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vendredi, 22 mai 2015

Une partition de la Syrie et de l'Irak est inévitable.

A la tournure que prennent les événements, je me suis résolu à penser qu'une partition de la Syrie et ne pouvait plus être évitée.

Dans chacun de ces pays, il faut trouver des compromis pour réserver une terre pour les Sunnites, pour les Chiites, pour les Alaouites et pour les Kurdes. Les Chrétiens, les Druzes, les Yézidis et les autres minorités ont toujours vécu en bonne intelligence avec les Kurdes et les Alaouites. C'est donc du côté de ces deux communautés qu'il faut chercher une association.

Je rejoins François Bayrou pour penser que c'est une erreur, désormais, de chercher à faire tomber Bachar el Assad, malgré les horribles et nombreux crimes de son régime. Mieux vaut préparer la partition devenue inévitable du pays. Les Alaouites jugeront si oui ou non, ils souhaitent conserver ce dirigeant.

Sauvons de la Syrie ce qui peut l'être et reprenons d'urgence Palmyre aux Djihadistes. 

Même si cela nous fait mal au coeur, il faut coopérer avec Bachar el Assad pour chasser et détuire l'ennemi commun. Ni les dirigeants syriens ni les dirigeants iraniens ne cherchent à déclencher une guerre mondiale ou à propager un islam si intolérant, rigide et cruel qu'il n'a jamais existé quoi que ce soit de tel dans son histoire.

Il ne faut pas se tromper : les djihadistes ne renvoient pas l'Islam à une époque rêvée de son histoire mais à une horrifiante dystopie capable de donner à un régime aussi inquiétant que celui de la Corée du Nord, l'aspect d'un Eden accueillant.

Le maître mot doit être de détruire Daech. Mais pour cela, il est essentiel de ne pas donner de raisons aux Sunnites de voir en ce dernier leur protecteur. Ce n'est pas gagné en Irak où le régime joue avec le feu avec ses milices chiites...

mardi, 20 octobre 2009

Iran, le retour de bâton

Ça a du lui faire un choc au régime iranien, l'attentat contre les Pasdarans. Il n'y là pourtant qu'un méchant retour de bâton : l'Iran avait cru très malin de favoriser la contrebande d'armes à destination des Talibans ces dernières années, et notamment sous Bush, pour fixer un front là-bas afin d'éloigner le spectre d'une attaque américaine. Je suppose que je dois raconter une énième fois la fable du scorpion et de la grenouille. Je rassure les Iraniens : les Américains ont mis presque 10 ans à comprendre que l'islamisme n'était pas un allié. Les Pakistanais viennent également de mesurer leur erreur au cours des deux dernières années. Pour l'instant, l'Iran a eu une réaction imbécile en accusant USA, Grande-Bretagne et Pakistan, mais on peut espérer que le pouvoir en Iran médite sa faillite et comprenne quel est l'ennemi désormais.

A la décharge de l'Iran, il faut toutefois admettre que la bêtise de l'administration Bush était d'une telle ampleur qu'elle est bien capable d'avoir financé des groupes sunnites extrémistes en Iran liés par ailleurs aux Talibans. J'ai cru lire quelque part que le Joundallah avait reçu des subsides de l'Amérique pendant le mandat de Daboliou. Et comme l'ISI a longtemps été en relation avec ces groupes, on peut comprendre les soupçons initiaux des Iraniens. De là à y voir un coup du Mossad (qui a d'autres chats à fouetter) c'est évidemment ridicule.

En tout cas, d'avoir joué aux apprentis sorciers, voilà les Iraniens aux prises avec une oppostion armée islamiste, probablement d'origine salafiste sur son propre territoire.