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  • Je serai présent au congrès du Nouveau Centre

    Oui, je serai au congrès du Nouveau Centre, car j'y ai été invité. Non pour le rejoindre, mais parce que je  continue à espérer un jour une réunification des courants centristes, même si à l'heure actuelle, cette perspective s'éloigne, hélas.

    J'y suis aussi parce que j'ai des questions à poser aux néo-centristes. Le Nouveau Centre avait l'ambition de peser sur la majorité actuelle, c'était sa stratégie. Soit, j'en prends acte. Mais maintenant, puisque le Nouveau Centre se réclame de l'héritage du programme présidentiel de François Bayrou, je viens aussi pour savoir ce que le Nouveau Centre a obtenu en un an. Pour ma part, je n'ai rien vu. Rien de ce qui figurait dans ce programme n'a subsisté au sein de la majorité actuelle, à l'exception du Small Business Act dont j'ai récemment parlé, et encore, il n'est qu'à l'état virtuel.

    La priorité de l'éducation, la dette, la réforme des retraites par points, les réformes fiscales, de tout cela, il n'est pas resté grand chose.

    J'ai examiné avec attention la contribution néo-centriste au TEPA : 

    Le Nouveau Centre annonçait trois grandes priorités :

    - Mettre sous enveloppe les niches fiscales à travers la création d’un Impôt Minimum Alternatif ;
    - Mettre en place d’un pacte de solidarité avec les collectivités territoriales de manière à ce que les transferts de l’Etat aux collectivités territoriales n’augmentent pas plus vite que la dépense brute de l’Etat ;
    - Concentrer les allégements de charges patronales sur les PME car ce sont elles qui en ont le plus besoin et qui sont le plus créatrices d’emplois
    .

     Or, si le gouvernement consent enfin à se pencher sur la question des niches fiscales, il a commencé par en créer toute une série, avec le TEPA, avec l'aval du Nouveau Centre !!! Il y a là une contradiction profonde entre l'objectif annoncé par le Nouveau Centre, et le vote final en assemblée. Le gouvernement n'a pas du tout retenu le projet néo-centriste sur les PME alors que c'était une dimension essentielle du projet de l'UDF pendant les présidentielles. Le gouvernement s'est peut-être intéressé aux transferts de fond entre collectivités et Etat, mais cet aspect est à mes yeux secondaire tant que l'on n'a pas interdit des déficits budgétaires. A fortiori quand le dit déficit vient d'être creusé par une mesure qui coûte 14 milliards d'euros...

    Et pour les impôts locaux et la fiscalité, les propositions néo-centristes n'étaient pas inintéressantes (sortir la CSG et CRDS du plafonnement, et de sortir les impôts locaux du bouclier fiscal), mais le gouvernement n'en n'a pas tenu compte du tout. 

    Le Nouveau Centre évoque l'économie sociale de marché avec la volonté de réconcilier solidarité et économie de marché, c'est à dire, sur le fond, le même objectif que celui du MoDem avec la sociale-économie, mais dans la pratique, je ne vois pas en quoi ce noble objectif n'aurait été ne serait-ce que seulement approché... 

    La réforme constitutionnelle actuelle ne va pour l'instant pas dans le sens souhaité par les leaders  de cette formation politique. J'ai également des questions à poser sur l'OTAN et ce qu'attend Hervé Morin du changement de cap voulu par Nicolas Sarkozy.

    De manière générale, les objectifs affichés par le Nouveau Centre ressemblent souvent à ceux du MoDem. Dans ces conditions, j'aurais espéré de leur part qu'ils les fassent entendre du gouvernement actuel, or, il n'en est rien....

    Je continuerai petit à petit, à commenter les votes du Nouveau Centre, en les comparant à leurs résolutions programmatiques. 

    Enfin, j'essaierai de faire un compte-rendu clair et objectif de ce que j'aurai entendu et de ce que l'on m'aura le cas échéant répondu lors du  congrès qui commence aujourd'hui et prend fin demain soir.