envie sincère de préserver leurs repères malgré tout. Or l'enthousiasme collectif est par nature éphémère une fois la geste des élections présidentielles passée. L'émotion une fois partie, ce qui reste c'est la raison. Le problème est que lors de lendemains de beuverie, elle n'est pas toujours très claire et qu'il faut reprendre pied dans le réel pour retrouver ses esprits. Nous sommes dans cette phase intermédiaire après les legislatives et les municipales où nous avons été portés par l'enthousiasme et l'hostilité de nos adversaires. Là nous nous retrouvons enfin face à nous-mêmes. De plus, transformer cet enthousiasme en quelque chose de constructif est d'autant pus difficile que l'origine des gens, leurs attentes, leur conception des objectifs sont très variés. On ne construit pas ce genre de culture en un an seulement. Sans parler plus généralement de la crise de représentattivité que traversent tous les partis actuellement. Certains la vivent mieux car ils sont malgré tout bien ancrés dans une histoire, ont un bon maillage du territoire et des réseaux puissants, d'autres, naissants, comme le MoDem, ne peuvent s'en prévaloir.
2) quelle autre alternative avons-nous que de persévérer ? Retourner pour les uns au bercail à l'UMP, PS etc... (et dans ce cas là on accepterait volontiers leurs travers alors qu'on les trouve repoussants au MoDem ??!) ou pour les autres retourner nulle part et subir la majorité par défaut ? C'est clair que c'est plus confortable de se dire qu'on n'y peut rien, que c'est comme ça et de râler de temps en temps pour se dire qu'on a quand même sa petite conscience pour soi...»
Voilà, je trouve cette réponse magnifique, et elle résume, pour ma part, très bien ma pensée. En tout cas, je suis heureux d'avoir des lecteurs de qualité sur ce blog, et je crois que Fotini va prendre désormais place aux côtés de Bertrand parmi les lecteurs publiés ici...
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Paquet fiscal versus logement social, je bous !
Encore un point qui m'exaspère dans le plan d'économie de Nicolas Sarkozy : ce dernier désire réduire l'accès aux HLM de 60 à 70%, pour faire des économies. C'est insupportable : les crédits d'impôts pour ceux qui ont les moyens de se payer des villas immenses coûtent des centaines de millions d'euros. Et pour financer ces crédits d'impôts, on va entre autres réduire l'accès aux HLM de familles souvent modestes.
Je sens que je vais exploser. Voilà la société équitable que nous propose Nicolas Sarkozy !
Cela ne signifie pas que le logement HLM ne nécessite pas d'être revisité, et notamment de bien considérer les plafonds de ressource, mais, dans ce cas, je prèfère de loin la solution de François Bayrou :
En janvier 2006, il évoquait justement cette question et proposait alors :
Je voudrais évoquer comme cinquième principe l’idée de la modulation des loyers dans le parc HLM. Tout le monde ici a souligné les difficultés créées par le maintien dans des appartements de personnes dont le statut avait changé. Elles correspondaient aux standards d’entrée à l’époque où elles ont pris leur logement HLM. Elles y ont vécu. Leur situation s’est améliorée. Leur mode de vie a changé. Elles sont toujours dans le même logement et certains s’en émeuvent, considèrent que ce n’est pas bien, que c’est un scandale. D’autres disent que « vous ne pouvez pas virer des gens de leur logement ». Il nous semble après y avoir réfléchi que la modulation des loyers est une réponse à cette importante question. La modulation des loyers en fonction de la situation avec un supplément de loyer de solidarité. Le surloyer d’aujourd’hui étant extrêmement faible, on peut moduler les loyers en fonction de la situation dans ces logements là.
Moduler les loyers dans le parc HLM, en fonction de la situation des personnes, est une nécessité de justice et d’efficacité.
C'est une évidence. Mais en tout cas, ce qui n'est nu juste ni efficace, c'est de faire payer les tributaires de logement HLM pour les heureux bénéficiaires du Paquet Fiscal. Cette injustice sera au coeur des revendications du MoDem.