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jeudi, 24 mai 2007

Défiscalisation des heures supplémentaires

Finalement, qu'est-ce qui fait que le coût du travail a un impact d'autant plus important sur l'emploi ? Eh bien c'est avant toutes choses les coûts qu'il engendre sur le produit fini et donc sur son prix.

Le coût sur le prix n'est pas en soi un obstacle insurmontable (toutes proportions gardées, car il faut pouvoir trouver un marché) dès lors que l'on n'est  pas en concurrence avec des producteurs disposant d'une main d'oeuvre pléthorique et bien moins chère.

A partir de là, il y a deux solutions :
1.Rénover  appareil de production de manière à ce qu'il soit bien plus efficient que celui des concurrents rendant ainsi sa valeur utile au coût de la main d'oeuvre.
2.Produire  sur un secteur d'avant-garde de haute technologie requièrant des spécialistes, et donc sans ou avec peu de concurrents sur le marché de l'emploi.

Finalement, le temps de travail (35, 37 ou 39 heures) ou même la défiscalisation des heures supplémentaires n'aura qu'un rôle relativement marginal, et, dans tous les cas de figure ne saurait constituer une politique de l'emploi.

La défiscalisation trouve une certaine justification économique si elle permet à une PME innovante de se développer sur un secteur qui créera des emplois innovants.

Ajoutons autre chose : des pressions sur l'emploi peuvent provenir de la puissance d'un groupe d'actionnaires qui se comportent en charognards sans vergogne : imaginons un fonds de pension qui parvient à prendre le contrôle d'une société côtée en bourse : ce fond peut exiger un dividende de 15% chaque année, et ce à n'importe quel prix, si bien que la société concernée peut alors être amené à licencier non pour des raisons de concurrence sur le coût du travail, mais à cause du coût des dividendes versés.