« C'est un type bien Collomb ! | Page d'accueil | La Démocratie Tibétaine »
jeudi, 27 mars 2008
Michel Dubec ou l'apologie du viol
Je n'aime pas être insultant, mais quand un porc est un porc il faut l'appeler un porc. En pleine affaire Fourniret, on trouve dans l'ouvrage d'un psychiatre censé être expert auprès des tribunaux les "humanistes" propos suivants :
« Si un homme est trop respectueux d’une femme, il ne bande pas »
Le livre s'appelle le plaisir de tuer. Entre autres joyeusetés on trouve ce commentaire sur Guy Georges, le tueur de l'Est parisien :
« Guy Georges, c’est différent. On peut être avec lui, jusqu’au viol compris. Pour parler sans détour, dans la sexualité masculine, il existe un intérêt à obtenir la défaveur de sa partenaire, pas seulement ses faveurs ; à faire crier la femme, peu importe la nature de ses cris. (…) Si un homme est trop respectueux d’une femme, il ne bande pas. (…) Oui, c’était possible de s’identifier à ce violeur qui baise des filles superbes contre leur gré (…) Il ne s’inhibait pas au dernier moment, il était capable de leur faire l’amour quasi normalement. Il y avait éjaculation à l’intérieur du vagin. Guy Georges donne le sentiment que l’acte sexuel était consommé avec complétude. Jusque-là, on peut le comprendre, et même, il nous fait presque rêver (…) »
Voilà le sinistre individu qui est expert psychiatre sur les cas de viol auprès des tribunaux. A mon avis, sa fonction lui a un tantinet tapé sur le ciboulot, et il serait préférable qu'il aille prendre du repos...dans un asile psychiatrique !
Je m'associe au blog "ce n'est pas mon président" pour condamner sans réserve ce triste sire et demander à Rachida Dati, la ministre de la Justice, le renvoi de sa fonction de cet abruti. Je vais signer cette pétition, et j'appelle les blogueurs qui se sentent concernés à relayer cette condamnation.
Par ailleurs, on devrait faire lire à ce c...ard les témoignages de femmes violées ainsi que ceux des parents victimes disparues souvent dans des circonstances atroces.
12:39 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (32) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fourniret, guy georges, dubec, psychiatrie, justice, plaisir de tuer
Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://heresie.hautetfort.com/trackback/1535555
Commentaires
Je ne ressens pas d'apologie du viol dans les passages que tu cites, simplement une description sans complaisance de la nature masculine. La domination fait partie de la jouissance masculine, que celui qui n'a jamais vu de film porno me jette la première pierre. Et s'il y a 25000 viols annuels en France et 50000 en Afrique du Sud, c'est bien qu'il y a une explication dans la nature masculine.
Mais le problème du viol, c'est surtout la victime. Et là, je ne sais pas ce qu'en dit M Dubec. Il faudrait que je lise son livre pour me faire une idée, mais c'est clair que le passage cité ne montre pas de compassion pour elles. Mais ce n'est pas l'objet de son livre : l'objet de son livre est un voyage au coeur de l'horreur.
Perso, je préfère un expert psychiatre qui arrive à se mettre à la place des violeurs qu'une sainte-nitouche qui utilise son expertise pour les enfoncer. L'état de droit, c'est aussi de donner aux violeurs le droit à des avocats et à des experts qui cherchent à les comprendre !
Ecrit par : autre regard | jeudi, 27 mars 2008
Ne confondons pas fantasmes (films pornos, etc) et réalité des viols de Guy Georges que l'expert psychiatre Michel Dubec a expertisé avec empathie et envie perverses. En effet, par définition, le fantasme est imaginaire, voire inconscient, et privé. Hélas de malheureuses jeunes femmes ont été REELLEMENT violées, torturées puis assassinées. Et le Docteur Dubec, dérogeant à la fois à la déontologie médicale, et au respect élémentaire dû aux familles des victimes, a publiquement publié (pardon pour le pléonasme) dans un livre grand public ses propos orduriers justifiant le viol. (Jai lu en entier son torchon narcissique).
Quant aux victimes, Dubec s'en fiche : il les considère uniquement comme des objets érotiques (texto) !
Je suis d'accord avec l'auteur de l'article : un porc est bien un porc...
Pour signer la pétition, envoyer un e-mail à l'adresse suivante en précisant que vous signez, et en indiquant vos nom et prénom. Merci d'avance :
contrelepsyquijustifieleviol@voila.fr
Ecrit par : brigittebrami | jeudi, 27 mars 2008
Désolé, mais un expert qui comprend le point de vue du violeur a sa place dans les tribunaux, et son éclairage est nécessaire à la défense des accusés dans un état de droit. Je ne m'associe donc en aucun cas à une pétition destinée à priver des accusés de leur droit d'être défendu, et je lutterai contre tous ceux qui veulent priver les violeurs de procès équitable pour mieux les lyncher.
En revanche, je partage complètement l'avis que ce gars là n'aurait jamais dû en faire un bouquin, et en conséquence je n'y toucherai pas par respect pour les victimes.
Ecrit par : autre regard | jeudi, 27 mars 2008
Bon, eh bien Brigittte Brami a très bien répondu, et je ne vois rien à ajouter dans l'immédiat.
En effet, il ne faut pas finasser.
La diarrhée de Dubec n'est pas celle d'un homme de droit, mais bien d'un taré égocentrique et pervers.
Ecrit par : L'Hérétique | jeudi, 27 mars 2008
@ autre regard
vous faites de la mauvaise réthorique. Le viol n'est pas une affaire de point de vue, mais bien un crime, et, à la rigueur, du domaine de la pathologie.
Votre argument est tendancieux et en même temps irrecevable. Il n'y a pas de point de vue sur le viol. Le viol est un crime, point à a ligne.
Ceci n'a strictement rien à voir avec le droit à être défendu.
Ecrit par : L'Hérétique | jeudi, 27 mars 2008
@ l'hérétique
Ne vous trompez pas de procès. Le viol est un crime, sans ambiguïté. Mais le violeur est un criminel comme les autres, qui a le droit d'être compris et défendu comme n'importe quel criminel. Et il ne faut pas plus taper sur les experts psychiatriques que sur les avocats qui les défendent.
Donc, demander à interdire le livre : passe.
Mais demander à la Ministre de démettre l'expert : non.
Ecrit par : autre regard | jeudi, 27 mars 2008
On est bien d'accord. Mais cet expert-là n'est pas crédible. La justice est chose sérieuse. On ne peut confier une expertise psychiatrique à un taré. Je ne lui reprocherais pas d'avoir trouvé des circonstances atténuantes à Guy Georges s'il estimait que psychiatriquement cet individu n'était pas responsable de ses actes.
Mais là, c'est tout autre chose. Il légitime plus ou moins le viol. Ne vous trompez pas de cause non plus, svp.
Ecrit par : L'Hérétique | jeudi, 27 mars 2008
Extrait d'une conférence donnée par Serge André à Lausanne :
http://www.oedipe.org/fr/actualites/pedophilie
"L'affaire Dutroux nous rappelle ainsi ce que Freud a mis en évidence, à savoir que la pulsion sadique est l'une des composantes fondamentales qui caractérisent l'être humain. Les animaux peuvent être cruels, mais ils ne sont pas sadiques. "Le crime est le fait de l'espèce humaine", disait Georges Bataille. C'est une phrase que Freud aurait pu écrire. L'une des expressions les plus fréquentes de cette pulsion sadique est la maltraitance, la torture, voire la mise à mort des enfants. Il faut bien se résigner à admettre, malgré la répulsion que ce savoir soulève en nous, que notre "humanité" se reconnaît aussi à ce trait qu'elle comporte certains êtres dont la jouissance consiste à découper des enfants en morceaux. Le scandale et l'émotion populaire soulevés par la révélation de l'affaire Dutroux - de même, d'ailleurs, que la remarquable aptitude des foules qui avaient défilé en "marches blanches", il y a deux ans à peine, à se détourner à présent de toute information relative à cette affaire - sont, en réalité, directement proportionnels au refoulement auquel nous soumettons tous notre propre sadisme."
Vers une nouvelle pétition refoulatoire ? :)
Ecrit par : bulle | vendredi, 28 mars 2008
Légitime t'on en constatant ?
Refoule t'on en rejetant ?
Ecrit par : autre regard | vendredi, 28 mars 2008
Je suis tout à fait d'acord avec hérétique qui a très bien saisi l'enjeu de cet article et de cette pétition. En revanche, pardon, autre regard, mais je crois qu'il y a madonne. Conmprenez-nous bien : le débat ce n'est pas les violeurs/meurtriers sont-ils des monstres,etc . Notre interrogation se pose sur les débordements pervers de l' expert psychiatre en question qui profite de son statut pour non pas essayer de comprendre le cheminement de l'accusé qui l'a poussé à ce geste, mais pour satisfaire sa propre jouissance du mal dans l'excercice de ses fonctions. C'est très clair dans le torchon qu'a signé dubec. Je tiens au passage à souligner qu'un expert n'est pas un avocat...Quant à la longue citation de bulle, on connait la chanson... Méfiez-vous cependant chère bulle de confondre fantasmes et réalité, et pour cela : replongez vous dans vos b
Ecrit par : brigittebrami | vendredi, 28 mars 2008
hérédique a très finement saisi l’enjeu de l’article et de la pétition. En revanche, avec autre regard, il semblerait qu’il y ait maldonne, dans la mesure où le débat n’est pas : les violeurs et tueurs en série sont-ils des monstres ? Ont-ils droit à un procès digne de ce nom, ou bien : les experts psychiatres vont-ils trop loin dans l’explication du cheminement qui mène un homme au crime ? Non, ici, il s’agit ici de s’interroger sur les débordements identificatoires d’un expert psychiatre auprès des tribunaux, qui n’a rien essayé de comprendre du tout, mais qui s’est servi de son statut institutionnel pour assurer sa propre jouissance perverse, et du même coup a tenté de nous fourguer une idéologie naturaliste nauséabonde. C’est très clair dans le torchon de dubec. Au passage, je précise qu’un expert psychiatre n’est pas un avocat.
Quant à bulle et à sa longue citation ? Je réponds : on connait la chanson. Tout en lui signifiant qu’encore une fois : ne confondons pas fantasme et réalité. Le refoulement a d'ailleurs du bon sinon nous nagerions tous dans une marre de sang; Je lui conseille donc très amicalement de se replonger dans ses bouquins, et de réviser ses classiques…
Ecrit par : brigittebrami | vendredi, 28 mars 2008
Chère Brigitte,
Avec toute l'humilité qui sied lorsqu'on s'adresse à quelqu'un d'aussi érudit que vous, je vous invite tout aussi amicalement à ne pas balayer d'un revers de main méprisant ce que dit un spécialiste aussi éminent que Serge André, qui était un psychanaliste freudien des plus classiques.
Quant au Dr Dubec, jusqu'à preuve qu'il ait violé nous ne parlerons pas de réalité. En l'attente, il ne fait qu'exprimer des fantasmes, qu'il a le droit d'avoir comme chacun d'entre nous, et je vous renvoie donc à votre citation novatrice.
Je ne m'associe pas à votre démarche, désolé si ça vous pose problème, mais restons en là je vous prie.
Ecrit par : bulle | vendredi, 28 mars 2008
@ bulle et autre regard
Je trouve vos arguments pernicieux et spécieux. Schopenauer dans l'Art d'avoir toujours raison, expose très clairement le genre de stratagème que vous utilisez.
En réalité, vous changez de sujet constamment pour ne pas reconnaître que vous avez tort, en tentant de généraliser le propos via des considérations philosophiques.
Je ne vous parle pas de manière grandiloquente de la nature humaine, ne déviez pas du débat, svp. Ce sujet ne m'intéresse d'ailleurs pas, en la circonstance.
Je vous parle d'un psychiatre expert auprès des tribunaux dans l'exercice de ses fonctions et habilité à prendre des décisions très importantes.
Cessez, svp, de faire semblant de ne pas le comprendre. On parle d'apologie du viol et du meurtre, vous le comprenez, j'espère clairement, car si ce n'est pas le cas, le moins que l'on puisse dire, c'est que vous avez les idées aussi troubles que confuses.
Ecrit par : L'Hérétique | vendredi, 28 mars 2008
En ce qui me concerne, j'étais à l'origine attiré par l'esprit d'ouverture que proposait ce blog.
Je vois que malgré tout il véhicule une pensée unique et moutonnière et qu'il ne tolère pas de sensibilité contradictoire. Dès qu'on émet un avis contraire, on est cordialement invité à rejoindre le troupeau.
Eh bien, non, je ne rejoins pas le troupeau, je ne crois pas que ni vous, ni moi, ni personne ne détient la vérité universelle. En conséquence, je cesse désormais de troubler dans vos douces illusions et je garde intacte ma sensibilité à laquelle vous êtes imperméable.
Ecrit par : bulle | vendredi, 28 mars 2008
@ bulle
Un peu trop facile, et encore une fois un non-argument. Je constate que vous ne supportez pas le débat contradictoire. Et que vous bottez en touche une fois de plus en déviant sur un autre sujet. Ce n'est pas en vous tortillant comme une anguille que vous parviendrez à faire valoir votre point de vue.
Il va de soi que lutter contre l'apologie du viol ne relève évidemment pas d'une pensée unique ni moutonnière. Encore un argument qui ne tient pas la route. Vous êtes dans l'argument ad hominem. Cela ne résout pas le problème.
Ecrit par : L'Hérétique | vendredi, 28 mars 2008
En sommes, en condamnant les propos de cet expert, vous lui refuser son droit, voir son devoir à l'expertise.
Je ne vois rien dans ce qu'il dit qui pourrait avoir valeur d'incitation, ni même de justification du viol, il met simplement le doigt sur la violence inhérente aux rapports sexuels, restes de notre racine commune animale. Constater n'est ni encourager, ni condamner, c'est bien ce qu'on demande à un expert.
Ce qui différencie un violeur d'un individu "normal", c'est la capacité à dominer, comprendre, canaliser ses pulsions.
Les bisounours n'ont pas de sexualité, les humains si.
En d'autres termes, si je peux comprendre que vous soyez choqué en ayant une lecture partielle et emotionnelle de ces écrits, je pense que vous faites fausse route en appelant au lynchage général.
J'éspère en tout cas que votre initiative n'aura que peu d'echo.
Ecrit par : Goulven | vendredi, 28 mars 2008
@ Goulven
Eh bien moi, j'espère qu'elle aura de l'écho.
Je n'aime pas trop ce que sous-tend l'idée que ceux qui s'opposent à l'apologie du viol soient des bisounours. Encore un argument plus que tendancieux : le viol ne fait pas partie d'une sexualité normale. Vos généralisations hâtives et pernicieuses ne vous donnent toujours pas raison.
Ecrit par : L'Hérétique | vendredi, 28 mars 2008
Le truc c'est que moi je ne cherche pas à avoir raison, n'étant expert en rien. Je constate juste que vous refusez à cet expert son droit à formuler des mécanismes psychiatriques menant au viol, alors que c'est son métier.
Désolé pour les bisounours, c'était certe maladroit, mais incontestablement, les questions des pulsions sexuelles masculines, vues objectivement, ammenent à prendre en compte les notions de violence et de domination. Et encore une fois, ici les choses sont dites, mais pas justifiées.
Si un expert psychiatrique doit s'interdire de formuler clairement, voir cruement ses analyses, il est tout simplement dans l'impossibilité de s'acquitter de sa mission.
Il est évident que ses propos tenus par un politique, acteur, ou autre seraient sinon condamnables, au moins choquant, mais ici on est dans une pratique psychanalitique qui necessite ce travail d'empathie, sinon on ne peut jamais sortir des poncifs enfermant de "monstres", diables", "porcs" ... Et j'imagine malheureusement que Rachida Dati sera sensible à ce type de demande, car ça va bien dans le sens actuel d'une lecture émotionnelle de la justice, avec les dérives que ça peut occasionner.
Je ne cherche pas à me faire l'avocat de ce type hein, et je ne voudrais pas braquer vos lecteurs et vous même sur un sujet aussi casse gueule, je connais trop les effets déformant des blogs et autres forums sur les sujets polémiques. Mais je suis sur qu'une lecture sous un angle moins emotionnel est nécessaire.
Il faut savoir entendre aussi les modes de pensées les plus contraires à nos valeurs pour les analyser. (ça vaut pour la sexualité comme pour la politique où la religion, les 3 sujets habituels de crispation)
Ecrit par : Goulven | vendredi, 28 mars 2008
@ Goulven,
Nous sommes à 200% en phase, et je suis heureux de lire quelqu'un qui prend un peu de recul sur ce qui n'est qu'un lynchage facile assorti d'un muselage moralisateur de faible envergure.
@ l'hérétique,
Sortez de Schopenauer, et remettez vous aussi un peu en question. Je connais un peu ce philosophe, pour qui j'ai peu d'estime, et il me semble qu'aucune de vos répliques n'échappe aux stratagèmes qu'il cite. Acceptez qu'il y ait des gens qui ne pensent pas comme vous, et qui refusent de lapider sans réfléchir la proie facile que vous leur offrez.
Ecrit par : autre regard | vendredi, 28 mars 2008
@ l'hérétique
Par ailleurs, pour sortir du terrain de la réthorique où vous nous avez conduit avec Schopenhauer, vous concentrez tellement de pulsions d'agressivité envers un seul homme et vous êtes tellement enfermé dans votre croisade moralisatrice et catharstique qu'il m'est difficile de ne pas identifier un phénomène de bouc émissaire.
Cela explique pourquoi je ne m'associe pas à vous.
Ecrit par : autre regard | vendredi, 28 mars 2008
C'est incroyable : il n'y a moyen ni pour l'un ni pour l'autre de vous faire tenir le fil d'une idée directrice.
L'expert en question n'est pas dans l'analyse, mais bien dans la déclaration. Je peux si vous le voulez vous expliquer ce que sont des phrases affirmatives ou déclaratives en français.
Quant à l'effet déformant des blogs et des forums, ne détournez pas la question en déviant, une fois de plus, sur un autre sujet.
Votre argument relativiste n'est bien sûr pas recevable. On peut bien sûr prendre connaissance d'un mode de pensée différent, cela n'implique pas pour autant de l'approuver ou de le tolérer sous prétexte qu'il serait différent, ce que vous êtes ni plus ni moins en train de dire. Par ailleurs, vous n'argumentez que par généralités, et nullement sur la question elle-même. Sans doute parce que vous ne trouvez ni l'un ni l'autre d'arguments défendables...
Ecrit par : L'Hérétique | vendredi, 28 mars 2008
@ autre regard
Vous avez beau essayer de réduire ma position en la généralisant, cela ne passe pas. Quant à la catharsis, vous êtes prié de ne pas projeter ce que vous vous pensez sur ce que moi, je pense.
Je constate également que faute de pouvoir argumenter sur le fond, vous m'attaquez moi.
Mais ce n'est pas ma croisade dont il s'agit, mais bien de femmes violées et assassinées dans des circonstances atroces. Vous voulez que je vous trouve une définition du viol, et une autre du mot atroce ?
Il y a les beaux esprits de salon qui dissertent dans les sphères, et il y a les faits qui sont têtus parce que l'on ne peut pas les plier à ses délires...
Ecrit par : L'Hérétique | vendredi, 28 mars 2008
Je ne peux pas être plus précis que je ne l'ai été, maintenant c'est votre blog hein, je ne vais pas y passer des heures, d'ailleurs je stoppe ici.
Ecrit par : Goulven | vendredi, 28 mars 2008
Je crois que je vais faire comme Bulle et Goulven, c'est à dire vous laisser à votre blog qui ne dépasse visiblement ni votre largeur de vue ni la ligne directrice que vous voulez y imposer.
Le dernier mot vous revient donc, mais essayez de faire un peu mieux qu'avec Bulle.
Ecrit par : autre regard | vendredi, 28 mars 2008
bon, vous êtes un rigolo, vous : autre regard = bulle. Vous me prenez pour un andouille ?
Pas la peine de nier, mon compteur est très précis. Je peux même vous dire d'où vous écrivez (aux alentours de Montreuil, si je ne me trompe).
Et Goulven écrit d'Outreau (ça ne s'invente pas !)
Vous n'avez évidemment pas d'arguments à faire valoir. La largeur de vue pour défendre l'apologie du viol...si ce n'était pas tragique, il y aurait de quoi rire.
Bref, faites ce que vous voulez, je ne vous retiens pas spécialement.
Ecrit par : L'Hérétique | vendredi, 28 mars 2008
Vous êtes dans le vrai, Hérétique. Bulle et autre regard veulent jouer les savants avec un sujet concret (50 000 viols en France par an) qui les dépasse, je leur dit : ce n'est pas le bac qu'on passe, et j'aimeras connaître leur degré de tolérance envers l'expert si c'était quelqu'une(e) de leur famille qui avait été violée par Guy Georges. Les propos de l'expert tout simplement scandaleux. Pas la peine de jouer aux personnes cool quand il s'agit de la souffrance des autres...
Je fais remarquer à Goulven que non le viol n'est pas une relation sexuelle comme une autre, c'est meme l'exact contraire !
Ces internautes qui parlent de refoulement dénient la réalité du viol.
Quant à bulle, vexée et à bout d'argument psychanalytique, elle tape du pied comme une petite fille et nous sort l'argument de sa sensibilité (au pauvre violeur et pauvre dubec bien entendu).
Ecrit par : brigittebrami | vendredi, 28 mars 2008
Michel Dubec, médecin psychiatre, expert près du Tribunal de Paris, dans son dernier texte « le Plaisir de tuer », se montre parfaitement fasciné par les viols mais aussi par les meurtres en série bien qu’il dise s’en démarquer, perpétrés par Guy Georges dont il a réalisé l’expertise. Il est séduit, admiratif et excité par les propos et actes de celui-ci de façon flagrante au point qu’il inspire au lecteur le sentiment qu’il est nettement un violeur et un assassin par procuration. Il s’identifie à Guy Georges au point de perdre la distance requise, la neutralité indispensable à la conduite d’une expertise, le flou qui en résulte donne fortement le sentiment qu’il a lui-même perdu ses repères à l’instar de son sujet. Il semble recevoir un soin, dans son livre fort étonnant, Chantal de Rudder la journaliste qui a recueilli son propos étant en position d’analyste !!!
Il ne manifeste aucune empathie, aucun effroi, pour les jeunes femmes violées et assassinées, il rationalise cyniquement les actes de son client comme s’il était son avocat et le disculpe de façon honteuse, cynique, au point que cela revienne à les violer et à les assassiner une seconde fois. (« Incontestablement, il y a d’abord pour lui [Guy Georges] le moment de la jouissance sexuelle par le coït ou la fellation. Il ne suffit pas. Il lui faut tuer. Pour supprimer le témoin et l’empêcher de parler ? Non. Le plaisir de tuer est un plaisir supplémentaire, la cerise sur le gâteau du coït ». Et admiratif, comme à regret « Les tueurs en série connaissent un surcroît de jouissance que nous n’éprouverons jamais ».
Et cela en en décrivant avec une certaine minutie obsessionnelle, une certaine délectation pourrait-on dire, la mise à mort des victimes, or dans notre métier de médecin, nous avons une obligation de réserve dans la conduite des expertises et dans son rendu, mais aussi bien sûr et cela va de soi, dans toute parution écrite à grand public, dans toute interview…C’est donc le livre tout entier qui n’aurait pas dû être publié. Cela mérite d’être souligné au passage, pour ce même écrit Monsieur Dubec a été condamné en février 2008 au sujet du chapitre dédié à l’affaire Joffo, avec l’éditeur du Seuil et Chantal de Rudder.
Monsieur Dubec dit donc ne réprouver que le meurtre, là s’arrête sa déontologie, son éthique ! Pourtant le titre même attribué à son ouvrage montre la confusion psychique intense qui existe nettement entre Guy Georges et lui-même, on ne sait qui est qui, et du reste dans le titre de deux couleurs, le mot « plaisir » apparaît en rouge sang. Ce titre, Monsieur Dubec est allé le quémander auprès des Editions pour pouvoir l’utiliser à son tour tellement il y tenait. Et il a dédié ses écrits à Elise et Charlotte, dont je suppose qu’elles sont ses filles !!!
Ainsi donc au vu du récit de Guy Georges et des photographies des jeunes femmes mortes, et pour reprendre ses termes, M. Dubec « bande,...rêve », à aucun moment il ne sort de son identification projective à son client pour condamner les faits reprochés à Guy Georges, lequel a trouvé en son expert un complice inattendu.
2
Michel Dubec s’est trouvé sous emprise bien facilement et ce, pas seulement du fait de la structure psychique de Guy Georges. A aucun moment Michel Dubec ne commue non plus cette complicité parfaitement consciente et assumée en une identification aux victimes, « femmes superbes » certes, mais souillées irrémédiablement, détruites voire mortes, et de toute façon insultées par les prises de position de l’expert.
La solidarité masculine instinctive et spontanée qu’il manifeste à Guy Georges, qui n’en demandait sans doute pas tant, ne s’accompagne jamais d’une solidarité envers les victimes, bafouées comme leurs familles par cet irrespect, ou bien s’il le fait, alors il ne convainc pas. Sa fascination est explicite, prégnante « je ne me lassais pas de nos entretiens » il va du reste les multiplier.
Cela amène moult questions sur l’éthique du comité de lecture qui aux Editions du Seuil a autorisé la publication d’un livre aussi poisseux, aussi nauséabond.
Et j’en viens à me demander si Michel Dubec n’apas décompensé lui-même ou s’il se joue de tout le monde habilement.
C’est dire que l’expert manifeste une ambigüité avérée, une confusion envers Guy Georges, mais que sa casquette d’expert justement, tout comme ses écritures, protègent vraisemblablement cependant d’un total collage.
Il est évident à la lecture du chapitre consacré à G. Georges, que quelque chose de particulier s’est joué entre eux et d’insolite pour l’expert. Celui-ci semble être envieux de la musculature de G. Georges, de ses méfaits graves, c’est-à-dire viols, meurtres, sur des femmes superbes qu’il aurait donc pu désirer lui-même, et à proximité de son cabinet de psychiatre de surcroît, comme s’il avait regretté de ne pas avoir été lui tout en l’étant un peu, puisque le récit de Georges semble déclencher chez lui une activité masturbatoire sans fin.
3
Il semble dire à tout instant « pourquoi est-ce lui et pas moi ?!! » Ce dépit est un comble, un saut inattendu de la part d’un homme en position d’expert.
L’admiration sans borne de l’expert envers son objet d’expertise laisse à penser pourtant que les victimes sont de peu d’importance à tous les niveaux, et sont un enjeu négligeable dans l’homosexualité latente de M. Dubec vis-à-vis de son client. Il était parfaitement évident que G. Georges SAVAIT intuitivement partager « les mêmes objets érotiques » que son expert, il l’a clairement dit aux deux autres experts, comme cela ne lui a pas échappé que M. Dubec s’est délecté de ses récits au point de ne pouvoir mettre un terme aux multiples rencontres qu’ils avaient en prison, au contraire des deux autres experts nommés conjointement dans l’affaire.
M. Dubec a même admiré le côté artiste, le sens esthétique du tueur en série, qui tuait sans défigurer ses victimes !!! Il n’a pas omis au passage de dénier l’intention de tuer de son client or celui-ci se baladait avec un opinel en permanence.
Son livre effrayant, humiliant, indigne parce qu’irrespectueux vis-à-vis des victimes de Guy Georges, toutes violées et pour plusieurs d’entre elles sauvagement assassinées, et de leurs familles, nous plonge directement dans la fange de plus en plus noire de notre société où on note une inversion des valeurs, où le pervers est roi.
C’est ainsi que l’Editeur du Seuil a laissé passer sans les rejeter ces écrits, après que la Justice l’ait elle, mandaté comme expert. Cette dérive à tous les niveaux explique également que l’expert très probablement impuissant et vide, se soit rempli, nourri de ces histoires criminelles et se soit montré sans conteste fasciné par « la puissance sexuelle » extrême de l’auteur de meurtres récidivants avec viol, capable « de baiser cinq fois par jour avec éjaculation intra vaginale garantie » ; Les victimes n’ont aucune importance et disparaissent derrière tout cela. Mais l’expert lui, est au comble de l’extase assurément, via un discours d’une crudité et d’une vulgarité, dérangeantes chez un expert.
On est forcément questionnés aussi par la manière dont Michel Dubec conçoit son travail de psychiatre et de psychanalyste, c’est nous que ça laisse rêveurs pour le coup. Ses patientes sont-elles l’objet de ses moqueries, de son indifférence, quel type d’étayage et de soins
4
peut-il envisager de leur proposer avec pareil fonctionnement psychique ? Leur fait-il des avances, a-t-il des relations sexuelles avec elle ? Je frémis à l’idée de le savoir en plus pédopsychiatre.
Pas plus qu’on n’aurait aimé croiser le chemin de Guy Georges, on n’aimerait croiser celui de M. Dubec, en tant qu’analysante, ni l’avoir pour père de ses enfants, et moins encore comme amant.
En tant que psychiatre moi-même, je me sens préoccupée au plus haut point mais aussi fondamentalement dérangée par l’absence de déontologie, l’absence d’éthique, le côté amoral et la pathologie explicite de « mon confrère ».
Dans ce métier difficile, plus qu’ailleurs un équilibre psychique et une éthique en béton sont indispensables et incontournables.
Pour ma part je ne ressens aucune espèce de solidarité à son égard.
Je pense que la Justice comme l’Ordre des Médecins, ont à prendre leurs responsabilités, il m’apparaît essentiel de ne plus le mandater lorsqu’il s’agit de viols et de crimes sexuels perpétrés sur des hommes ou sur des femmes, car un médecin, expert de surcroit, n’a pas à faire l’apologie du viol.
Je suis une psychiatre habitant Paris.
Ecrit par : psychiatre | jeudi, 10 avril 2008
Merci pour cette analyse
Je vais la publier sur mon blog
Ecrit par : L'Hérétique | vendredi, 11 avril 2008
Moi j'aime bien dominer les hommes timides, surtout ceux qui ont des petites bites. Leur trouer les tibias à coups de talons pointus. Cela fait partie de la sauvagerie de la nature.
D'autres aiment bien humilier les étrangers ou d'autres encore se servir de femmes comme sacs de transport de cocaine, comme on le fait dans certains coins du Mexique.
En fait, que je vous explique : tout cela fait partie de notre agressivité naturelle !
Ecrit par : BOUQUETTE | dimanche, 13 avril 2008
Je suis atterrée par ce que dit "Autre regard" au sujet de la "nature masculine"... Est-ce possible que tous les hommes aient ce genre de fantasmes et de jouissance ??? C'est inquiétant qu'aucun homme ne réagisse à ce genre d'affirmation......
Ecrit par : gertrude | samedi, 19 avril 2008
Droit de réponse de l'interressé :
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=38999
Ecrit par : Goulven | mardi, 22 avril 2008
Je suis au courant, et pour cause, le droit de réponse a été publié ici d'abord...
Ecrit par : L'hérétique | mardi, 22 avril 2008




