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  • Neige, Verglas, le bazar en IDF et à Paris

    Tiens, y'a l'Nicolas qu'a fait le même constat que moi : c'est le bordell en île de France et à Paris. Perso, j'ai vu patiner pendant trois minutes une voiture qui tentait de se garer. Bref, 3 minutes pour trente centimètres, ça fait beaucoup. Pendant ce temps, deux autres se sont percutées. Comme d'hab, le site de la RATP est en rade, même s'ils ont réussi à afficher un bulletin d'information. 

    Bon, 250 lignes sur 350 ne fonctionnaient plus à 13h30. Si vous habitez en haut d'une côte, je vous conseille de rentrer avant que ça verglace, parce que de toutes façons, vous vous la farcirez à pied.

    A 13h30, les lignes suivantes étaient interrompues : 79, 189, 190, 194, 195, 206, 207, 211, 212, 213, 220, 279, 289, 290, 291, 294, 295, 303, 312, 379, 389, 390, 394, 595, Clamibus, Le Petit Fonrenaisien et MONTMARTROBUS. 

    Actuellement, les lignes 5,6 et 13 fonctionnent mal pour le métro, enfin, disons, connaissent comme qui dirait une "légère surcharge". 

    La RATP laisse entendre sur son bulletin que TOUTES les lignes de bus seraient à l'arrêt. La Parisien tient une chronique pour les voies de circulation avec mises à jour régulières.

    Axes fermés : A86-N12 de Vélizy à Versailles vers la province; l'accès à la N104 et à l'A104 depuis l'A4; A104 Extérieur de Lagny à Villepinte; A6b vers Paris de Chevilly à Fresnes; N118 vers la province au niveau du sèvres; N118 de Vélizy au Ulis dans les deux sens. Bretelle d'A1 vers BP-Ouest; Sortie A4-Joinville. Sortie Sannois sur A15; d'A1 province vers A3 Paris;

    De plus les axes suivants sont saturés : l'A104 dans les deux sens; la N118 dans les deux sens; l'A10 vers Paris; l'A6a et l'A6 vers la province; la N104 dans les deux sens; l'A86 extérieure entre Fresnes et Saint-Maurice; l'A86 Intérieur entre Gennevilliers vers Rosny; l'A3 vers Paris; A86 intérieur de St Maurice à Choisy; A4 de Charenton à Joinville; A6a vers Paris de Wissous à Arcueil; A1 de Roissy à Paris; A3 de Roissy à Rosny;

    Les réseaux de bus STIVO et CIF sont totalement arrêtés. Ils desservent le Val d'Oise, la Seine-Saint-Denis et la Seine et Marne.

    Dans l'Essonne : d'Evry à Grigny, en passant par Corbeil, le service des bus Tice est interrompu sur tout le réseau. Renseignements par téléphone au 0 810 401 402 (N°azur prix appel local) et sur www.bus-tice.com.

    Il y avait un camion qui bloquait vers le province à hauteur de Bièvres sur la N118. Je ne sais pas ce qu'il en est.

    Et l'Nicolas qui va devoir renoncer à son week-end en Bretagne, si ça se trouve. Tiens, le trafic est bloqué aussi à Roissy. D'ici là que la SNCF fasse défaut, y'aura plus que les skis à condition de savoir remonter une pente en canard. Ou les raquettes. Les chutes de neige devraient se poursuivre jusqu'à 21h00...

  • Bien sûr que si, il faut garder l'excellence !

    Je vous le donne en mille : après PISA 2009, il nous restait encore l'excellence, mais le choeur des pédagogols s'est récrié. Puisque l'école favorise les meilleurs, il faut bannir les meilleurs et l'excellence. Et de crier haro sur les enfants des profs, ah, les salauds, qui réussissent mieux que les autres.

    Un fils, une fille de profs, aujourd'hui, qu'on se le dise bien, c'est un enfant de milieu pauvre ou modeste, comme je l'ai établi il y a peu. Au mieux, c'est la classe moyenne.

    Alors il faudrait leur ôter le droit d'être studieux ? Vous avez entendu cette cohorte de connards démagogues qui ne savent plus quoi inventer pour couler notre école républicaine ?

    J'avoue que mon exaspération grandit au fur et à mesure que je lis les réactions à l'enquête PISA. C'est la fuite en avant. 

    Sans dénier que les rythmes scolaires soient probablement fatigants, le rôle de bouc-émissaires qu'on veut leur faire jouer est ridicule. Ils étaient les mêmes  il y a 40 ans et notre système éducatif dans un bien meilleur état. Les vacances d'été duraient plus longtemps, et celle de l'année moins longtemps. A rebours, donc, de ce que clament nos experts ès chronobiologie aujourd'hui. Je ne me prononce pas sur la fatigue engendrée, mais en ce qui concerne les résultats scolaires, c'était apparemment mieux avec des vacances plus longues l'été. 

    Il suffit de lire les rapports bidons des comités Théodule, qu'ils soient installés à l'Assemblée Nationale, au Sénat ou à l'Institut Montaigne, pour comprendre l'ampleur de l'inertie : ils passent tous à côté de la plaque.

    Sérier les problèmes, ce n'est pourtant pas sorcier : Hashtable lève une partie du couvercle sur son blogue, et Paul Vilach l'autre sur AgoraVox.

    Hashtable évoque l'alourdissement des disciplines : voyons, qui a ajouté la découverte professionnelle, la vie scolaire, l'histoire de l'art, le carnet de compétences, les plans Théodule à chaque fois qu'un incident se produisait quelque part depuis plusieurs années ?

    En vérité, il existe un plan simple pour remettre l'Éducation Nationale sur les rails, même si cela doit prendre du temps :

    a) réaffecter tous les moyens alloués à ce qui ne sert à rien : formation continue des enseignants, ni diplômante ni efficace, fausses disciplines surnuméraires telles que la découverte professionnelle, l'éducation civique ou encore l'EJCS au lycée, dépenses de fonctionnement idiotes en raison de la rigidité de la comptabilité publique (quasi-impossibilité de ré-allouer des postes budgétaires, minorité budgétaire des établissements auxquels on interdit de choisir eux-mêmes leurs prestataires) pour citer quelques exemples. En ce qui concerne la découverte professionnelle, il existe des troisièmes techniques et professionnelles de bon niveau, voire de très bon niveau, jusqu'à peu. Il suffit d'utiliser l'existant.

    b) garantir à chaque établissement scolaire les moyens de mettre en place la remédiation pour les plus faibles (RASED et aide individualisée massive dans les écoles primaires), l'excellence pour les plus à l'aise (enseignement de l'allemand offert dès l'école primaire en alternative à l'anglais et garantie de sa poursuite au collège, langues anciennes partout, de l'établissement de centre-ville parisien à celui de la cité de Seine Saint-Denis). 

    c) Laisser une liberté totale d'utilisation de ses fonds et de sa dotation horaire à chaque établissement, en fixant toutefois quelques horaires plancher pour les disciplines fondamentales (français, mathématiques, histoire hors éducation civique, anglais). Faire de même pour l'organisation de ses enseignements et de ses classes, y compris en générant des groupes de niveau verticaux (ne tenant donc pas compte de la classe), par exemple en langues vivantes. Ces choix pourraient figurer dans un projet d'établissement pluri-annuel. 

    d) en finir avec les évaluations bidons. Il ne doit plus s'agir de déterminer la compétence d'un élève, mais son niveau d'entrée dans un établissement, et son niveau de sortie. On peut le faire avec des exercices simples : la dictée, l'expression écrite (la rédaction), le calcul mental, les repérages et la capacité à formaliser mathématiquement des problèmes, la connaissance de la géographie du monde, de notre histoire et de notre civilisation ainsi que les grandes dates de la France. Des choses simples. On pourrait même économiser le coût du brevet. C'est évidemment la progression des élèves entre l'entrée et la sortie qui pourrait permettre de décerner un vrai label de qualité à l'établissement.

    Il y a quelques enseignants dans ma blogroll (le privilégié, Démocratix, Princesse Soso, Natacha Polony), j'aimerais savoir ce qu'ils pensent de ces propositions, de même que ceux qui s'intéressent particulièrement à l'éducation comme Mirabelle, Isabelle ou encore SOS-éducation. Tous les blogues de l'Échiquier sont évidemment appelés à contribuer aussi, et plus généralement tous ceux que la question intéresse.

  • Bon concept, Wikio experts...

    J'ai fait mon petit tour sur la dernière mouture wikio de contenu participatif payé : Wikio-Experts.

    Pour être clair, on vous propose d'être payé pour écrire un article, s'il est sélectionné, et sous réserve que cet article réponde à des critères marchands. En effet, l'objectif terminal du billet, c'est fondamentalement susciter des achats. D'ailleurs, plus il va y avoir de lecteurs à votre article, et plus ils vont cliquer sur des liens qui les mèneront vers un site marchand en relation avec votre billet, plus vous pouvez gagner d'argent. Bon, cela rappelle furieusement le truc qu'ils ont lancé il y a quelques mois, Wikio Studio. En fait, je crois bien que c'en est l'évolution naturelle : tapez l'url de wikio studio, et vous allez constater de vos propres yeux ce qu'il en est. Ça devait être un galop d'essai, essai que Wikio tente de transformer, en somme. Je m'étais inscrit à la chose, mais je n'étais jamais parvenu jusqu'à l'article, le fonctionnement ne m'ayant guère convaincu. La nouvelle plate-forme semble plus opérationnelle et simple d'utilisation.

    Soyons réaliste, toutefois : je me suis inscrit, par curiosité, et, j'ai même écrit un article issu de ma longue expérience de père de famille. En résumé, comment caser trois sièges enfant à l'arrière d'une berline. Chose peu aisée, et qui nécessite une observation attentive des divers sièges ad hoc qui existent sur le marché. Je ne sais pas encore si l'article sera sélectionné. Si tel est le cas, il me rapportera au mieux 3 euros. Une misère, d'autant que j'ai bien mis 30 minutes pour l'écrire dont une bonne dizaine consacrée à leur saleté de  censuré de ##*&!!! de média. En effet, et cela, le tutorial ne le précise nullement, pour que l'article en tribune libre soit proposé à la validation, il faut lui lier un média (une photo ou une vidéo, en somme). D'ailleurs, j'ai du faire une c....erie, parce que l'image que j'ai choisi n'est ni la mienne ni une image dont j'ai acheté les droits. Dans la catégorie gros raté, on devrait tout de même pouvoir au moins visualiser le texte que l'on a écrit après demande de validation. Ce n'est pas le cas à l'heure actuelle. Bref, service à améliorer.

    Pour le genre d'article que j'ai choisi, l'exercice n'est clairement pas rentable : mieux vaut servir de caissier dans un MacDo ou encore d'opérateur téléphonique si je veux gagner plus d'argent, c'est payé au moins le SMIG. Bon, en la circonstance, vous n'avez aucune obligation, et vous pouvez interrompre puis reprendre l'article quand bon vous semble.

    Pour ma part, j'y ai trouvé surtout une occasion de me distraire. L'Nicolas, il aurait la compétence pour faire ce genre de job (il écrit vite) mais cela ne l'intéresse pas. Moi ça m'amuse, et puis j'aime bien tout ce qui respire le profit et le capitalisme.

    Sur le principe, c'est plutôt sympa d'offrir une opportunité de gains aux rédacteurs web qui veulent arrondir leurs fins de mois. Il y a par ailleurs un autre principe que je juge intéressant : une part fixe et une part variable. En fait, je trouve que wikio devrait aller jusqu'au bout de sa logique, et quitte à faire dépendre les revenus de l'article de son succès, mettre au point un système de royalties.

    Ce que je serais curieux de savoir, in fine, mais cela, le temps seulement le dira, c'est si ce modèle s'avérera économiquement rentable. Certes, le commerce en ligne est en pleine expansion, parlons même d'explosion, mais, comme je l'ai déjà écrit ici par le passé, la publicité n'est pas une vache à lait inépuisable. 

    Pierre Chappaz et les divers actionnaires de wikio ont mis la main à la poche : 4 millions d'euros d'investissement, dans un premier temps, et l'ambition de recruter plus de 1000 experts par pays européen visé. Et ce n'est pas tout : si la mèche prend, il escompte lever de 20 à 30 millions d'euros pour achever le développement de la chose, rien que ça...

    Mais Wikio compte aller plus loin encore : leur ambition, à terme, j'ai lu l'interview de Frédéric Montagnon, le directeur marketing, c'est de constituer un authentique réseau d'experts. Problème : les écrits d'un véritable expert dans son domaine coûtent bien plus cher que les lubies d'un blogueur lambda. Bon, Frédéric Montagnon l'a affirmé haut et fort : Notre vision c'est : il faut faire de la qualité, s'il faut payer très cher, on paiera très cher. Avis à la population. Finalement, il y a dans ce projet une vision qui se développe peu à peu sur la Toile : l'idée d'une efficience de l'intelligence collective. J'en parlais récemment, tiens. C'est une idée que Ségolène Royal a beaucoup agitée pendant sa campagne présidentielle, et que le MoDem a tenté de mettre en pratique quand il s'est construit. En voilà donc un nouvel avatar dans la domaine économique, désormais.

    Je conclus sur des supputations : wikio s'est construit avant toutes choses sur les réseaux que constituent les blogs français. Il y a dans ces réseaux, une très grande diversité de talents et de centres d'intérêts. Nous blogueurs, avons tous des professions, ou presque, et donc, des domaines d'expertise variés. On peut toujours rêver à un Maître Eolas ou à un Jules de Diner's room devenu l'assistance juridique experte de wikio. Pourquoi pas. Sans aller jusque là, il est bien probable que Pierre Chappaz ambitionne de s'appuyer sur la richesse de ce tissu-là pour alimenter ses projets futurs de développement. Après tout, c'est souvent par un retour aux sources, à ses fondamentaux, que l'on ne rebondit que mieux. Or, in fine, l'essence de wikio, ce sont les blogues...