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  • Écoute, doulce France, le chant de la dette dans le lointain...

    Inéluctablement, Nicolas Sarkozy et le gouvernement de François Fillon conduisent la France à la catastrophe. Nouvelles dépenses, nouveaux emprunts, nouvelles réductions d'impôts, renoncements à des recettes nécessaires. Avec leur action, nous avons un florilège calamiteux de ce qu'il ne faut pas faire. Je viens de lire le dernier billet d'Humeurs de Vache, et le moins que l'on puisse dire, c'est que la seule chose qui plane, actuellement, c'est le pouvoir et la France en état d'apesanteur financière pour reprendre ses propres mots.

    Supprimer la taxe professionnelle, réduire la TVA sur la restauration, supprimer la publicité à la télévision, instaurer la gratuité dans plusieurs musées, établir un bouclier fiscal disproportionné, en voilà des mesures désatreuses dont aucune n'avait un caractère d'urgence  et ne s'est d'ailleurs montrée efficace d'une quelconque manière.

    Le pire, c'est que nous devrons non seulement conserver un haut taux d'imposition mais en plus réduire le service public et la protection sociale si nous voulons nous en sortir. 2012-2017 va être un cauchemar pour la France. Nous nous acheminons à horizon 2017, au rythme actuel, vers un endettement de 90% du PIB et une charge de la dette qui sera devenue le premier poste budgétaire de l'État, devant l'Éducation et la Défense.

    Tout comme Humeurs de Vache, j'invite mes lecteurs à prendre connaissance de l'excellent rapport de la Commission des finances du Sénat.

    Voyons, j'ai encore quelques années pour tenter d'émigrer afin de ne pas grossir la horde à venir des miséreux en France, quand tout se paiera parce que les finances se seront effondrées, ou alors pour trouver l'idée géniale qui me rendra très riche, m'épargnant ainsi les soucis ordinaires des futures victimes sacrificielles.

    Je crois très franchement que Nicolas Sarkozy est le plus mauvais président de l'histoire de la 5ème république. Vraiment. Et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir dans sa majorité des experts qui le mettent en garde.

    Les Français n'ont pas l'air de comprendre. Ils continuent à voter pour un parti qui va les mener à la faillite. L'UMP et son président ainsi que leurs alliés, sont désormais une menace pour notre pays. Tiens, une question que je me posais : à 90% de déficit du PIB est-ce que nous pourrons continuer à participer à l'euro ? les critères de convergences, c'est 60% et 3.0% de déficit budgétaire...

    Écoutons plutôt Philippe Seguin, Président de la Cour des Comptes, il nous trace la voie :

    Craignant que le fait de répéter que les caisses sont vides n'accrédite l'idée qu'elles sont inépuisables, M. Philippe Séguin a jugé que la dérive des finances publiques aurait des conséquences concrètes sur la vie quotidienne des Français, qui se verraient contraints de « payer plus pour rembourser plus », cependant que l'Etat serait amené à remettre en cause radicalement une grande partie des interventions et des politiques publiques. Le retour dans des délais relativement brefs à une croissance dynamique étant peu crédible, deux voies d'amélioration demeurent envisageables : la réduction des dépenses et l'augmentation des recettes, notamment par la réduction des niches sociales et fiscales. Si le défi peut paraître considérable, l'ampleur de l'effort à accomplir n'est pas exceptionnelle au regard des ajustements menés dans les autres pays de l'OCDE ou de mesures de redressement prises par la France au cours de son histoire.

    Voilà ce qui nous attend...

  • Régions, le prochain enjeu du MoDem

    Rien de tel que la lecture d'un de mes blogs favoris pour me ressourcer. J'avais bien vu que Quindi avait pris la parole, à la fin juin, pour analyser les perspectives politiques du MoDem, mais, ce qui m'a surtout intéressé, dans son billet, ce sont les lignes directrices qu'il dresse pour les élections régionales. Extrait.

    L’autre tendance lourde à intégrer pour le futur scrutin régional, décelable dès maintenant, est celui du positionnement du MoDem face aux problématiques purement régionales : la dévolution des pouvoirs aux régions, la promotion des identités régionales historiques, le rôle des communautés locales dans un ensemble régional, le développement des liens entre métropoles et régions (au delà du Grand Paris, et du le Grand Lyon il s'agit aussi d'organiser le Grand Marseille, le Grand Bordeaux, le Grand Lille, le Grand Nantes, etc.), le développement des infrastructures énergétiques, de transport, de connexion à haut débit, la remise à plat des plans de logements, la dynamisation de la rénovation du tissu éducatif, l'intégration des problématiques environnementales à une échelle cohérente, un plan de développement économique spécifique à chaque région sur la base d'un calcul d'opportunité à jour, en dynamisant les Fonds Structurels Européens, le rôle des régions dans un ensemble européen (Comité des Régions, Groupement Européen de Coopération Territoriale, Eurorégions,Eurodistricts, Assemblée des Régions d’Europe), etc. Tous ces axes doivent être développés au sein de conseils stratégiques, national et régionaux, ainsi que par le biais d’équipes programmatiques spécifiques à cette élection, qui sont encore à créer et à dynamiser. Dans cette optique, tout comme pour la problématique purement environnementale, le MoDem peut créer une dynamique par le biais d’alliances réalisées en amont, région par région, avec des forces participant à l’Alliance Libre Européene (ALE, groupe politique européen constitué de parti régionalistes) dont La Ligue Savoisienne, le Mouvement Région Savoie, lePartit Occitan, l’Union Démocratique Bretonne,  l’Union du peuple alsacien, le Parti de la Nation Corse, Unitat Catalana)

    Ces mouvements régionalistes et autonomistes (mais ne cherchant ni l’indépendance et ne sanctionnant aucune forme de violence politique) sont tous des fédéralistes européens, ils sont tous compatibles avec les valeurs environnementales, ils sont de centre gauche, de centre droite, ou indépendants. Ils siègent au Parlement Européen avec le groupe des Verts (Groupe Verts / ALE). C’est ce qui rend justement une alliance du MoDem avec ces partis logique (elle existe déjà au sein du PDE entre le MoDem et le PNV basque espagnol), tant à l’échelle de la gestion régionale, que de la gestion européenne (leurs alliances ponctuelles avec l'UMP, le PS ou les Verts ne les rendent pas incompatibles avec le MoDem). L’atout non négligeable du MoDem, est celui de pouvoir leur offrir, à terme, une place dans toute future majorité gouvernementale, ainsi qu’un espace législatif éventuel, moyens auxquels se refusent généralement l’UMP et le PS. Cela serait inédit à cette échelle en France, mais fait pourtant partie de la politique quotidienne des pays qui nous entourent, notamment, l’Espagne, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie. Cela permettrait d'harmoniser des alliances locales, régionales, nationales, et européennes.

    Les alliances avec les régionalistes,c 'est une bonne idée, d'autant que le MoDem et Bayrou ont toujours été en pointe quant à l'identité des régions. Mais c'est sur les problématiques régionales que Quindi excelle : on a là un concentré des questions sur lesquelles nous allons devoir nous pencher.