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vendredi, 11 avril 2008

Une psychiatre expertise Michel Dubec, apologiste de Guy Georges et...pédopsychiatre !!!

A la suite de mon article sur les méfaits du vil Michel Dubec, une psychiatre, lectrice de mon blog, a réagi sur le  torchon que ce sinistre individu a pondu. Je livre ici ses très pertinentes observations :

Michel Dubec, médecin psychiatre, expert près du Tribunal de Paris, dans son dernier texte « le Plaisir de tuer », se montre parfaitement fasciné par les viols mais aussi par les meurtres en série bien qu’il dise s’en démarquer, perpétrés par Guy Georges dont il a réalisé l’expertise. Il est séduit, admiratif et excité par les propos et actes de celui-ci de façon flagrante au point qu’il inspire au lecteur le sentiment qu’il est nettement un violeur et un assassin par procuration. Il s’identifie à Guy Georges au point de perdre la distance requise, la neutralité indispensable à la conduite d’une expertise, le flou qui en résulte donne fortement le sentiment qu’il a lui-même perdu ses repères à l’instar de son sujet. Il semble recevoir un soin, dans son livre fort étonnant, Chantal de Rudder la journaliste qui a recueilli son propos étant en position d’analyste !!!

Il ne manifeste aucune empathie, aucun effroi, pour les jeunes femmes violées et assassinées, il rationalise cyniquement les actes de son client comme s’il était son avocat et le disculpe de façon honteuse, cynique, au point que cela revienne à les violer et à les assassiner une seconde fois. (« Incontestablement, il y a d’abord pour lui [Guy Georges] le moment de la jouissance sexuelle par le coït ou la fellation. Il ne suffit pas. Il lui faut tuer. Pour supprimer le témoin et l’empêcher de parler ? Non. Le plaisir de tuer est un plaisir supplémentaire, la cerise sur le gâteau du coït ». Et admiratif, comme à regret « Les tueurs en série connaissent un surcroît de jouissance que nous n’éprouverons jamais ».

Et cela en en décrivant avec une certaine minutie obsessionnelle, une certaine délectation pourrait-on dire, la mise à mort des victimes, or dans notre métier de médecin, nous avons une obligation de réserve dans la conduite des expertises et dans son rendu, mais aussi bien sûr et cela va de soi, dans toute parution écrite à grand public, dans toute interview…C’est donc le livre tout entier qui n’aurait pas dû être publié. Cela mérite d’être souligné au passage, pour ce même écrit Monsieur Dubec a été condamné en février 2008 au sujet du chapitre dédié à l’affaire Joffo, avec l’éditeur du Seuil et Chantal de Rudder.

Monsieur Dubec dit donc ne réprouver que le meurtre, là s’arrête sa déontologie, son éthique ! Pourtant le titre même attribué à son ouvrage montre la confusion psychique intense qui existe nettement entre Guy Georges et lui-même, on ne sait qui est qui, et du reste dans le titre de deux couleurs, le mot « plaisir » apparaît en rouge sang. Ce titre, Monsieur Dubec est allé le quémander auprès des Editions pour pouvoir l’utiliser à son tour tellement il y tenait. Et il a dédié ses écrits à Elise et Charlotte, dont je suppose qu’elles sont ses filles !!!

Ainsi donc au vu du récit de Guy Georges et des photographies des jeunes femmes mortes, et pour reprendre ses termes, M. Dubec « bande,...rêve », à aucun moment il ne sort de son identification projective à son client pour condamner les faits reprochés à Guy Georges, lequel a trouvé en son expert un complice inattendu.

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Michel Dubec s’est trouvé sous emprise bien facilement et ce, pas seulement du fait de la structure psychique de Guy Georges. A aucun moment Michel Dubec ne commue non plus cette complicité parfaitement consciente et assumée en une identification aux victimes, « femmes superbes » certes, mais souillées irrémédiablement, détruites voire mortes, et de toute façon insultées par les prises de position de l’expert.

La solidarité masculine instinctive et spontanée qu’il manifeste à Guy Georges, qui n’en demandait sans doute pas tant, ne s’accompagne jamais d’une solidarité envers les victimes, bafouées comme leurs familles par cet irrespect, ou bien s’il le fait, alors il ne convainc pas. Sa fascination est explicite, prégnante « je ne me lassais pas de nos entretiens » il va du reste les multiplier.

Cela amène moult questions sur l’éthique du comité de lecture qui aux Editions du Seuil a autorisé la publication d’un livre aussi poisseux, aussi nauséabond.

Et j’en viens à me demander si Michel Dubec n’a pas décompensé lui-même ou s’il se joue de tout le monde habilement.

C’est dire que l’expert manifeste une ambigüité avérée, une confusion envers Guy Georges, mais que sa casquette d’expert justement, tout comme ses écritures, protègent vraisemblablement cependant d’un total collage.

Il est évident à la lecture du chapitre consacré à G. Georges, que quelque chose de particulier s’est joué entre eux et d’insolite pour l’expert. Celui-ci semble être envieux de la musculature de G. Georges, de ses méfaits graves, c’est-à-dire viols, meurtres, sur des femmes superbes qu’il aurait donc pu désirer lui-même, et à proximité de son cabinet de psychiatre de surcroît, comme s’il avait regretté de ne pas avoir été lui tout en l’étant un peu, puisque le récit de Georges semble déclencher chez lui une activité masturbatoire sans fin.

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Il semble dire à tout instant « pourquoi est-ce lui et pas moi ?!! » Ce dépit est un comble, un saut inattendu de la part d’un homme en position d’expert.

L’admiration sans borne de l’expert envers son objet d’expertise laisse à penser pourtant que les victimes sont de peu d’importance à tous les niveaux, et sont un enjeu négligeable dans l’homosexualité latente de M. Dubec vis-à-vis de son client. Il était parfaitement évident que G. Georges SAVAIT intuitivement partager « les mêmes objets érotiques » que son expert, il l’a clairement dit aux deux autres experts, comme cela ne lui a pas échappé que M. Dubec s’est délecté de ses récits au point de ne pouvoir mettre un terme aux multiples rencontres qu’ils avaient en prison, au contraire des deux autres experts nommés conjointement dans l’affaire.

M. Dubec a même admiré le côté artiste, le sens esthétique du tueur en série, qui tuait sans défigurer ses victimes !!! Il n’a pas omis au passage de dénier l’intention de tuer de son client or celui-ci se baladait avec un opinel en permanence.

Son livre effrayant, humiliant, indigne parce qu’irrespectueux vis-à-vis des victimes de Guy Georges, toutes violées et pour plusieurs d’entre elles sauvagement assassinées, et de leurs familles, nous plonge directement dans la fange de plus en plus noire de notre société où on note une inversion des valeurs, où le pervers est roi.

C’est ainsi que l’Editeur du Seuil a laissé passer sans les rejeter ces écrits, après que la Justice l’ait elle, mandaté comme expert. Cette dérive à tous les niveaux explique également que l’expert très probablement impuissant et vide, se soit rempli, nourri de ces histoires criminelles et se soit montré sans conteste fasciné par « la puissance sexuelle » extrême de l’auteur de meurtres récidivants avec viol, capable « de baiser cinq fois par jour avec éjaculation intra vaginale garantie » ; Les victimes n’ont aucune importance et disparaissent derrière tout cela. Mais l’expert lui, est au comble de l’extase assurément, via un discours d’une crudité et d’une vulgarité, dérangeantes chez un expert.

On est forcément questionnés aussi par la manière dont Michel Dubec conçoit son travail de psychiatre et de psychanalyste, c’est nous que ça laisse rêveurs pour le coup. Ses patientes sont-elles l’objet de ses moqueries, de son indifférence, quel type d’étayage et de soins

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peut-il envisager de leur proposer avec pareil fonctionnement psychique ? Leur fait-il des avances, a-t-il des relations sexuelles avec elle ? Je frémis à l’idée de le savoir en plus pédopsychiatre.

Pas plus qu’on n’aurait aimé croiser le chemin de Guy Georges, on n’aimerait croiser celui de M. Dubec, en tant qu’analysante, ni l’avoir pour père de ses enfants, et moins encore comme amant.

En tant que psychiatre moi-même, je me sens préoccupée au plus haut point mais aussi fondamentalement dérangée par l’absence de déontologie, l’absence d’éthique, le côté amoral et la pathologie explicite de « mon confrère ».

Dans ce métier difficile, plus qu’ailleurs un équilibre psychique et une éthique en béton sont indispensables et incontournables.

Pour ma part je ne ressens aucune espèce de solidarité à son égard.

Je pense que la Justice comme l’Ordre des Médecins, ont à prendre leurs responsabilités, il m’apparaît essentiel de ne plus le mandater lorsqu’il s’agit de viols et de crimes sexuels perpétrés sur des hommes ou sur des femmes, car un médecin, expert de surcroit, n’a pas à faire l’apologie du viol.

Trackbacks

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Commentaires

Ouf ça fait du bien de lire les propos de cette psychiatre.

Non seulement les propos de Michel Dubec font froid dans le dos mais certains coms sur ta dernière note sont aussi effrayants...

Merci à toi.

Ecrit par : jvvlee | dimanche, 13 avril 2008

Bonjour jvlee

Certains commentaires m'ont paru très louches. De toutes façons, le type publiait sous deux identités avec la même IP.
Je ne me laisse pas démonter par ce genre d'individus qui essaient de noyer le poisson par tous les moyens, mais en vain ici.

Ecrit par : L'hérétique | dimanche, 13 avril 2008

Bonjour l"hérétique,
moi c'est par l'article de karim sarroub que j'ai appris ce qu'à écrit ce psy "expert" auprès des tribunaux. Sur son blog (http://karimsarroub.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/03/20/si-un-homme-est-trop-respectueux-d-une-femme-il-ne-bande-pa.html)
il y a aussi la note de la psychiatre, la même. Bref. Est-ce que Michel Dubec a été inquiété depuis ? Consulte-il toujours ? Je travaille en tant que psychologue dans une association. Donnez nous des nouvelles.
Bien à vous,
Sylvia

Ecrit par : Sylvia | lundi, 14 avril 2008

Bonjour Sylvia

En fait, je n'en sais pas plus que vous. Mais je pense que ce type est un pervers. De savoir qu'il est pédo-psychiatre est d'autant plus inquiétant.

Ecrit par : L'Hérétique | lundi, 14 avril 2008

Aux dernières nouvelles, l'avocate de ce psy a fait retirer l'article de Brigitte Brami, initiatrice de la pétition sur le site de sisyphe

http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2954

Ecrit par : Romane | lundi, 14 avril 2008

c'est scandaleux. Comment est-ce possible ?

Ecrit par : L'Hérétique | lundi, 14 avril 2008

Par ailleurs, il semblerait que la même avocate n'en reste pas là, à lire ce commentaire trouvé sur le site de Bellacio :

"Halte à l’apologie du viol !
11 avril 2008 - 07h56 - Posté par 89.**.8.**
Bonjour,

Le CO des Médecins de Paris recevra le Dr D. le 22 avril 2008, pour le confronter à 2 femmes (non médecins) qui ont porté plainte contre lui.

Qt à mon courrier, il a eu pour effet d’obliger l’Ordre à ouvrir une enquête, avant de mettre en place d’éventuelles sanctions à l’encontre du Dr D.

L’avocate-conseil de ce dernier a entrepris une campagne d’intimidation et de déstabilisation envers les signataires de la pétition "Contre le psy qui justifie le viol" dont elle retrouve petit à petit, la trace... (Ce n’est pas bien joli !!!).

Docteure Michèle Dayras"

Ecrit par : Romane | lundi, 14 avril 2008

Quel ignoble individu.
Qu'est-ce que l'on peut publier en l'état actuel du droit ?
Est-ce que cette plainte est publique ?

Ecrit par : L'Hérétique | lundi, 14 avril 2008

J'ignore ce que l'on peut publier, mais tout ceci crée un drôle de malaise.

Ecrit par : Romane | lundi, 14 avril 2008

@ Romane

Je suis bien d'accord. J'ai vu qu'un article sur BellaCiao avait été retiré.

Ecrit par : L'Hérétique | lundi, 14 avril 2008

Pourquoi confronter ainsi des personnes ? si il y a depôt de plainte c'est à la justice de s'en occuper pas au CO des médecins.C'est étrange.

Et je vois pas comment l'avocate peut contacter les signataires de la pétition ni dans quel but : pour les convaincre ?
Si vous avez plus de précisions ça m'interesse.

Ecrit par : Laurence | lundi, 14 avril 2008

Bonsoir,

et merci pour la réponse.

J'ai plein de visites sur mon blog en rapport avec l'article que j'ai fait dessus.

Je me suis posée des questions... comment se fait-il qu'il soit aussi consultée. Risque-t-on quelquechose, quelqu'un-e le sait?

Mr Dubec n'a pas l'air en tous cas de s'être remis en question... ni les éditions ou encore la justice :(

Ecrit par : jvvlee | lundi, 14 avril 2008

Monsieur Dubec, pourquoi ne pas dire toute la vérité ? C'est-à-dire que vous avez été condamné par délibéré du 15 février 2008 du TGI de Paris, affaire n° 07 13 10 82 51 (tout citoyen a le droit d'en demander une copie gratuite au greffe du tribunal, sur simple demande au tél : 01 44 32 56 64 et fax : 01 44 32 78 53 ) et n'avez pas fait appel de ce jugement, et que les délais d'appel ont expiré. Vous avez donc été condamné solidairement avec votre éditeur et la journaliste qui a retranscrit vos propos à payer à Maurice Joffo (ni violeur ni tueur, et c'est ce qui sans doute a accru la sévérité de Monsieur DUBEC dans son expertise psychiatrique, les crimes d'argent devant aux yeux de ce médecin être plus gravement punis que les agressions sexuelles et mortelles ! ), la somme de mille euros (1000 euros) à titre de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi pour les injures, et la somme de deux mille euros (2000 euros) à titre de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi pour les injures à raison de l'appartenance religieuse ( je fais un aparté : des injures extrêment violentes, antisémites et d'un autre âge. J.Lambert).
Voici ce qu'en a décidé ce jugement EN PLUS DES AMENDES :
Ordonne la suppression dans les rééditions à paraître du livre Le Plaisir de tuer DE CHANTAL DE RUDDER ET MICHEL DUBEC, des phrases et expressions suivantes :
SANS SCRUPULE, ABJECT (page 56) et Il (Joffo) ATTENTAIT A NOTRE HONNEUR DE JUIF FRANCAIS COMME SI SON EXISTENCE POUVAIT A POSTERIORI LEGITIMER LE CAMP DES ANTIDREYFUSARDS.
CONDAMNE HERVE DE LA MARTINIERE, MICHEL DUBEC, ET CHANTAL MAATOUG EPOUSE DE Rudder a PAYER CHACUN a MAURICE jOFFO LA SOMME DE sept cent cinquante EUROS 750 EUROS EN APPLICATION DES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 47561 DU CODE DE PROCEDURE PENALE;
Pour infos, vous avez également écrit dans ce même livre et à propos de Joffo des horreurs à l'instar de : APRE AU GAIN, AVIDE, SANS SCRUPULE, ABJECT, Joffo, c'est Harpagon et sa cassette. Mais il est juif. Une caricature de juif, un rêve d'antissémite. JOFFO C'est LE JUIF SÜSS.(page 56).
Je laisse aux internautes la liberté d'apprécier votre degré de moralité et d'éthique, Monsieur le Docteur Dubec. Jean Lambert.

Ecrit par : jean lambert | vendredi, 18 avril 2008

LU DANS FRANCE SOIR DU 19 MAI 2008 (COUVERTURE + PAGE 11) :
Procès Fourniret - Condamné pour injures raciales, le psychiatre témoigne
Isabelle Horlans et Sandrine Briclot, le lundi 19 mai 2008 à 04:00

Le Dr Dubec traverse une zone de turbulences. Condamné pour avoir injurié « l’abject juif » Maurice Joffo, il est l’objet d’une pétition pour « légitimation du viol ».

Voir tous les articles sur le procès Fourniret
Sale temps pour le très réputé Michel Dubec, psychiatre et psychanalyste, expert national auprès des tribunaux, qui à ce titre dépose aujourd’hui devant la cour d’assises des Ardennes. Gageons que, des entretiens avec Fourniret et Olivier, il fera un livre dans le droit fil de son document paru au Seuil en 2007. Le Plaisir de tuer, rédigé avec Chantal de Rudder, a fait l’objet d’une condamnation par la 17e chambre correctionnelle de Paris. Recueil d’expertises, l’ouvrage rapporte notamment l’entretien mené dans un parloir en 1985 avec le prisonnier Maurice Joffo. Extraits : « Le juge et moi ne parlerons jamais de ce que nous inspire le receleur juif […] Caricature de juif, un rêve d’antisémite. Joffo, c’est le juif Süss (NDLR : personnage de propagande nazie, dont les Allemands firent un film). » Décrit comme « âpre au gain, sans scrupule, abject », il est comparé à Harpagon. « Jean-Louis Debré supporte mal l’image immonde du juif que Joffo renvoie », lit-on page 56 – il est peu probable que le président du Conseil constitutionnel, qui instruisit l’affaire Joffo, apprécie la pensée qu’on lui prête.


« Guy Georges nous fait presque rêver »
Le tribunal a condamné M. Dubec pour « injures et injures à caractère racial » à payer 3.000 euros au plaignant. Il a ordonné la suppression de trois passages incriminés, dont : « Il attentait à notre honneur de juif français, comme si son existence pouvait, a posteriori, légitimer le camp des antidreyfusards ». « Nous avons décidé de ne pas interjeter appel, indique son avocat, surpris que Michel Dubec soit en outre la cible d’une pétition. Nous n’en avons pas entendu parler. » Il suffit pourtant de surfer sur Internet pour en constater la réalité : elle a recueilli 1.350 signatures de médecins, écrivains, professeurs. Les pétitionnaires s’insurgent cette fois contre l’analyse des faits imputés au violeur et tueur en série Guy Georges. Pages 211, 212, 213, l’auteur écrit : « Le tueur de l’Est parisien a peut-être deviné le trouble que j’ai ressenti en regardant les photos de ses victimes […] Une communauté de désir nous rapprochait, Guy Georges et moi […] Si un homme est trop respectueux d’une femme, il ne bande pas […] Oui, c’était possible de s’identifier à ce violeur qui baise des filles superbes contre leur gré […] Jusque-là, on peut le comprendre et, même, il nous fait presque rêver. »




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Joffo : « Il m’a sali ! »

« Injurié » par l’expert psychiatre dans son ouvrage, Maurice Joffo a obtenu gain de cause. Rencontre.

L’œil pâle et vif, la stature haute et le cheveu argenté, « Monsieur Joffo », comme l’appellent respectueusement ses employés, ne décolère pas. A 79 ans, il a connu « la période hideuse » : les menaces de la guerre, la déportation de son père, sa mère, libérée à temps du camp de Drancy et les pérégrinations à haut risque sur la ligne de démarcation avec son jeune frère Joseph. Celles qui leur ont inspiré l’écriture d’un roman fameux, Un sac de billes, dont le réalisateur Jacques Doillon a tiré un film éponyme en 1975.


« Recel-fiction »
Descendant d’une lignée de coiffeurs, Maurice Joffo n’a pas failli à son destin et dirige toujours l’enseigne familiale. Nous l’avons rencontré dans l’un de ses salons, rue Saint-Lazare, à deux pas de la gare parisienne. Bien calé dans l’un des fauteuils de coiffeur rouge pompier qui font l’élégance désuète des lieux, « Monsieur Joffo » s’insurge contre « ce type-là », « ce psychiatre qui s’est permis de (le) mélanger à des assassins et des violeurs », Michel Dubec. « Dans son livre, il me salit », s’exclame-t-il. Et de se souvenir « vaguement » de sa rencontre avec l’expert. A l’époque, en 1985, le coiffeur renommé était incarcéré, sous le coup d’une inculpation pour « recel de vol aggravé ».


« Choses infectes »
Un dossier bâti, selon lui, « sur des intrigues de recel-fiction », instruit par le juge Jean-Louis Debré, avant qu’il n’embrasse une carrière politique. Désigné par le magistrat, Michel Dubec se rend alors à la prison de la Santé pour expertiser le receleur présumé qui sera par la suite condamné à cinq ans ferme. « Il m’a demandé si j’étais juif. Bien sûr, j’ai répondu, même si, au fond, je suis un peu agnostique. Il m’a parlé de ma mère qui, comme sa grand-mère, s’appelait Hannah », se rappelle Maurice Joffo. Aujourd’hui, il ne comprend toujours pas pourquoi le psychiatre « mélange son propre passé » au sien. Ni, surtout, pourquoi il a choisi de publier « ces choses infectes » sur lui-même. Et si Maurice Joffo se félicite d’avoir emporté sa bataille judiciaire contre l’expert auprès des tribunaux, il n’entend pas en rester là : « Je vais saisir le Conseil de l’ordre des médecins car celui-là n’a pas à salir quelqu’un qui travaille, qui dirige honnêtement des salons de coiffure et a une activité commerciale. »

Ecrit par : jean lambert | mercredi, 21 mai 2008

LU DANS FRANCE SOIR DU 19 MAI 2008 (COUVERTURE + PAGE 11)
Procès Fourniret - Condamné pour injures raciales, le psychiatre témoigne
Isabelle Horlans et Sandrine Briclot, le lundi 19 mai 2008 à 04:00

Le Dr Dubec traverse une zone de turbulences. Condamné pour avoir injurié « l’abject juif » Maurice Joffo, il est l’objet d’une pétition pour « légitimation du viol ».

Voir tous les articles sur le procès Fourniret
Sale temps pour le très réputé Michel Dubec, psychiatre et psychanalyste, expert national auprès des tribunaux, qui à ce titre dépose aujourd’hui devant la cour d’assises des Ardennes. Gageons que, des entretiens avec Fourniret et Olivier, il fera un livre dans le droit fil de son document paru au Seuil en 2007. Le Plaisir de tuer, rédigé avec Chantal de Rudder, a fait l’objet d’une condamnation par la 17e chambre correctionnelle de Paris. Recueil d’expertises, l’ouvrage rapporte notamment l’entretien mené dans un parloir en 1985 avec le prisonnier Maurice Joffo. Extraits : « Le juge et moi ne parlerons jamais de ce que nous inspire le receleur juif […] Caricature de juif, un rêve d’antisémite. Joffo, c’est le juif Süss (NDLR : personnage de propagande nazie, dont les Allemands firent un film). » Décrit comme « âpre au gain, sans scrupule, abject », il est comparé à Harpagon. « Jean-Louis Debré supporte mal l’image immonde du juif que Joffo renvoie », lit-on page 56 – il est peu probable que le président du Conseil constitutionnel, qui instruisit l’affaire Joffo, apprécie la pensée qu’on lui prête.


« Guy Georges nous fait presque rêver »
Le tribunal a condamné M. Dubec pour « injures et injures à caractère racial » à payer 3.000 euros au plaignant. Il a ordonné la suppression de trois passages incriminés, dont : « Il attentait à notre honneur de juif français, comme si son existence pouvait, a posteriori, légitimer le camp des antidreyfusards ». « Nous avons décidé de ne pas interjeter appel, indique son avocat, surpris que Michel Dubec soit en outre la cible d’une pétition. Nous n’en avons pas entendu parler. » Il suffit pourtant de surfer sur Internet pour en constater la réalité : elle a recueilli 1.350 signatures de médecins, écrivains, professeurs. Les pétitionnaires s’insurgent cette fois contre l’analyse des faits imputés au violeur et tueur en série Guy Georges. Pages 211, 212, 213, l’auteur écrit : « Le tueur de l’Est parisien a peut-être deviné le trouble que j’ai ressenti en regardant les photos de ses victimes […] Une communauté de désir nous rapprochait, Guy Georges et moi […] Si un homme est trop respectueux d’une femme, il ne bande pas […] Oui, c’était possible de s’identifier à ce violeur qui baise des filles superbes contre leur gré […] Jusque-là, on peut le comprendre et, même, il nous fait presque rêver. »




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Joffo : « Il m’a sali ! »

« Injurié » par l’expert psychiatre dans son ouvrage, Maurice Joffo a obtenu gain de cause. Rencontre.

L’œil pâle et vif, la stature haute et le cheveu argenté, « Monsieur Joffo », comme l’appellent respectueusement ses employés, ne décolère pas. A 79 ans, il a connu « la période hideuse » : les menaces de la guerre, la déportation de son père, sa mère, libérée à temps du camp de Drancy et les pérégrinations à haut risque sur la ligne de démarcation avec son jeune frère Joseph. Celles qui leur ont inspiré l’écriture d’un roman fameux, Un sac de billes, dont le réalisateur Jacques Doillon a tiré un film éponyme en 1975.


« Recel-fiction »
Descendant d’une lignée de coiffeurs, Maurice Joffo n’a pas failli à son destin et dirige toujours l’enseigne familiale. Nous l’avons rencontré dans l’un de ses salons, rue Saint-Lazare, à deux pas de la gare parisienne. Bien calé dans l’un des fauteuils de coiffeur rouge pompier qui font l’élégance désuète des lieux, « Monsieur Joffo » s’insurge contre « ce type-là », « ce psychiatre qui s’est permis de (le) mélanger à des assassins et des violeurs », Michel Dubec. « Dans son livre, il me salit », s’exclame-t-il. Et de se souvenir « vaguement » de sa rencontre avec l’expert. A l’époque, en 1985, le coiffeur renommé était incarcéré, sous le coup d’une inculpation pour « recel de vol aggravé ».


« Choses infectes »
Un dossier bâti, selon lui, « sur des intrigues de recel-fiction », instruit par le juge Jean-Louis Debré, avant qu’il n’embrasse une carrière politique. Désigné par le magistrat, Michel Dubec se rend alors à la prison de la Santé pour expertiser le receleur présumé qui sera par la suite condamné à cinq ans ferme. « Il m’a demandé si j’étais juif. Bien sûr, j’ai répondu, même si, au fond, je suis un peu agnostique. Il m’a parlé de ma mère qui, comme sa grand-mère, s’appelait Hannah », se rappelle Maurice Joffo. Aujourd’hui, il ne comprend toujours pas pourquoi le psychiatre « mélange son propre passé » au sien. Ni, surtout, pourquoi il a choisi de publier « ces choses infectes » sur lui-même. Et si Maurice Joffo se félicite d’avoir emporté sa bataille judiciaire contre l’expert auprès des tribunaux, il n’entend pas en rester là : « Je vais saisir le Conseil de l’ordre des médecins car celui-là n’a pas à salir quelqu’un qui travaille, qui dirige honnêtement des salons de coiffure et a une activité commerciale. »

Ecrit par : jean lambert | mercredi, 21 mai 2008

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