Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Durable l'agriculture ? Ok, mais pour tout le monde, alors ! | Page d'accueil | Les Français sont vraiment des veaux, et encore, je suis bon ! »

lundi, 28 juin 2010

Affaire Woerth-Bettencourt, quelle confusion des genres...

J'aimerais bien faire entendre un autre son de coche sur l'affaire qui frappe Éric Woerth, mais franchement, c'est difficile, et ce n'est pas faute d'avoir épluché les informations à disposition sur la Toile.

Comment Woerth peut-il s'étonner d'être l'objet de tous les soupçons alors qu'il dîne avec ceux que ses services sont chargés de contrôler et que son épouse travaille pour l'un d'entre eux ?

Je n'ai pour l'argent la détestation de Bayrou (détestation qui m'agace, au demeurant) mais en revanche, je partage tout à fait son analyse sur la nécessité absolue d'une séparation claire entre intérêts privés et intérêt public.

La République, c'est tenir le monde des intérêts privés, le monde de l'argent en lisière. Or, Nicolas Sarkozy a fait un projet politique qui consistait, pour faire comme les Américains et les Anglais, à marier le monde des intérêts privés et celui de la politique.

Je n'aime pas que l'on qualifie de dégueulasserie le système américain. C'est un autre système que le nôtre, c'est tout. Je ne l'aime guère, mais, à défaut, là-bas, en Amérique, de telles collusions au plus haut niveau ne passerait pas.

Bayrou n'en a pas moins raison, et l'on retrouve les accents fort justes de son Abus de pouvoir, de voir dans cette affaire non la malhonnêteté d'un homme mais la marque d'un système.

La question n'est pas tant : est-ce-qu'il a fait quelque chose, mais, est-ce que le soupçon peut s'introduire dans cette affaire?

C'est exactement la question que devrait se poser tout édile public. Tout comme Montesquieu, je considère que c'est la vertu qui fait la solidité de tout régime républicain. La moindre des choses seraient de ne pas lui donner à prêter le flanc.

08:48 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : woerth, bayrou, vertu |  Facebook | | |

Commentaires

"séparation claire entre intérêts privés et intérêt public"
Tout à fait d'accord. :)

Écrit par : Martine | lundi, 28 juin 2010

@ L'Hérétique,

La privatisation croissante du droit public dans nos sociétés juridiques européennes laisse mal présager d'une séparation entre intérêts privés et intérêts publics. Dieu vous entende ! Le mieux serait d'instaurer des dispositifs de sanctions pour éviter les collusions d'intérêts.

Écrit par : Jourdan | lundi, 28 juin 2010

le problème n'est pas tant que ce qu'il a fait ou pu faire que le fait qu'il trouve ça NORMAL. Aucun scrupule

Écrit par : lulu | mardi, 29 juin 2010

Les commentaires sont fermés.