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  • Deux ans de salaire pour une chambre et une salle de bains !

    Je sais que les artisans aiment bien gémir en expliquant que les charges, décidément, c'est vraiment insupportable, mais quand on voit ce que plombiers, électriciens et maçons vous facturent, je vous assure que je n'ai pas du tout envie de pleurer sur leur sort. Je veux faire une petite rénovation chez moi pour créer une chambre, ce qui suppose de récupérer un bout de couloir et un cabinet de toilettes, et, déplacer un mur. Le reste de l'appartement a été rénové il y a un peu plus de trois ans. Je ne dis pas quelle somme la corporation des "nouveaux pauvres" (si on les écoute) veut me facturer, histoire de ne pas livrer mon salaire d'infâme capitaliste exploiteur du peuple, mais je peux vous dire que cela représente deux années de salaire pour moi ; je fais partie, pour information, de la classe moyenne française. Oui oui, celle qui se fait assommer continuellement par la gauche et par la droite tour à tour.

    Un chantier de cinq semaines pour deux années de salaire ! Eh bien ils peuvent se le foutre au c.. leur chantier de merde. La peinture, je vais la faire moi-même, au rouleau et au pinceau, et, pour le reste, tiens, ben je vais engager un plombier polonais, tiens voilà. Vais faire jouer le concurrence, moi. Les mecs, ils doivent s'en mettre plein la poche, mais à un point qu'on n'imagine même pas. Et ensuite, ils viennent hurler à la misère. D'ailleurs, avec le plombier polonais, au moins, j'aurais peut-être un boulot mieux fait que le vendeur de chaussettes pakistanais qu'ils embauchent au noir et illégalement en le faisant passer pour un plombier afin de finir votre chantier à la sauvette.

  • Parrainage au Bénin, écrire à sa filleule

    J'avais entrepris de parrainer une petite fille en septembre dernier. La difficulté, c'est d'écrire le premier courrier, par la suite. Quoi dire ? J'ai évoqué ma situation familiale, un peu ma profession et beaucoup l'environnement de ma filleule.

    L'association Plan France encadre les échanges : pas de cadeaux qui pourraient provoquer des jalousies dans la communauté de l'enfant. Au maximum des stickers et des autocollants, ou encore des images. En somme, ce qui tient dans une enveloppe. Pas d'échanges directs non plus : tout passe par un intermédiaire ce qui protège les deux parties. Il est toutefois possible de rendre visite à sa filleule. Pour ce qui me concerne, elle se trouve au Bénin.

    C'est du Bénin, ex-Dahomey qu'est originaire le vaudou, à ce que j'ai compris ;  tous les 10 janviers, depuis l'établissement de la démocratie, on lui consacre une fête.

    Le Bénin est un pays où la transition démocratique a été exemplaire : le dernier président marxiste-léniniste a été battu et s'en est allé sans bruit. Mais il est revenu par la grande porte démocratique en battant son ex-rival en 1996. Après 10 années, il sera à son tour battu par un novice en politique, Yayi Boni, avec une participation exceptionnelle : 76% ! Une signe de grande vitalité démocratique.

    Le pays abrite des réfugiés (aux alentours de 10 000) et a été salué pour la qualité de l'accueil qu'il leur réserve.

    Le Bénin considère l'éducation comme sa priorité nationale : près de 20% du budget de l'état lui est consacré et depuis octobre 2006, l'enseignement en maternelle et en primaire y est gratuit.

    La vitalité médiatique du pays est également impressionnante : 70 radios, 4 chaîne télévisées, de très nombreux quotidiens.

    Somme toute, il y a là un environnement qui me paraît favorable pour des projets de développement.

    Bref, parrainer un enfant, c'est chez Plan France, avec les déductions d'impôts, cela revient à dix euros par mois, et on peut choisir de parrainer une fille ou un garçon ainsi que sa zone géographique.

    Plan France est considérée comme la seconde organisation mondiale la plus transparente par One World Trust, un organisme indépendant.

    J'ai cru comprendre que c'était une émanation du Parlement Britannique, à l'origine, mais je ne suis pas sûr d'avoir bien compris le texte anglais.

  • Wikileaks, les dons de Bongo et l'article indéfini...

    La nouvelle marotte de la presse, c'est de reprendre en choeur les informations du journal El Païs : Omar Bongo aurait financé des responsables politiques et même des partis aussi bien à droite qu'à gauche.

    Wah, la découverte. C'était de notoriété quasi-publique dans les années 90. 

    Maintenant, je voudrais m'attacher à la sémantique et à la grammaire. Par exemple, ces andouilles de journalistes d'Europe 1 titrent "Bongo aurait alimenté LES partis français".

    - les : article défini. Utiliser un article défini pour déterminer un nom commun laisse entendre que l'on sait de quoi l'on parle. Les partis français, ce sont donc tous les partis français, si j'en crois le titre d'Europe 1.

    Plus prudente, l'AFP déclare que les dons de Bongo auraient profité à DES partis français, ce qui n'est pas tout à fait équivalent à l'assertion précédente.

    - des : article indéfini. Son usage suggère qu'une indétermination subsiste quand on l'accole à un nom, ou, tout du moins, que le représentant choisi est quelconque.

    Chez nos amis africains, on s'est montré plus prudent aussi : on parle de financement DE partis politiques français et non du financement DES (= de les) partis politiques français.

    Ah, subtilités de la langue française...

    Bref, moi, partant de l'hypothèse "des" plutôt que "les", ou encore "de" plutôt que "des", je désire juste avoir un information complète, à supposer que les hypothèses exprimées par les conditionnels dans tous les communiqués deviennent des faits établis : quels partis politiques ?