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lundi, 10 janvier 2011

La bombe démographique sera mondiale

La population mondiale continue de croître, mais en dehors de certaines zones de l'Afrique, de l'Afghanistan et du Pakistan, et de quelques pays très pauvres, cette croissance n'est que l'effet de l'allongement de la durée de vie. Partout, le taux de fécondité s'est stabilisé, approchant 2 enfants par femme. En Chine, on en est même à songer à inverser la politique de fécondité du régime. En Inde, le taux est de 2.7, mais avec de fortes disparités : 3 et plus au nord, moins de 2 au sud. La Tunisie dont la jeunesse fait connaître bruyamment son mécontentement est à 1.85. Ce n'est pas mieux dans les autres pays du Maghreb.

Les problèmes démographiques et les thématiques qui leur sont associées (montant des retraites, temps de travail) ne seront donc bientôt plus l'apanage des seuls pays développés. 

A horizon 2050 ou 2060, avec l'élévation générale du niveau de vie de la planète (même si par ailleurs les inégalités de creusent) et l'amélioration de l'éducation des femmes (puisque dans les pays économiquement peu avancés, le fort taux de fécondité est avant tout l'expression d'une société patriarcale), la population mondiale devrait commencer à stagner, voire décroître.

Il s'agira alors de bien considérer ce que doivent être les rapports entre les générations, et de reconsidérer le concept-même de génération.

Il y a un défi absolument urgent pour la médecine : la médecine ne peut pas se contenter de gérer la vieillesse. Elle doit désormais reculer non pas l'âge de la mort, mais l'âge de la vieillesse. Pour qu'une société dont la durée de vie s'allonge soit viable, il convient qu'à 60 ans, on soit encore un jeune homme si l'on doit devenir centenaire.

Aucune mesure d'allongement du temps de travail n'est tenable sans des recherches (et des résultats !!!) très poussés dans ce champ de la médecine. La gériatrie, la gérontologie, doivent changer de nom : l'athanatologie, néologisme que je forme en écrivant, d'ἄθανατος en grec, qui signifie "immortel" doit prendre leur relais. Comme l'écrit Christian Doré dans le Figaro, il faudra reprogrammer la vie.

Les enjeux, en plus d'être sociaux et sociétaux, sont économiques : et ils sont mastodontesques. La santé et la jeunesse devenant un enjeu social majeur pour les équilibres des sociétés développées, ce sont des milliers de milliards d'euros qui pourront s'écouler dans le marché de la vie : des opportunités économiques qu'on peine à se représenter.

Alors ? La vieillesse, une maladie comme les autres, finalement ? Question aux implications éthiques, voire métaphysiques,  lourdes et profondes, mais question qui mérite d'être posée désormais.

Commentaires

Je crois qu'à l'horizon 2050, il y aura eu tellement de choses changées que ces débats sur la retraite, le temps de travail ou les générations paraîtront ... furieusement décalés...

Écrit par : h16 | lundi, 10 janvier 2011

@H16,
Bonnes nuits... :o)))

Écrit par : Martine | lundi, 10 janvier 2011

Effectivement, les implications philosophiques et socio-économique du vieillissement de la population sont aujourd'hui difficilement appréciables, même si on voit déjà plus ou moins ce vers quoi on tend : Place de l'euthanasie, dénégation de la mort, syndrôme généralisé de Peter Pan, tension sur le marché de l'emploi entre le vieux qui s'accroche et le jeune qui pousse, implosion des systèmes sociaux, marché du tourisme pour les retraités en plein essor, nouvelles approches de la solidarité familiale, etc.

Écrit par : archenemy | mardi, 11 janvier 2011

La croissance démographique mondiale est la principale menace pour notre planète.
Sur la lancée actuelle, et malgré la baisse des taux de natalité évoquée dans cet article, nous allons atteindre 9 milliards de terriens, peut-être 10 sans être sûrs d'ailleurs de s'arrêter là.
C'est une folie ! A 7 milliards nous avons déja vidé les océans et réduit à presque rien la grande faune. Quand le monde entier ne sera plusqu'une gigantesque ville, nous aurons tout détruit, il n'y a pas de quoi être fier. Il serait impératif de faire encore fortement chuter la natalité pour revenir à des effectifs qui permettent à l'avenir d'être supportable. L'humanisme et la sagesse sont aujourd'hui du coté d'une démogrpahie beaucoup plus modestes.

Écrit par : Didier | mardi, 11 janvier 2011

Didier, avec ce genre de message, on va vous accuser de tous les maux : malthusien qui n'aime pas l'humanité, végétarien, écologiste ("Khmer vert"), rétrograde qui veut revenir à la bougie, bobo, bien pensant, altermondialiste, etc. Sacré nom de nom, vous ne voyez pas que les technologies futures high tech et propres, dont l'émergence sera automatiquement favorisée par l'émulation libérale nous permettra de vivre à 15 milliards sur cette planète ?

Écrit par : archenemy | mardi, 11 janvier 2011

Vastes débats.....

Il y a 10-15 ans certains "prédicateurs" (qui avaient sans doute raison),théorisaient sur le fait que les pays or vieille Europe rencontreraient les mêmes problèmes que cette vielle civilisation 30 a 50 ans plus tard...car ils pensaient que toute société qui un jour voit son niveau de vie s'élever rencontre les mêmes problèmes que ceux qui sont passés par la.


Donc pour l'Europe le but est de tout en oeuvre pour gérer les différents problèmes et les Européns seront "les rois du pétrole vers 2030".... ça ne fera qu'une génération et demi de sacrifiés.....

Écrit par : europium | jeudi, 13 janvier 2011

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