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  • Réparer les erreurs de Tony Blair, cela va prendre du temps...

    La gauche française toute entière a frémi quand elle a appris que le gouvernement britannique (Tories et Lib-Dems) s'apprêtait à supprimer 500 000 emplois publics. Une cure d'austérité sans précédent. A vrai dire, l'Angleterre a un déficit de 11%. Il faudrait juste rappeler que Tony Blair a créé deux millions d'emplois publics à son arrivée. Certes, la Grande-Bretagne avait besoin d'une sérieuse mise à jour de ses services publics, d'autant qu'il fallait remédier aux délires pseudo-libéraux des Thatchériens.

    Remédier, oui, hypertrophier, non. De ce fait, les budgets des ministères vont baisser de près de 20% en moyenne. Des montants faramineux. Quant à l'âge de départ à la retraite, déjà avalisé, il passera à 66 ans, mais plus tôt que prévu. 

    Toutefois, le gouvernement britannique ne renverra pas de fonctionnaires. Il se contentera de ne pas remplacer ceux qui partent en retraite.

    Si l'on ajoute que les prestations sociales vont être revues à la baisse et que la TVA va augmenter jusqu'à 20%, on a là tous les éléments d'une sacrée cure d'austérité. Je n'aimerais pas être anglais à l'heure actuelle. Et avec cela, le gouvernement escompte une reprise de la croissance. Il n'est pas sorti de l'auberge.

    Hugues veut des réductions de dépenses aussi justes que possible et préserver les crédits pour l'environnement et la croissance durable. Pas de pot, c'est ce qui va être touché en priorité.

    Et quand je pense que la coalition Tories-LibDems achevait son programme commun par la volonté de mettre fin à la pauvreté des enfants d'ici 2020...C'est pas gagné...

  • Tranche de vie d'une précaire sur la ligne Paris-Nevers

    Ah, Paris-Nevers, tout un poème : comme j'ai eu l'occasion de l'évoquer cette ligne-là. On s'amuse bien sur la ligne Paris-Nevers. Comme on a pu l'observer par le passé, on a l'étrange sentiment que la grève y est perpétuelle, les retards successifs venant suppléer aux humeurs revanchardes des agents locaux.

    C. travaille dans une société de services : ceci signifie que son salaire n'est pas fixe mais dépend du nombre d'heures qu'elle effectue. Elle n'est pas fonctionnaire : une heure de retard ne lui est pas payée quand il y a une grève. 

    Sur la ligne Paris-Nevers, il y a une joyeuse baston : il y a des gars qui se disent que cette grève ne rime à rien, et d'autres qui jugent au contraire qu'il faut aller jusqu'au bout. Sauf que voilà, les jusqu'auboutistes imposent leurs vues aux autres en bloquant la circulation des trains conduits par ceux qui veulent bosser.

    Résultats, C. a perdu 20 heures de revenus pour la seule semaine qui vient de s'écouler. C. se lève à 4 heures du matin afin d'être à Paris à 8h00 pour ses premières heures de la journée. Le Service Minimum, dans la Nièvre, ce n'est pas seulement une réduction du nombre de trains, ce sont des retards aléatoires, variant de 1h30 à 3h00 selon l'humeur des feignants locaux. 

    C. travaille entre 34 et 35 heures par semaine. Quand les trains arrivent à midi à Paris et repartent 1 à 2 heures plus tôt, elle perd donc les deux tiers de son revenu.

    C. n'est pas seule : elle discute avec d'autres voyageurs. Certains commencent à avoir de sérieux problèmes avec leurs employeurs pour des retards dont ils ne sont pas comptables.

    Comme on a le sens de la fête à la SNCF sur la ligne Paris-Nevers, les grévistes posent des pétards sur les rails quand les non-grévistes passent avec leurs trains. Du coup, comme ces derniers craignent un éventuel incident technique, au son de l'explosion, ils arrêtent leur train. Astucieux non ? Qu'est-ce qu'on rigole à la SNCF !

    Est-ce qu'il y a un jour quelqu'un qui va se soucier des précaires, en France ? Et quand je dis s'en soucier, je ne parle pas de manifester en les empêchant de bosser avec des régimes spéciaux et la sécurité de l'emploi, mais de vraiment trouver les moyens de leur faciliter leurs conditions de travail !

    En tout cas, côté blogues nivernais, on parle de tout sauf d'eux ! Eh, oh, le MoDem du 58 qui veut préparer les cantonales : vous auriez intérêt à sérieusement vous pencher sur la question, parce que cela concerne bien plus de nivernais que vous ne pouvez l'imaginer.

  • Correction : Bayrou gagne 0.5%

    Le dernier sondage IFOP donne Bayrou à 8.5% dans les sondages, ce qui le place en 4ème position dans les intentions de vote aux présidentielles.

    Le Parisien affirme qu'il a perdu des points. Rien n'est plus faux. Loin d'avoir perdu 2.5, il a en réalité gagné 0.5 points.

    En revanche, ses concurrents au centre, Dominique de Villepin et Éva Joly perdent tous les deux des points et passent derrière lui.

    J'ajoute une dernière chose : Éva Joly n'a rien d'une candidate du centre si l'on considère le programme des Verts. C'est une candidate de gauche, voire d'extrême gauche à certains égards...