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  • Panique au CNRS : on licencie !

    Trouver le juste milieu entre rigidité et laxisme dans le droit du travail, ce n'est pas une sinécure. Récemment, le gouvernement de gauche a cru bien faire en ordonnant au CNRS de convertir tous les CDD renouvelés en CDI.

    Que croyez-vous qu'il s'est produit ? Les directeurs de labos et de recherches ont reçu l'ordre de leurs chefs de mettre fin à tous les CDD afin de ne pas crouler sous le coût des CDI qui devaient les remplacer.

    Les salariés en CDD qui semblaient les plus indispensables ont réussi à se faire prolonger en modifiant les intitulés de leur poste, ce qui revenait à proposer un emploi différent (sur la forme, du moins).

    L'Enfer est vraiment pavé de bonnes intentions. On veut éviter de créer de la précarité et on finit par générer du chômage et mettre à mal des projets.

    En même temps, en rendant possible le renouvellement illimité des CDD on crée la brèche dans laquelle risque de s'engouffrer une série d'entreprises soucieuses de réduire leurs coûts ou, tout du moins, de ne pas injurier l'avenir.

    Il y a une solution qui me semblerait intéressante : on pourrait accepter en France le cumul des CDD, mais à condition qu'ils suscitent 10% d'augmentation (ou plus, c'est à définir) à chaque renouvellement. Une telle solution permettrait aux administrations et aux entreprises de ne pas s'engager si elles ne sont pas sûres de leur budget mais garantirait aussi aux salariés titulaires de tels contrats des gains substantiels. A 10% supplémentaires à chaque renouvellement, les entreprises finiraient tôt ou tard par peser le pour et le contre et embaucher définitivement leur salarié en CDD s'il correspond à un besoin durable au sein de l'entreprise.

    Cette solution aurait un mérite : elle pourrait s'appliquer indifféremment au public et au privé et mettre fin aux distorsions importantes que constatait récemment Verel dans l'un de ses billets.

  • Les manipulations monétaires

    Le Japon vient de dévaluer sa monnaie de 20% : voilà qui lui assure de retrouver la compétitivité nécessaire pour redresser sa balance commerciale. Le problème c'est que ces manipulations faussent tout et restaurent artificiellement nombre d'entreprises tout en piégeant celles qui sont vertueuses. Au fond cela revient ni plus ni moins à instaurer une barrière douanière déguisée ! Il existe en théorie des accords mais personne ne les respecte sauf les Européens qui se ligotent de surcroît avec leur euro incompressible. Nous devrions déclarer hors-la-loi de telles pratiques et envisager des mesures de rétorsion fiscale chaque fois qu'elles sont appliquées unilatéralement, en accord avec tous nos partenaires européens.

  • Liberation Day

    Si l'Angleterre a supporté seule et courageusement la lutte contre la barbarie nazie pendant un long moment cela reste dû aux exceptionnelles qualités des Britanniques. Seules les îles anglo-normandes ont été occupées, ce qui fait que l'on y fête le 9 mai le jour de la Libération. J'ai déjà assisté à une célèbration de ce jour : c'est un moment extraordinaire pendant lequel les habitants de ces îles font revivre l'atmosphère particulière de l'immédiat après-guerre. Les Anglais ont un sens très fort de l'histoire. Ce n'est pas étonnant que les meilleurs documentaires historiques viennent de ce pays. Comme j'aime ce peuple à nul autre équivalent ! Les Anglo-normands sont toutefois un peu différents des autres Britanniques : il leur reste un vague zeste français qui fait d'eux un mélange improbable d'Anglais, de Normand et d'une touche de Breton.

  • J'aime bien Cahuzac

    Il est formidable Cahuzac : pris en flagrant et éhonté délit de mensonge le voilà qui parle de se représenter à la législative partielle qu'il a lui-même généré. Fabuleux ! Au fond ce n'était pas un mauvais ministre et il n'en a jamais trop rajouté sur les riches et les impôts. Ce serait une sacrée claque pour tous les moralisateurs de tout poil s'il gagnait. Espérons dans un tel cas de figure qu'il choisirait enfin la voie de la vérité : sous couvert de redistribution l'État procède à une spoliation en bonne et dûe forme. Trêve de Révolution fiscale à la Piketty la sagesse serait d'associer enfin baisse de la fiscalité et baisse de la dépense publique. Je regarderai en tout cas avec intérêt la profession de foi du camarade Cahuzac.

  • Hollande un an après...

    Hollande achève sa première année de mandat présidentiel. S'il est vrai qui'il s'est mangé la crise de plein fouet, il n'en reste pas moins qu'il n'a pris aucune des mesures qui seraient nécessaires pour favoriser une relance de l'activité dans notre pays. Non seulement il a rendu l'environnement encore plus hostile pour la création de richesses et pour l'entreprise mais il s'est avéré de plus incapable de mettre en place un plan de compression de la dépense publique ; il n'a à vrai dire pas même engagé ne serait-ce qu'une réflexion sur les missions de l'État. La seule chose dont on peut lui faire crédit c'est d'avoir vraiment la volonté de rétablir les comptes publics même s'il s'y prend mal. Sur ce point c'est toujours mieux que Sarko...