« Hirsch et la franchise médicale : le premier couac ! | Page d'accueil | Modem et PSLE : nous retrouverons-nous ? »

jeudi, 24 mai 2007

Défiscalisation des heures supplémentaires

Finalement, qu'est-ce qui fait que le coût du travail a un impact d'autant plus important sur l'emploi ? Eh bien c'est avant toutes choses les coûts qu'il engendre sur le produit fini et donc sur son prix.

Le coût sur le prix n'est pas en soi un obstacle insurmontable (toutes proportions gardées, car il faut pouvoir trouver un marché) dès lors que l'on n'est  pas en concurrence avec des producteurs disposant d'une main d'oeuvre pléthorique et bien moins chère.

A partir de là, il y a deux solutions :
1.Rénover  appareil de production de manière à ce qu'il soit bien plus efficient que celui des concurrents rendant ainsi sa valeur utile au coût de la main d'oeuvre.
2.Produire  sur un secteur d'avant-garde de haute technologie requièrant des spécialistes, et donc sans ou avec peu de concurrents sur le marché de l'emploi.

Finalement, le temps de travail (35, 37 ou 39 heures) ou même la défiscalisation des heures supplémentaires n'aura qu'un rôle relativement marginal, et, dans tous les cas de figure ne saurait constituer une politique de l'emploi.

La défiscalisation trouve une certaine justification économique si elle permet à une PME innovante de se développer sur un secteur qui créera des emplois innovants.

Ajoutons autre chose : des pressions sur l'emploi peuvent provenir de la puissance d'un groupe d'actionnaires qui se comportent en charognards sans vergogne : imaginons un fonds de pension qui parvient à prendre le contrôle d'une société côtée en bourse : ce fond peut exiger un dividende de 15% chaque année, et ce à n'importe quel prix, si bien que la société concernée peut alors être amené à licencier non pour des raisons de concurrence sur le coût du travail, mais à cause du coût des dividendes versés.

Commentaires

Je vis en Espagne, on y travaille 40h par semaine, et on en meurt pas. juste une chose: 4%, c'est le croissance annuelle espagnole. Cherchez l'erreur, plus on travaille (dans une certaine mesure bien sur, 40h me parait bien), plus la croissance s'accélère, se créent des emplois.
4% de croissance et le chomage qui était à 15% il y a 10 ans est de 8% maintenant, le cancre de l'Europe s'est modernisé en libérant le travail, et n'en a pour autant pas oublié qu'il fallait protéger les plus faible, un social-libéralisme en sorte.
Aujourd'hui il fait y vivre en Espagne, je ne suis pas sur de revenir en France, pays où mentalement on a encore beaucoup de retard.

Écrit par : Tremendo | jeudi, 24 mai 2007

@ Trermendo,

Bien sûr...au fait, vous avez lu sur ce blog, ma note sur les SCOP ? J'y parle justement de Fagor, l'une des 5 grandes espagnoles qui partent à la conquête de l'Europe. Fagor, alias...Mondragon.
http://heresie.hautetfort.com/archive/2007/05/14/fagor-une-scop-a-l-assaut-de-l-europe.html

Sur le reste, pourquoi pas, je suis plutôt d'accord, mais je maintiens que la question du temps de travail n'est le levier principal pour relancer la croissance...

Écrit par : L'Hérétique | jeudi, 24 mai 2007

Oui c'est très original cette idée effectivement et je souhaite qu'elle se multiplie.

Je vais vous dire L´hérétique, pour vous prouver à quel point je ne suis pas partie pris, meme si je pense que nous devrons travailler plus pour gagner plus. Je suis pour le modèle espagnol pour travailler 40h selon la loi, cependant de donner la possibilité aux patrons avec les slariés de discuter d ela durée de travail, si le patron accpete moins, je dis pourquoi pas? c'est sa boite il fait ce qu'il veut

Et si quelqu'un plus paticulierement doit travailler moins pour un temps, les femmes par exemple, laissons-leur la possibilité d'en discuter avec leur patron, ne régissons pas tout par la loi, laissons la societe civile s'organiser et se responsabiliser.

Et si quelqu'un veut travailler plus, l'initiative de défiscaliser les heures sup est pour moi une bonne chose.

On peut toujours en discuter, je peux avoir tort.

Écrit par : Tremendo | jeudi, 24 mai 2007

@ Tremendo,

En ce qui me concerne, je n'ai pas de parti pris non plus dès lors qu'il y a négociations entre les partenaires sociaux et que la flexibilité est à l'avantage réciproque.

Écrit par : L'Hérétique | jeudi, 24 mai 2007

Écrire un commentaire