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  • Rythmes scolaires : Peillon et la FCPE copains comme cochons.

    Qu'est-ce que ça m'a bien fait rigoler la petite rallongeounette de 150 000 euros à la FCPE de la part de Peillon. Faut pas oublier les copains PS encartés dans les associations et les syndicats hein, Mister Vincent ? J'adore les consultations socialistes. Elles me font toujours rire.

    Vous savez pourquoi le PS consulte toujours les organisations «représentatives» ? Parce qu'elle sont truffées de potes tout à fait d'accord avec eux.

    Ainsi, dans l'Éducation Nationale, le SNUIPP, la FCPE, font tout ce qu'ils peuvent pour tenter de sauver la réforme à la con de Peillon, malgré les difficultés évidentes qu'elle amène et son absence à peu près totale de bien-fondé. 

    Il y a une minorité (mais assez importante) de profs qui essaient d'imposer cette réforme aux autres profs, aux élèves et aux parents. Cette minorité se retrouve dans la technostructure de l'Éducation Nationale, dans les principaux syndicats et dans les principales associations. Mieux encore : les militants PS sont aussi présents dans les organisations étudiantes et lycéennes. 

    Et, à chaque fois, ces officines prétendent parler, qui au nom des parents, qui au nom des enseignants, qui au nom des étudiants, qui au nom des lycéens.

    Moi, je suis content de voir qu'enfin l'opinion réalise ce que je prophétise depuis tant de temps : cette réforme est du pipeau et n'amènera que des problèmes, comme toutes les réformes sur les rythmes en général. Même quand elles pourraient être fondées, elles ne correspondent pas aux rythmes réels des familles et à leur vie de tous les jours et elles ne tiennent donc pas la route.

    Bien évidemment, pendant qu'on en parle, on évite d'aborder les questions qui fâchent.

    Je m'étais dit que Bayrou avait enfin compris que les projets de la droite et de la gauche versaient dans l'ânerie crasse, malheureusement, il n'y est pas encore : il a bien saisi que ce sujet était secondaire, mais le voilà maintenant à se ranger à l'avis de la droite qui souhaite accroître le nombre de semaines d'enseignement (une idée à mon avis encore plus idiote que la réforme de la semaine).

    Comme je fatigue à dire les mêmes choses, j'ai un peu la flemme de les réécrire, mais en somme c'est simple : réduire les vacances d'été (seule solution viable pour accroître le nombre de semaines d'enseignement) c'est gêner les familles qui ne pourront plus se retrouver (particulièrement les familles recomposées, et Dieu sait s'il y en a), empêcher les lycéens de voyager ou de trouver des petits boulots, épuiser les organismes des enfants et des adolescents qui n'en peuvent plus fin juin, exploiter les enseignants en les faisant travailler plus pour gagner moins, paralyser les nécessaires taches administratives d'organisation des examens, d'attribution des diplômes et d'organisation de l'orientation.

    C'est pas suffisant ou il en faut encore ? N'ai-je pas déjà eu raison sur la réforme actuelle ? Faut-il parier qu'une fois de plus je ne me tromperai pas sur les projets de la droite et que les familles seront à nouveau furieuses, sans parler des enfants auxquels on ne demande jamais leur avis ?

    J'ajoute que nulle part le fait de jouer sur la réduction des vacances n'a fait ses preuves, des situations très diverses existant en Europe.

    Puisse François réaliser que ces idées de réforme ne sont pas seulement secondaires mais carrément ineptes. 

    Va-t-on en revanche, s'interroger un jour sur les finalités que nous voulons donner à notre école, et nous demander un jour si nous cherchons à éduquer nos enfants pour leur faire réussir des examens ou des contrôles ou bien pour leur assurer un développement psychique, émotif et intellectuel harmonieux ? 

    On pourrait commencer par cela, mais ce ne serait pas tout : il y aurait ensuite l'organisation des enseignements, son uniformisation calamiteuse, sans parler des méthodes pédagogiques qui méritent tout de même un détour. Il existe dans ce domaine des affrontements, mais on les réduit souvent alors que des revues spécialisées intéressantes (souvent d'obédiences diverses voire carrément antagonistes) existent (Dossiers de l'Ingénierie éducative, Cahiers Pédagogiques, Café Pédagogique, GRIP, Sauver les Lettres, SOS Éducation, et bien d'autres encore). Bref, il y a des acteurs pour débattre, même s'ils ne s'aiment guère. Mais évidemment, c'est plus facile de nommer le poto du SGEN  ou le recteur docile à un poste à responsabilité que d'organiser de vraies tables rondes.

    Après avoir considéré tout cela, oui, peut-être que l'on pourrait commencer à s'interroger sur les rythmes, non comme une chose en soi, mais en les pensant au service d'un mieux être général pour toute la communauté éducative. Ce n'est pas vraiment la démarche actuelle faite d'affrontements et d'hypocrisies diverses.

  • Prostitution : synthèse pro/anti pénalisation du client

    J'ai bien réfléchi sur la question de l'abolition de la prostitution et la pénalisation du client et je pense avoir trouvé une synthèse intéressante.

    - quand un client s'implique dans la prostitution illégale, c'est lui qui est sanctionné si on l'attrape, ce qui n'empêche pas de donner la priorité à la lutte contre le proxénétisme.

    - mais à côté de cela, on autorise une prostitution légale en profession indépendante avec des lieux clairement identifiés, des normes précises, et une protection juridique et sociale pour les travailleurs du sexe.

    En outre, en édictant des normes de conduite (répression des violences, des insultes, des menaces et cetera...), on peut espérer permettre plus facilement aux prostituées de porter plainte en cas de violences ou de comportements injurieux. Il faut mettre en place un système dans lequel le bénéfice du doute profite toujours aux prostituées. Si le client sait qu'on la croira préférentiellement, il saura qu'il a tout intérêt à se montrer le plus respectueux possible.

    Je ne dis pas que cela me satisfait, mais ça a le mérite de concentrer l'effort de protection vers les femmes les plus vulnérables et de toutes façons, c'est tout ce que j'ai trouvé pour l'instant.

  • Aznavour, lâche des noms ou ferme-la !

    Moi, les mecs qui blablatent et font leur mystérieux, ils me chauffent. Je ne les supporte plus.

    Aznavour affirme qu'il a payé des politiques de tous les bords pour éviter de payer des impôts. Eh bien qu'il le prouve au lieu de dire n'importe quoi à n'importe qui.

    Vous savez quelle impression il me donne ? Celle d'un homme qui lance des paroles en l'air afin de se rendre intéressant. Soit il a des choses à dire et il parle, soit il n'a rien à dire et il la boucle. Mais qu'il s'abstienne de salir toute la classe politique avec son blabla sans apporter un seul élément qui puisse confirmer ou infirmer ses assertions.

    Toutes proportions gardées, ça me rappelle Luc Ferry assurant qu'il y avait eu un pédophile parmi un pack d'anciens ministres. Cet abruti a fait le malin, mais le jour où on a lui a demandé des explications, il s'est retrouvé bien incapable de dire quoi que ce soit d'intéressant.

    Soit on l'ouvre et on a quelque chose à dire, soit on a rien à dire et dans ce cas, on la ferme.

    Moi le poujadisme facile dans l'air de temps de la part de gens qui se sont largement engraissés et font ensuite les délicats, ça m'insupporte.