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  • Autolib, le grand pipeau !

    Delanoë a réussi une fois de plus à enfumer les médias et la population parisienne, qui décidément, ne semble demander que cela.

    L'autolib ? Un coût faramineux pour un usage hors de portée de la plupart des bourses modestes. Une usine à gaz qui rend la marche à pied véloce ! Lisez donc le stress-test du Point pour vous faire une idée plus exacte de la chose. En fait, même en comptant les habituelles amendes et fourrières qui attendent l'automobiliste parisien, en coût kilométrique, l'autolib revient largement plus cher qu'une petite automobile urbaine.

    Au fait, j'ai une question rigolote : on fait quoi quand il n'y a plus de place pour garer son autolib ? On va à la station suivante puis on reprend le bus ou le métro pour arriver enfin à domicile

    Le Blog du Démocrate (qui vient de reprendre du service) pointe, je le crois, exactement là où ça fait mal : Delanoë, au lieu de se concentrer sur les engorgements et les saturations en a créé davantage encore à coups de couloirs inutiles et d'opérations de com. Le velib fait joli sur le papier, mais pour les promeneurs du dimanche et les touristes. Qui l'utilise vraiment pour se rendre à son lieu de travail ?

    En quelques années, ce type a augmenté les impôts de 75% à Paris et génère toujours plus de nuisance. Sa politique de transport cède à la courte vue des effets de mode et ne répond à aucune des grandes problématiques auxquelles doit faire face la capitale.

    Je ne parle même pas de sa politique culturelle : ce gars a vendu une partie du Jardin d'Acclimatation, saccage les Serres d'Auteuil, a tenté de pousser le Musée en Herbe à la mort lente et chasse les scolaires du stade Jean Bouin. Je ne parle même pas des Halles.

    Il manque à Paris une opposition résolue à Delanoë. La droite parisienne est une chiffe molle qui sur le fond partage les options delanoïstes. Ses faux discours ne trompent personne. Les Verts ? Ils ont fait beaucoup de bruit, mais sur le fond, ils gèrent la ville avec Delanoë et s'accomodent très bien de leur alliance avec lui. 

    Bref, espérons comme Mesina, du Blog du Démocrate, que les masques finiront par tomber tôt ou tard. Mais pour chasser Delanoë et toute sa troupe de clients et d'obligés, il faudra un véritable projet alternatif pour Paris. Pour l'instant, nous sommes très très très très très très très loin du compte quelle que soit la force politique que je considère dans ma bonne vieille Lutèce...

  • l'Arme utile existe contre l'Armageddon monétaire

    Dans la Bible, Armageddon est le lieu de l'ultime combat du bien contre le mal, de l'ordre contre le chaos. Hashtable nous le promet tous les jours pour l'euro.

    Il existe pourtant une manière très simple de soutraire Midgard au feu dévorant du Ragnarok des dettes : l'arme ultime s'appelle l'équilibre budgétaire. 

    Votez et réalisez des exercices budgétaires en équilibre et finie la crise de l'euro. Ce n'est pas plus compliqué que cela. Finalement, comme l'observait Christian Blanc dans La croissance ou le chaos, en 2005, indépendamment de toutes idéologies politiques, ce qui compte, ce n'est pas tant de taxer plus ou au contraire de réduire la dépense publique, mais d'abord d'assurer l'équilibre du budget.

    Il existe donc au sein de chaque camp idéologique une nouvelle ligne de fracture : elle oppose les vertueux aux licencieux qui espèrent dépenser toujours plus sur le dos des autres.

    On peut être marxiste, alter-mondialiste, libéral, socialiste, conservateur, facho ou tout ce que vous voudrez et s'avérer ou licencieux ou vertueux dans le domaine budgétaire. Soyons honnête : y'en a moins tout de même chez les alter et les fachos que chez les libéraux, les démocrates-chrétiens ou les sociaux-démocrates. Moins, certes, mais en fait, il n'y en a pas beaucoup tout court...

    Les accusations dont fait l'objet l'Allemagne actuellement sont incroyables. Je juge le peuple français et sa classe politique vraiment sur la mauvaise pente.

    C'est la faute des riches, puis des marchés, puis des banques puis les agences de notation et maintenant de l'Allemagne. La recherche permanente du bouc-émissaire, en somme. Pas le moindre début de remise en question à la notable exception de Bayrou qui le dit depuis un moment déjà : les problèmes, en France, ne viennent pas des autres mais de nous.

    Une fois qu'on aura compris que le ciel nous aidera que lorsque nous nous aiderons nous-mêmes, on pourra commencer à débattre.

    En tout cas, pour ce qui concerne l'euro, que chaque pays trouve une ligne enfin vertueuse, et il est sauvé. C'est, je crois ce vers quoi tendent les pays du Nord à commencer par l'Allemagne. On peut espérer que cela soit le virage italien avec Mario Monti, et on attend toujours une direction en France...