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mardi, 30 septembre 2008

Plan Paulson : papy Hervé vient d'écrire une grosse connerie !

Je reviens de faire un tour sur le blog d'Hervé et j'ai bien failli avoir une attaque ! Dans sa dernière note, il propose tranquillou-billou de laisser s'effondrer le système financier... Il a des économies au fait ? Qu'est-ce qu'il dirait le père Hervé s'il retrouvait demain son compte à zéro pour cause de faillite de sa banque ? Lui que je sais historien ne devrait pas ignorer que l'ascension des totalitarismes a commencé par la ruine des classes moyennes, justement sur fond de crise financière. Il aurait viré alter-mondialiste, Hervé, j'aurais encore compris le raisonnement à la c... (c'est consubstantiel à l'alter-mondialisme) mais là...se réjouir de l'échec du plan Paulson...?! Je considère Daboliou depuis le début de son mandat comme un abruti fini, mais, sur la crise financière, j'avoue qu'il m'a heureusement surpris en faisant preuve d'un pragmatisme et d'un réalisme que je ne lui connaissais pas. Si certes il ne faut pas accepter n'importe quel plan, il en faut un tout de même. En revanche, il serait légitime que quelques parlementaires démocrates là-bas suggèrent que Wall Street mette la main à la pâte en imposant (faiblement, mais tout de même, il faut le faire) toutes les transactions de titres pour quelque temps au moins. Que les incendiaires (surtout ceux qui ont consenti des crédits sans se soucier de la solvabilité des emprunteurs d'abord, mais aussi ceux qui ont titrisé les risques, c'est à dire les banques) contribuent financièrement à limiter la casse, cela serait bien le moins.

Cela dit, n'importe quel plan de relance, même injuste, vaut mieux que pas de plan du tout et un effondrement avec le cortège de ruines que cela entraînerait. Généralement, il dit des choses pertinentes, papy Hervé, mais là, il a du avoir une crise d'Alzheimer précoce...

Au passage, je salue la déclaration très intelligente de François Bayrou, qui appelle à la convocation d'un sommet européen afin que ceux qui partagent une monnaie commune aient une réaction commune à la crise financière. Franchement, on se demande ce que fout l'actuelle présidence de l'Union Européenne, elle aurait du commencer par là...

14:46 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (34) | Tags : paulson, finance, banque, crise, bayrou |  Facebook | | |

Commentaires

Toutes ces décisions politiques sont illusoires. Relis ma note.

Écrit par : Hervé Torchet | mardi, 30 septembre 2008

Je crois qu'à trop manipuler les abstractions, tu finis par en plus réaliser que le système financier, c'est nous aussi...

Écrit par : L'hérétique | mardi, 30 septembre 2008

Le niveau d'inculture économique en nos contrées est quand même effrayant. Il est certes râlant d'avoir à sauver ces banques avec des fonds publics, mais les laisser couler... Cela me fait un peu penser à un propriétaire d'une maison en flammes qui refuserait le secours des pompiers, pour carboniser les pyromanes...

Écrit par : charles | mardi, 30 septembre 2008

A ceci près qu'une maison qui a brûlé, même à moitié, est bonne à raser.
Je vois pas ce qu'il y'a de fondé à rejeter en bloc de tels propos. Le système bancaire n'est plus au services des entreprises, c'est un fait, il s'est coupé de la réalité, ben qu'il dégage.
Ca me ferait vraiment chier de payer pour des gens qui méprisent le travail et le mérite comme personne, qui se foutent du peuple comme de leur première chemise. Ca revient à dire: Bon Sarkozy a fait de la merde mais comme en face c'est Royal, on reprend du Sarkozy.
Non, il faut trouver un système alternatif et repartir sur des bases saines. Repenser jusqu'au principe même de la Bourse par exemple.

Écrit par : Jb | mardi, 30 septembre 2008

Le problème est que le plan Paulson aura du mal à produire des effets.

Ce n'est pas suffisant de retirer les junk crédits (créances pourries). C'est l'entière logique du système financier qui est en cause.

Refonder une stratégie cohérente des établissements financier demande du temps.

Dans ce temps on ne prête pas aux entreprises : le plan est inefficace.

Bien sur, ce n'est qu'un scénario. Mais il existe.

En revanche, travailler sur la régulation, c'est à dire sur les modalités de travail (Jean Peyrelevade sur Europe 1 ce matin entre autres) me semble autrement pertinent

Écrit par : Claudio Pirrone | mardi, 30 septembre 2008

Hervé s'exprime avec sa passion d'historien... et pourtant :

Le plan Paulson n'aurait sans doute rien changé.

Pour ceux qui lisent (comme L'Hérétique!) la langue de Shakespear, nous vous suggérons l'analyse de Nouriel Rubini avec le lien ci après :

http://www.rgemonitor.com/blog/roubini/253783/is_purchasing_700_billion_of_toxic_assets_the_best_way_to_recapitalize_the_financial_system_no_it_is_rather_a_disgrace_and_rip-off_benefitting_only_the_shareholders_and_unsecured_creditors_of_banks

Rubini est le premier expert à avoir alerté l'opinion fin 2006 sur le risque de crise des subprimes (entre autres choses...)

Pour résumer, Rubini analyse en détail pourquoi le plan de sauvetage des 700 milliards prévu était une erreur:

- Le rachat prévu des actifs "dangereux" n'a jamais été employé SEUL dans aucune des 42 crises précédentes

- Cette façon de recapitaliser des institutions financières aurait été une escroquerie totale qui aurait exclusivement profité (grace à une dépense énorme pour les contribuables des EU ) aux actionnaires communs et préférés et même aux créanciers chirographaires (souvent des sociétés non-bancaires à l'origine de la démesure) des banques.

- Il avance des solutions peut-être moins coûteuses en forçant les actionnaires privés et les créanciers de contribuer à la recapitalisation en injectant en mêm temps que la puissance publique méticuleusement des capitaux dans les sociétés cibles.

- Il reproche au trésor de n'avoir inclu aucune mesure d'allègement des dettes ou des des intérêts d'emprunts des consommateurs américains.

-Et il termine ainsi :

"Ainsi, le plan du Trésor est un déshonneur : une recette de banquiers insouciants, de prêteurs et investisseurs qui fournissent peu d'allègement des dettes directes aux emprunteurs finaux et aux ménages financièrement asphyxiés et cela reviendra à un coût très élevé au contribuable des EU. Le plan ne fait rien pour résoudre la sévère pression dans des marchés de capitaux et les marchés des banques internationales qui sont maintenant près d'une fusion systémique. Il est pathétique que le Congrès n'ait consulté aucun des nombreux économistes professionnels qui ont présenté les plans alternatifs qui proposaient des façons plus justes et efficaces et moins coûteuses de résoudre cette crise. C'est de nouveau un cas de privatiser les bénéfices et socialiser les pertes; une recette et un socialisme pour les riches, les initiés et Wall Street. Et c'est un scandale que même les Démocrates du Congrès se soient laissés prendre (un temps) à cette escroquerie du Trésor qui fait peu pour résoudre le fardeau de dettes de millions de propriétaires domestiques affligés.

Écrit par : Alcibiade | mardi, 30 septembre 2008

Après la défaite de l’escroquerie Paulson vite un Nouveau Brettons Wood.

Avec la défaite ce matin, du plan fasciste du secrétaire d’état au Trésor Paulson. Je vous invite à regarder mercredi 1 octobre 2008 à 19 h la conférence retransmise par internet de l’économiste et homme politique américain Lyndon H. LaRouche (www.larouchepac.com ) qui présentera son plan pour mettre en place une nouvelle architecture financière international type nouveau brettons Wood et permettre ainsi un avenir à notre civilisation.

Nous sommes dans une période révolutionnaire, les choix politiques qui serons pris d’ici à la fin de l’année définiront notre avenir et celui de nos enfants.

Alors entrez dans la bataille !

David C.

Écrit par : David C. | mardi, 30 septembre 2008

@ David
Ah, Larouche...l'égérie du PSOE (pas le parti socialiste espagnol, mais le parti social ouvrier européen). J'ai lu parfois la prose de l'individu : une sorte de mystique qui déclare par exemple que les religions grecque et romaine sont diaboliques. Je connais Nouvelle solidarité. Déjà, parler de plan fasciste pour un plan de sauvetage des banques vous ridiculise par avance. Il faudra expliquer d'abord pourquoi ce plan est fasciste, et j'ajoute que le PSOE a souvent été soupçonné d'accointances avec l'extrême-droite religieuse américaine. Ce que j'ai lu de Larouche ne m'a en rien amené à penser le contraire pour l'instant.

Écrit par : L'hérétique | mardi, 30 septembre 2008

@ plusieurs d'entre-vous
Le plan Paulson, ce n'est pas un plan d'architecte pour reconstruire la maison, ce sont juste les pompiers qui arrivent pour éteindre le feu. Rien n'empêche par le suite de réfléchir à la reconstruction d'une maison, cette fois, ignifugée.

@ Alicibiade
En fait, je ne dis pas que le plan Paulson est un bon plan, mais en revanche, le principe d'un plan de sauvetage des groupes financiers menacés est inéluctable. Je suis sinon d'accord avec ce que vous dites.
(PS : au fait, pourquoi quelqu'un d'aussi intelligent et pondéré que vous participe à l'escroquerie intellectuelle qu'est Construire en Mouvement ?)

Écrit par : L'hérétique | mardi, 30 septembre 2008

@ Charles
On est bien d'accord. Pourtant, Hervé est censé disposer d'une assez bonne culture économique, c'est ça qui est le comble...

Écrit par : L'hérétique | mardi, 30 septembre 2008

@ Claudio

Certes, mais il faut bien d'abord parer au plus pressé.

Écrit par : L'hérétique | mardi, 30 septembre 2008

Bonsoir,

Déjà, je ne propose pas de laisser le systéme s'effondrer comme certains impuissant. Je propose une nouvelle architecture financière.

En tout cas le plan Paulson est un plan fasciste, c'est du pillage organisé des américains par la mafia financière qui a créer cette crise.

Ce qu'il faut c'est un bon chirurgien pour mettre le systéme en réglement judiciaire, en séparant les bonnes et les mauvaies dettes.

Et les on dit sur LaRouche ne sont que des calomnies. C'est un type qui ne veut pas de bien aux financiers internationaux, ce qu'il lui vaut quelques attaques personnelles.

David C.

Écrit par : David C. | mardi, 30 septembre 2008

@David,
En morpho-psychologie, votre 'candidat' ne passe pas la route pour moi...
Christophe G a subi déjà certaines sottises... comptez sur moi pour etre vigilante!

Écrit par : Champomy | mercredi, 01 octobre 2008

Au contraire, je trouve qu'il tiens très bien la route mon poulain!!! Figure toi que ça fait quand plus de 10 ans qu'il annonce l'effondrement du système financier.

Moi ça fait un peu moins seulement à peu près 6 ans... Que veux tu je ne peux pas être parfait lol

En tout cas quand un docteur détermine aussi bien la diagnostique aussi bien la maladie, il serait bête de se priver du remède, non!

Je pense ce qui t'énerve chez LaRouche c'est qu'il mélange culture et économie... Je me trompe?

En tout cas, je ne connais aucun Christophe G peux tu m'éclairé sur cette homme.

Oui n'oublie pas de rester aussi vigilant face financiers et leurs organes de propagande bien plus puissant que le mieux.

David C.

Écrit par : David C. | mercredi, 01 octobre 2008

@David,
You can be sure, I'll keep an eye on what's going on!

Écrit par : Champomy | mercredi, 01 octobre 2008

@ David

Sur la religion géco-romaine, je l'ai lu dans Nouvelle-Solidarité. Vous voulez que je vous trouve la référence ?

Écrit par : L'hérétique | mercredi, 01 octobre 2008

L'Hérétique, je comprends votre position, mais aussi celle de Hervé Torchet. Ce qui compte c'est de venir en aide aux épargnants plutôt que d'imposer une charge astronomique au contribuable pour venir à l'aide d'institutions financières qui ont agi avec un manque de prudence et de professionalisme qui laisse sans voix. Il est par ailleurs invraisemblable que le même gouvernement qui est à l'origine de la dérive des subprimes et à la quasi-faillite du système financier ait maintenant comme premier réflexe de faire payer le simple contribuable. Il convient tout d'abord, me semble-t-il d'interdire ces pratiques aventureuses de subprimes, hedge fonds et compagnie.

Attention, je ne dis pas qu'il ne faut rien faire ni que ça ne coûtera rien. Mais est-ce qu'en annonçant ce plan Paulson (lui-même issu du milieu de Wall Street faut-il le rappeler?) est-ce que l'administration Bush n'a pas signalé aux banques voyoues?

J'ai trouve assez sensé ce qu'écrivait ce prof d'économie de Harvard qui avec 160 autres économistes s'est adréssé au Congrès pour appeler à voter contre le Plan Paulson:

"The obvious alternative to a bailout is letting troubled financial institutions declare bankruptcy. Bankruptcy means that shareholders typically get wiped out and the creditors own the company.

Bankruptcy does not mean the company disappears; it is just owned by someone new (as has occurred with several airlines). Bankruptcy punishes those who took excessive risks while preserving those aspects of a businesses that remain profitable.

In contrast, a bailout transfers enormous wealth from taxpayers to those who knowingly engaged in risky subprime lending. Thus, the bailout encourages companies to take large, imprudent risks and count on getting bailed out by government. This "moral hazard" generates enormous distortions in an economy's allocation of its financial resources."



http://edition.cnn.com/2008/POLITICS/09/29/miron.bailout/index.html

Écrit par : pastel | mercredi, 01 octobre 2008

@ pastel

Il est bien gentil, l'économiste, mais, de facto, une banqueroute aboutit à une cessation de paiement.
Les actionnaires, par ailleurs, il ne faut pas l'oublier, sont de petites gens. Et dire que la banque va devenir la propriété des créditeurs, cela veut dire quoi ? Posséder une société en faillite, cela leur fait une belle jambe.
Il a raison de dire qu'il faut sanctionner ceux qui ont pris des risques inconsidérés, surtout sans en avertir les actionnaires (car la plupart ignorait la présence de subprimes dans leurs titres) mais on ne peut pas laisser les établissements financiers s'effondrer ainsi, dans l'immédiat.
Une fois ceux-là sauvés, on pourra s'attaquer à nettoyer les écuries d'Augias...

Écrit par : L'Hérétique | mercredi, 01 octobre 2008

Je voulais dire au 2nd paragraphe de mon post précédent, est-ce que l'administration Bush n'a-t-elle pas signalé aux banques voyoues qu'elles s'en sortiraient sans payer le prix de leurs pratiques irresponsables?

Si le gouvernement Bush est prêt à débloquer 700 milliards de $ pour venir en aide à ces institutions financières qui ne méritent plus aucune confiance, ne peut-elle pas en faire autant, et en lieu et place, pour sauver l'épargne et les crédits de ceux qui seraient les victimes d'éventuelles faillites?

Je ne veux pas polémiquer, mais je cherche à comprendre. A court terme le Plan Paulson calmerait certainement les esprits ou, plutôt, la folle machine de la bulle spéculative. A long-terme, ne risque-t-elle pas d'agraver les choses? La dette américaine atteint déjà des proportions invraisemblables.

Écrit par : pastel | mercredi, 01 octobre 2008

Merci l'Hérétique. Je comprends ce que vous dites. Néanmoins je ne metterais pas les actionnaires, qui par définition prennent des risques, dans le même sac que les épargnants et ceux auxquels on a fourgué des crédits hypothécaires bidon. Sauver ces derniers, oui; les actionnaires....au frais du contribuable? Pas convaincu.

Écrit par : pastel | mercredi, 01 octobre 2008

@ Pastel

Il y a du vrai dans ce que vous dites. Mais on peut repousser le plan Paulson sans pour autant souhaiter l'effondrement du système financier, ce qui était tout de même le voeu émis par Papy Hervé :-)

Écrit par : L'Hérétique | mercredi, 01 octobre 2008

Tout à fait l'Hérétique. Et il faut faire très attention à ce qu'on dit dans cette affaire quand on critique "le système". Car je ne veux pas être mis dans le même sac que les altermachins antilibéraux, moi, qui maintenant se gaussent de ce qui se passe, en pensant doucement sans le dire: voyez-vous, le capitalisme n'aura pas survécu au communisme. Foutaises!

Ceci dit, qui fait un pronostic sur les scores réunis des partis d'extrême gauche et d'extrême droite aux prochaines élections européennes? 40 %? 50 %?

Ca craint grave. Mais ne nous résignons pas: Le Modem de toutes nos forces!

Écrit par : pastel | mercredi, 01 octobre 2008

@Pastel,

Beaucoup de gens, pas forcément aisés du tout ont beaucoup de leurs économies en actions,pour leur retraite par exemple.

Et ceci en partie par le fait qu'on les
y a incités en expliquant que cet argent
serait aussi un investissement trés utile
au pays(ce qui n'est pas forcément faux)!!

Ces gens là doivent avoir les "chocottes"
en ce moment !!

Alors si tu arrives à faire la différence
entre les "Bonnes" Actions et les "Mauvaises" Actions ...

Écrit par : Luc | mercredi, 01 octobre 2008

Mais non, justement, luc, je n'y arrive pas. Mais chacun sait qu'il prend un risque en achetant des actions. C'est un epu la lotterie. Je n'ai jamais fait confiance à des "conseillers financiers" ou à ma banque en ce qui concenre ces "produits", ces "paniers de titres et valeurs" soient disant sûres.

Je fais la différence, en revanche, entre les actions d'une part et les comptes d'épargne, compte courants et crédits hypothécaires de l'autre. Excuse-moi, mais je n'ai pas trop d'états d'âme en ce qui concerne les actionnaires (je suis sans doute plus "gaucho" que toi sur ce coup là...;-)))

Écrit par : pastel | mercredi, 01 octobre 2008

Pour continuer avec la métaphore de la maison:

La maison est déjà pris par les flammes, la seules choses qu'il faut éviter c'est que l'incendie ne se propage au voisinage (l'économie réelle). La maison de la finance peut bien s'écrouler.
Le problème c'est que le plan Paulson veut vider nos réserves d'eau sur cette seule maison sans envisager le risque de propagation de l'incendie.

Mais ce que je crains par dessus tout c'est qu'avec le niveau de non-pensée que l'on a atteint à travers le monde (en France, Royal-Sarkozy ou aux US, Obama-McCain qui sont tous sauf de grands visionnaires), on va se retrouver avec une armée de court-termistes qui va débarquer juste après l'incendie. On va se contenter de bâcher les ruines et resservir le couvert pour se baffrer dans une nouvelle bulle spéculative, les matières premières par exemple. Jusqu'au prochain court-circuit...

Ca fait déjà plusieurs fois qu'on écarte la possibilité de reconstruire la maison pourtant insalubre depuis une bonne vingtaine d'années. Il va falloir y penser un jour, avant que le quartier ne devienne un bidonville.

Écrit par : Jb | mercredi, 01 octobre 2008

@ luc

Ne confondons pas tout : sur la durée, un placement en bourse est rentable, sauf si on investit en pleine fièvre spéculative.
Il ne s'agit pas de faire le procès de la bourse, tout du moins, de mon point de vue, mais du crédit facile.

Écrit par : L'hérétique | mercredi, 01 octobre 2008

@ jb

Les imbrications sont bien trop fortes pour ainsi dissocier les deux volets. C'est la bourse, et donc les possibilités de capitalisation qui ont permis à l'économie réelle son formidable décollage.

Écrit par : L'hérétique | mercredi, 01 octobre 2008

@ Alcibiade

Une banque n'est pas qu'un service, mais je vais essayer d'écrire une note à ce sujet. C'est bien pour cela que je n'adhère nullement à l'argumentation de Rubini.

Écrit par : L'hérétique | mercredi, 01 octobre 2008

@Hérétique et Pastel

Il y a beaucoup de gens qui ne sont pas du tout des spéculateurs, qui ont perdu depuis
1 an et demi environ 1/4 ou 1/3 de "placements" importants dont ils auront besoin. Qu'est-ce qu'ils doivent faire ?
tout retirer en vitesse, puisqu' on les
menace de les punir encore plus de leur bêtise ?

Il y a peu tout le monde était unanime pour
dire que l'actionnariat était pour un particulier un trés bon moyen pour aider au développement.

Je crois que les gens en place n'ont d'autres solution que d'essayer de limiter les dégâts pour tout le monde.

Et comme ils se sont bien foutu de notre poire, ce serait bien qu'ils laissent la
place à des gens plus prévoyants...

Parce que leur gestion était GROSSIEREMENT
égoiste et déficiente.

Mais voilà ceci ce n'est que mon avis.

Et ces gens là ne sont pas d'accord,
ils trouvent qu'ils sont en butte à des mécanismes subtils et que ma foi ils jugulent et que sans eux c'eût été encore pire.

Alors que faire ?

Écrit par : Luc | mercredi, 01 octobre 2008

@ Luc

Que faire ? Attendre patiemment. Sur la durée, on est toujours gagnant avec la bourse. Moi aussi j'ai perdu sur un an et demi, mais je suis convaincu que d'ici quelques années, mes titres auront remonté, d'autant que pas mal d'entre eux sont des titres BNP :-)

Écrit par : L'hérétique | mercredi, 01 octobre 2008

Sauf que depuis quelques années, la finance s'est détachée de l'économie réelle notamment à cause du pouvoir des fonds de pension "sans âme". Et l'économie va de bulle spéculative en bulle spéculative depuis maintenant un certain nombre d'années.
L'économie réelle a besoin d'investisseurs pas de spéculateurs ou de gens qui ne s'intéréssent qu'au rendement de l'investissement. Bref, ca fait naïf dit comme ça mais il faut remettre un peu (beaucoup, oui !) d'humanité dans cette économie.

Écrit par : Jb | mercredi, 01 octobre 2008

Il paraît que Sarkozy veut que l'UE crée un fond à hauteur de 300 milliards d'euros pour soutenir les marchés financiers. Nous sommes en plein délire!!! Notre dette va exploser, l'inflation aussi. Ca permettra à Sarko de noyer le bébé : son bilan ca-ta-stro-phique en matière de finances publiques pourra se fondre dans une orgie de "deficit spending" global.

Franchement, on est en plein délire. Tout ça pour prévenir une hystérie des boursiers et pour faire face aux spéculateurs, pour sauver les actionnaires au détriment des contribuables. Ca leur va bien, ça, aux Sarko-Bushs.

Écrit par : pastel | mercredi, 01 octobre 2008

Pire que ca Pastel...Il va certainement rebondir en tous sens, il semble aimer la stratégie et fonctionne beaucoup ainsi.
Au fait...quid des banques des collectivités locales et territoriales?

Écrit par : champomy | mercredi, 01 octobre 2008

@Hérétique et jb

Hé bien c'est plutôt à la réponse de jb
que je pensais (quel bel altruisme ...).

Et qui peut changer les règles et les contôler pour qu'elles soit plus humaine moins partisane sinon l'Etat (ou l'"Etat" Européen).

Et que faut-il attendre encore 3 ans et demi pour changer, de fait et non faire semblant, ne serai-ce qu'un petit
quelque chose dans notre structure économique, pour s'adapter quand cela devient très urgent ?

Et qui a dit dés le départ, une des seules, lors du "changement" des institutions que c'était une anarque complète de ne pas discuter de ce genre de problème bien plus important que les sottises d'un président "parlant devant le parlement" ?

Hé bien c'est Ségolène qui est bien
plus maligne qu'on le dit.
CQFD

Voilà je ne le referais plus,juré.

Écrit par : Luc | mercredi, 01 octobre 2008

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