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jeudi, 15 mai 2008
Et le Small Business Act à l'européenne ?
Le Small Business Act à la française, c'était une proposition de François Bayroupendant l'élection présidentielle. Christine Lagarde l'avait reprise en septembre 2007 puis, Lionel Stoléru avait écrit un premier rapport, estimant qu'un Small Business Act limité à la France n'avait aucune chance d'aboutir.
Du coup, il a écrit un second rapport. Dans ce rapport, l'ancien secrétaire d'Etat au Plan de François Mitterand préconise, selon le journal les Echos, l'instauration d'un quota de PME de 15 % pour les petits marchés de recherche et développement (R&D). Pour Lionel Stoleru, ces entreprises comptent moins de 250 personnes et sont contrôlés à moins de 33 % par un groupe de plus de 250 personnes. Il demande aussi au Premier ministre de reconnaître l'existence des entreprises intermédiaire de 250 à 5000 personnes, en dehors des grands groupes déjà internationalisés.
Apparemment, la Grande-Bretagne et la France sont en accord sur le principe. On peut dire que l'idée de François Bayrou aura fait un sacré chemin ! Si la France parvient à mettre cela en place pendant sa présidence, ce sera un sacré bon point. J'aimerais entendre le MoDem, Bayrou et le Nouveau Centre donner de la voix sur le sujet, puisqu'ils sont les héritiers du programme de Bayrou et de l'UDF pendant les présidentielles.
En tout cas, moi, je vais suivre cela avec attention, car c'est vraiment une mesure à laquelle je tiens.
13:07 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : small business act, bayrou, modem, stoléru
Delanoë-Royal, la guerre a commencé
Et voilà. Désormais, alea jacta est, comme a dit César quand il a franchi le Rubicond, les hostilités sont ouvertes. Le MoDem ne peut les ignorer, car de l'issue de ce duel dépendra une possible recomposition du paysage politique français.
Delanoë ne fait pas mystère de ne vouloir rassembler qu'à gauche, et est hostile à toute forme d'alliance au centre. Royal, elle, maintient la ligne qui est la sienne depuis le second tour de la présidentielle : ouverture tout azimut au MoDem.
Si un jour le Centre et une gauche réformiste veulent pouvoir gouverner ensemble la France, et c'est possible, il ne faut pas que Bertrand Delanoë deviennt le premier secrétaire du PS.
Si cet homme-là a une vraie légitimé à Paris, où il a tout de même fait 25 ans d'opposition avant de parvenir à prendre le pouvoir à la faveur des conflits internes de la droite, à l'échelle de la France, il est surtout le maire des Bobos. Image qui lui colle à la peau et dont il ne pourra se départir. Sa popularité est un feu de paille. Tant qu'il ne s'exprimera pas sérieusement sur des sujets qui fâchent, évidemment, il restera populaire. Mais lorsqu'il s'agira de faire face dans une véritable campagne électorale, on verra une sorte de Jospin II, avec tous les travers du personnage.
En tout cas, c'est tout vu pour moi : si un homme comme lui arrive au second tour d'une élection présidentielle, je ne voterai pas pour lui.
07:39 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : delanoe, royal, modem, gauche




