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lundi, 22 novembre 2010

Asia Bibi, et zut, ce n'est pas encore gagné !

Je me suis réjoui trop vite samedi. Asia Bibi n'est pas encore grâciée. Sa condamnation est seulement suspendue.

Il semble que le gouverneur du Penjab ait une priorité de primauté pour prononcer une grâce. J'ai cru comprendre que le gouverneur était disposé à soutenir la demande de grâce d'Asia Bibi auprès du président Zardari, mais voilà, des des groupes d'intégristes fanatisés menacent de l'exécuter une fois libre.

Le problème fondamental, c'est la loi sur le blasphème, édictée au Pakistan sous la pression des franges les plus extrémistes de l'Islam. Leurs leaders locaux ont d'ores et déjà annoncé qu'ils s'opposeront à toute modification de cette loi, sauf à ce qu'elle se fasse avec leur assentiment et exclue toute abolition.

Ces gens-là déclarent parler au nom de millions de Pakistanais musulmans. Mais en réalité, on ne sait pas vraiment ce que pensent les Pakistanais.

Est-ce que les Pakistanais continueront encore longtemps à laisser à des individus hypocrites, malhonnêtes et dangereux leur expression religieuse ? Individus qui osant parler de blasphème, pervertissent à chaque bouffée d'air qu'ils inspirent les paroles mêmes du Coran ?

23:44 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : asia bibi, coran |  Facebook | | |

lundi, 06 avril 2009

Les silences de l'Islam

Je fais partie de ceux qui veulent encore croire que l'Islam est une religion capable de générer de l'humanisme. Pourtant, quand je considère les pratiques les plus violentes dans les pays les plus réactionnaires, je finis par me demander si l'Islam n'est pas damné. Damné parce que quand le crime le plus horrible est commis au nom de l'Islam il ne se trouve aucune voix au sein d'un ensemble de presqu'un milliard de fidèles pour le condamner.

Que l'on juge donc en se rendant sur le blog d'Emmanuel Carré, Journalisme Total : Faute de pouvoir dominer l'Afghanistan, les Talibans ont réussi à s'installer durablement au Pakistan et y font régner leur loi. Emmanuelle Carré renvoie à une vidéo insoutenable qui se trouve sur le site du Guardian, en Angleterre. On y voit une adolescente (ce n'est même pas une femme) supplier d'être tuée plutôt que de continuer de recevoir les 37 coups de fouet auxquels elle est condamnée pour être sortie de son domicile accompagnée d'un autre homme que son mari. Et que dire de cette veuve de 75 ans qui devait recevoir 40 coups de fouet en Arabie Saoudite parce que deux hommes qui ne sont pas de sa famille se sont rendus chez elle : ils faisaient ses courses !!!

Pourquoi n'entend-on aucune autorité de l'Islam condamner fermement de tels crimes ? Ce sont ces silences-là qui  rendent coupables aux yeux du monde entier tous les Musulmans.  Et pourtant, nul doute que nombre d'entre eux sont horrifiés par de telles horreurs. Mais alors, quand donc se lèvera-t-il au sein de cette communauté, une voix forte, puissante et reconnue qui enfin les dénoncera ? Comment ne pas méditer la dernière phrase d'Emmanuelle Carré en forme d'interrogation : qui ne dit mot consent ?

Hélas, notre pauvre 21ème siècle est bien mal engagé avec des interprétations religieuses d'un autre rage : Catholiques qui excommunient la mère d'une fillette violée, Musulmans qui fouettent, lapident, pendent des femmes, mais l'horreur ne s'arrête pas à ces seules religions : en Inde, comme l'observe un commentateur d'Emmanuelle Carré sur Agora Vox, en Inde, dans un village reculé, deux jeunes gens ont été empalés pour avoir été amoureux l'un de l'autre tout en étant de deux castes différentes.

On me rétorquera que ces crimes trouvent leur source d'abord dans des coutumes tribales issues du fond des âges : certes, mais les religieux se taisent. J'ai souvenir que le Coran rapporte que Muhamad pacifia La Mecque en un temps où elle était le siège de l'idolâtrie, du crime, du vice et des rapines en tout genre. Qu'est devenue cette mission civilisatrice inscrite pourtant dans le Coran ? On rapporte que la tribu dont était originaire Muhamad avait l'habitude d'enterrer les filles vivantes : ce fut le Coran qui mit fin à cette pratique épouvantable.Comme il est loin ce temps-là, puisqu'aujourd'hui, ce sont les Talibans qui enterrent les femmes vivantes et les lapident à coups de pierre...Il y eut un Muhamad pour s'élever contre de telles abominations, mais aujourd'hui, un musulman qui serait humaniste observerait avec dépit que plus aucune voix ne s'élève...